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Prendre soin des peurs pour ouvrir les portes de l’abondance

C’est à nouveau en toute simplicité que je reviens ce matin vous partager mon cheminement vers l’abondance. Je vous parle aujourd’hui d’une peur que j’identifie de plus en plus, qui me tiraille tellement fort que je commençais à en avoir des maux de ventre ces jours-ci. Pour moi, quand le corps commence à crier, c’est une sonnette d’alarme qu’il est vraiment temps d’aller voir ce qui se passe au niveau émotionnel. J’avoue que j’avais un peu peur de cette peur. Je suis humaine et je sais qu’elle cache plein de choses plus ou moins connues auxquelles je n’avais pas forcément envie de retoucher encore.

Dans mon dernier article, je vous parlais de mon ras-le-bol de vivre avec toujours « juste assez » de sous, voire même à crédit, par périodes de vie, comme en ce moment. Même si mon moral va très bien, il arrive, quand je reconnecte avec cette sensation de « pauvreté », d’avoir les larmes du découragement qui montent à mes yeux, comme hier au magasin. Je voulais acheter des amandes plutôt que de manger du pain. C’est plus protéiné et sans gluten que du pain ou des pâtes.

A la caisse, la dame a mis le petit paquet d’amandes en vrac sur la balance et le prix est apparu : 11,26 $. Quelques pensées ont alors fusé dans ma tête dans tous les sens. Mini-panique. J’ai décidé de ne pas prendre ces amandes. Je ne m’attendais pas à ce prix.

La colère m’est montée et je suis sortie du magasin en tabarnak, comme on dit au Québec. En colère de me faire vivre ces moments où je dois faire attention à tout ce que je dépense, tout le temps, alors que je travaille beaucoup – et avec joie car j’aime faire ça – pour organiser des évènements et les publiciser.

Les premières raisons mises à jour à ce jour :

  • J’ai parfois l’impression de porter un mauvais sort 😉
  • Je pense aussi que j’ai encore la croyance qu’il faut travailler fort pour gagner sa croûte (même pas le pain ! :-).

Devenir amie avec l’argent

Ma soeur vit un peu de la même façon. Quand elle reçoit des sous, elle les dépense. On ne sait pas pourquoi, tout d’un coup, on n’en a plus. L’argent passe dans nos doigts comme une brise. De même, ma mère a toujours vécu comme la pauvrette de la famille. Elle ne savait pas gérer les sous non plus et se plaignait de manquer de sous à la fin du mois, ce qui mettait son 2e mari en colère évidemment.

Nous n’avons pas appris à prendre soin de l’argent. C’était même un sujet tabou dont on ne parlait que rarement dans la famille.

C’est avec mon dernier conjoint que je l’ai appris et que j’ai commencé à y faire attention et à économiser. Il m’a même ouvert un compte épargne que j’utilise toujours pour mettre de côté un petit montant chaque mois. Il avait appris de son père, fils de planteur de patates en Abitibi devenu ingénieur puis millionnaire à Québec, qu’on doit être amis avec l’argent pour qu’il reste avec nous. Il avait compris et transmis ces valeurs à son fils qui est lui aussi millionnaire (par héritage) et prend bien soin de cet argent.

Pour devenir amie avec l’argent, j’ai dû le matérialiser, si je peux dire. Le prendre dans mes mains, le sentir physiquement mais aussi énergétiquement, lui parler. Celui qui semblait passer comme une brise dans mes mains est devenu réel et j’ai alors pu contrôler beaucoup plus consciemment les dépenses et surtout, les économies.

Pas complètement, cependant. Une sensation de non-mérite m’habitait aussi. Celle que l’argent n’était pas pour moi mais pour les autres. Tout comme le bonheur, l’amour, la famille, etc.

Autres raisons mises à jour, donc :

  • Je n’étais pas amie avec l’argent.
  • L’argent, l’amour et le bonheur sont pour les autres.

Ça fait déjà 4 raisons pour lesquelles, à travers mes croyances, je ne m’offrais pas l’abondance à tous les niveaux dans ma vie.

La 5e raison

Il y en a une encore plus profonde, sournoise et souffrante que ma soeur et ma mère portaient aussi probablement : la peur. Celle qui tord les tripes sans qu’on sache pourquoi.

Ma mère (aujourd’hui décédée), ma soeur et moi sommes/étions de grandes anxieuses. Outre le fait que nous vivions dans la violence, nous portions ces peurs malgré nous. Tellement que, jeune adulte dans la vingtaine, bien loin de mes parents depuis longtemps, je faisais des crises de panique sans savoir que c’en était. Un jour, en mangeant avec des collègues dans un centre d’achat à notre pause de midi, je suis devenue toute blanche sans savoir pourquoi. Mille étoiles se sont mises à se balader devant mes yeux. Les filles qui m’accompagnaient m’ont prise par les bras et emmenée chez le médecin d’urgence heureusement juste à côté. Diagnostic clair et rapide : crise de panique. Je tombais des nues. Je n’y aurais jamais pensé.

Médicament. Délivrance enfin. Retrouver la sérénité. Arrêter de vivre avec cette électricité qui habitait mes nerfs en permanence m’a fait grand bien. J’ai alors commencé à cheminer pour retrouver plus de calme en moi pour arriver, rapidement, à ne prendre ce médicament que très sporadiquement. Méditation, créativité, nature, un peu de sport, les amis et de la thérapie ont été mes outils.

La cause

Cela fait des années que je ne prends plus ce médicament mais, ces derniers jours, j’ai eu envie d’aller en rechercher pour calmer la douleur intérieure, pour retrouver la sérénité, pour arrêter de me sentir comme une pile électrique en permanence. Des symptômes bien connus qui n’étaient pas réapparus depuis des années. Pas aussi fortement, en tout cas.

La méditation et la sagesse de mon âge honorable 😉 ont pu aider jusqu’ici mais quand on décide de changer de quoi dans sa vie, ça peut faire très peur/mal et là, j’y suis !

Sauf que cette fois, ce sera sans médicament. Ce sera en allant voir le fond de la cause de cet état dans lequel je me suis mise toute seule… car j’ai décidé très clairement d’ouvrir la porte de l’abondance à tous les niveaux dans ma vie et le vent a pris dedans 😉 !!!

Bon, on fait une petite pause parce que je sens que l’énergie a besoin d’un petit regain de bonheur avant que je vous raconte la suite !!! 😉

Le déclencheur

En fait, je dois vous parler du déclencheur de cette peur. Elle est pourtant en moi depuis toujours, provenant très probablement de la lignée des femmes du côté de ma mère qui nous l’a gracieusement transmise à ma soeur et moi (notre frère, par contre, est très riche et heureux en famille depuis plus de 20 ans avec trois enfants).

J’ai cependant, encore une fois et pour la Xe fois, décidé dernièrement que je veux décrocher de ce pattern de « juste assez » d’argent, d’amour, etc., provoquant, du coup, un séisme intérieur…

Je me suis inscrite au projet PERMA et je vais tous les jours écouter Christine et suivre ses conseils. C’est « léger » (dans le sens pas compliqué et lourd) et efficace ! J’ai aussi recommencé à travailler avec une thérapeute qui a mis au jour des « contrats » que j’avais pris dans des vies passées : pauvreté, chasteté, honnêteté et justice.

