Aujourd’hui, lundi 12 octobre, nous célébrons l’Action de grâce au Québec et partout au Canada.
Pour certaines personnes, c’est simplement un long congé d’automne. Pour d’autres, c’est l’occasion de se retrouver autour d’une bonne table avec la famille ou les amis. On pense à la dinde, aux récoltes, aux citrouilles et aux magnifiques couleurs de l’automne.
Mais sais-tu d’où vient réellement cette fête et ce qu’elle signifie ?
Et surtout, pourquoi les Américains en font-ils une fête aussi importante que Noël ou presque alors qu’ici, au Québec, elle passe parfois presque inaperçue ?
Je t’invite à découvrir son histoire et surtout à retrouver le sens profond de cette journée qui nous rappelle quelque chose d’essentiel : prendre conscience de ce que nous avons plutôt que de toujours regarder ce qui nous manque.
🌾 Une fête qui remonte à bien plus loin qu’on le pense
Bien avant que l’Action de grâce devienne une fête officielle, les peuples de nombreuses civilisations célébraient déjà la fin des récoltes.
Depuis des millénaires, les êtres humains remercient la Terre pour sa générosité, le Soleil pour sa chaleur, la pluie pour son eau et la nature pour tout ce qu’elle leur offre.
Les peuples autochtones d’Amérique du Nord avaient eux aussi leurs propres cérémonies de gratitude bien avant l’arrivée des Européens. Ils reconnaissaient l’importance de vivre en relation avec la Terre, les saisons, les animaux et tout ce qui permet à la vie de se renouveler.
Avec l’arrivée des colons européens, ces traditions de reconnaissance ont rencontré les fêtes chrétiennes des moissons qui existaient déjà en Europe.
Au Canada, l’une des premières cérémonies européennes d’action de grâce documentées remonte à 1578, lorsque l’explorateur anglais Martin Frobisher et son équipage ont organisé une célébration de reconnaissance dans l’Arctique canadien.
On évoque également Samuel de Champlain et les rassemblements de l’Ordre de Bon Temps, fondé en Acadie en 1606, qui permettaient aux colons de partager des repas et de maintenir leur moral pendant les longs mois d’hiver.
Au fil du temps, la fête a évolué jusqu’à devenir officiellement une fête nationale en 1879.
C’est finalement en 1957 que le deuxième lundi d’octobre a été fixé comme date annuelle de l’Action de grâce au Canada.
À l’origine, l’idée était donc assez simple : remercier pour l’abondance des récoltes et reconnaître tout ce que la vie nous avait permis de recevoir.
🍁 Et en Europe, célèbre-t-on aussi l’Action de grâce ?
Eh oui ! Même si elle ne porte pas toujours le même nom.
En France, il n’existe pas de fête nationale directement équivalente à notre Action de grâce. On retrouve cependant les traditionnelles fêtes des moissons et des récoltes qui se célèbrent encore dans certaines régions.
Dans le Sud-Ouest, on connaissait notamment la « gerbaude », une fête qui marquait la fin des moissons. Les familles et les travailleurs agricoles se réunissaient autour d’un grand repas pour célébrer le travail accompli et l’abondance des récoltes.
En Alsace, certaines communautés célèbrent encore des fêtes de reconnaissance pour les récoltes, avec des églises décorées de fruits, de légumes, de céréales et de fleurs.
En Allemagne, l’Erntedankfest, littéralement la fête de reconnaissance pour les récoltes, est généralement célébrée au début du mois d’octobre. Les églises sont parfois magnifiquement décorées pour remercier la nature et le Créateur.
En Suisse, on retrouve le Jeûne fédéral, célébré en septembre, une journée historiquement consacrée à la gratitude, à la réflexion, à la prière et à la solidarité.
Dans plusieurs autres régions d’Europe et de la francophonie, il existe également des fêtes locales des récoltes et des célébrations religieuses de reconnaissance.
Les traditions sont différentes mais le message demeure sensiblement le même : remercier pour ce que la Terre nous donne et reconnaître que nous faisons partie d’un ensemble beaucoup plus grand que nous.
🦃 Pourquoi Thanksgiving est-il si important aux États-Unis ?
