Observer pour (se) libérer

Voici plusieurs jours que je suis de nouveau seule à la maison, chez quelqu’un puisque je n’ai pas de chez moi mais bien, dans une jolie maison entre l’eau et la forêt. Je remercie chaque jour l’univers de me permettre de vivre ici, le temps que je reparte en Europe le 11 septembre prochain.

Les moines bouddhistes du Sri Lanka sont partis après deux belles semaines ensemble. Ce furent de beau évènements mais pas rentables : j’ai fait un gros bénéfice de 442 $ pour tout mon travail depuis l’an dernier et à temps plein avec eux lors de leur séjour. Oups. 142 $. Une dernière dépense pas prévue s’est ajoutée à la fin de mes calculs. De plus, mon pot d’échappement commence à pétarader (trou) et à se déglinguer (glings glings…). Dépenses non désirées ni prévues en vue via le garage.

De toutes les organisations d’évènements que j’ai faites depuis une douzaine d’années, c’est la première qui ne me paie pas, celles de l’an dernier ayant déjà été moins rentables que d’habitude. Premiers signes…. Quand j’ai vu les chiffres, ce fut un signe clair.

C’était un de ces situations qui se répète tout au long de notre vie, subtilement « améliorée » à chaque fois, jusqu’à la dernière, celle qui est tellement « grosse » et évidente qu’on ne peut qu’en rire, celle que j’appelle le « test ultime ». Celle qui nous fait sauter au visage le message qu’on doit en comprendre.

Rester hors du drame

Quand j’ai réalisé quel était le montant de revenus pour moi (autant que pour les moines – leurs revenus n’ont pas été bien meilleurs que les miens et j’en ai été désolée), quelque chose en moi a pris instinctivement une distance. Je ne me suis pas investie dans le drame potentiel de cette situation que j’ai préféré mettre sous observation. Je n’ai pas voulu faire miennes des croyances limitantes que je sens qui ne m’appartiennent pas de cette vie-ci, qui proviennent de mes ancêtres ou de mon karma.

J’ai souri. J’ai senti que c’était le test ultime.

Le message que je devais accepter (que je sais depuis longtemps mais ne savais comment mettre en place) : que je ne dois plus organiser pour les autres mais plutôt m’occuper de mes affaires, de mes évènements, de ce qui me fait du bien et plaisir.

C’est un nouveau saut dans la vie. Passer à autre chose. Je ne dois pas me raccrocher à ce qui a créé mes revenus principaux ces dix dernières années. Je dois passer à l’étape suivante.

J’adore organiser, rassembler et faire connaître, partager, mais je n’en peux plus de faire de la pub, du marketing, des infolettres, des vidéos, de courir après les clients, d’harasser mes contacts avec les annonces. De passer des heures chaque jour devant l’ordi à faire la promo.

J’ai besoin que tout soit agréable et fluide. Je ne veux pas avoir à forcer. Si on en est à pousser et tirer, c’est qu’on n’est plus à la bonne place, plus à notre place et c’est ce que ce résultat d’activités avec les moines m’a clairement indiqué. Il est temps que j’arrête de travailler pour les autres et que je travaille pour moi. J’en connais plusieurs qui vont être content(e)s que je me décide enfin puisqu’ils/elles me le disent depuis plusieurs années.

Depuis que je suis revenue au Québec, en mars dernier, avec un certain montant d’argent, j’ai dû annuler plusieurs activités organisées pour moi, d’une part, et pour les moines aussi, faute de participants. Plusieurs projets sont donc tombés à l’eau. Résultat : pas de revenus et je me retrouve endettée comme cela fait plus de 20 ans que ça ne m’était pas arrivé. Il va sans dire que je n’aime pas du tout cette situation.

Pour enrayer le problème, j’ai envoyé mon CV à plusieurs agences de placement pour offrir mes services comme secrétaire, coordonnatrice, organisatrice… Personne ne m’a appelée. J’aurai 56 ans dans un mois et suis pourtant toujours aussi efficace dans mon travail, sinon plus qu’il y a 20 ans. Et puis cela me ferait plaisir d’être dans une équipe et de travailler à autre chose, à partager mes connaissances et éventuellement à apprendre d’autres choses. Si jamais vous avez besoin de moi, je suis disponible cet été !

Là encore, je préfère observer ce que je me fais vivre plutôt que de me lancer dans un drame. C’est un passage, pas un état permanent. Il ne sert à rien d’y apporter du négatif en se faisant des angoisses ou en déprimant. Ça n’aidera pas à comprendre et déconnecter le noeud.

Un noeud à défaire pour entamer le nouveau tournant de vie

J’observe que je suis à un nouveau point tournant. Plusieurs choses se placent sur l’écran de ma vie que je regarde en tentant d’y trouver le dénominateur commun qui me permettrait de tirer sur le noeud pour tous les lâcher d’un coup :

  • austérité (et endettement)
  • chasteté (célibataire depuis longtemps)
  • solitude à nouveau depuis trois mois, que je n’avais pas connue depuis trois ans, vivant tout le temps avec/chez du monde.

D’après une amie un peu sorcière (et je le ressens aussi), je traînerais encore des contrats d’anciennes vies. Nonne, moine, religieuse… Ces trois aspects de ma vie proviennent très probablement de là, ce qui explique aussi pourquoi je suis entourée de tant de moines depuis trois ans ! Pourtant, j’ai travaillé ces croyances bien des fois en thérapies ces dernières années.

Il est vrai que j’ai l’impression de vivre comme une nonne depuis très longtemps, une nonne moderne qui s’occupe des autres avant tout et ne demande pas grand chose (et reçoit autant ;-).)

Quand j’en ai parlé aux moines bouddhistes du Sri Lanka qui viennent de passer deux semaines chez moi, ils ne savaient que dire. Ils n’ont pas la formation appropriée pour travailler sur le karma. Je peux en faire plus qu’eux, comme je fais avec mes clients avec qui cela fait souvent de petits « miracles » mais, avec moi, j’ai de la peine. Je vais travailler avec une amie vendredi.

J’observe l’écran de ma vie. J’y dépose les faits et les compréhensions. J’écoute des audios et vidéos d’enseignements à propos d’abondance, je médite, je réfléchis et je dépose des questions et des réponses par écrit.

« L’innocence » et la foi attirent l’abondance

Je tente surtout de me souvenir de ma jeunesse quand mon « innocence » faisait que je fonçais dans la vie sans peurs. J’avais une foi immuable du plus profond de mes tripes et je ne me cassais pas la tête. Je pensais et je créais. L’argent et l’amour circulaient et ne manquaient jamais. Juste des hauts et des bas puis des hauts à nouveau. Je n’étais alors pas du tout focussée sur le fait de devoir « gagner » de l’argent. Je faisais ce que je voulais, ce que j’aimais et l’argent arrivait « tout seul ».

Quand on est en état de dettes, de manque (d’argent ou autre), notre focus change de cap et nous pensons alors non plus à ce qui nous fait plaisir mais à combler le manque, en l’occurrence à remplir notre compte en banque pour le ramener à zéro (depuis le sous-zéro ;-)) et plus haut. Du coup, les actions qu’on pose ne sont plus pour les bonnes raisons – être heureux, avoir du plaisir à faire ce qu’on aime – mais juste pour de l’argent et c’est là que plus rien ne fonctionne. C’est ce que j’ai vécu depuis quelques temps. Je le savais mais je n’arrivais pas à déconnecter le noeud. J’ai quand même réussi à ne pas m’endetter plus avec les activités des moines. J’ai eu juste assez… l’histoire de ma vie !

Ressentir l’abondance pour l’attirer

J’observe donc tout ce que je me fais vivre. J’analyse, regarde, ressens surtout ce que je vis. C’est le ressenti d’un état meilleur qui va me permettre de retrouver l’abondance dans ma vie. Je me concentre donc principalement à ressentir ce que je ressentais quand l’abondance circulait dans ma vie. Comment je me sentais, comment je pensais, comment j’agissais, et le compare à comment je sens, pense et agis aujourd’hui.

En faisant ces exercices, je retrouve de la force, de la puissance, de la confiance, de la foi en moi et en la vie. J’avais oublié quelque part ces parties de moi, celles qui croient en l’abondance et la font circuler. Je veux les retrouver pour me remettre à vivre une vie dans l’abondance qui me permettra de réaliser mes rêves, de faire circuler l’argent à travers moi pour moi et, aussi, vers des projets d’aide humanitaire principalement. Une passion que j’ai toujours eue mais que je n’ai jamais pu réaliser vraiment, n’en ayant pas les moyens.

Alors que je termine cet article, je reçois un message d’un ami moine au Sri Lanka qui dit ceci : « If you focus on the hurt, you will continue to suffer. If you focus on the lesson, you will continue to grow. – Buddha« . Traduction :

Si tu continues à rester focalisé sur ce qui te fait souffrir,
tu vas continuer à souffrir.
Si tu te focalises sur la leçon [donnée par cette souffrance],
tu vas continuer à grandir.
Bouddha

Voilà qui résume parfaitement ce que je vous raconte depuis tantôt !

Il est important de ne pas entrer dans le drame, quelque soit la situation, mais d’arriver à en être le témoin, à observer avec distance, à y réfléchir sans émotion.

Si elles sont présentes, on doit laisser monter les émotions et les vivre (avant de retourner au témoin). Cela permet de passer à autre chose, de libérer l’emprise des croyances et des blessures sous-jacentes, pour les guérir et pouvoir enfin ne plus revivre ces situations et être enfin plus serein et heureux.

PS : merci de laisser votre commentaire ci-bas et non dans Facebook ou ailleurs, pour qu’il reste avec l’article.

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Vous venez avec moi ?!
Les voyages, le cheminement en développement personnel et les découvertes spirituelles, c’est vraiment ce qui m’anime au plus profond de moi et que j’aime tant partager…

 

 

 

 

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Prendre soin des peurs pour ouvrir les portes de l’abondance

C’est à nouveau en toute simplicité que je reviens ce matin vous partager mon cheminement vers l’abondance. Je vous parle aujourd’hui d’une peur que j’identifie de plus en plus, qui me tiraille tellement fort que je commençais à en avoir des maux de ventre ces jours-ci. Pour moi, quand le corps commence à crier, c’est une sonnette d’alarme qu’il est vraiment temps d’aller voir ce qui se passe au niveau émotionnel. J’avoue que j’avais un peu peur de cette peur. Je suis humaine et je sais qu’elle cache plein de choses plus ou moins connues auxquelles je n’avais pas forcément envie de retoucher encore.

Dans mon dernier article, je vous parlais de mon ras-le-bol de vivre avec toujours « juste assez » de sous, voire même à crédit, par périodes de vie, comme en ce moment. Même si mon moral va très bien, il arrive, quand je reconnecte avec cette sensation de « pauvreté », d’avoir les larmes du découragement qui montent à mes yeux, comme hier au magasin. Je voulais acheter des amandes plutôt que de manger du pain. C’est plus protéiné et sans gluten que du pain ou des pâtes.

A la caisse, la dame a mis le petit paquet d’amandes en vrac sur la balance et le prix est apparu : 11,26 $. Quelques pensées ont alors fusé dans ma tête dans tous les sens. Mini-panique. J’ai décidé de ne pas prendre ces amandes. Je ne m’attendais pas à ce prix.

La colère m’est montée et je suis sortie du magasin en tabarnak, comme on dit au Québec. En colère de me faire vivre ces moments où je dois faire attention à tout ce que je dépense, tout le temps, alors que je travaille beaucoup – et avec joie car j’aime faire ça – pour organiser des évènements et les publiciser.

Les premières raisons mises à jour à ce jour :

  • J’ai parfois l’impression de porter un mauvais sort 😉
  • Je pense aussi que j’ai encore la croyance qu’il faut travailler fort pour gagner sa croûte (même pas le pain ! :-).

Devenir amie avec l’argent

Ma soeur vit un peu de la même façon. Quand elle reçoit des sous, elle les dépense. On ne sait pas pourquoi, tout d’un coup, on n’en a plus. L’argent passe dans nos doigts comme une brise. De même, ma mère a toujours vécu comme la pauvrette de la famille. Elle ne savait pas gérer les sous non plus et se plaignait de manquer de sous à la fin du mois, ce qui mettait son 2e mari en colère évidemment.

Nous n’avons pas appris à prendre soin de l’argent. C’était même un sujet tabou dont on ne parlait que rarement dans la famille.