On s’entend que c’est dans le passé et que, dans cette vie-ci, je n’ai plus à honorer ces contrats de pauvreté et chasteté. Mes vies de nonne et moine sont dans le passé et je vais vers l’avenir avec honnêteté et justice, des valeurs qui m’habitent profondément de tout temps.

Ma thérapeute m’a ensuite fait faire un exercice sur un papier, une roue où on écrit plein de choses qu’on veut avoir et vivre. J’y ai mis clairement que je veux vivre dans l’abondance heureuse à tous les niveaux de ma vie.

Et c’est là que la roue de ma vie a recommencé à tourner, tout doucement, subtilement. J’ai posé des demandes claires à l’univers dont, notamment, celle de savoir où j’ai à vivre pour attirer l’abondance. La réponse : se tenir avec des gens qui la créent, qui en ont, et vivre dans une belle maison lumineuse assez grande pour apprécier chacun notre espace sans se piler dessus si je suis chez quelqu’un.

J’ai laissé mon intention flotter dans l’univers comme un cerf-volant attaché à ma conscience, sans mon occuper, et ai continué mon chemin…

Le logis

Lundi passé, une petite annonce m’est transférée par une amie qui connait ma situation : « Tu cherches un endroit pour habiter à un prix économique. Tu es seul, tranquille. J’ai peut-être une solution pour toi. Communique avec moi ».

Le lendemain, j’ai visité la maison et on s’est serrés la main. Je déménage à la fin du mois au nord de Montréal, dans une grande et belle maison entre rivière et forêt, où le propriétaire ne sera quasi pas là de l’été mais je serai plus proche des mes amies et activités que j’aime faire. Le propriétaire est riche et cool. Je peux planter des fleurs et des légumes et employer le jacuzzi. Un petit paradis ! Je me suis demandée si c’était un rêve ou pas… Eh oui, c’est bien la réalité et oui, c’est pour moi et je le mérite !

Oufff… On revient de tellement loin quand on n’a pas reçu d’amour et qu’on a vécu dans la violence jeune. J’apprends à recevoir et apprécier les belles choses et les beaux cadeaux de la vie !

Mes nouveaux services

Suite à mon dernier article, j’ai reçu de longs et magnifiques courriels de compassion tellement touchants que j’en ai eu les larmes aux yeux. Parmi l’un d’eux, une personne me partageait que, pour s’ouvrir à l’abondance, elle avait non pas juste offert ses services mais elle était allée observer quels sont les réels besoins des gens. Elle me disait :

« Ce que j’ai retenu et qui a tout changé, a été de m’adresser aux besoins des gens et non pas à vendre ce que je savais faire. (…) Ce que tu as à proposer a de la valeur et peut aider les gens, donc essaie d’aller toucher ceux qui ne savent pas à qui s’adresser ou qui n’ont pas encore osé essayé ce que tu proposes. Non pas le 20 % des gens qui savent mais les 80 % qui ne savent pas et qui pourraient te rejoindre ».

Cela m’a fait réfléchir à ce que je pourrais apporter aux clients potentiels qui les attireraient car ce serait ce qu’ils recherchent vraiment. A travers la fourmilière mondiale de coachs et thérapeutes en tous genres, je devais trouver à me démarquer. J’ai donc mis la question sur la table de l’univers.

La réponse est arrivée clairement. J’agis en tant que thérapeute psycho-corporelle, énergétique et spirituelle depuis longtemps. Ce sont des outils que je continuerai toujours à utiliser. J’ai cependant aussi des dons que j’ai développés depuis des années, que j’emploie seulement en soins ou ateliers et dont je ne fais pas la publicité, que j’ajoute au côté « psycho » de mon approche et dont je ne parle même pas. Ça se produit spontanément et naturellement.

Ce sont des dons de connexion avec la Source qui me permettent d’être médium, de discuter avec l’âme des personnes décédées et de les aider à passer dans la lumière si nécessaire. Une activité qui me fascine et que j’aime beaucoup.

Je permets ainsi à la personne décédée de terminer réellement son chemin sur terre et à la personne qui est encore vivante, qui est en lien avec elle, de faire son chemin de guérison et de lâcher prise. Elle peut ainsi terminer son deuil et libérer à la fois elle et la personne décédée afin que chacune puisse continuer son chemin dans la sérénité et le bonheur, tout en ne coupant pas le lien d’amour mais en se permettant de se laisser vivre librement.

Ce sont à chaque fois des moments de pur amour et guérison que je suis appelée à guider, qui me remplissent d’une grande joie et d’une profonde gratitude de pouvoir ainsi aider des gens. Ce seront donc les nouveaux services que je vais proposer publiquement. En tant qu’ancienne sorcière torturée dans d’autres vies, j’avoue que ça me fait un peu peur de l’annoncer mais voilà, c’est fait 😉 .

Une collaboration en remplace une autre pour le mieux

Je dois travailler avec une agence de voyages pour chapeauter légalement mes voyages. C’est la loi au Québec. J’étais entrée en communication avec une belle dame de coeur, une agente de voyages qui réalise beaucoup de rêves, les siens et ceux de centaines de clients. On a longuement discuté et on a même décidé ensemble de créer non pas un mais deux voyages au Sri Lanka. Elle m’a signifié son intention de s’engager avec moi. C’était vendredi de la semaine passée.

J’avais des changements à faire au premier voyage prévu et demander une soumission pour le 2e. Heureusement, au Sri Lanka, les gens travaillent souvent le week-end, les entreprises privées en tout cas. Tout s’est placé rapidement et j’ai pu renvoyer le premier projet complété à l’agence (appelons-la XYZ) lundi passé.

Je n’ai reçu aucune nouvelle ensuite même si je lui avais demandé de me répondre rapidement pour que je puisse lancer le projet. Ce n’est qu’hier, vendredi, qu’elle m’envoie un courriel m’annonçant qu’elle se retire du projet, qu’elle en a trop et qu’elle doit penser à elle.

Je respecte totalement sa décision mais les bras me sont tombés. J’aurai attendu, en tout, un mois avant d’avoir sa réponse finale (à partir du moment où on a été en contact), réponse que j’étais sûre d’être positive d’après notre discussion. J’avais mis sur le hold une autre agence (ABC) qui était aussi d’accord de chapeauter mes voyages parce que je voulais travailler avec l’agence XYZ. Celle-ci m’avait dit s’engager à m’envoyer des clients et j’y avais cru. Je sentais toutefois que je devrais éventuellement me plier à certaines de ses contraintes. Je les aurais acceptées probablement car elle réussit très bien dans son domaine et j’aurais ainsi pu apprendre d’autres choses.

Une partie de moi voulait travailler avec elle mais l’autre partie se méfiait quand même un peu. Peur de perdre ma liberté, de ne plus faire comme je veux dans mes voyages et devoir respecter certaines règles qu’elle m’aurait demander de respecter.

Après le coup d’assommoir de sa réponse, je me suis « r’virée sur un 30 sous », comme on dit au Québec – = forme de résilience 😉 – et j’ai appelé l’autre agence qui a accepté tout de suite de chapeauter mes voyages sans rien vouloir changer. Une agence qui est située dans un quartier huppé de Montréal. Je reste dans la ligne de pensée de me tenir avec des gens qui vivent dans l’abondance.

