
2 octobre 1976, 19h00.
Je prends mon vélomoteur et quitte la maison pour aller piquer des fleurs sur un char allégorique de la Fête des Vendanges de Neuchâtel en Suisse, la ville où je vis. La nuit est déjà tombée.
A table, au souper, encore une chicane entre les parents. Le beau-père refuse que je sorte. Je suis trop jeune, d’après lui. Maman veut me laisser aller et se fait engueuler à cause de ça. Elle sait qu’elle peut me faire confiance et que ça ne sert à rien de vouloir me retenir, de toute façon. J’ai 14 ans.
J’ai juste envie de fuir ce monde de violences quasi quotidiennes que je vis depuis l’âge de cinq ans, depuis que ma mère s’est mariée avec cet homme narcissique et tyrannique qui traite ma mère comme une imbécile et la bat régulièrement. C’est une belle occasion pour moi de pouvoir aller à cette activité entre ados.
Le cri du coeur
Sur mon vélomoteur, en route pour le Nid du Crô, je sens la peine et la colère monter et se changer en profond désespoir. Je sens que quelque chose est en train de me submerger, que je vais me noyer dans ces émotions que je retiens depuis tant d’années et que j’enfouis au plus profond de moi pour être capable de survivre à cet enfer.
Ce soir, je sens que je n’arrive plus à tenir la tête hors de l’eau, que je vais me noyer dans ce qui monte du plus profond de moi et que je n’arrive plus à retenir.
Je lève la tête et tire mon cou vers le haut comme pour tenir la tête hors de l’eau qui est maintenant arrivée en haut de mon cou et je lance intérieurement un profond cri de désespoir en Haut.
« Ce n’est pas possible de vivre une vie aussi difficile ! Montre-moi qu’il y a autre chose ! Que la vie est belle, que l’Amour existe ! Je ne peux pas croire que je vais vivre cette vie de m…. encore ! Je n’en peux plus ! ».
Je continue ma route, entends une voiture passer derrière moi et puis plus rien.
L’accident
Je me réveille 24 heures plus tard dans un lit aux soins intensifs, à l’hôpital de Berne, à une heure de route de Neuchâtel car ils ne pouvaient rien faire à Neuchâtel, le choc ayant été tellement fort.
Je reviens d’un voyage dans la lumière, une EMI*. Le tunnel et la lumière. Le récit de cette expérience de mort imminente est à cette page.
Dans le tunnel vers la Lumière, je suis consciente de gens qui m’appellent mais ça ne m’intéresse pas de revenir pour eux. Dans la Lumière, à un pas de couper le fil d’argent qui me relie au plan terrestre, je reçois alors l’appel de ma mère.
Je suis déjà dans un plan d’Amour pur et lumineux, et je m’y sens déjà tellement bien, mais je comprends que « si je ne reviens pas, maman ne s’en remettra pas ». Le même message que j’ai eu à ma première EMI à l’âge de trois ans quand je me suis étouffée avec un bonbon et à la deuxième quand je me suis noyée à l’âge de six ans.
Le retour
C’est pour ça que je me retrouve dans ce lit, aux soins intensifs, ma mère au-dessus de moi : parce que j’ai décidé de revenir pour elle, encore une fois. Je m’en rendrai compte bien des années plus tard.
Sur le moment, je ne comprends rien. Je ne sais pas ce que je fais là. Je n’ai rien vu, rien entendu, rien senti. Blackout total.
Je passe cinq jours en soins intensifs, des tuyaux partout, incapable de parler car je suis intubée. J’ai du sang dans les poumons. Ils ne savent même pas si je peux parler car les chirurgiens ne voyaient pas bien les cordes vocales durant l’opération, qui a duré huit heures, où ils ont reconstruit ma mâchoire inférieure qui était en mille morceaux.
Au matin du 5e jour, le professeur et les étudiants sont tous autour de mon lit. Le médecin me retire le tube pulmonaire et me demande de parler. Je fais « Raaaa… raaaaa » et je vois et sens toute l’équipe des intervenants faire un soupir de soulagement : je pouvais parler !
Dix jours plus tard, j’étais de retour à la maison. Avec une mère infirmière et dans une famille de médecins et un pharmacien, les médecins m’avaient laissé sortir de l’hôpital en sachant que je serais en bonnes mains.