C’est avec mon dernier conjoint que je l’ai appris et que j’ai commencé à y faire attention et à économiser. Il m’a même ouvert un compte épargne que j’utilise toujours pour mettre de côté un petit montant chaque mois. Il avait appris de son père, fils de planteur de patates en Abitibi devenu ingénieur puis millionnaire à Québec, qu’on doit être amis avec l’argent pour qu’il reste avec nous. Il avait compris et transmis ces valeurs à son fils qui est lui aussi millionnaire (par héritage) et prend bien soin de cet argent.

Pour devenir amie avec l’argent, j’ai dû le matérialiser, si je peux dire. Le prendre dans mes mains, le sentir physiquement mais aussi énergétiquement, lui parler. Celui qui semblait passer comme une brise dans mes mains est devenu réel et j’ai alors pu contrôler beaucoup plus consciemment les dépenses et surtout, les économies.

Pas complètement, cependant. Une sensation de non-mérite m’habitait aussi. Celle que l’argent n’était pas pour moi mais pour les autres. Tout comme le bonheur, l’amour, la famille, etc.

Autres raisons mises à jour, donc :

  • Je n’étais pas amie avec l’argent.
  • L’argent, l’amour et le bonheur sont pour les autres.

Ça fait déjà 4 raisons pour lesquelles, à travers mes croyances, je ne m’offrais pas l’abondance à tous les niveaux dans ma vie.

La 5e raison

Il y en a une encore plus profonde, sournoise et souffrante que ma soeur et ma mère portaient aussi probablement : la peur. Celle qui tord les tripes sans qu’on sache pourquoi.

Ma mère (aujourd’hui décédée), ma soeur et moi sommes/étions de grandes anxieuses. Outre le fait que nous vivions dans la violence, nous portions ces peurs malgré nous. Tellement que, jeune adulte dans la vingtaine, bien loin de mes parents depuis longtemps, je faisais des crises de panique sans savoir que c’en était. Un jour, en mangeant avec des collègues dans un centre d’achat à notre pause de midi, je suis devenue toute blanche sans savoir pourquoi. Mille étoiles se sont mises à se balader devant mes yeux. Les filles qui m’accompagnaient m’ont prise par les bras et emmenée chez le médecin d’urgence heureusement juste à côté. Diagnostic clair et rapide : crise de panique. Je tombais des nues. Je n’y aurais jamais pensé.

Médicament. Délivrance enfin. Retrouver la sérénité. Arrêter de vivre avec cette électricité qui habitait mes nerfs en permanence m’a fait grand bien. J’ai alors commencé à cheminer pour retrouver plus de calme en moi pour arriver, rapidement, à ne prendre ce médicament que très sporadiquement. Méditation, créativité, nature, un peu de sport, les amis et de la thérapie ont été mes outils.

La cause

Cela fait des années que je ne prends plus ce médicament mais, ces derniers jours, j’ai eu envie d’aller en rechercher pour calmer la douleur intérieure, pour retrouver la sérénité, pour arrêter de me sentir comme une pile électrique en permanence. Des symptômes bien connus qui n’étaient pas réapparus depuis des années. Pas aussi fortement, en tout cas.

La méditation et la sagesse de mon âge honorable 😉 ont pu aider jusqu’ici mais quand on décide de changer de quoi dans sa vie, ça peut faire très peur/mal et là, j’y suis !

Sauf que cette fois, ce sera sans médicament. Ce sera en allant voir le fond de la cause de cet état dans lequel je me suis mise toute seule… car j’ai décidé très clairement d’ouvrir la porte de l’abondance à tous les niveaux dans ma vie et le vent a pris dedans 😉 !!!

Bon, on fait une petite pause parce que je sens que l’énergie a besoin d’un petit regain de bonheur avant que je vous raconte la suite !!! 😉

Le déclencheur

En fait, je dois vous parler du déclencheur de cette peur. Elle est pourtant en moi depuis toujours, provenant très probablement de la lignée des femmes du côté de ma mère qui nous l’a gracieusement transmise à ma soeur et moi (notre frère, par contre, est très riche et heureux en famille depuis plus de 20 ans avec trois enfants).

J’ai cependant, encore une fois et pour la Xe fois, décidé dernièrement que je veux décrocher de ce pattern de « juste assez » d’argent, d’amour, etc., provoquant, du coup, un séisme intérieur…

Je me suis inscrite au projet PERMA et je vais tous les jours écouter Christine et suivre ses conseils. C’est « léger » (dans le sens pas compliqué et lourd) et efficace ! J’ai aussi recommencé à travailler avec une thérapeute qui a mis au jour des « contrats » que j’avais pris dans des vies passées : pauvreté, chasteté, honnêteté et justice.

On s’entend que c’est dans le passé et que, dans cette vie-ci, je n’ai plus à honorer ces contrats de pauvreté et chasteté. Mes vies de nonne et moine sont dans le passé et je vais vers l’avenir avec honnêteté et justice, des valeurs qui m’habitent profondément de tout temps.

Ma thérapeute m’a ensuite fait faire un exercice sur un papier, une roue où on écrit plein de choses qu’on veut avoir et vivre. J’y ai mis clairement que je veux vivre dans l’abondance heureuse à tous les niveaux de ma vie.

Et c’est là que la roue de ma vie a recommencé à tourner, tout doucement, subtilement. J’ai posé des demandes claires à l’univers dont, notamment, celle de savoir où j’ai à vivre pour attirer l’abondance. La réponse : se tenir avec des gens qui la créent, qui en ont, et vivre dans une belle maison lumineuse assez grande pour apprécier chacun notre espace sans se piler dessus si je suis chez quelqu’un.

J’ai laissé mon intention flotter dans l’univers comme un cerf-volant attaché à ma conscience, sans mon occuper, et ai continué mon chemin…

Le logis

Lundi passé, une petite annonce m’est transférée par une amie qui connait ma situation : « Tu cherches un endroit pour habiter à un prix économique. Tu es seul, tranquille. J’ai peut-être une solution pour toi. Communique avec moi ».

Le lendemain, j’ai visité la maison et on s’est serrés la main. Je déménage à la fin du mois au nord de Montréal, dans une grande et belle maison entre rivière et forêt, où le propriétaire ne sera quasi pas là de l’été mais je serai plus proche des mes amies et activités que j’aime faire. Le propriétaire est riche et cool. Je peux planter des fleurs et des légumes et employer le jacuzzi. Un petit paradis ! Je me suis demandée si c’était un rêve ou pas… Eh oui, c’est bien la réalité et oui, c’est pour moi et je le mérite !

Oufff… On revient de tellement loin quand on n’a pas reçu d’amour et qu’on a vécu dans la violence jeune. J’apprends à recevoir et apprécier les belles choses et les beaux cadeaux de la vie !

Mes nouveaux services

Suite à mon dernier article, j’ai reçu de longs et magnifiques courriels de compassion tellement touchants que j’en ai eu les larmes aux yeux. Parmi l’un d’eux, une personne me partageait que, pour s’ouvrir à l’abondance, elle avait non pas juste offert ses services mais elle était allée observer quels sont les réels besoins des gens. Elle me disait :

« Ce que j’ai retenu et qui a tout changé, a été de m’adresser aux besoins des gens et non pas à vendre ce que je savais faire. (…) Ce que tu as à proposer a de la valeur et peut aider les gens, donc essaie d’aller toucher ceux qui ne savent pas à qui s’adresser ou qui n’ont pas encore osé essayé ce que tu proposes. Non pas le 20 % des gens qui savent mais les 80 % qui ne savent pas et qui pourraient te rejoindre ».

Cela m’a fait réfléchir à ce que je pourrais apporter aux clients potentiels qui les attireraient car ce serait ce qu’ils recherchent vraiment. A travers la fourmilière mondiale de coachs et thérapeutes en tous genres, je devais trouver à me démarquer. J’ai donc mis la question sur la table de l’univers.

La réponse est arrivée clairement. J’agis en tant que thérapeute psycho-corporelle, énergétique et spirituelle depuis longtemps. Ce sont des outils que je continuerai toujours à utiliser. J’ai cependant aussi des dons que j’ai développés depuis des années, que j’emploie seulement en soins ou ateliers et dont je ne fais pas la publicité, que j’ajoute au côté « psycho » de mon approche et dont je ne parle même pas. Ça se produit spontanément et naturellement.

Ce sont des dons de connexion avec la Source qui me permettent d’être médium, de discuter avec l’âme des personnes décédées et de les aider à passer dans la lumière si nécessaire. Une activité qui me fascine et que j’aime beaucoup.

Je permets ainsi à la personne décédée de terminer réellement son chemin sur terre et à la personne qui est encore vivante, qui est en lien avec elle, de faire son chemin de guérison et de lâcher prise. Elle peut ainsi terminer son deuil et libérer à la fois elle et la personne décédée afin que chacune puisse continuer son chemin dans la sérénité et le bonheur, tout en ne coupant pas le lien d’amour mais en se permettant de se laisser vivre librement.

Ce sont à chaque fois des moments de pur amour et guérison que je suis appelée à guider, qui me remplissent d’une grande joie et d’une profonde gratitude de pouvoir ainsi aider des gens. Ce seront donc les nouveaux services que je vais proposer publiquement. En tant qu’ancienne sorcière torturée dans d’autres vies, j’avoue que ça me fait un peu peur de l’annoncer mais voilà, c’est fait 😉 .

Une collaboration en remplace une autre pour le mieux

Je dois travailler avec une agence de voyages pour chapeauter légalement mes voyages. C’est la loi au Québec. J’étais entrée en communication avec une belle dame de coeur, une agente de voyages qui réalise beaucoup de rêves, les siens et ceux de centaines de clients. On a longuement discuté et on a même décidé ensemble de créer non pas un mais deux voyages au Sri Lanka. Elle m’a signifié son intention de s’engager avec moi. C’était vendredi de la semaine passée.

J’avais des changements à faire au premier voyage prévu et demander une soumission pour le 2e. Heureusement, au Sri Lanka, les gens travaillent souvent le week-end, les entreprises privées en tout cas. Tout s’est placé rapidement et j’ai pu renvoyer le premier projet complété à l’agence (appelons-la XYZ) lundi passé.

Je n’ai reçu aucune nouvelle ensuite même si je lui avais demandé de me répondre rapidement pour que je puisse lancer le projet. Ce n’est qu’hier, vendredi, qu’elle m’envoie un courriel m’annonçant qu’elle se retire du projet, qu’elle en a trop et qu’elle doit penser à elle.

Je respecte totalement sa décision mais les bras me sont tombés. J’aurai attendu, en tout, un mois avant d’avoir sa réponse finale (à partir du moment où on a été en contact), réponse que j’étais sûre d’être positive d’après notre discussion. J’avais mis sur le hold une autre agence (ABC) qui était aussi d’accord de chapeauter mes voyages parce que je voulais travailler avec l’agence XYZ. Celle-ci m’avait dit s’engager à m’envoyer des clients et j’y avais cru. Je sentais toutefois que je devrais éventuellement me plier à certaines de ses contraintes. Je les aurais acceptées probablement car elle réussit très bien dans son domaine et j’aurais ainsi pu apprendre d’autres choses.

Une partie de moi voulait travailler avec elle mais l’autre partie se méfiait quand même un peu. Peur de perdre ma liberté, de ne plus faire comme je veux dans mes voyages et devoir respecter certaines règles qu’elle m’aurait demander de respecter.

Après le coup d’assommoir de sa réponse, je me suis « r’virée sur un 30 sous », comme on dit au Québec – = forme de résilience 😉 – et j’ai appelé l’autre agence qui a accepté tout de suite de chapeauter mes voyages sans rien vouloir changer. Une agence qui est située dans un quartier huppé de Montréal. Je reste dans la ligne de pensée de me tenir avec des gens qui vivent dans l’abondance.

Je ne me lâche plus sur ce chemin de pensée car je sais que c’est quand je pourrai acquérir une richesse financière que je pourrai enfin réaliser mes rêves de pouvoir aider des enfants au Sri Lanka ou ailleurs à avoir une vie meilleure. C’est un de mes rêves !

Je suis sortie faire des courses, histoire de prendre de l’air, et j’ai alors senti une subite magnifique énergie me remplir : tout ce temps d’attente de l’agence XYZ et l’éventualité de ces contraintes m’avait mise sur un temps d’arrêt et là, je retrouvais ma totale liberté et du soutien avec l’agence ABC ! Oh Joie !

Mal au ventre

Plus la journée d’hier avançait, cependant, plus le mal au ventre augmentait. Entre le prochain déménagement dans une jolie maison en nature plus proche de mes amis, les voyages à venir et mes nouveaux services que je vais proposer, j’angoissais vraiment. Je me suis retrouvée assise en fin de journée, tremblant quasiment, me sentant mal, proche de revoir mille étoiles et de tomber évanouie.