Je ne me lâche plus sur ce chemin de pensée car je sais que c’est quand je pourrai acquérir une richesse financière que je pourrai enfin réaliser mes rêves de pouvoir aider des enfants au Sri Lanka ou ailleurs à avoir une vie meilleure. C’est un de mes rêves !

Je suis sortie faire des courses, histoire de prendre de l’air, et j’ai alors senti une subite magnifique énergie me remplir : tout ce temps d’attente de l’agence XYZ et l’éventualité de ces contraintes m’avait mise sur un temps d’arrêt et là, je retrouvais ma totale liberté et du soutien avec l’agence ABC ! Oh Joie !

Mal au ventre

Plus la journée d’hier avançait, cependant, plus le mal au ventre augmentait. Entre le prochain déménagement dans une jolie maison en nature plus proche de mes amis, les voyages à venir et mes nouveaux services que je vais proposer, j’angoissais vraiment. Je me suis retrouvée assise en fin de journée, tremblant quasiment, me sentant mal, proche de revoir mille étoiles et de tomber évanouie.

Je me suis levée, j’ai respiré un bon coup, j’ai marché et les symptômes se sont estompés rapidement. Pas question de me laisser envahir par ces peurs qui m’empêchent de réaliser vraiment ma vie telle que je la veux. Pas question d’aller chercher le médicament non plus. Cette fois, c’en est assez de ces peurs de réussir, du bonheur, de l’abondance financière, d’être heureuse en amour, du succès, d’être vue, reconnue… Elles sont là, ces peurs si profondes. Être vue, reconnue et appréciée, jusque-là, je peux, j’accueille timidement mais ça va.

Là où les peurs (paniques) s’installent, c’est devant les jalousies, l’hypocrisie et la haine méchante potentielles. Il faut être fait très fort pour être capable d’endurer ces énergies et personnes malsaines. J’ai beaucoup souffert de violence verbale et psychologique dès l’âge de 5 ans, puis de jalousies méchantes et hypocrites dans ma jeune vie d’ado et d’adulte. Un jour, j’ai craqué et me suis alors cachée – d’une certaine manière – durant de longues années, évitant au maximum les confrontations.

J’ai toutefois appris, avec le temps et la thérapie, qu’on peut être en relation saine avec les gens sans confrontation et je m’applique à toujours à faire en sorte que cela soit le cas. Communiquer dans la paix est important. Je vis aujourd’hui dans la paix entourée de belles personnes et souhaite toujours pouvoir apprécier cette vie agréable.

Le 2e voyage au Sri Lanka

Juste avant de recevoir le courriel où l’agence XYZ se rétractait des projets, je venais de recevoir tous les détails pour le 2e voyage au Sri Lanka, qui m’avait été suggéré par la dame de l’agence justement. Je me suis alors demandée ce que j’allais faire avec ce voyage. Déjà qu’un, c’est beaucoup de travail, alors deux… ?!

Ce matin, ma petite voix me dit que je vais le faire aussi. J’aime tellement guider des gens sur ce chemin de vie vers soi à travers ces voyages. Alors je vous donne les dates des prochains voyages auxquels je vous convie chaleureusement :

Maroc : 21 oct. au 1er nov. 2018
Voyage à la découverte de soi avec retraite de ressourcement

Sri Lanka :
Voyage culturel & spirituel avec retraite de méditation
Tour 1 : 22 janvier au 8 février 2019
Tour 2 : 26 février au 15 mars 2019 (même tour que le tour 1, détails à venir cette semaine).

Résilience

Quand j’ai fait cette petite crise de panique hier devant toutes les belles choses qui se mettent en place vers la réalisation de ce que je veux vraiment dans ma vie, j’ai décidé d’être plus forte que mes peurs et elles se sont estompées. Je ne dis pas qu’elles se sont complètement dissipées mais je peux maintenant créer ma vie tout en prenant soin d’elles afin de les guérir vraiment. Je ne veux pas me laisser envahir par elles. Je veux m’ouvrir toutes les portes de l’abondance et elles commencent déjà à s’entre-ouvrir.

Tout à l’heure, je vais passer l’après-midi avec une jeune femme congolaise réfugiée qui a deux enfants. On va à la fête champêtre, les jeux gonflables et les animaux de la ferme, la barbapapa et les cris heureux des enfants. Elle n’a pas de famille non plus au Québec. On s’entraide et on s’apporte de beaux moments, tout simplement. C’est ça le bonheur, l’abondance : apprécier ce qu’on a et le moment présent, toujours !

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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Les hauts et les bas de la vie d’une travailleuse autonome positive

Je cogite depuis ce matin à savoir si je vais vous l’écrire ou pas, cet article. Si je vais le faire en vidéo ou par écrit ? Suis trop timide pour les vidéos 😉 Ne m’en veuillez pas. Je suis parfaite avec mes imperfections 😉

Je cogite parce que c’est une journée platte, comme on dit au Québec. Il pleut, pour ne pas changer des jours et des jours depuis que je suis arrivée au Québec le 7 mars dernier. En deux mois, je dirais…. 3 ou 4 jours de soleil ? A peine plus. Je suis au bord de la déprime… Heureusement, la joie est toujours là quelque part dans mon coeur mais j’avoue qu’aujourd’hui, j’ai eu les larmes aux yeux un moment donné. Ras-le-bol.

Je cogite à vous l’écrire, cet article, parce que, quand on est une personne publique, thérapeute en plus, on se doit de toujours montrer qu’on va bien, que notre vie est belle, que tout va bien, que la joie remplit notre coeur et que l’abondance, la richesse et l’amour affluent à pleins camions dans notre vie. Enfin presque.

Sauf que ce n’est pas le cas. Même si nous sommes des motivateurs, des enseignants, des coachs ou des thérapeutes, nous sommes avant tout humains et avons, nous aussi, des hauts et des bas, comme tout le monde. D’ailleurs, en tant que thérapeute, ce sont ces bas, bien vécus et réglés, qui nous permettent d’aider nos clients à passer à travers les leurs. Le cadeau du fardeau 😉

Le phare

Je sais que je suis un phare pour beaucoup de gens qui admirent ce que je vis, ce que je fais, les rêves que je réalise. C’est vrai que j’ai une belle vie, en soi. Je voyage, j’organise de beaux évènements, j’anime des ateliers que j’adore, je rencontre beaucoup de belles personnes. J’ai un toit, de la nourriture et une auto. Je suis en santé. De l’extérieur, tout semble beau.

Mais aujourd’hui, j’en ai eu ras-le-bol. Tellement que, quand je mangeais mon riz + chou + haricots verts au tamari à midi, j’en avais les larmes aux yeux. Je me disais, en fait, que j’étais rendue vraiment bas, à devoir dorénavant manger ce qu’il y a dans le garde-manger et dépenser le moins possible si je ne veux pas continuer à m’endetter. Pourtant, quand on vit et travaille seule à la maison, aller manger au resto de temps en temps fait du bien, ne serait-ce que pour changer de décor et voir du monde.

Moi qui avais enfin réussi à ne plus avoir de dettes, en arrivant au Québec cette année, les projets prévus n’ont pas fonctionné et je suis à nouveau sous le seuil de zéro $.