Le retour à la maison
J’ai mis du temps à comprendre ce que j’ai vécu alors : un voyage dans la lumière, l’hôpital puis trois mois de convalescence dans un état d’éveil sans aucune douleur, dans la paix du coeur, la joie et l’amour dans une maison où tout s’était calmé et que l’attention s’était subitement tournée vers moi.
Dès le début des visites de mes amies de classe qui venaient me dire bonjour, une facilité spontanée à les aider dans leurs problèmes existentiels s’est révélée, comme si j’avais des connaissances innées pour ça. Ce fut le début de ma recherche sur tout ce qui touche à la psychologie, à la santé mentale, à la spiritualité et à l’ésotérisme.
Les croyances
Je suis aussi revenue de cet accident avec des croyances qui sont universelles dans le développement personnel actuel mais qui, en 1976, étaient de l’ordre de la folie quasiment : je crois que je suis à 100% responsable de ma vie, que j’attire tout ce que je me fais vivre, que nous sommes les enseignants les uns des autres, etc.
Surtout, je crois à l’Amour inconditionnel et que la Vie est Amour.
J’ai 14 ans et je crois profondément que ces croyances sont justes. Je vis donc avec et tente de les appliquer avant tout pour moi, avec des résultats étonnants qui me prouvent que j’ai raison. Je ne peux cependant en parler à personne car tout le monde me prend pour une dingue quand j’ose aborder ces sujets.
Ce n’est que vers l’âge de 20 ans que je découvre que ces croyances sont en fait celles qui proviennent du bouddhisme grâce à la lecture du petit livre de Walpola Rahula, L’enseignement du Bouddha. C’est un livre qui m’a été offert ensuite plusieurs fois par des moines lorsque j’étais au Sri Lanka car c’est un livre de référence pour eux là-bas.
Développement des dons
Depuis toute petite, j’ai toujours beaucoup ressenti les gens, éponge énergétique, hypersensible, HPI, etc. Après « l’accident », comme je l’appelle, j’ai fait un bon en avant dans mon évolution d’ado alors que j’étais déjà une enfant-adulte à cause de la situation familiale. Je ne me retrouvais plus en phase avec les gens autour du moi et j’ai commencé à chercher des personnes qui pourraient partager mes croyances et connaissances.
C’est dix ans plus tard, quand j’ai immigré au Québec, que j’ai enfin rencontré des gens ouverts à ce que j’avais vécu et mes croyances, que j’ai enfin pu parler ouvertement de ce que je vivais, que j’ai été accueillie et comprise. J’ai pu commencer à cheminer avec moi-même d’abord, pour me sortir de ma vie difficile, et avec les autres pour me faire, enfin, quelques amis intéressants qui partageaient mon langage de vie et de coeur.
Les dons de médium, canal et passeuse d’âme se sont développés avec les années et je les ai toujours accueillis avec calme et foi, confiance et sans peurs. C’est ainsi que j’ai pu les développer quasiment sans personne, juste entre moi, Dieu et les Guides, avec en Haut.
J’ai rencontré quelques personnes sur mon chemin, à travers les années, qui m’ont partagé quelques outils afin d’affiner et développer mes connaissances et capacités. J’ai aussi lu beaucoup de livres et j’ai échangé avec bien des personnes pour arriver à vivre agréablement avec ces dons.
Ce sont ces connaissances et expériences que je transmets aujourd’hui à travers mes stages et je serai heureuse de vous les partager au Québec bientôt :
Développer sa confiance en soi,
en son intuition et ses dons
– 6 au 8 novembre 2026 dans les Laurentides (résidentiel)
– 14 & 15 novembre 2026 à Drummondville de 9h30 à 16h30
– 21 & 22 novembre 2026 à Gatineau de 9h30 à 16h30
– 28 & 29 novembre 2026 à St-Jean-sur-Richelieu de 9h30 à 16h30
– 4 au 6 décembre 2026 à Grandes-Bergeronnes (Tadoussac, résidentiel)
– 12 & 13 décembre 2026 à Lévis de 9h30 à 16h30
Les dates pour la Guadeloupe, la Martinique et l’Europe arrivent bientôt !
De tout coeur,
Dominique
© Dominique Jeanneret, texte et photos, reproduction interdite sans autorisation, sous quelque forme que ce soit, en tout ou partie. Partage intégral (écrit uniquement) autorisé seulement avec le lien vers le site dominiquejeanneret.net. Merci de respecter.
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* EMI : expérience de mort imminente