Je me suis levée, j’ai respiré un bon coup, j’ai marché et les symptômes se sont estompés rapidement. Pas question de me laisser envahir par ces peurs qui m’empêchent de réaliser vraiment ma vie telle que je la veux. Pas question d’aller chercher le médicament non plus. Cette fois, c’en est assez de ces peurs de réussir, du bonheur, de l’abondance financière, d’être heureuse en amour, du succès, d’être vue, reconnue… Elles sont là, ces peurs si profondes. Être vue, reconnue et appréciée, jusque-là, je peux, j’accueille timidement mais ça va.

Là où les peurs (paniques) s’installent, c’est devant les jalousies, l’hypocrisie et la haine méchante potentielles. Il faut être fait très fort pour être capable d’endurer ces énergies et personnes malsaines. J’ai beaucoup souffert de violence verbale et psychologique dès l’âge de 5 ans, puis de jalousies méchantes et hypocrites dans ma jeune vie d’ado et d’adulte. Un jour, j’ai craqué et me suis alors cachée – d’une certaine manière – durant de longues années, évitant au maximum les confrontations.

J’ai toutefois appris, avec le temps et la thérapie, qu’on peut être en relation saine avec les gens sans confrontation et je m’applique à toujours à faire en sorte que cela soit le cas. Communiquer dans la paix est important. Je vis aujourd’hui dans la paix entourée de belles personnes et souhaite toujours pouvoir apprécier cette vie agréable.

Le 2e voyage au Sri Lanka

Juste avant de recevoir le courriel où l’agence XYZ se rétractait des projets, je venais de recevoir tous les détails pour le 2e voyage au Sri Lanka, qui m’avait été suggéré par la dame de l’agence justement. Je me suis alors demandée ce que j’allais faire avec ce voyage. Déjà qu’un, c’est beaucoup de travail, alors deux… ?!

Ce matin, ma petite voix me dit que je vais le faire aussi. J’aime tellement guider des gens sur ce chemin de vie vers soi à travers ces voyages. Alors je vous donne les dates des prochains voyages auxquels je vous convie chaleureusement :

Maroc : 21 oct. au 1er nov. 2018
Voyage à la découverte de soi avec retraite de ressourcement

Sri Lanka :
Voyage culturel & spirituel avec retraite de méditation
Tour 1 : 22 janvier au 8 février 2019
Tour 2 : 26 février au 15 mars 2019 (même tour que le tour 1, détails à venir cette semaine).

Résilience

Quand j’ai fait cette petite crise de panique hier devant toutes les belles choses qui se mettent en place vers la réalisation de ce que je veux vraiment dans ma vie, j’ai décidé d’être plus forte que mes peurs et elles se sont estompées. Je ne dis pas qu’elles se sont complètement dissipées mais je peux maintenant créer ma vie tout en prenant soin d’elles afin de les guérir vraiment. Je ne veux pas me laisser envahir par elles. Je veux m’ouvrir toutes les portes de l’abondance et elles commencent déjà à s’entre-ouvrir.

Tout à l’heure, je vais passer l’après-midi avec une jeune femme congolaise réfugiée qui a deux enfants. On va à la fête champêtre, les jeux gonflables et les animaux de la ferme, la barbapapa et les cris heureux des enfants. Elle n’a pas de famille non plus au Québec. On s’entraide et on s’apporte de beaux moments, tout simplement. C’est ça le bonheur, l’abondance : apprécier ce qu’on a et le moment présent, toujours !

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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Les hauts et les bas de la vie d’une travailleuse autonome positive

Je cogite depuis ce matin à savoir si je vais vous l’écrire ou pas, cet article. Si je vais le faire en vidéo ou par écrit ? Suis trop timide pour les vidéos 😉 Ne m’en veuillez pas. Je suis parfaite avec mes imperfections 😉

Je cogite parce que c’est une journée platte, comme on dit au Québec. Il pleut, pour ne pas changer des jours et des jours depuis que je suis arrivée au Québec le 7 mars dernier. En deux mois, je dirais…. 3 ou 4 jours de soleil ? A peine plus. Je suis au bord de la déprime… Heureusement, la joie est toujours là quelque part dans mon coeur mais j’avoue qu’aujourd’hui, j’ai eu les larmes aux yeux un moment donné. Ras-le-bol.

Je cogite à vous l’écrire, cet article, parce que, quand on est une personne publique, thérapeute en plus, on se doit de toujours montrer qu’on va bien, que notre vie est belle, que tout va bien, que la joie remplit notre coeur et que l’abondance, la richesse et l’amour affluent à pleins camions dans notre vie. Enfin presque.

Sauf que ce n’est pas le cas. Même si nous sommes des motivateurs, des enseignants, des coachs ou des thérapeutes, nous sommes avant tout humains et avons, nous aussi, des hauts et des bas, comme tout le monde. D’ailleurs, en tant que thérapeute, ce sont ces bas, bien vécus et réglés, qui nous permettent d’aider nos clients à passer à travers les leurs. Le cadeau du fardeau 😉

Le phare

Je sais que je suis un phare pour beaucoup de gens qui admirent ce que je vis, ce que je fais, les rêves que je réalise. C’est vrai que j’ai une belle vie, en soi. Je voyage, j’organise de beaux évènements, j’anime des ateliers que j’adore, je rencontre beaucoup de belles personnes. J’ai un toit, de la nourriture et une auto. Je suis en santé. De l’extérieur, tout semble beau.

Mais aujourd’hui, j’en ai eu ras-le-bol. Tellement que, quand je mangeais mon riz + chou + haricots verts au tamari à midi, j’en avais les larmes aux yeux. Je me disais, en fait, que j’étais rendue vraiment bas, à devoir dorénavant manger ce qu’il y a dans le garde-manger et dépenser le moins possible si je ne veux pas continuer à m’endetter. Pourtant, quand on vit et travaille seule à la maison, aller manger au resto de temps en temps fait du bien, ne serait-ce que pour changer de décor et voir du monde.

Moi qui avais enfin réussi à ne plus avoir de dettes, en arrivant au Québec cette année, les projets prévus n’ont pas fonctionné et je suis à nouveau sous le seuil de zéro $.

Pourtant, hier, j’ai eu de bonnes nouvelles, de beaux projets en vue en collaboration avec deux belles dames. Mes projets, soutenus par ces dames. Je ne suis plus seule. Un arc-en-ciel se pointe.

La liberté et la solitude

Choisir d’être travailleur autonome signifie prendre totalement sa vie en charge et être « libre ». C’est une liberté magnifique comme celle d’organiser ses horaires et sa façon de travailler comme on veut, par exemple. Cette liberté a pourtant son revers dans la solitude qu’elle peut amener, quand on travaille à la maison notamment, et son lot de responsabilités et d’heures de travail qui dépassent souvent celles d’une job de 9 à 5.

Quand on a quelqu’un qui vit dans la même maison, même juste une présence, comme un/e colocataire ou conjoint/e, la solitude est moins lourde. J’ai pu en faire l’expérience depuis trois ans maintenant, après avoir décidé, en mai 2015, de laisser mon logement, où je vivais seule depuis des années, et d’aller vivre en colocation. J’apprécie tellement ne plus vivre seule.

Cette année, j’ai eu l’offre d’une amie de vivre dans sa maison qu’elle n’habite quasiment plus puisqu’elle vit la plupart du temps chez son conjoint. L’idée était tentante, et je l’ai acceptée, mais je me rends compte à quel point cela n’aide pas mon moral, la pluie et le grisaille permanentes appuyant sur le bobo. J’ai vécu tant d’années toute seule. Je me rends compte que, même si j’aime la solitude et qu’elle m’est parfois nécessaire, j’aime vraiment vivre avec quelqu’un et je dirais même plus, j’en ai vraiment besoin pour mon équilibre.

Après ces trois dernières années à vivre tout le temps avec du monde autour, que ce soit en colocation ou des rencontres chaque jour quelque part, je ne supporte plus de vivre encabannée* dans une maison sans voir personne. Le fait est, en plus, que je suis dans une ville où je ne connais à peu près personne. Les journées sont longues. Je pense à trouver autre chose, avec quelqu’un.

Les revenus

Travailleur autonome, c’est savoir jongler avec des revenus qui fluctuent. Des moments gras et des moments maigres. Personnellement, et vous le savez si vous me suivez, j’ai tendance à toujours être dans le « juste assez ». Pas de luxe. Vie de nonne ou presque. Je travaille depuis des années de bien des façons pour arriver à débloquer la porte de l’abondance mais je n’y suis pas encore arrivée. En tout cas pas aujourd’hui. (On parle dans le moment présent, bien sûr !).

Je rencontre de belles personnes, propriétaires de locaux où animer des ateliers. On s’entend avec plaisir sur les ateliers que je vais animer. On les met en ligne et je fais de la pub tous les jours sur plusieurs réseaux, à en écoeurer mes lecteurs Face-bouc. Je me réjouis vraiment à l’idée de les animer.

Pourtant, ce dimanche qui vient, ce sera le 2e dimanche d’ateliers que je vais probablement annuler à cause du nombre insuffisant de participants. Résultat : aucun revenu.

Quand je regardais mon assiette à midi, j’ai eu l’image furtive d’une assiette de pauvre au moyen-âge. Riz + chou + haricots. Les larmes me sont alors montées aux yeux car je ne comprends toujours pas pourquoi je n’arrive pas à attirer plus d’abondance dans ma vie malgré toutes ces années de travail sur moi pour déconnecter croyances, loyautés et autres karmas. Qu’ai-je donc que je n’ai pas pour y arriver ?!

L’inspiration

Je n’ai jamais eu de mentor même si j’aurais aimé en avoir un/e dans ma vie. Me voici rendue à l’âge de la « grand-mère », chez les Autochtones, celle qui enseigne, transmet les connaissances et soutient les plus jeunes. J’aime ce rôle qui m’est arrivé spontanément et simplement.

Je sais que je motive des dizaines de personnes par mes partages et expériences de vie. On me le dit.  J’en vois certain/es qui font des choses qu’ils n’auraient jamais faites avant. J’ai même eu des demandes pour être mentor/marraine de plusieurs personnes.

A chaque fois, je suis profondément touchée et pleine de gratitude de voir ces personnes créer ces projets et pour ces marques de reconnaissance. Je sais que je fais du bien. Je sais que ce que je partage quotidiennement dans mes blogs ou sur Facebook fait du bien. Je sais qu’en tant que thérapeute, je fais du bien.

Je sais aussi que mes ateliers sont efficaces car les cadeaux sont toujours magnifiques. Je suis clairement et directement branchée à la Source et tout ce qui se passe est parfaitement juste. Mes ateliers sont dans la douceur et la profondeur pour amener à la guérison. Ils ne sont pas superficiels.

Pourtant, aujourd’hui, j’ai eu les larmes aux yeux car je n’arrive pas à attirer du monde dans mes ateliers au Québec (contrairement à l’Europe ou à La Réunion). Quand j’organise pour les autres, même des inconnus au Québec, je remplis les évènements. Quand j’organise pour moi, très peu de gens s’inscrivent. Trouvez l’erreur…

Ça prend du courage pour avoir envie d’aller vraiment en Soi. Dans le monde des thérapies quasi « magiques » d’aujourd’hui, les gens préfèrent des trucs rapides. Pourtant, en quelques heures, dans mes ateliers, on peut faire des bonds en avant, vers Soi, vers le Bonheur. Je devrais peut-être prendre le titre de « coach » ?

Je ne suis pas une thérapeute qui aime se montrer, faire des vidéos, des directs sur Facebook, etc. J’aime être juste moi-même, simplement. Je ne suis pas extravertie. Je n’aime pas « briller » ni faire de show. Pourtant, mon âme et mon coeur ont tant de lumière et de bienveillance à partager et j’aime tellement animer mes ateliers. Je sais que je suis sur le bon chemin en travaillant avec la Source.

Devrais-je changer d’approche, d’occupation, de lieu, de pays… ? Aujourd’hui, je me le demande même si je sais que je suis sur mon chemin en animant des stages et voyages de développement personnel.

Encourager les jeunes et les soutenir

Une chose que je remarque depuis des années, c’est que, quand on a été entouré, soutenu, encouragé, motivé ne serait-ce que par UNE seule personne quand on est jeune, une personne sur qui on sait qu’on peut compter inconditionnellement, en qui on peut faire confiance et qui croit en nous, et qui sera toujours là pour nous, alors on a beaucoup plus de chances de développer une confiance et des croyances qui permettent de créer sa vie avec plus de facilité et d’attirer l’abondance à plusieurs niveaux.