Chez nos voisins américains, Thanksgiving est une véritable institution !
On le célèbre le quatrième jeudi de novembre. Les familles parcourent parfois des milliers de kilomètres pour se retrouver autour d’un repas traditionnel. C’est aussi une période marquée par d’immenses défilés, des matchs de football et des retrouvailles.
Cette importance vient en partie de l’histoire du pays.
En 1621, des colons anglais établis à Plymouth, dans l’actuel Massachusetts, ont célébré leurs récoltes après avoir traversé un hiver particulièrement difficile. Des membres de la nation autochtone Wampanoag ont participé à ces festivités. Leur peuple avait notamment contribué à la survie des nouveaux arrivants en leur transmettant des connaissances essentielles sur le territoire et les cultures.
Cette rencontre est devenue l’un des grands récits fondateurs de Thanksgiving.
Il faut toutefois rappeler que cette histoire a longtemps été racontée de manière idéalisée. Les peuples autochtones pratiquaient déjà la gratitude depuis des générations et les relations entre colons et Premières Nations ont ensuite été marquées par des conflits, des injustices et des pertes immenses.
Pour plusieurs Autochtones américains, cette journée est aussi un moment de mémoire et de deuil.
Bien plus tard, en 1863, en pleine guerre de Sécession, le président Abraham Lincoln a proclamé une journée nationale de Thanksgiving dans l’espoir de favoriser l’unité et la réconciliation du pays.
Au fil des générations, cette célébration est devenue l’une des fêtes familiales les plus importantes des États-Unis.
Contrairement à Noël, qui possède une signification religieuse particulière, Thanksgiving rassemble aujourd’hui des personnes de toutes croyances autour d’une valeur universelle : la reconnaissance.
🍗 Et pourquoi mange-t-on de la dinde, des canneberges et de la tarte à la citrouille ?
L’Action de grâce, c’est aussi une fête de saveurs et de traditions !
Au centre de la table, on retrouve souvent une belle dinde rôtie, symbole d’abondance et de partage. Ce grand oiseau originaire d’Amérique du Nord permet de nourrir toute une famille et est devenu au fil des siècles l’emblème du repas de Thanksgiving.
On l’accompagne traditionnellement de pommes de terre en purée, de sauce brune, de farce et de légumes d’automne comme les courges, les carottes et les patates douces, autant d’aliments qui rappellent les récoltes de la saison.
Il y a aussi la fameuse sauce aux canneberges, ces petites baies rouges acidulées que l’on rapproche parfois des airelles européennes même s’il s’agit de fruits différents. Les canneberges poussent naturellement en Amérique du Nord et étaient déjà utilisées par les peuples autochtones bien avant l’arrivée des Européens. Leur goût légèrement suret accompagne merveilleusement la viande.
Pour terminer le repas, impossible de passer à côté de la traditionnelle tarte à la citrouille, parfumée à la cannelle, au gingembre et à la muscade. La citrouille, autre aliment originaire des Amériques, nous rappelle elle aussi la générosité des récoltes automnales.
Contrairement à ce qu’on imagine parfois, la sauce aux canneberges sucrée et la tarte à la citrouille ne faisaient probablement pas partie du fameux repas de 1621. Ces recettes se sont imposées progressivement au fil des générations.
Finalement, chaque plat raconte un petit morceau de l’histoire de cette fête. Et au-delà de ce qu’on mange, l’essentiel reste ce merveilleux plaisir de se retrouver autour d’une table, de partager ce qu’on a et de remercier la Vie pour ses nombreux cadeaux.
💖 Et si nous retrouvions le véritable sens spirituel de l’Action de grâce ?
Personnellement, ce que je trouve beau dans cette célébration, c’est qu’elle nous invite à ralentir.
Nous vivons dans une société où tout va vite. Nous sommes souvent préoccupés par ce que nous devons faire, accomplir, régler ou améliorer.
Nous pensons à ce qui nous manque, à ce que nous aimerions changer et à ce que nous espérons obtenir un jour.
Mais combien de fois prenons-nous réellement le temps de regarder ce qui est déjà là ?
Un toit au-dessus de notre tête.
Une personne qui nous aime.
Un animal qui nous accueille avec bonheur.