Pourtant, hier, j’ai eu de bonnes nouvelles, de beaux projets en vue en collaboration avec deux belles dames. Mes projets, soutenus par ces dames. Je ne suis plus seule. Un arc-en-ciel se pointe.

La liberté et la solitude

Choisir d’être travailleur autonome signifie prendre totalement sa vie en charge et être « libre ». C’est une liberté magnifique comme celle d’organiser ses horaires et sa façon de travailler comme on veut, par exemple. Cette liberté a pourtant son revers dans la solitude qu’elle peut amener, quand on travaille à la maison notamment, et son lot de responsabilités et d’heures de travail qui dépassent souvent celles d’une job de 9 à 5.

Quand on a quelqu’un qui vit dans la même maison, même juste une présence, comme un/e colocataire ou conjoint/e, la solitude est moins lourde. J’ai pu en faire l’expérience depuis trois ans maintenant, après avoir décidé, en mai 2015, de laisser mon logement, où je vivais seule depuis des années, et d’aller vivre en colocation. J’apprécie tellement ne plus vivre seule.

Cette année, j’ai eu l’offre d’une amie de vivre dans sa maison qu’elle n’habite quasiment plus puisqu’elle vit la plupart du temps chez son conjoint. L’idée était tentante, et je l’ai acceptée, mais je me rends compte à quel point cela n’aide pas mon moral, la pluie et le grisaille permanentes appuyant sur le bobo. J’ai vécu tant d’années toute seule. Je me rends compte que, même si j’aime la solitude et qu’elle m’est parfois nécessaire, j’aime vraiment vivre avec quelqu’un et je dirais même plus, j’en ai vraiment besoin pour mon équilibre.

Après ces trois dernières années à vivre tout le temps avec du monde autour, que ce soit en colocation ou des rencontres chaque jour quelque part, je ne supporte plus de vivre encabannée* dans une maison sans voir personne. Le fait est, en plus, que je suis dans une ville où je ne connais à peu près personne. Les journées sont longues. Je pense à trouver autre chose, avec quelqu’un.

Les revenus

Travailleur autonome, c’est savoir jongler avec des revenus qui fluctuent. Des moments gras et des moments maigres. Personnellement, et vous le savez si vous me suivez, j’ai tendance à toujours être dans le « juste assez ». Pas de luxe. Vie de nonne ou presque. Je travaille depuis des années de bien des façons pour arriver à débloquer la porte de l’abondance mais je n’y suis pas encore arrivée. En tout cas pas aujourd’hui. (On parle dans le moment présent, bien sûr !).

Je rencontre de belles personnes, propriétaires de locaux où animer des ateliers. On s’entend avec plaisir sur les ateliers que je vais animer. On les met en ligne et je fais de la pub tous les jours sur plusieurs réseaux, à en écoeurer mes lecteurs Face-bouc. Je me réjouis vraiment à l’idée de les animer.

Pourtant, ce dimanche qui vient, ce sera le 2e dimanche d’ateliers que je vais probablement annuler à cause du nombre insuffisant de participants. Résultat : aucun revenu.

Quand je regardais mon assiette à midi, j’ai eu l’image furtive d’une assiette de pauvre au moyen-âge. Riz + chou + haricots. Les larmes me sont alors montées aux yeux car je ne comprends toujours pas pourquoi je n’arrive pas à attirer plus d’abondance dans ma vie malgré toutes ces années de travail sur moi pour déconnecter croyances, loyautés et autres karmas. Qu’ai-je donc que je n’ai pas pour y arriver ?!

L’inspiration

Je n’ai jamais eu de mentor même si j’aurais aimé en avoir un/e dans ma vie. Me voici rendue à l’âge de la « grand-mère », chez les Autochtones, celle qui enseigne, transmet les connaissances et soutient les plus jeunes. J’aime ce rôle qui m’est arrivé spontanément et simplement.

Je sais que je motive des dizaines de personnes par mes partages et expériences de vie. On me le dit.  J’en vois certain/es qui font des choses qu’ils n’auraient jamais faites avant. J’ai même eu des demandes pour être mentor/marraine de plusieurs personnes.

A chaque fois, je suis profondément touchée et pleine de gratitude de voir ces personnes créer ces projets et pour ces marques de reconnaissance. Je sais que je fais du bien. Je sais que ce que je partage quotidiennement dans mes blogs ou sur Facebook fait du bien. Je sais qu’en tant que thérapeute, je fais du bien.

Je sais aussi que mes ateliers sont efficaces car les cadeaux sont toujours magnifiques. Je suis clairement et directement branchée à la Source et tout ce qui se passe est parfaitement juste. Mes ateliers sont dans la douceur et la profondeur pour amener à la guérison. Ils ne sont pas superficiels.

Pourtant, aujourd’hui, j’ai eu les larmes aux yeux car je n’arrive pas à attirer du monde dans mes ateliers au Québec (contrairement à l’Europe ou à La Réunion). Quand j’organise pour les autres, même des inconnus au Québec, je remplis les évènements. Quand j’organise pour moi, très peu de gens s’inscrivent. Trouvez l’erreur…

Ça prend du courage pour avoir envie d’aller vraiment en Soi. Dans le monde des thérapies quasi « magiques » d’aujourd’hui, les gens préfèrent des trucs rapides. Pourtant, en quelques heures, dans mes ateliers, on peut faire des bonds en avant, vers Soi, vers le Bonheur. Je devrais peut-être prendre le titre de « coach » ?

Je ne suis pas une thérapeute qui aime se montrer, faire des vidéos, des directs sur Facebook, etc. J’aime être juste moi-même, simplement. Je ne suis pas extravertie. Je n’aime pas « briller » ni faire de show. Pourtant, mon âme et mon coeur ont tant de lumière et de bienveillance à partager et j’aime tellement animer mes ateliers. Je sais que je suis sur le bon chemin en travaillant avec la Source.

Devrais-je changer d’approche, d’occupation, de lieu, de pays… ? Aujourd’hui, je me le demande même si je sais que je suis sur mon chemin en animant des stages et voyages de développement personnel.

Encourager les jeunes et les soutenir

Une chose que je remarque depuis des années, c’est que, quand on a été entouré, soutenu, encouragé, motivé ne serait-ce que par UNE seule personne quand on est jeune, une personne sur qui on sait qu’on peut compter inconditionnellement, en qui on peut faire confiance et qui croit en nous, et qui sera toujours là pour nous, alors on a beaucoup plus de chances de développer une confiance et des croyances qui permettent de créer sa vie avec plus de facilité et d’attirer l’abondance à plusieurs niveaux.

Même si j’ai un fort caractère de Lionne (ascendant Bélier), de fonceuse et de leader, je n’ai pas eu cette personne ni ces encouragements répétés, ceux pour forger la confiance en soi. De personne. Je me « suis faite moi-même » et ce bout-là, – cette confiance immuable et juste évidente qu’ont les gens qui « réussissent » à attirer l’abondance dans leur vie – je ne l’ai pas et je ne sais pas comment l’acquérir, la retrouver.

Je me retrouve donc aujourd’hui, encore une fois, seule et avec juste de quoi vivre, même si je réalise quand même des rêves, c’est vrai. Voyager en est un majeur que je peux vivre avec bonheur chaque année depuis 2014 et ça, c’est beaucoup. Je veux pouvoir me permettre de voyager plus confortablement, cependant, sans tout le temps devoir compter les sous, et pouvoir voyager plus pour découvrir et préparer de nouveaux voyages de groupes.