Même si j’ai un fort caractère de Lionne (ascendant Bélier), de fonceuse et de leader, je n’ai pas eu cette personne ni ces encouragements répétés, ceux pour forger la confiance en soi. De personne. Je me « suis faite moi-même » et ce bout-là, – cette confiance immuable et juste évidente qu’ont les gens qui « réussissent » à attirer l’abondance dans leur vie – je ne l’ai pas et je ne sais pas comment l’acquérir, la retrouver.

Je me retrouve donc aujourd’hui, encore une fois, seule et avec juste de quoi vivre, même si je réalise quand même des rêves, c’est vrai. Voyager en est un majeur que je peux vivre avec bonheur chaque année depuis 2014 et ça, c’est beaucoup. Je veux pouvoir me permettre de voyager plus confortablement, cependant, sans tout le temps devoir compter les sous, et pouvoir voyager plus pour découvrir et préparer de nouveaux voyages de groupes.

« On ne peut pas tout avoir ». Je viens d’entendre ma mère me répéter ça du haut des cieux, qu’elle me disait quand j’étais jeune. Pourtant, au fond de moi, je sais qu’on peut avoir tout ce qu’on désire, qu’on peut tout créer. Ah bas les croyances inconscientes qui viennent faire barrage sur la rivière de nos rêves !

Dites à vos jeunes qu’ils peuvent tout avoir ! Encouragez-les, faites-leur confiance et ne les trahissez jamais ! Motivez-les et surtout, soutenez-les dans leurs rêves et aspirations ! Montrez-leur la valeur de l’argent, comment l’économiser et la gérer et montrez-leur qu’ils méritent de réussir à créer la vie de leurs rêves !

Voir la vie par l’autre bout de la lorgnette

Mes bagages en voyage

A travers toutes ces années dans cette situation précaire financièrement parlant, et vide côté amoureux, je regarde quel est le cadeau du fardeau ? Qu’est-ce que cette situation de vie dans la simplicité choisie, au départ (quand je pars en voyage) puis forcée (pas de logis à moi) m’a apporté ?

Elle m’a apporté beaucoup, c’est sûr ! J’ai appris tellement de belles choses, notamment à vivre avec peu de choses. Tellement que, quand j’arrive chez certaines personnes, je me demande comment elles font pour vivre avec tant de choses ! Me semble que ce serait un fardeau lourd pour moi aujourd’hui d’avoir beaucoup de choses.

J’ai appris 1001 choses à vivre avec des gens, à voyager, à échanger, à partager. La liste serait tellement longue et magnifique, c’est sûr.

Je n’ai cependant, aujourd’hui, toujours pas découvert la clé de la porte de l’abondance pour moi. Karma coincé. Croyances inconscientes. Ma spirale d’ADN ne tourne pas dans le bon sens à ce sujet ! 😉

Je continue mon cheminement car j’ai la tête dure et je veux arriver à débloquer ce barrage pour créer encore plus !

Apprécier la vie telle qu’elle est

A travers tout ce que je viens de vous écrire, je ne me plains pas. Au contraire. Je me sens profondément privilégiée de vivre la vie que j’ai si je regarde toutes ces personnes à travers le monde, et même dans notre rue peut-être, qui vivent des moments de vie terribles !

Sauf que je n’ai pas à devoir vivre comme eux. J’ai le droit d’avoir autant que je désire et même plus, et de créer encore plus. Et en créant encore plus, je pourrai alors aider encore plus de monde qui ont besoin d’aide, comme des réfugiés, des gens dans le besoin, les orphelines du temple à Embilipitiya au Sri Lanka ou autres projets humanitaires. Sans argent, on ne peut pas aider financièrement et j’ai tellement de projets dans la tête que j’aimerais mettre en place pour aider. Aider est vraiment une passion pour moi. Ma mission de vie profonde depuis toute jeune est de faire en sorte que les gens soient heureux.

Ceci dit, pour le moment, voici ce qui me rendrait heureuse :

  • Un logis bien à moi avec mes affaires. Elles sont en entrepôt depuis trois ans et j’aimerais bien me retrouver avec. Le fait est que je repars le 12 septembre jusqu’en avril 2019 et je n’ai pas les moyens de payer un logis pendant mon absence.
  • Pouvoir animer tous mes ateliers et voyages avec bonheur, remplis de beaux participants avec qui partager tous ces beaux moments.
  • Un compte en banque toujours positif dans lequel l’argent circule avec fluidité, facilité et abondance.
  • Un compagnon de vie avec qui partager ces moments de bonheurs et en créer de nouveaux tout en se soutenant inconditionnellement en tout temps.
  • Éventuellement, de nouveaux projets ou contrats pour développer de nouvelles activités.
  • La santé !

Voilà… un article plus tristounet aujourd’hui mais quand même rempli d’espoir car je sais que les nuages ne font que passer et le soleil est derrière. (N’empêche que, si on a encore un été pourri au Québec cette année, je vais vraiment considérer le fait de vivre à l’année dans un autre pays plus chaud et ensoleillé !).

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* encabanné : en cabane, dans la maison, en québécois

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Le poids que nous portons de nos ancêtres

Quand j’étais jeune, ma mère (qui avait vécu en Afghanistan et était allée en Inde avec mon père avant ma naissance) m’avait parlé de karma et de réincarnation, un concept qui m’avait titillé l’esprit car je le trouvais intéressant. Alors que j’étais en voyage en Inde, en 1982, j’ai vraiment pu voir à quel point les Hindous (pratiquants) considèrent leurs actes en fonction de leur karma et de leur future réincarnation.

Quand je suis arrivée au Québec, il y a plus de trente ans, j’ai rencontré un Amérindien. Dans la discussion que nous avons eu ensemble, il me dit « Tu sais, dans le temps, quand un chef prenait une décision pour son clan, il savait que cette décision allait avoir de l’impact sur les 7 générations à venir« . Ce moment est toujours resté gravé dans ma mémoire.

Il y a quelques années, en discutant avec un homme-médecine amérindien, il m’a expliqué le principe de spirale des « générations« , des cycles de 7 ans et de 7×7 ans que nous vivons et « revivons » jusqu’à ce qu’on se libère de notre passé. Il me dit aussi que nous avions vécu trois générations ensemble, ce qui est beaucoup et rare. C’est vrai que le lien était fort entre nous. On se connaissait depuis des lunes.

En 2006, alors que j’animais mon blog Chemin de Vie, une dame m’a écrit en me parlant des constellations familiales. J’ai été emballée. Je n’ai pas pu faire la formation malheureusement, qui se donnait alors en Europe, mais ce concept qu’on porte des croyances et décisions de nos ancêtres me parlait beaucoup. On y parlait notamment de « loyautés générationnelles ». Cette dame a écrit des articles à ce sujet dans mon blog durant plusieurs années.

En 2015, j’ai rencontré des moines bouddhistes au Sri Lanka. La philosophie de Bouddha porte aussi sur le karma et la réincarnation, un peu différente des Hindous cependant. Les bouddhistes doivent, comme les Hindous, accumuler des « mérites » tout au long de leur vie pour s’assurer une belle prochaine vie. Ils (les pratiquants) sont donc très respectueux, généreux et gentils.

On peut lire de plus en plus d’articles, depuis quelques années, concernant notre chaine d’ADN, de ce qu’elle porte (de nos parents et ancêtres) et comment elle peut se transformer au fur et à mesure qu’on fait un cheminement personnel.

Dans notre société

Dans notre société, qu’on soit catholique ou protestant, par exemple, on apprend à être de bonnes personnes mais sans parler de karma, générations ou réincarnation. Pourtant, le concept de constellations familiales, de karma et de réincarnation émerge, dans ces mots ou d’autres, nous amène à considérer et travailler sur le fait qu’on porte souvent de lourdes croyances de nos ancêtres car on leur accorde encore beaucoup de « loyautés » inconscientes.

Ces croyances et liens avec le passé nous amènent à vivre des choses qui ne nous appartiennent pas, dont nous ne sommes souvent pas conscients et dont on ne sait pas comment se libérer.

Par exemple, dans ma lignée de femmes du côté de ma mère, les femmes n’étaient pas proches de leurs enfants – elles ne savaient pas comment être avec -, étaient dépressives et délaissées (éventuellement trompées) par leur mari. Ma mère est tombée en dépression à l’âge de 33 ans, sans jamais s’en sortir, et a été trompée par mon père puis son second mari.

Croyez-le ou pas, je suis tombée en dépression à l’âge de 18 ans et tous mes conjoints m’ont trompée. Je n’ai pas voulu avoir d’enfants. J’ai cassé la chaîne générationnelle.

Pour être enfin heureuse, je devais aussi me libérer de lourds fardeaux qui ne m’appartenaient pas pour enfin trouver un espace de paix. Un espace où je peux créer pleinement ma vie et être heureuse en étant MOI sans plus avoir d’influences négatives de vies passées et de mes ancêtres. Cela a pris des années de thérapie mais je suis infiniment plus heureuse aujourd’hui, libérée de tous ces poids. J’ai vraiment l’impression que c’est moi qui suis aux commandes de ma vie et de sa création telle que je la veux.

S’en libérer pour être enfin Soi et heureux

On ne sait jamais par quel bout, de quelle façon, avec qui ni quand on va débloquer un lien générationnel ou karmique. C’est par divers exercices et thérapeutes/techniques qu’on avance et qu’on y arrive.

La première étape que je propose dans mes ateliers est de poser notre arbre généalogique sur une grande feuille de papier. En y ajoutant des données précises, on voit alors nos croyances et loyautés émerger, parfois même nous sauter à la figure tellement c’est clair, créant alors quelques émotions et prises de conscience. C’est alors que des déconnexions et libérations de loyautés générationnelles et/ou karmiques peuvent prendre place grâce à des exercices.

Je vous souhaite d’identifier ce que vous portez qui ne vous appartient pas et de vous en libérer pour créer la vie de vos rêves de façon légère et heureuse.

Le stages que j’offre incluant ce travail sont, en France, Mon Nouveau Monde et La Grande Traversée. Au Québec, de petits ateliers à ce sujet sont offert aussi.

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

S’installer pour créer

Ile d’Orléans – Photo : Dominique Jeanneret

Mon retour au Québec

Comme vous le savez, je suis devenue nomade (SDF en fait, mais pas dans la rue) il y a trois ans. J’ai quitté mon appartement en mai 2015. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt et suis allée vivre près de Montréal. Mon but était de me réinstaller dans cette région en revenant de voyage au printemps 2016 car j’y ai plus de réseau social qu’à Québec. J’avais décidé que je passerais les trois prochains mois d’hiver (2015-2016) au chaud, sans savoir où.

A l’automne 2015, je suis allée en Europe faire une tournée d’ateliers avant d’aller au Sri Lanka en novembre pour accueillir un groupe de femmes pour dix jours. C’est là que j’ai rencontré un moine avec qui j’ai cheminé tout en me baladant dans le pays. J’avais mon pied-à-terre dans une famille (où j’ai créé le livre de recettes de cuisine du Sri Lanka) et sillonnais le pays pour visiter, faire une retraite de méditation, enseigner à des petits moines et découvrir tout simplement le pays.

Pour avoir le droit d’entrer au Sri Lanka, je devais avoir une preuve de sortie. J’avais donc pris un billet d’avion pour Chennai, en Inde, le 18 décembre 2015. Un rêve d’enfant d’aller visiter cette ville qui m’était mythique, qu’on appelait Madras et où de merveilleux tissus colorés sont fabriqués (j’adore les tissus et les couleurs !).

Décembre 2015, des pluies détruisent la région de Chennai et des maladies surgissent. Je décide de rester au Sri Lanka. Je vais alors renouveler mon visa qui n’est valable, quand on entre au pays, que pour un mois.

Je suis finalement restée trois mois au Sri Lanka. J’ai visité beaucoup d’endroits. J’ai rencontré des moines, visité des orphelinats, me suis fait des amis.

Petit à petit, durant ce séjour, et sans m’en rendre compte, un vieux rêve a commencé à prendre forme : j’avais longtemps voulu accompagner des groupes en voyage pour leur faire découvrir des pays.

En février 2017, j’ai accompagné deux belles dames pour un séjour de 17 jours et, en février 2018, j’ai guidé un groupe de huit belles dames. Ce rêve d’accompagner des gens pour leur faire partager mes découvertes d’un pays s’est réalisé !

Six mois au Québec

Au Québec, nous avons une sécurité sociale/assurance maladie gouvernementale que nous perdons si nous vivons plus de six mois à l’extérieur du pays. Je n’ai donc pas le choix que de passer six mois au Québec si je ne veux pas la perdre (on la retrouve quand même après trois mois à notre retour, si on la perd).