Un lever de soleil qui colore le ciel.
Un repas savoureux.
Un sourire échangé avec un inconnu.
Notre corps qui nous permet de vivre tant d’expériences même s’il ne fonctionne pas toujours comme nous le souhaiterions.
La nature qui nous nourrit et nous émerveille.
Tous ces petits trésors qui semblent parfois tellement ordinaires qu’on finit par ne plus les remarquer.
La gratitude est une manière de regarder la vie.
Sur le plan spirituel, elle nous invite à sortir de la peur du manque pour reconnaître ce qui nous nourrit déjà intérieurement.
Elle nous ramène dans le moment présent et nous aide à retrouver un sentiment de connexion avec nous-mêmes, avec les autres et avec la Vie.
Attention ! Être reconnaissant ne signifie absolument pas nier ses difficultés, faire semblant que tout va bien ou se forcer à être positif.
On peut traverser une période difficile et trouver malgré tout une petite chose pour laquelle dire merci.
On peut vivre un deuil et ressentir de la gratitude pour l’amour partagé.
On peut rencontrer des obstacles et reconnaître le courage qu’on a développé pour les traverser.
On peut même remercier certaines expériences douloureuses pour ce qu’elles nous ont appris sans pour autant considérer qu’elles étaient nécessaires ou justes.
La gratitude ne vient pas effacer ce que nous vivons. Elle nous permet simplement d’accueillir une autre dimension de notre réalité.
🌸 Aujourd’hui, je t’invite à un petit exercice
Prends quelques minutes pour toi.
Installe-toi confortablement avec une bonne tasse de thé ou de café.
Ferme les yeux si tu en as envie et pose doucement une main sur ton cœur.
Puis demande-toi :
-
Quelles sont les trois choses pour lesquelles je ressens sincèrement de la gratitude aujourd’hui ?
-
Quelle personne a fait une différence dans ma vie et à qui aimerais-je dire merci ?
-
Qu’est-ce que j’ai appris ou développé en moi au cours de la dernière année ?
-
Quelle petite chose toute simple m’apporte du bonheur et que j’oublie parfois d’apprécier ?
-
Et surtout, de quoi puis-je me remercier moi-même aujourd’hui ?
Cette dernière question est importante.
Parce qu’on remercie souvent les autres et beaucoup moins soi-même.
Pourtant, nous pouvons aussi nous remercier d’avoir persévéré, d’avoir osé, d’avoir appris à poser nos limites, d’avoir pris soin de nous ou simplement d’avoir continué à avancer quand la vie n’était pas facile.
Se remercier soi-même, c’est aussi une belle façon de Se Choisir. 💗
🍂 Et si l’Action de grâce devenait une attitude de chaque jour ?
Finalement, nous n’avons pas besoin d’une date particulière dans le calendrier pour exprimer notre gratitude.
Nous pouvons le faire chaque matin en ouvrant les yeux, chaque soir avant de nous endormir ou simplement lorsque quelque chose nous touche profondément.
Peut-être qu’au lieu de toujours demander à la vie de nous donner davantage, nous pourrions parfois commencer par reconnaître tout ce qu’elle nous offre déjà.
Alors aujourd’hui, que tu sois au Québec, ailleurs au Canada, en Europe ou à l’autre bout du monde, je t’invite à prendre un instant pour dire MERCI.
Merci à la Vie.
Merci à la Terre.
Merci aux personnes qui croisent notre chemin.
Merci aux expériences qui nous font grandir.
Et merci à toi-même d’être la personne que tu es aujourd’hui avec ton histoire, tes forces, tes fragilités et tout ce qui fait de toi un être unique.
Parce que la gratitude n’est pas seulement une façon de remercier la vie. C’est aussi une façon de l’aimer. ❤️
Belle Action de grâce à toi ! 🍁
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A la semaine prochaine !
De tout coeur,
Dominique
Un texte écrit en collaboration avec l’IA
© Dominique Jeanneret, reproduction interdite sans autorisation, sous quelque forme que ce soit, en tout ou partie. Partage intégral (écrit uniquement) autorisé seulement avec le lien vers le site dominiquejeanneret.net. Merci de respecter.
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