« On ne peut pas tout avoir ». Je viens d’entendre ma mère me répéter ça du haut des cieux, qu’elle me disait quand j’étais jeune. Pourtant, au fond de moi, je sais qu’on peut avoir tout ce qu’on désire, qu’on peut tout créer. Ah bas les croyances inconscientes qui viennent faire barrage sur la rivière de nos rêves !

Dites à vos jeunes qu’ils peuvent tout avoir ! Encouragez-les, faites-leur confiance et ne les trahissez jamais ! Motivez-les et surtout, soutenez-les dans leurs rêves et aspirations ! Montrez-leur la valeur de l’argent, comment l’économiser et la gérer et montrez-leur qu’ils méritent de réussir à créer la vie de leurs rêves !

Voir la vie par l’autre bout de la lorgnette

Mes bagages en voyage

A travers toutes ces années dans cette situation précaire financièrement parlant, et vide côté amoureux, je regarde quel est le cadeau du fardeau ? Qu’est-ce que cette situation de vie dans la simplicité choisie, au départ (quand je pars en voyage) puis forcée (pas de logis à moi) m’a apporté ?

Elle m’a apporté beaucoup, c’est sûr ! J’ai appris tellement de belles choses, notamment à vivre avec peu de choses. Tellement que, quand j’arrive chez certaines personnes, je me demande comment elles font pour vivre avec tant de choses ! Me semble que ce serait un fardeau lourd pour moi aujourd’hui d’avoir beaucoup de choses.

J’ai appris 1001 choses à vivre avec des gens, à voyager, à échanger, à partager. La liste serait tellement longue et magnifique, c’est sûr.

Je n’ai cependant, aujourd’hui, toujours pas découvert la clé de la porte de l’abondance pour moi. Karma coincé. Croyances inconscientes. Ma spirale d’ADN ne tourne pas dans le bon sens à ce sujet ! 😉

Je continue mon cheminement car j’ai la tête dure et je veux arriver à débloquer ce barrage pour créer encore plus !

Apprécier la vie telle qu’elle est

A travers tout ce que je viens de vous écrire, je ne me plains pas. Au contraire. Je me sens profondément privilégiée de vivre la vie que j’ai si je regarde toutes ces personnes à travers le monde, et même dans notre rue peut-être, qui vivent des moments de vie terribles !

Sauf que je n’ai pas à devoir vivre comme eux. J’ai le droit d’avoir autant que je désire et même plus, et de créer encore plus. Et en créant encore plus, je pourrai alors aider encore plus de monde qui ont besoin d’aide, comme des réfugiés, des gens dans le besoin, les orphelines du temple à Embilipitiya au Sri Lanka ou autres projets humanitaires. Sans argent, on ne peut pas aider financièrement et j’ai tellement de projets dans la tête que j’aimerais mettre en place pour aider. Aider est vraiment une passion pour moi. Ma mission de vie profonde depuis toute jeune est de faire en sorte que les gens soient heureux.

Ceci dit, pour le moment, voici ce qui me rendrait heureuse :

  • Un logis bien à moi avec mes affaires. Elles sont en entrepôt depuis trois ans et j’aimerais bien me retrouver avec. Le fait est que je repars le 12 septembre jusqu’en avril 2019 et je n’ai pas les moyens de payer un logis pendant mon absence.
  • Pouvoir animer tous mes ateliers et voyages avec bonheur, remplis de beaux participants avec qui partager tous ces beaux moments.
  • Un compte en banque toujours positif dans lequel l’argent circule avec fluidité, facilité et abondance.
  • Un compagnon de vie avec qui partager ces moments de bonheurs et en créer de nouveaux tout en se soutenant inconditionnellement en tout temps.
  • Éventuellement, de nouveaux projets ou contrats pour développer de nouvelles activités.
  • La santé !

Voilà… un article plus tristounet aujourd’hui mais quand même rempli d’espoir car je sais que les nuages ne font que passer et le soleil est derrière. (N’empêche que, si on a encore un été pourri au Québec cette année, je vais vraiment considérer le fait de vivre à l’année dans un autre pays plus chaud et ensoleillé !).

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* encabanné : en cabane, dans la maison, en québécois

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Projet PERMA, Jour 1 – S’amuser

En me baladant hier à voir les « posts » de mes amis sur Facebook, j’ai été accrochée par le projet PERMA de Christine Michaud qui propose de cheminer ensemble durant 5 semaines du lundi au vendredi sur le travail de Martin Seligman, le père de la psychologie positive.

J’aime toujours apprendre de nouveaux outils, simplement, facilement et sans vider mon portemonnaie ou remplir ma carte de crédit de cours coûteux. Je ne peux actuellement pas non plus m’engager à prendre de cours à dates fixes et je voulais que ce soit avant tout pratique. Quel magnifique cadeau que nous fait Christine : 5 semaines d’enseignements et d’exercices pour 20 $CA ! Merci de tout coeur, Christine !

Alors, ce matin, j’ai écouté la première vidéo, créé mes 10 petits papiers avec les 10 émotions positives les plus puissantes selon la psychologie positive et j’en ai tiré une : Amusement !

Oh… c’est vrai que je ne m’amuse pas beaucoup ces temps-ci, à organiser la venue au Québec de mon ami le moine du Sri Lanka en juin, mes ateliers au Québec en mai et en Europe à l’automne, les projections du film C’est quoi le Bonheur pour vous ? et les voyages au Maroc et au Sri Lanka !

L’amusement s’est donc subtilement inséré dans ma journée, à commencer par retrouver la joie dans le coeur dans une petite méditation. Je me suis alors souvenue que je voulais trouver des musiques depuis longtemps pour les ajouter à ma liste de danses pour mes ateliers : Despacito, YMCA, Iz… et me voilà en train de danser dans mon bureau ! Que cela fait du bien !!!

Je vous les partage plus bas pour que vous puissiez aussi vous amuser un peu… On ne le fait tellement pas assez !

La journée s’est bien passée, le coeur est léger et les projets avancent bien…

A demain !

.

Le poids que nous portons de nos ancêtres

Quand j’étais jeune, ma mère (qui avait vécu en Afghanistan et était allée en Inde avec mon père avant ma naissance) m’avait parlé de karma et de réincarnation, un concept qui m’avait titillé l’esprit car je le trouvais intéressant. Alors que j’étais en voyage en Inde, en 1982, j’ai vraiment pu voir à quel point les Hindous (pratiquants) considèrent leurs actes en fonction de leur karma et de leur future réincarnation.

Quand je suis arrivée au Québec, il y a plus de trente ans, j’ai rencontré un Amérindien. Dans la discussion que nous avons eu ensemble, il me dit « Tu sais, dans le temps, quand un chef prenait une décision pour son clan, il savait que cette décision allait avoir de l’impact sur les 7 générations à venir« . Ce moment est toujours resté gravé dans ma mémoire.

Il y a quelques années, en discutant avec un homme-médecine amérindien, il m’a expliqué le principe de spirale des « générations« , des cycles de 7 ans et de 7×7 ans que nous vivons et « revivons » jusqu’à ce qu’on se libère de notre passé. Il me dit aussi que nous avions vécu trois générations ensemble, ce qui est beaucoup et rare. C’est vrai que le lien était fort entre nous. On se connaissait depuis des lunes.