Mon idée, en me permettant de passer l’hiver au chaud en 2015, n’était pas de fuir l’hiver mais simplement de vivre autrement un temps et de me réinstaller près de Montréal en revenant au printemps 2016. Ce que j’ai fait mais en colocation, sans sortir mes affaires de l’entrepôt, car je savais que je repartais l’hiver suivant.

J’avais en effet décidé que je passerais les prochains six mois d’hiver (2016-2017) entre l’Europe, l’Inde et le Sri Lanka et je ne pouvais donc pas me réinstaller au Québec pour six mois, à moins de payer très cher un logis au mois, sans compter les dépenses de déménagement.

Idem les six mois 2017-2018 que j’ai passés entre l’Europe, l’Ile de La Réunion et le Sri Lanka.

Mon chez-moi

Je demande à l’univers de me montrer mon lieu de vie depuis un an, sans réponse.

Mars 2018, me voici de retour au Québec avec le profond désir de trouver une façon de me réinstaller, d’avoir un chez-moi, un lieu de vie dans mes affaires. J’en ai besoin. J’ai 55 ans et pas l’énergie de quand j’avais 35 ans. J’ai trouvé la tournée européenne 2017 difficile en termes de devoir bouger chaque semaine durant deux mois.

J’ai déjà des dates placées pour des stages en France et à la Réunion l’automne prochain ainsi que des clients pour mon prochain tour au Sri Lanka en janvier prochain. Je sais que je repars pour quelques mois de 2018 à 2019.

Comment louer un logis à l’année en sachant que je ne serai pas là durant l’hiver et que je n’ai pas les moyens de payer un loyer durant mon absence ? C’est toujours la même question à mon retour au pays et cela fait maintenant trois ans que mes affaires sont en entrepôt.

Avec deux autres amies nomades, nous tentons de trouver toutes les façons possibles de co-louer, louer, acheter… sans solutions, sans résultats.

Développer mes activités au Québec

En Europe, les gens me connaissent comme blogueuse et thérapeute. C’est la raison pour laquelle je vais animer des ateliers en Europe. Au Québec, les gens me connaissent comme organisatrice d’évènements pour des thérapeutes depuis une dizaine d’années et productrice d’un petit bulletin virtuel hebdomadaire d’évènements en développement personnel. Ils ne savent pas que j’accompagne des gens sur le chemin du bonheur depuis bien des années.

Quand j’ai commencé à animer des stages en Europe, en 2014, une petite voix me disait que je n’aurais pas d’ouverture au Québec. Il y a tellement d’intervenants dans ce coin du monde aujourd’hui, c’est fou ! Comment se frayer un chemin et créer une place au milieu de ces centaines de personnes qui coachent, aident, accompagnent, forment, etc…?!

J’ai quand même posé quelques dates au Québec en 2015 mais la réponse a été minuscule comparée à l’Europe et je n’ai plus mis d’énergie dans cette activité. Pourtant, ce que je propose dans mes ateliers est assez unique (travail en profondeur tout en douceur) mais juste pas connu. Comme je ne suis pas une femme d' »exposure », – je suis plutôt timide 😉 – je ne fais pas de vidéos et d’actions marketing-choc pour me faire connaître. Je ne suis donc pas connue au Québec en tant que thérapeute.

L’an dernier, j’ai quand même demandé à l’univers où je dois aller pour développer mes activités de thérapeute au Québec car je sais que des personnes ont besoin de ce que je partage. La réponse a été d’aller « en région », c’est-à-dire hors des grandes villes et surtout, loin de Montréal et des Laurentides où il y en a tellement. J’ai donc fait quelques approches pour trouver des organisatrices dans divers endroits du Québec mais sans résultats.

Des portes s’ouvrent

Je suis curieuse. J’aime découvrir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes. Je m’adapte facilement et j’aime les gens. En revenant au Québec cette année, j’ai senti que je veux, et ai vraiment besoin, de créer quelque chose de nouveau dans ma vie tout en restant alignée sur mes activités et l’envie de les partager avec des personnes qui ont envie de cheminer avec moi. Je ne savais juste pas où ni quoi exactement.

Depuis mon retour au Québec le 7 mars dernier, j’ai cherché un logis dans la région de Montréal et Laurentides, là où je suis proche des mes amis et activités (et où j’ai déjà habité), mais je n’ai rien trouvé, évidemment. Ce n’est pas « en région ».

Bhante Dhammika

Parallèlement, j’organise la venue de Bhante Dhammika, un moine du Sri Lanka qui viendra en juin prochain partager ses connaissances, en français, et animer divers activités.

Pensant que j’allais habiter dans les Laurentides – j’avais trouvé un logis qui, finalement, ne me parlait pas -, j’ai organisé des activités pour lui entre Montréal et St-Sauveur, notamment à Blainville et St-Sauveur chez Yoga Etc. En discutant avec France, la propriétaire, nous avons décidé que j’irais aussi y animer des mini-ateliers. Les portes s’ouvrent…

Découvrir une nouvelle région

La semaine passée, je suis allée en visite chez une amie qui a une maison à Drummondville, entre Montréal et Québec. Elle ne l’habite presque pas car elle est plutôt chez son amoureux. Elle m’a proposé de venir y vivre.

Nous sommes allées à la librairie ésotérique, tenue par une charmante dame avec qui nous avons discuté. La boutique, qui a vingt ans, est deux fois plus grande que la boutique de St-Sauveur, un village touristique où j’avais l’habitude d’aller régulièrement, où j’ai vécu il y a un vingtaine d’année et où j’ai habité dans le village voisin ces deux dernières années chez un ami en colocation. La durée de vie et la grandeur de la boutique de Drummondville, ainsi que l’accueil de la dame, m’ont déjà donné de bonnes informations.

En revenant à la maison, j’ai mis un message sur Facebook pour qu’on me parle de cette ville, des gens. Toutes les réponses ont été agréables et positives.

J’ai laissé décanter toutes les informations reçues lors de mon passage dans cette ville pour « voir » si c’est là que je dois aller vivre : elle est « en région » et il y a tout un potentiel de développement d’activités de développement personnel. Elle est entre Montréal et Québec, où j’ai des amis et activités. Mon amie, la propriétaire de la maison, connait plein de gens en ville avec qui elle me met déjà en contact. Une autre amie habite pas loin et m’a déjà invitée à sortir avec elle la semaine prochaine !

J’ai pris 48 heures pour « sentir » toutes ces informations et messages de la vie.

Tout est positif. Aucun point négatif ne vient me faire douter d’une potentielle installation heureuse à Drummondville. J’ai donc appelé mon amie hier et lui ai demandé quand je pouvais aller m’installer. Elle était super contente.

Le seul jour disponible pour elle est lundi… de Pâques. Comme je dois aller chercher des boites à l’entrepôt, je devais savoir s’il sera ouvert lundi de Pâques. Dernier signe à vérifier. Positif. L’entrepôt est ouvert.

Pâques est dimanche. J’emménage lundi de Pâques dans un nouvelle ville, une nouvelle région, de nouvelles personnes. Renouveau. Renaissance… et nouvelles belles aventures jusqu’à mon départ le 12 septembre prochain pour l’Europe, La Réunion, peut-être l’Inde (cure ayurvédique dans le Kerala) et le Sri Lanka avec un nouveau voyage de groupe ! Un autre bel hiver au chaud en vue 🙂

A très bientôt

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Que veut réellement dire MERCI ?

Depuis tout petit, on nous apprend à dire MERCI quand on nous fait/offre quelque chose. Qu’on aime ou pas le « cadeau », qu’on l’ait demandé ou pas, on doit dire MERCI.

Quand j’étais petite, je réfléchissais beaucoup à la raison et valeur des choses et situations. Cela occupait mes longs moments de solitude d’enfant HP et hypersensible. Par ailleurs, j’ai toujours été fascinée par les agissements des membres de notre humanité. Je questionnais et discutais facilement ses croyances, dogmes et actions.

– Tu veux ceci ?
– Oui…
– Tu me dis le « mot magique » pour l’avoir alors ?
– …. (sentez de la colère…) mmmmmmerci…..

En tant qu’enfant, et même encore aujourd’hui, je bouillonnais quand j’entendais les gens me faire ce genre de chantage.

Vers l’âge de 5 ans, je pense, j’ai commencé à ne plus dire MERCI juste « parce qu’il faut dire MERCI ». Je pense que j’avais décidé, comme cela m’arrivait parfois, de ne plus agir comme un robot qui fait ce qu’on lui dit mais que je commence à réfléchir et à agir par moi-même, provoquant quelques attitudes que certains auraient pu considérer comme « rebelles ». Je ne voulais pas être un mouton et certains dogmes éducationnels me semblaient inadéquats ou pas juste en rapport avec mes valeurs.

Je ne voulais donc pas suivre ces règles sans pour autant créer de chicanes. Je voulais qu’on me laisse réfléchir à ce qui serait le mieux pour moi, d’après moi et non d’après mes « éducateurs » qui n’avaient pas forcément les mêmes valeurs que moi. Déjà à 5 ans, un enfant a sa façon de penser et d’être.

Il me semblait tout d’abord que, si quelqu’un voulait me donner quelque chose, c’était SA décision. En lui disant MERCI, j’avais littéralement l’impression de lui redonner son cadeau. Je ne sentais pas que ce cadeau était vraiment pour moi puisque l’offrant attendait un cadeau en retour : une reconnaissance, de la gratitude. Son « cadeau » n’était somme toute pas gratuit.

Comme cela ne sonnait pas juste pour moi, j’ai décidé de faire une « expérience » : j’ai arrêté de dire MERCI quand on me donnait ou faisait quelque chose que je n’avais pas demandé. Certains auraient pu interpréter cette attitude comme « si tout m’était dû », ce qui n’était pas le cas du tout. Je me sentais tout simplement plus honnête et moins hypocrite.

Une de mes grand-mères m’a cependant dit un jour, d’un air sévère, quelque chose comme « Tu ne dis jamais merci. Ce serait bien que tu le fasses. C’est la politesse et le respect ! ».

Par politesse et respect, j’ai donc recommencé à sagement dire MERCI.

Par mon « expérience », j’avais cependant pu ressentir la différence entre dire MERCI par plaisir de recevoir et reconnaître la gentillesse de la personne qui offre, et dire MERCI par robotisation et devoir. Sacrée différence de feeling…

Bien plus tard…

Plus de 20 ans plus tard, alors que j’étudiais le Cours en Miracles en groupe tous les lundis soirs à Montréal, nous avons abordé le sujet du MERCI.

J’avais parfois cette impression d’hypocrisie quand je disais MERCI tandis que l’autre attendait que je le lui dise alors que moi, personnellement, ça ne me disait pas de lui dire. Je me sentais donc toujours un peu hypocrite dans ces situations mais je suivais ainsi les règles de politesse et de respect et ne créais donc pas de conflits.

Donc, l’animateur a conclu sa dissertation orale, ce soir-là, avec le fait que dire MERCI revenait à redonner ce qu’on venait de recevoir. Que, logiquement, on ne devait donc pas dire MERCI ! Wow, il venait de confirmer mon impression de quand j’étais toute petite !!!

Je me suis ensuite amusée à refaire quelques « expériences » pour voir à quel point les gens s’offusquent qu’on ne réponde pas à leurs demandes conscientes ou inconscientes de gratitude.

Avez-vous remarqué que les gens donnent majoritairement pour recevoir ? Consciemment ou inconsciemment, on attend toujours le MERCI. Pas si altruistes que ça, les humains !!! 😉

Donner pour donner, sans rien attendre en retour, est difficile et pourtant si magique et beau à vivre. J’adore donner à quelqu’un comme si je lançais de l’amour dans l’univers, à l’infini, et tant mieux si quelqu’un l’attrape au passage et que ça le/la rend heureux/se.

Après la remarque de ma grand-mère, j’avais accepté qu’on doit dire MERCI, tout simplement, quand quelqu’un nous donne quelque chose. C’est devenu un réflexe, bien évidemment, comme tout le monde dans notre société. Dire MERCI fait partie de nos conventions occidentales, du respect, de la politesse et d’une bonne éducation.

La gratitude au Sri Lanka

Là où j’ai été bluffée, c’est quand j’ai vécu quelques mois au Sri Lanka. Pas de formules de politesse genre « Bonjour, comment vas-tu ? Tu vas bien, et tes enfants, et ton mari, etc…? et blablabla…. ». Les Srilankais ne s’enfargent pas dans les fleurs du tapis et vont droit au but en toute simplicité. Combien de fois j’ai été surprise de décrocher le téléphone et d’entendre mon amie au bout du fil, sans même me dire bonjour, démarrer la conversation comme si on continuait celle qu’on avait laissée quand on s’était parlées la dernière fois. Pas évident, quand on ne s’y attend pas, de prendre une conversation au vol sans introduction !

Avec mon éducation polie, je dis « Bonjour, comment vas-tu, etc… » mais cela ennuie les Srilankais et je le sens à chaque fois. Ils ont appris à le faire avec les occidentaux mais ce n’est pas dans leur culture et on sent leur maladresse à le faire pour nous faire plaisir.

Le plus bluffant, c’est l’absence quasi totale de MERCI entre eux (mais pas de gratitude !). Là encore, les Srilankais apprennent à dire THANK YOU à l’école au cours d’anglais, parfois à la maison quand ils côtoient des touristes, mais ce n’est pas dans leur culture. Ils ont un mot pour dire merci, istutiyi, mais on l’entend rarement. Ils se reconnaissent et se remercient d’une autre façon.

Avec eux, on a l’impression que la vie et les relations ne s’arrêtent pas. On se parle, on donne et on reçoit et la roue de la vie tourne. C’est comme s’il n’y a pas de fermeture/ouverture dans les relations, les discussions, comme si elles restent toujours ouvertes.

C’est un sentiment assez spécial de ne pas entendre de mots de gratitude au Sri Lanka. La gratitude se passe dans les gestes. On se le montre, on se donne, on échange, on partage, on se regarde dans les yeux quand on donne/reçoit et tout passe là. Surtout, on n’attend pas de remerciement quand on donne et ça fait tellement de bien de vivre ça.

Par ailleurs, et cela explique peut-être ceci, comme le principe de base du Bouddhisme est de faire le bien en tout temps pour gagner des bons points pour son prochain karma, tout le monde* fait en sorte de faire du bien. Quand on leur dit THANK YOU, ils sont tout émus et touchés, comme si on leur renvoyait leur cadeau comme un autre cadeau. Le hic, c’est que, comme ils viennent de faire un cadeau qui leur donne un bon point pour leur prochain karma, le leur renvoyer leur enlève ce bon point.

Un bel exemple qui montre l’importance de bien comprendre une culture différente de la nôtre avant de juger et d’agir.

Le MERCI du coeur

J’observe toujours en moi ce qui se passe quand je dis MERCI ou qu’on me le dit. J’ai besoin que ça résonne juste en moi quand je le dis pour me sentir authentique.

Le dire ou pas ? Politesse, respect, devoir, plaisir, véritable gratitude ? Je suis arrivée un jour à un point de « réconciliation » avec ce mot.

J’ai fait une petite expérience autour du Jour de l’An, là où tout le monde s’offre des bons voeux. On reçoit « Bonne et heureuse Année ! » (je résume) et on répond spontanément « Toi aussi ! ». On oublie parfois de dire MERCI et on renvoie alors le cadeau à l’expéditeur sans le recevoir, sans se l’approprier.

J’ai alors délibérément fait attention de toujours répondre « MERCI ! A toi aussi ! ». Ça fait toute une différence dans le coeur.

En disant MERCI avec mon coeur et avec sincérité, je me permets de RECEVOIR le cadeau dans mon coeur, je me l’approprie et cela fait chaud au coeur. Je ME fais le cadeau qu’on m’offre.

Réciproquement, mon MERCI fait chaud au coeur de la personne qui m’a donné. Même si c’était peut-être dans les attentes, peu importe. Ce côté-là de la relation lui appartient. Ce qui compte, c’est que, en lui témoignant ma gratitude, j’ai agi avec mon coeur, dans le respect et la politesse mais, surtout, avec intégrité et authenticité. La roue de la vie tourne dans la paix et l’amour.

Pour que la roue de la gratitude tourne

Avez-vous remarqué que, quand on dit MERCI de tout notre coeur, sincèrement et profondément, quand on témoigne notre gratitude avec intégrité et authenticité, la vie nous apporte ensuite d’autres cadeaux ?

On ne peut pas donner sans avoir reçu. On ne peut pas aimer sans avoir reçu de l’amour, sans s’être senti aimé/e.

C’est ainsi qu’en accueillant la gratitude, en se laissant toucher par les cadeaux des MERCI qu’on donne autant que par ceux qu’on reçoit, en se permettant de les recevoir et de les intégrer avec amour pour soi, on peut ensuite faire en sorte que la roue de la gratitude et de l’amour tourne, laissant ainsi circuler de beaux cadeaux dans toute l’humanité.

Dorénavant, je vous invite à observer comment vous dites MERCI…

De tout coeur

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Dominique Jeanneret

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* je parle ici des bouddhistes car je ne connais pas assez les autres religions du Sri Lanka pour en parler.

Retour au clan, retour à Soi

Vue de St-Pierre (bord de mer) depuis La Plaine des Cafres (1600 m. d’altitude)

Je suis à La Réunion depuis un mois (photos à la fin de l’article). J’y découvre chaque jour, notamment, la gentillesse des gens et une grande tolérance interraciale à voir le nombre de métissages entre les blancs, les noirs et les jaunes. C’est juste magnifique de voir ces personnes aux origines si lointaines toutes réunies sur cette île. D’où son nom, d’ailleurs, La Réunion. Indiens, européens, malgaches, africains et chinois s’y mélangent et s’y métissent depuis plusieurs siècles.

En résumé, on peut dire que l’île a été colonisée par les Français qui y ont importé des esclaves et des travailleurs d’Afrique et de Madagascar ainsi que de l’Inde et du nord du Sri Lanka, les Tamouls (hindous). La Réunion a aussi accueilli les Chinois qui s’y sont installés avec leurs petits commerces où on trouve de tout, les « boutik chinois » malheureusement de plus en plus largement détrônés par les géants commerciaux de la « métropole », la France.

Il n’est pas rare de voir, parmi les membres d’une même famille, des cheveux lisses, bouclés ou crépus, entre châtains et noirs, entourant des visages européens ou africains avec des yeux chinois, et des peaux de plusieurs couleurs.

L’unique cause de la souffrance

Depuis l’âge de cinq ans, au remariage de ma mère, je me suis sentie exclue de la famille, ayant alors imprimé dans mon inconscient que je n’en faisais plus partie, que je n’y avais plus ma place. De même, à l’école, j’étais toujours toute seule. J’avais de grandes difficultés à créer des liens avec les autres enfants.

Au fil des ans, j’ai compris que je devais éviter tout lien d’attachement avec qui que ce soit pour éviter de souffrir. Je ne m’attachais plus à personne. Les rares fois où mon coeur a dépassé ma raison et où j’ai osé m’attacher, l’élastique du lien m’a sauté à la figure et a déchiré mon coeur. A chaque fois, je me disais « Je ne veux plus jamais laisser mon coeur souffrir ainsi. Ça fait trop mal ».

Pour remédier à cette « tare », je me suis mise à consulter des thérapeutes dès ma jeune vingtaine, après être tombée en dépression à l’âge de 18 ans puis avoir été trompée et laissée par mon premier amoureux, l’amour de ma vie, alors que j’avais 22 ans. Quatre ans plus tard, j’immigrais au Québec où je vis toujours.

Je voulais comprendre pourquoi je me faisais vivre ces souffrances si profondes. Le premier livre qui est alors arrivé dans ma vie a été « Ces femmes qui aiment trop« . J’ai vite compris ma dépendance affective due à mon manque d’amour, de lien avec mes parents et mes proches. J’ai alors travaillé durant des années sur cet enjeu profond qui m’empêchait d’être heureuse en relations, même amicales, puisque je n’osais plus m’attacher à personne.

Bouddha a dit :
« La seule cause de la souffrance est l’attachement« .

C’est vrai si on regarde toutes les raisons pour lesquelles on souffre.

Faire partie d’une famille d’âmes

De même, je n’ai plus jamais senti que je pouvais faire partie intégrante, acceptée et appréciée, d’un groupe que ce soit amical, travail, famille, etc… Au fond de moi, je me sentais bannie et seule et je ne comprenais pas pourquoi. J’avais vu, en régressions dans les vies passées, plusieurs vies où j’ai été bannie et les raisons de ce bannissement. Cela me permettait de comprendre mais pas de déconnecter/guérir les causes.

Au fond de moi aussi, une colère sourdait depuis toute jeune sans savoir comment m’en débarrasser, créant, du coup, des relations difficiles avec quasi tout le monde puisque cette colère faisait énergétiquement partie intégrante de la plupart de mes propos. Même si je n’étais absolument pas fâchée, l’énergie contenue dans mes expressions amenait souvent mes interlocuteurs à se sentir agressés voire blessés. Je ne savais plus comment leur parler.

Je me suis alors tue longtemps et j’ai fait du cheminement thérapeutique. J’ai beaucoup souffert, toute ma vie durant, de cette situation qui s’est finalement déconnectée l’été passé, un peu comme par miracle sans que je comprenne exactement ce qui se passe. Un jour, j’ai senti que ma colère avait complètement disparu. Depuis, ma vie est tellement plus douce…

Certains diraient ici que j’avais un karma à payer. Je sais aujourd’hui que j’ai terminé de le payer. Je vois chaque jour de ma vie se créer maintenant avec plus de bonheur et de paix. J’apprivoise cette douceur de vivre et toutes les belles personnes qui en font partie de près et de loin avec une infinie gratitude.

Retour au clan

L’histoire de ce cheminement est longue mais, en résumé, en mars dernier, j’ai été invitée à faire partie d’un groupe de belles femmes de coeur et de conscience. Le miroir du vécu de chacune nous a toutes permises de guérir de gros enjeux et c’est grâce à elles que ma colère s’est finalement complètement déconnectée, laissant alors place enfin à une vie plus douce et des liens relationnels beaucoup plus agréables. J’ai aussi beaucoup appris avec elles à refaire confiance à des femmes, à un groupe, au soutien possible, au fait que je n’étais plus un électron libre dans l’univers mais que je pouvais faire partie d’un groupe avec confiance.

En juillet dernier, lors d’un « gathering » amérindien (un week-end de groupe où on a reçu des enseignements), la « grand-mère » amérindienne qui enseignait m’a adoptée dans sa tribu. J’ai beaucoup pleuré quand j’ai senti son accueil si chaleureux dans sa « famille ». Après plusieurs vies de bannissement, j’ai réintégré le clan.

Les mois qui ont suivi ont confirmé encore plus les belles guérisons que j’ai faites concernant les liens humains et relationnels, ma capacité à en avoir de vrais, profonds et durables, de plus en plus, et sans souffrance. Gratitude infinie pour tout le chemin parcouru. J’ose m’attacher – mais pas être dépendante ! – à nouveau à des gens que j’aime, sans danger d’être rejetée ou trompée. Faire confiance en ces liens me remplit le coeur d’amour et de paix.

Changement de cap

Alors que j’avais préparé mon hiver entre l’Inde et le Sri Lanka (tous les billets d’avion étaient déjà achetés), je me suis levée un matin de l’automne dernier avec le feeling que je ne devais pas y aller. C’était un séjour en solitaire dans des endroits connus et je n’en avais pas envie.

Mon coeur était plutôt attiré à découvrir une autre partie du monde, notamment La Réunion où j’avais fait une belle rencontre amicale via Internet. Quand j’ai parlé, ce matin-là, à cette amie du fait que je ne sentais plus d’aller en Inde, elle m’a juste dit « Ben viens ici !!! ».

Le temps de faire une recherche de billet d’avion, j’en ai trouvé un beaucoup moins cher que normal. Un autre signe que ma prochaine destination après l’Europe ne serait pas l’Inde mais La Réunion que je ne connaissais pas encore.

Arrivée sur l’île, le 22 novembre 2017, mon amie m’attendait avec bouteilles d’eau et climatisation dans l’auto. Il faisait plus de 30oC. De l’aéroport à la Plaine des Cafres, où elle habite, on passe de 0 à 1400 mètres d’altitude et environ 10-12oC de moins. On est bien ici !

Sur le chemin entre l’aéroport et la maison, j’ai découvert une nature magnifique et des décors presque connus : la flore, la façon dont les routes, les chemins et les maisons sont construits ainsi que les petits magasins et restaurants installés le long des routes en lacets m’ont ramenée… au Sri Lanka ! Les seules choses qui ne sont pas au Sri Lanka sont les géants magasins qui abîment le décor enchanteur de cette île de l’océan indien.

Anecdote

Traduction : La Dodo, elle est à nous

La bière réunionnaise s’appelle la Dodo. Comme l’oiseau, le Dodo. C’est aussi mon surnom en Europe.