En 2006, alors que j’animais mon blog Chemin de Vie, une dame m’a écrit en me parlant des constellations familiales. J’ai été emballée. Je n’ai pas pu faire la formation malheureusement, qui se donnait alors en Europe, mais ce concept qu’on porte des croyances et décisions de nos ancêtres me parlait beaucoup. On y parlait notamment de « loyautés générationnelles ». Cette dame a écrit des articles à ce sujet dans mon blog durant plusieurs années.

En 2015, j’ai rencontré des moines bouddhistes au Sri Lanka. La philosophie de Bouddha porte aussi sur le karma et la réincarnation, un peu différente des Hindous cependant. Les bouddhistes doivent, comme les Hindous, accumuler des « mérites » tout au long de leur vie pour s’assurer une belle prochaine vie. Ils (les pratiquants) sont donc très respectueux, généreux et gentils.

On peut lire de plus en plus d’articles, depuis quelques années, concernant notre chaine d’ADN, de ce qu’elle porte (de nos parents et ancêtres) et comment elle peut se transformer au fur et à mesure qu’on fait un cheminement personnel.

Dans notre société

Dans notre société, qu’on soit catholique ou protestant, par exemple, on apprend à être de bonnes personnes mais sans parler de karma, générations ou réincarnation. Pourtant, le concept de constellations familiales, de karma et de réincarnation émerge, dans ces mots ou d’autres, nous amène à considérer et travailler sur le fait qu’on porte souvent de lourdes croyances de nos ancêtres car on leur accorde encore beaucoup de « loyautés » inconscientes.

Ces croyances et liens avec le passé nous amènent à vivre des choses qui ne nous appartiennent pas, dont nous ne sommes souvent pas conscients et dont on ne sait pas comment se libérer.

Par exemple, dans ma lignée de femmes du côté de ma mère, les femmes n’étaient pas proches de leurs enfants – elles ne savaient pas comment être avec -, étaient dépressives et délaissées (éventuellement trompées) par leur mari. Ma mère est tombée en dépression à l’âge de 33 ans, sans jamais s’en sortir, et a été trompée par mon père puis son second mari.

Croyez-le ou pas, je suis tombée en dépression à l’âge de 18 ans et tous mes conjoints m’ont trompée. Je n’ai pas voulu avoir d’enfants. J’ai cassé la chaîne générationnelle.

Pour être enfin heureuse, je devais aussi me libérer de lourds fardeaux qui ne m’appartenaient pas pour enfin trouver un espace de paix. Un espace où je peux créer pleinement ma vie et être heureuse en étant MOI sans plus avoir d’influences négatives de vies passées et de mes ancêtres. Cela a pris des années de thérapie mais je suis infiniment plus heureuse aujourd’hui, libérée de tous ces poids. J’ai vraiment l’impression que c’est moi qui suis aux commandes de ma vie et de sa création telle que je la veux.

S’en libérer pour être enfin Soi et heureux

On ne sait jamais par quel bout, de quelle façon, avec qui ni quand on va débloquer un lien générationnel ou karmique. C’est par divers exercices et thérapeutes/techniques qu’on avance et qu’on y arrive.

La première étape que je propose dans mes ateliers est de poser notre arbre généalogique sur une grande feuille de papier. En y ajoutant des données précises, on voit alors nos croyances et loyautés émerger, parfois même nous sauter à la figure tellement c’est clair, créant alors quelques émotions et prises de conscience. C’est alors que des déconnexions et libérations de loyautés générationnelles et/ou karmiques peuvent prendre place grâce à des exercices.

Je vous souhaite d’identifier ce que vous portez qui ne vous appartient pas et de vous en libérer pour créer la vie de vos rêves de façon légère et heureuse.

Le stages que j’offre incluant ce travail sont, en France, Mon Nouveau Monde et La Grande Traversée. Au Québec, de petits ateliers à ce sujet sont offert aussi.

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Trouver l’équilibre alimentaire après 50 ans

Après 50 ans, notre corps ne fonctionne plus comme à 20 ou 30 ou 40 ans, ce que je trouve très injuste, en fait 😉 . On a été très actifs durant toute notre jeunesse tout en vivant beaucoup d’émotions hautes et basses, de questionnements de vie, etc. Peu de répit pour apprécier le bonheur durant toutes ces années !

Arrivés à la cinquantaine, les choses se calment, la sagesse s’installe et on n’a plus envie de jouer au sauveur/se. On a envie de profiter de la vie, de l’apprécier, de vivre le moment présent et tous les petits bonheurs de la vie. On n’a pas encore eu toutes les réponses à nos questions existentielles (on a besoin de bien des vies pour tout comprendre 😉 ) mais on s’en fait moins et on se casse moins la tête. C’est en tout cas mon expérience.

C’est à cette période de vie qu’on devrait avoir un corps en santé pour pouvoir profiter pleinement de la vie, vous ne trouvez pas ?! On l’a cependant bien utilisé, et souvent forcé, durant notre jeunesse.

C’est donc plutôt toutes sortes de petits bobos qui apparaissent : ménopause/andropause et débalancement hormonal, usure des os, fatigue, digestion lente et j’en passe, sans compter les mal-à-dit plus graves. On doit donc encore plus prendre soin de notre corps et, de bonne grâce, en accepter ses limites.

Bien manger pour être en forme

J’avoue que je suis un peu en colère contre mon corps ces temps-ci car il n’aime plus la nourriture « normale » occidentale et réagit de plus en plus désagréablement à un « bon repas ».

Que veut dire un « bon » repas, en fait, dans notre société ? (Je ne parle pas ici de gens qui s’alimentent déjà de façon « santé », crudivores, etc.).

Un « bon » repas, dans cet article, ce sont des mets qui font plaisir à nos yeux et à nos papilles gustatives. Des mets qu’on mange depuis tout jeunes parce que c’était ainsi qu’on mangeait dans nos familles et notre société.

Pourtant, un « bon » repas devrait représenter un repas qui fait aussi, et avant tout, du bien à notre corps. Il devrait donc remplir ces trois conditions :

Un repas qui fait plaisir et du bien :

  1. à nos yeux
  2. à nos papilles gustatives
  3. à notre corps.

Différences de pays, d’aliments et de réactions physiologiques

On a tendance à se laisser tenter par de belles et bonnes choses aux yeux et au goût, bien sûr, parce que ça sent bon, que c’est joli et attrayant. Le système digestif va éventuellement crier ensuite. Gonfler, gargouiller, tirer, brûler, hennir, gronder…

C’est ce qui se passe pour mon corps chaque fois que je reviens du Sri Lanka où j’ai mangé du riz une à trois fois par jour accompagné de légumes, des épices, des herbes, pas de produits laitiers, pas de viande rouge, de l’huile et du lait de coco, peu de choses sucrées. A chaque séjour là-bas, je dégonfle et maigris rapidement… et je regonfle dès mon pied posé en Occident – Europe et Québec. A chaque année, c’est plus évident et plus désagréable et inconfortable.