Le fait de « me » retrouver sur les murs des bars et des épiceries de quartier me fait chaud au coeur chaque fois. Une bizarre impression d’appartenance, surtout quand le panneau dit « La Dodo, lé a Nou »… 😉

Joyeux Noël en famille

Après une réunion dans la famille de mon amie après mon arrivée, j’ai été invitée à participer à la fête de Noël de deux familles réunies, celle de mon amie et celle de la belle-famille de son neveu. Des gens charmants, aimants et très accueillants.

J’ai hésité à y participer. Noël est à la fois une fête que j’aime mais elle est aussi remplie des souvenirs d’enfance de chaque veillée que maman préparait avec soin et amour qui se terminait invariablement par des engueulades et des coups du beau-père sur maman.

Arrivée au Québec en 1986, sans famille, j’ai accepté deux ou trois fois l’invitation d’amis qui ne voulaient pas me laisser seule à cette fête. J’ai terminé chaque fois dans un coin du salon à observer tous les membres de la famille se faire des cadeaux et des bisous. Je me sentais bien plus seule ainsi que seule chez moi. Je me suis jurée que je n’y retournerais plus. J’ai même apprécié être en Inde ou au Sri Lanka, ces derniers hivers, car les hindous et les bouddhistes ne fêtent pas Noël.

Cette année, j’ai finalement accepté l’invitation de cette famille si gentille. Je me suis dis que cela faisait longtemps que je n’avais pas fêté avec du monde, que je ne serais pas seule, que je serais avec mon amie, etc. Nous avons mangé et le Père Noël est ensuite arrivé chargé de dizaines de cadeaux. On m’avait dit que c’était juste pour les enfants. En fait, il y avait des cadeaux pour tout le monde. Plein de cadeaux. Tout le monde s’est regroupé avec effervescence et rires autour du Père Noël. Une personne a commencé à nommer les noms écrits sur les étiquettes des paquets et la distribution a commencé.

Au bout de quelques minutes, je suis allée au salon, seule, pour respirer profondément afin d’éviter de tomber dans la victimite, cette souffrance bien connue de ce moment où la solitude vous saute à la figure. Je savais qu’il n’y aurait pas de cadeau pour moi et je n’arrivais pas à prendre part au bonheur de ceux qui en recevraient. C’était plus fort que moi. Je ne fais pas partie de cette famille et c’était normal qu’il n’y en ait pas pour moi.

Un homme jouait au piano à côté de moi. Nous étions deux à nous réfugier là. Les douces notes de musique ont allégé ma peine.

J’avais dû m’endormir un peu quand j’ai eu l’impression que quelqu’un appelait mon nom pour me donner un cadeau. Comme je n’allais pas le chercher, j’ai entendu la voix dire à l’amie qui m’avait invitée de me prendre le cadeau pour me le donner plus tard. Puis plus rien. Je suis retournée à mes songes quand j’ai senti un doigt me tapoter le genou. J’ai ouvert les yeux. Sasha était devant moi, petit bonhomme de cinq ans, qui m’a regardée dans les yeux et m’a dit « Il y a un cadeau pour toi. Ils ont appelé ton nom ». J’ai dit merci avec un sourire pour le petit bonhomme. J’étais très surprise. Sasha est parti et j’ai refermé les yeux. Je n’allais pas aller quémander un cadeau. Des fois que tout ça n’était qu’un rêve. S’il y en avait vraiment un pour moi, quelqu’un me le donnerait un moment donné…

Même si ça n’a été qu’en rêve, ils avaient pensé à moi. Je n’avais pas été laissée de côté.

Aujourd’hui, je me sens réunifiée. À moi, d’abord, et aux autres, à toutes les belles personnes qui m’entourent. J’ai une gratitude infinie pour tout le chemin parcouru toutes ces années, pour les guérisons et les cadeaux.

J’ai la profonde conviction aujourd’hui, et de plus en plus, que ma vie sera dorénavant des plus agréables et heureuses et que tout ira bien.

Je vous en souhaite autant et même mieux !

Joyeuses fêtes !

De tout coeur

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Dominique

© Dominique Jeanneret, toute reproduction de ce texte, en tout ou partie, permise à condition de ne rien y changer et d’ajouter ma signature ainsi que ces lignes et un lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci pour votre collaboration.

Marché couvert au Tampon
Tracteur tirant un chargement de cannes à sucre. Menu de restaurant. Autoroute le long de la mer. Bord de mer, danger : requins…
Vue de St-Pierre depuis la Plaine des Cafres. Cultures de tomates et salade à côté de la maison. Les cultures sont toutes dans des pentes
Marché de St-Paul
Bord de mer, falaises en basalte, la pierre formée de lave du volcan

Petit tour à Montpellier et nouvelles de La Réunion

Plage de Palavas près de Montpellier, 16 octobre 2017

Accueillir les signes de la vie et les suivre avec confiance pour réaliser ses rêves…

Je reçois de plus en plus de signes et messages clairs, le matin en me levant ou peu après, qui me montrent le chemin pour le parcourir plus facilement, simplement, légèrement et joyeusement.

Hier, le message était de venir à Montpellier aujourd’hui alors que, la veille, j’avais passé pas mal de temps à organiser un voyagement de Toulon à Salon-de-Provence et rien ne marchait. J’ai lâché prise et demandé en Haut de me montrer où aller.

Réponse reçue au réveil le lendemain matin de la demande, comme d’habitude. Montpellier.

Quand je reçois des messages, je ne prends rien pour du cash. Je valide pour voir si c’est bien ça que j’ai à faire. Si ça coule, fluide, facile et rapide, c’est que c’est bien le chemin à prendre. Si c’est forçant et pas fluide, ce n’est pas le chemin.

En l’occurrence, contrairement à la veille, toute l’organisation pour aller à Montpellier (puis Salon demain), s’est placée en 20 minutes ! « Si c’est pas un signe, ça ! » dirait mon ami 😉 .

C’est vrai que ça me manquait un peu de ne pas aller à Montpellier car c’est une ville que j’aime beaucoup et j’y ai un ami que je visite chaque automne dans ma tournée. Il semble donc que je devais y aller, même pour 24 heures, et ce furent de belles retrouvailles. Nous en avons profité pour aller passer un peu de temps au bord de la mer, nous raconter nos dernières aventures et placer un stage en co-animation en mars 2018. Détails à venir.

Un autre beau cadeau inattendu

Il était 7h (9h là-bas) ce matin quand l’organisatrice de l’île de la Réunion m’a contactée. Il était déjà entendu depuis quelques temps que je vais aller y animer des activités en octobre 2018. Je l’avais avertie de mon arrivée le 23 novembre prochain et lui avais demandé si elle avait envie d’organiser peut-être quelques activités lors de ce premier séjour.

Ce matin, elle m’a confirmé son désir d’organiser des stages en décembre prochain. Tant qu’à y aller en vacances, pourquoi effectivement ne pas allier voyages-vacances avec un peu de travail, histoire d’apprivoiser ce beau coin du monde et ses habitants ?!

En deux heures, tout était organisé ! J’ai halluciné ! Quels cadeaux ! Je me sentais comme une petite fille toute énervée !!! Que de joie dans mon cœur quand je peux allier voyages, vacances et travail !

J’ai alors lancé l’annonce sur Facebook. A la fin de la journée, la page présentant les activités avait été partagée 48 fois sur ce réseau social et j’avais déjà trois invitations à des rencontres à La Réunion. J’ai halluciné encore une fois…

Je sens vraiment un appel vers ce bout du monde, c’est inexplicable, viscéral, un papillon dans le ventre quand j’y pense. Je saurai pourquoi cette île me fait cet effet une fois là-bas. Des cadeaux m’attendent. Je me réjouis beaucoup et ça ne m’était pas arrivé de me réjouir autant depuis un bon bout de temps…

Alors, si vous êtes à à l’Ile de la Réunion ou à l’Ile Maurice, ou si vous connaissez du monde dans ces iles, voici le programme (pas tout à fait complet, d’autres activités à venir bientôt).

D’ici là, il reste encore des places pour mes stages en France et Belgique. Tous les détails à ce lien.

Les vidéos

A part ça, je pense chaque jour à vous faire des vidéos. J’ai des idées mais je procrastine tout le temps. Je suis vraiment timide et pas à l’aise devant la caméra. J’aime tellement mieux les mots sur la page blanche… Je vais tenter de vous en faire d’autres bientôt. Si vous avez envie que je parle de quelque chose en particulier, juste me le mettre en commentaire ci-bas.

Merci de mettre tous vos commentaires ci-bas et non dans Facebook ou ailleurs, qu’ils restent avec l’article.

De tout coeur

Dominique Jeanneret

 

 

Vivre en société tout en restant Soi

Je ne fonctionne pas comme tout le monde. Je me suis toujours sentie différente.

Depuis l’âge de 5 ans, je me suis toujours tenue à l’écart pour éviter les coups, n’importe lesquels. Les mots, les mains, les pieds. Je me suis tue la moitié de ma vie jusqu’à ce que je décide de reprendre vie. De réapparaître. D’oser être. Il y a à peine quelques années. De l’âge de 5 ans à 50 ans, je me suis cachée derrière un patron, un client, un dossier, un ordinateur et j’ai vécu une vie de deuxième, derrière…

Pas facile d’avoir été la paria mal aimée de celui qui aurait dû faire office de père. Il n’était pas beau, celui qu’on appelait le beau-père. Il était manipulateur, contrôlant, violent, tyrannique. Il tapait ma mère avec les mots, avec les mains et les pieds. Ma mère, dépressive, tapait sur nous, souvent à fleur de peau et peu de patience. Pourtant, avant, nous étions heureuses les deux.

Je n’osais pas m’exprimer. Pas crier à l’injustice, à la paix, à ma place. Je frôlais les murs quand « il » était là. Je vivais dans ma chambre, mon refuge, dès mon retour de l’école après, souvent, en plus, avoir été brutalisée par deux voisins qui me prenaient pour le bouc émissaire sur le chemin des classes au primaire. Je vivais à l’école ce que ma mère vivait à la maison avec son mari. On attire ce qu’on connaît.

Je ne savais pas me défendre. Je ne savais pas prendre ma place puisqu’on m’avait fait comprendre que j’étais de trop. « On » étant le beau-père. Je me sentais profondément seule et me demandais ce que j’étais venue faire dans ce monde.

Oser m’exprimer

Lionne rugissante, j’avais appris à refouler mon amertume, ma colère et ma haine par en-dedans car je savais que, le jour où je m’exprimerais, je ne serais pas accueillie. Je l’avais déjà expérimenté plusieurs fois.

Pour y arriver, pour qu’on considère un tout petit peu que j’existais et que j’avais un avis, même si j’étais une enfant, j’explosais. Le couvercle de ma marmite sautait malgré moi. Je criais en pleurant pour me faire entendre. C’était la nouvelle façon de faire que j’avais apprise spontanément après que ma mère ait épousé cet homme. Avant, j’avais vécu mes cinq premières années somme toute dans la douceur et la joie même si maman était parfois impatiente. J’étais plutôt « vivante » comme enfant 😉

Dans cette nouvelle vie avec le beau-père, l’expérience m’avait montré que je ne pouvais pas parler calmement pour nommer mes choses puisque tout le monde s’engueulait à la maison. Pour se faire entendre, il fallait lever le ton. Alors je faisais comme eux.

Une claque et un « Va dans ta chambre tout de suite ! Ce n’est pas comme ça que tu nous parles ! » avaient retenti chaque fois que j’avais explosé. Penaude, la rage au coeur, les larmes roulant sur mes joues, j’étais allée me réfugier dans ma chambre.

Croyances perpétuées

Personne pour me consoler. Personne pour m’expliquer ce que j’avais fait de mal. Personne pour m’encourager à devenir une enfant solide et confiante en soi et en la vie.

J’avais imprimé dans mon mode d’emploi de la vie que je n’osais pas exister, que devais juste avoir honte de ce que je venais de faire, me tenir à carreau et me taire. J’ai fini par croire que j’étais un monstre sans savoir comment être autrement. Impasse, moi qui croyait en l’Amour, en la Paix et la Joie, dans les relations agréables…

Toute ma vie durant, et particulièrement jusque dans la vingtaine, je ne savais pas parler gentiment, doucement, même si je sentais toute la douceur en moi que je voulais vivre. Je suis devenue transparente. J’ai opté pour rester dans mon trou de souris tant que je ne saurais pas comment être gentille et accueillie avec gentillesse par les gens.

Immigrer c’est s’adapter tout en restant soi-même

Arrivée au Québec à l’âge de 24 ans, la mentalité étant différente des européens, les québécois m’ont vite fait fermer le clapet encore plus, incapables d’accepter mon attitude : on m’accusait d’arrogance, d’agressivité, « comme ces Français qui s’engueulent tout le temps au lieu de se parler ! », etc.