« Le riz absorbe l’eau dans ton corps et l’aide à l’éliminer. Tu devrais en manger tous les jours », m’a dit mon acupuncteur il y a deux ans. Peu habituée à manger du riz chaque jour, je ne pouvais respecter ce conseil à la lettre… à mon détriment bien sûr.

Riz rouge du Sri Lanka

C’est au Sri Lanka que j’expérimente cette façon plus stricte de manger à chaque fois que j’y vais car on n’a pas vraiment le choix quand on mange comme les gens du pays. Rice & curry matin et midi, parfois même soir. Au souper sinon, un plat léger à base de riz ou des mets à base de farine de riz, rarement de blé.

Je suis revenue au Québec il y a six semaines et je n’en peux plus de me sentir gonflée par ce qu’on a l’habitude de manger ici. Je mange pourtant « bien » – soit quand même pas gras, pas lourd, peu de viande, etc. – mais je me rends compte que le riz doit vraiment être mon aliment de base. A bas le gluten !

Riz complet, c’est important. Pour ma part, je prends du riz rouge, un riz du Sri Lanka que j’achète dans une épicerie srilankaise à Montréal*.

Manger cru ou cuit ? Froid ou chaud ?

J’ai un ami qui est un adepte du crudivorisme. Il se sent tellement bien avec cette alimentation, à laquelle il ajoute le jeûne de temps en temps, qu’il m’en a vanté les bienfaits et m’assurant que ça allait me remettre en forme rapidement.

Je respecte son point de vue mais ce régime ne me convient pas et ne m’attire surtout pas, et pour cause.

Il est important, je pense, de suivre ce vers quoi notre corps est attiré et on le sent clairement quand on apprend à l’écouter. On peut écouter les avis des autres mais le plus important est de toujours se référer à notre propre senti et à le respecter.

Instinctivement, depuis des années, je n’aime pas manger (que) cru/froid. J’en mange un peu de temps en temps mais pas tous les jours. J’ai toujours une tasse de tisane chaude/tiède à boire, ou je bois de l’eau à température de la pièce.

Je dévore de belles salades quand il fait chaud et de bonnes soupes quand il fait froid. Les saisons font aussi beaucoup et on se doit de respecter notre physiologie suivant la météo.

Chaque être humain a sa propre physiologie. Même s’il y a des généralités, on ne fonctionne vraiment pas tous de la même façon. Pour ma part, avec les maladies (graves) que j’ai eues, avec les gènes familiaux et un grave accident, je ne dois pas manger cru ni froid. Ce fait a été confirmé par un acupuncteur et deux médecins ayurvédiques.

Pour que je reste en santé, je dois donc toujours « réchauffer le chaudron », comme dit mon acupuncteur, soit boire ou manger chaud avant de manger froid/cru – salade, crème glacée (mon péché mignon), fruits, etc.

A propos du sucre

Je suis une « bibitte à sucre » comme on dit au Québec sauf que le sucre attire le sucre. Avez-vous déjà remarqué ? Une bouchée d’une sucrerie et on a juste envie d’en manger d’autres alors que, si on n’en prend pas, on n’en a pas envie.

Le sucre fatigue beaucoup et amène éventuellement à un état déprimé.

Exemple du jour : j’ai mangé du gâteau au dessert hier soir chez mes amies – ah ! la tentation ! – et je me suis réveillée ce matin avec l’énergie et le moral à « blurp ». Je dois laisser passer quelques heures avant de retrouver de la joie, peut-être même la journée. Je n’aime tellement pas cet état mais le gâteau était trop tentant hier soir ;-). J’assume…

Ma physiologie a besoin de sucre. Je ne suis pas diabétique mais je fais un peu d’hypoglycémie. Mon corps me dit quand il en a besoin. Un peu chaque jour. Un ou deux carrés de chocolat noir, du sirop d’érable, du miel. Ces aliments ne me poussent pas à la tentation d’en prendre d’autres ni au besoin d’en manger plus dans ma journée. Si je mange un Whippet ou une gaufrette, par contre, je ne réponds pas de la boite dans les 24 heures ! Je n’en achète donc pas.

On peut se passer de sucre en le remplaçant par des protéines. Quand on a une « rage de sucre », on prend un morceau de fromage, une poignée de noix, un oeuf ou autre aliment qui contient naturellement des protéines. En Asie (Inde, Sri Lanka…), les végétariens mangent du riz accompagné de dhal, un plat de lentilles. Le mélange riz + lentilles « crée » les protéines nécessaires au corps.

Au Sri Lanka et en Inde, je n’ai jamais envie de manger des sucreries car les repas sont équilibrés et complètent mes besoins.

Cure de riz

Je me demandais, ces derniers jours, comment j’allais entreprendre mon rééquilibrage alimentaire car j’en ai assez de gonfler et me sentir lourde. Les connaissances en hygiène alimentaire ont tellement évolué que je suis loin du temps où je mangeais vraiment santé, dans les années 80-90. Je me suis alors guérie de plusieurs bobos chroniques.

En me réveillant ce matin, l’idée qui m’est venue a été de faire une cure de riz pour dégonfler, retrouver ma forme et mon énergie. Je ne ferai pas de rice & curry chaque jour car on s’en lasse vite mais je veux concocter des mets agréables aux yeux, au goût et au corps.

Alors voici mon premier petit déjeuner :
Riz rouge, poire, cannelle, un oeuf cuit coupé en petits morceaux et 1 c.s. de sirop d’érable.

Si vous avez des idées de plats à base de riz, je serais heureuse de les découvrir car je sens que je vais être à bout d’inspiration rapidement 😉 ! En les partageant dans les commentaires ci-bas, vous en ferez ainsi profiter les lecteurs aussi !

Mille mercis,

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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*Marché Murugan, 7615 boul Saint-Michel, Montréal QC H2A 3A4

S’installer pour créer

Ile d’Orléans – Photo : Dominique Jeanneret

Mon retour au Québec

Comme vous le savez, je suis devenue nomade (SDF en fait, mais pas dans la rue) il y a trois ans. J’ai quitté mon appartement en mai 2015. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt et suis allée vivre près de Montréal. Mon but était de me réinstaller dans cette région en revenant de voyage au printemps 2016 car j’y ai plus de réseau social qu’à Québec. J’avais décidé que je passerais les trois prochains mois d’hiver (2015-2016) au chaud, sans savoir où.

A l’automne 2015, je suis allée en Europe faire une tournée d’ateliers avant d’aller au Sri Lanka en novembre pour accueillir un groupe de femmes pour dix jours. C’est là que j’ai rencontré un moine avec qui j’ai cheminé tout en me baladant dans le pays. J’avais mon pied-à-terre dans une famille (où j’ai créé le livre de recettes de cuisine du Sri Lanka) et sillonnais le pays pour visiter, faire une retraite de méditation, enseigner à des petits moines et découvrir tout simplement le pays.

Pour avoir le droit d’entrer au Sri Lanka, je devais avoir une preuve de sortie. J’avais donc pris un billet d’avion pour Chennai, en Inde, le 18 décembre 2015. Un rêve d’enfant d’aller visiter cette ville qui m’était mythique, qu’on appelait Madras et où de merveilleux tissus colorés sont fabriqués (j’adore les tissus et les couleurs !).