En Europe, on est clairs et directs. Une fois le sujet terminé, on passe à autre chose sans aucune rancune ni crotte sur le coeur. Au Québec, c’est différent. On doit ajouter gants blancs et marcher sur des oeufs et on laisse souvent trainer des crottes. Les Québécois sont plus susceptibles. Ils sont  différents et on doit s’adapter.

Je voulais juste être gentille « comme tout le monde » mais je n’y arrivais pas. Je ne savais pas comment être pour « devenir québécoise » et me faire accepter. Alors je me suis tue et je suis restée dans mon trou.

L’écriture est devenu mon medium d’expression. Au moins, à travers mes mots, je ne transmettais pas mon « agressivité » et mon « arrogance ». Quoique, même là…

25 ans plus tard, à force de faire des thérapies et du chemin sur moi, j’ai fini par me dire que j’étais devenue quand même pas si mal et que j’avais droit à ma place comme tout le monde. J’ai recommencé à oser m’exprimer. Maladroitement, un peu « raide » encore parfois mais sans aucune méchanceté jamais.

Il restait cependant encore une colère profonde (et peut-être même cette haine que j’avais contre mon beau-père) qui ressortait dans le ton de mes propos parfois et qui m’attristait car je m’entendais parler sans savoir comment faire autrement. Ça va mieux mais c’est encore en voie de guérison…

De la solitude au retour au clan

Depuis trois ans, j’ai commencé à voyager, à rencontrer du monde et vivre quotidiennement avec des gens qui m’hébergent ou avec qui je suis « coloc » alors que je vivais seule depuis tant d’années. J’étais sûre auparavant – j’avais imprimé cette croyance bien claire depuis toutes jeune –  que j’étais incapable de vivre avec du monde, que j’étais invivable. En fait, je ne supportais pas qu’on veuille me dire quoi et comment faire et j’avais, surtout, besoin de mon espace et de ma liberté d’être après avoir été enfermée dans ma chambre durant tant d’années de jeunesse.

À travers mes voyages et mes rencontres, je me suis cependant rendue compte à quel point je suis parfaitement vivable et même agréable. A tel point qu’aujourd’hui, je n’ai plus envie d’habiter seule. Après près de 30 ans à vivre seule (ça ne veut pas dire célibataire), je rattrape le temps perdu et apprécie chaque instant quand je partage un logis avec quelqu’un. J’apprécie ma solitude mais une présence amicale dans la maison est un cadeau précieux pour moi aujourd’hui.

Retour au clan

En mars dernier, à mon retour au Québec, j’ai reçu une belle invitation pour faire partie d’un cercle de femmes. Je l’avais demandé à l’univers. Je voulais, au départ, créer un groupe de femmes pour partager ensemble un cheminement de vie quand cette offre m’a été proposée. Ce cercle avait ce même objectif et bien plus. J’ai accepté avec joie. Je savais que c’était un grand engagement envers moi mais aussi envers le groupe.

Suite à diverses expériences désagréables depuis toute jeune, j’avais toujours évité de faire partie de groupes parce que les chicanes finissaient toujours par se produire, les jalousies, etc., et ça ne me tentait pas de revivre de tels moments. Je me suis cependant dit que, avec ce cercle de belles femmes de coeur et de conscience, on allait pouvoir se parler advenant des frottements qui seraient sûrement inévitables. Nous sommes humaines.

J’ai, dès lors, fait de grands pas, pour ne pas dire de grands bonds, vers toutes sortes de choses en moi, certaines auxquelles je ne m’attendais pas du tout. Un cheminement magnifique pour me retrouver, apprendre à m’exprimer, à m’affirmer, à ne plus toujours être en deuxième place mais oser prendre la place de première, oser recevoir, « faire partie » d’un groupe, oser sentir et apprécier l’appartenance (très nouveau pour moi qui n’ai jamais senti que j’avais une famille), se soutenir les unes les autres, s’encourager, ne pas se juger, etc.

Et puis, un jour, alors que j’étais fatiguée, j’ai osé exprimer quelque chose de façon plus directe que d’habitude en rapport avec le fonctionnement du groupe. Expression à « l’européenne ». Oupsss….

La moité des femmes du cercle l’ont accueilli tandis que l’autre a explosé et j’ai reçu une « volée de bois vert », comme on dit au Québec. L’ampleur de la décharge m’a semblé totalement exagérée mais je l’ai accueillie. Ce que j’avais dit avait touché quelques-unes exactement là où elles étaient plus fragiles. Malgré moi et sans aucune intention négative, je les avais déclenchées dans leur blessure. J’en étais désolée mais c’était trop tard. Le « mal » était fait.

Je me suis sentie redevenir le « monstre », comme quand j’étais petite et je suis partie me réfugier dans ma chambre, dans mon trou de souris. J’ai cependant empêché la honte et la culpabilité me taper sur la tête car je savais que je revivais une scène de vie connue qui n’avait plus lieu d’être.

Un mal pour un bien

Pour moi, ce « mal » est en fait toujours un bien car chaque chose qu’on reçoit qui nous touche et nous déstabilise est en fait l’occasion de guérir une blessure que nous portons. Dans la situation, je me disais donc que chacune prendrait ses responsabilités et irait voir ce que ça lui faisait vivre, moi y compris bien sûr.

Elles l’ont toutes fait avec courage et authenticité mais, avant, certaines se sont quand même défoulées sur moi de façon très agressive, écrasante et humiliante. J’étais pourtant ouverte à toutes les accueillir pour en parler. Aucune n’est venue.

Je me suis retirée. Me faire engueuler là où j’avais osé m’exprimer, me faire sommer de me taire et m’humilier résonnaient comme du connu en moi et j’avais besoin d’aller voir pourquoi je me faisais revivre cette situation.

Prouver les croyances inconscientes

Heureusement, le cercle est une petite pointe parmi tous mes amis, connaissances, clients et lecteurs qui eux, sans le savoir, m’apportent chaque jour de petits bonheurs, comme ce email que je viens justement de recevoir d’une lectrice d’un blog :

« Je vous lis tous les jours.
Vous Êtes un soleil dans mes journées.
Francine« .

Cela fait des années que je ne vis plus de situations négatives dans ma vie mais je devais en revivre une pour prouver à mon inconscient qui croit encore des choses incongrues (autrefois vraies mais plus aujourd’hui), en l’occurrence que faire partie d’un groupe, d’une famille veut dire vivre des chicanes, me faire rejeter, écraser et humilier.

Le bon chemin

Un moment donné, à travers la tourmente, j’avais l’impression d’être sur un fil entre cette partie du cercle de femmes qui avaient ré-agi fortement à mes mots (et mon passé avec mon beau-père où je recevais des claques et où on m’envoyait dans ma chambre en me disant de me taire quand j’osais m’exprimer), et ma vie remplie de belles personnes et de beaux moments où je m’épanouis chaque jour de plus en plus dans la simplicité, la douceur, la joie et l’amour.

Je me suis vue sur ce fil et j’ai alors réalisé que je suis maintenant du bon côté du fil. Que ces personnes m’en ont voulu car elles n’avaient pas encore regardé leurs blessures et avaient préféré mettre la faute de leurs souffrances sur mon attitude. De déclencheur, j’avais passé à souffre-douleur, un autre rôle que je connaissais bien.

Être Soi, accueillir et rester Soi

J’avais été le déclencheur d’une « bombe » m’a-t-on dit. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et je l’assume entièrement. Quand j’étais petite et que j’ai commencé à vivre de telles situations, je ne comprenais tellement pas ce que j’avais dit ou fait comme étant mal que j’avais l’impression que le ciel me tombait sur la tête sans ne rien comprendre…. jusqu’à ce qu’on me l’explique. L’enfant doit recevoir des explications pour comprendre la vie.

Quand j’étais jeune et que je déclenchais ces situations, plus tard, j’avais appris à faire en sorte que les retours me coulent sur la tête comme sur le dos d’un canard en me coupant de mes émotions. Comme je ne savais pas comment être autrement, et que je trouvais que je ne méritais pas tous ces coups en retour, je n’avais pas trouvé d’autre issue que me blinder émotionnellement. Ce blindage est devenu, pas la suite, une prison de laquelle j’ai émergé avec grand peine il y a quelques années mais il m’est encore facile d’y retourner et je dois faire attention car je me coupe alors de mon ressenti et des relations.

Aujourd’hui, je vois à quel point le chemin parcouru et tous mes efforts pour devenir une « bonne personne » m’a permise de ne pas retomber dans l’état dépressif que j’ai vécu entre 18 et 52 ans quand j’ai reçu cette « volée de bois vert » de la part des femmes du cercle. J’aurais pu. La décharge en retour a été violente pour moi. C’est là que j’ai vu toute la résilience et la solidité que j’ai acquises avec les années et j’en suis très heureuse. Je ne me laisse plus écraser. J’ai une valeur et personne ne pourra plus jamais me l’enlever.

Accueillir et ne pas jouer le jeu de l’autre

Je ne réponds pas aux expressions d’agressivité et de culpabilisation.

On dit que la violence attire la violence. Moi je crois que l’amour attire l’amour aussi je préfère répondre avec amour, même si c’est juste dans l’énergie car, parfois, il est impossible de l’exprimer à l’autre quand il/elle est trop pris/e dans ses émotions.

Les ré-actions dues à un déclenchement ne m’appartiennent pas. Je suis là pour accueillir si la personne a envie qu’on s’en parle avec conscience mais je n’entre pas dans le jeu de la confrontation au cas où une discussion est impossible.

Il est plus sage, à mon sens, de laisser décanter la poussière afin que chacun puisse réaliser ce qui se passe, chacun pour soi. Le partage peut ensuite permettre de finaliser la relation dans la paix, ce que je souhaite toujours de tout coeur. J’ai cependant appris que ce n’est pas toujours possible. La seule chose à faire alors est d’envoyer de l’amour.

Avoir le courage de regarder et remercier

Chaque situation de vie qui nous brasse, qui nous déclenche, nous amène à la guérison de fausses croyances, de blessures de cette vie ou de vies passées. Ce qui compte, c’est d’avoir le courage de regarder en soi ce qui a été déclenché et d’en prendre la responsabilité afin ne pas tenter de culpabiliser la personne déclencheuse qui ne le mérite pas ce qui, de toute façon, ne réglera rien.

Dans l’ouverture de la blessure, on trouve le choc, la souffrance. S’accueillir avec bienveillance et sans jugement, oser regarder, observer, accueillir avec douceur, laisser les émotions être vécues, laisser la guérison prendre place… avec amour.

Je peux dire aujourd’hui un grand merci à toutes les belles femmes de coeur de ce cercle de me permettre de guérir cette vieille et profonde blessure. Cela a passé par quelques ouragans* mais le calme est revenu avec un beau soleil sur mon chemin vers l’avenir… Gratitude 🙂

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De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

* Cette situation s’est passée en même temps que les ouragans Irma, José, Katia et Maria sur l’Amérique centrale ainsi que les tremblements de terre à Mexico…

 

Les Amérindiens et moi & petit tour à Wendake

Contrairement à bien des Européens, je n’avais aucune attirance envers les Amérindiens quand je suis arrivée au Québec en 1986. Pour moi, c’était vers les Indiens d’Inde, avec qui j’avais vécu de beaux moments en 1982, que je me sentais attirée.

La vie allait me montrer pourquoi j’avais à rencontrer, partager, travailler avec et pour des Amérindiens et même vivre sur une réserve indienne.

Dans des vies passées, j’avais été amérindienne mais j’avais été bannie des clans pour diverses raisons.

Dans cette vie-ci, je n’avais pas retrouvé de clan, je ne savais pas ce que veut dire ressentir et vivre le lien familial.

Avec les années, des régressions et voyages chamaniques, j’ai fini par comprendre pourquoi j’avais été bannie des clans/famille, pourquoi j’ai vécu une vie en solitaire pendant 50 ans, pourquoi j’avais vécu des relations difficiles avec deux hommes-médecine dans cette vie-ci, sans compter toutes mes relations avec des hommes qui avaient foiré.

C’est finalement en juillet 2017 que j’ai été adoptée par une grand-mère d’un clan amérindien de Gaspésie et que j’ai enfin pu ressentir une appartenance, un lien avec un clan, à une des 11 nations autochtones du Québec.

C’est mon histoire que je vous raconte ici tout en vous présentant quelques vues de Wendake, la réserve amérindienne de la nation huronne-wendat près de la ville de Québec.


De tout coeur,

Dominique Jeanneret

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