Décembre 2015, des pluies détruisent la région de Chennai et des maladies surgissent. Je décide de rester au Sri Lanka. Je vais alors renouveler mon visa qui n’est valable, quand on entre au pays, que pour un mois.

Je suis finalement restée trois mois au Sri Lanka. J’ai visité beaucoup d’endroits. J’ai rencontré des moines, visité des orphelinats, me suis fait des amis.

Petit à petit, durant ce séjour, et sans m’en rendre compte, un vieux rêve a commencé à prendre forme : j’avais longtemps voulu accompagner des groupes en voyage pour leur faire découvrir des pays.

En février 2017, j’ai accompagné deux belles dames pour un séjour de 17 jours et, en février 2018, j’ai guidé un groupe de huit belles dames. Ce rêve d’accompagner des gens pour leur faire partager mes découvertes d’un pays s’est réalisé !

Six mois au Québec

Au Québec, nous avons une sécurité sociale/assurance maladie gouvernementale que nous perdons si nous vivons plus de six mois à l’extérieur du pays. Je n’ai donc pas le choix que de passer six mois au Québec si je ne veux pas la perdre (on la retrouve quand même après trois mois à notre retour, si on la perd).

Mon idée, en me permettant de passer l’hiver au chaud en 2015, n’était pas de fuir l’hiver mais simplement de vivre autrement un temps et de me réinstaller près de Montréal en revenant au printemps 2016. Ce que j’ai fait mais en colocation, sans sortir mes affaires de l’entrepôt, car je savais que je repartais l’hiver suivant.

J’avais en effet décidé que je passerais les prochains six mois d’hiver (2016-2017) entre l’Europe, l’Inde et le Sri Lanka et je ne pouvais donc pas me réinstaller au Québec pour six mois, à moins de payer très cher un logis au mois, sans compter les dépenses de déménagement.

Idem les six mois 2017-2018 que j’ai passés entre l’Europe, l’Ile de La Réunion et le Sri Lanka.

Mon chez-moi

Je demande à l’univers de me montrer mon lieu de vie depuis un an, sans réponse.

Mars 2018, me voici de retour au Québec avec le profond désir de trouver une façon de me réinstaller, d’avoir un chez-moi, un lieu de vie dans mes affaires. J’en ai besoin. J’ai 55 ans et pas l’énergie de quand j’avais 35 ans. J’ai trouvé la tournée européenne 2017 difficile en termes de devoir bouger chaque semaine durant deux mois.

J’ai déjà des dates placées pour des stages en France et à la Réunion l’automne prochain ainsi que des clients pour mon prochain tour au Sri Lanka en janvier prochain. Je sais que je repars pour quelques mois de 2018 à 2019.

Comment louer un logis à l’année en sachant que je ne serai pas là durant l’hiver et que je n’ai pas les moyens de payer un loyer durant mon absence ? C’est toujours la même question à mon retour au pays et cela fait maintenant trois ans que mes affaires sont en entrepôt.

Avec deux autres amies nomades, nous tentons de trouver toutes les façons possibles de co-louer, louer, acheter… sans solutions, sans résultats.

Développer mes activités au Québec

En Europe, les gens me connaissent comme blogueuse et thérapeute. C’est la raison pour laquelle je vais animer des ateliers en Europe. Au Québec, les gens me connaissent comme organisatrice d’évènements pour des thérapeutes depuis une dizaine d’années et productrice d’un petit bulletin virtuel hebdomadaire d’évènements en développement personnel. Ils ne savent pas que j’accompagne des gens sur le chemin du bonheur depuis bien des années.

Quand j’ai commencé à animer des stages en Europe, en 2014, une petite voix me disait que je n’aurais pas d’ouverture au Québec. Il y a tellement d’intervenants dans ce coin du monde aujourd’hui, c’est fou ! Comment se frayer un chemin et créer une place au milieu de ces centaines de personnes qui coachent, aident, accompagnent, forment, etc…?!

J’ai quand même posé quelques dates au Québec en 2015 mais la réponse a été minuscule comparée à l’Europe et je n’ai plus mis d’énergie dans cette activité. Pourtant, ce que je propose dans mes ateliers est assez unique (travail en profondeur tout en douceur) mais juste pas connu. Comme je ne suis pas une femme d' »exposure », – je suis plutôt timide 😉 – je ne fais pas de vidéos et d’actions marketing-choc pour me faire connaître. Je ne suis donc pas connue au Québec en tant que thérapeute.

L’an dernier, j’ai quand même demandé à l’univers où je dois aller pour développer mes activités de thérapeute au Québec car je sais que des personnes ont besoin de ce que je partage. La réponse a été d’aller « en région », c’est-à-dire hors des grandes villes et surtout, loin de Montréal et des Laurentides où il y en a tellement. J’ai donc fait quelques approches pour trouver des organisatrices dans divers endroits du Québec mais sans résultats.

Des portes s’ouvrent

Je suis curieuse. J’aime découvrir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes. Je m’adapte facilement et j’aime les gens. En revenant au Québec cette année, j’ai senti que je veux, et ai vraiment besoin, de créer quelque chose de nouveau dans ma vie tout en restant alignée sur mes activités et l’envie de les partager avec des personnes qui ont envie de cheminer avec moi. Je ne savais juste pas où ni quoi exactement.

Depuis mon retour au Québec le 7 mars dernier, j’ai cherché un logis dans la région de Montréal et Laurentides, là où je suis proche des mes amis et activités (et où j’ai déjà habité), mais je n’ai rien trouvé, évidemment. Ce n’est pas « en région ».

Bhante Dhammika

Parallèlement, j’organise la venue de Bhante Dhammika, un moine du Sri Lanka qui viendra en juin prochain partager ses connaissances, en français, et animer divers activités.

Pensant que j’allais habiter dans les Laurentides – j’avais trouvé un logis qui, finalement, ne me parlait pas -, j’ai organisé des activités pour lui entre Montréal et St-Sauveur, notamment à Blainville et St-Sauveur chez Yoga Etc. En discutant avec France, la propriétaire, nous avons décidé que j’irais aussi y animer des mini-ateliers. Les portes s’ouvrent…

Découvrir une nouvelle région

La semaine passée, je suis allée en visite chez une amie qui a une maison à Drummondville, entre Montréal et Québec. Elle ne l’habite presque pas car elle est plutôt chez son amoureux. Elle m’a proposé de venir y vivre.

Nous sommes allées à la librairie ésotérique, tenue par une charmante dame avec qui nous avons discuté. La boutique, qui a vingt ans, est deux fois plus grande que la boutique de St-Sauveur, un village touristique où j’avais l’habitude d’aller régulièrement, où j’ai vécu il y a un vingtaine d’année et où j’ai habité dans le village voisin ces deux dernières années chez un ami en colocation. La durée de vie et la grandeur de la boutique de Drummondville, ainsi que l’accueil de la dame, m’ont déjà donné de bonnes informations.

En revenant à la maison, j’ai mis un message sur Facebook pour qu’on me parle de cette ville, des gens. Toutes les réponses ont été agréables et positives.

J’ai laissé décanter toutes les informations reçues lors de mon passage dans cette ville pour « voir » si c’est là que je dois aller vivre : elle est « en région » et il y a tout un potentiel de développement d’activités de développement personnel. Elle est entre Montréal et Québec, où j’ai des amis et activités. Mon amie, la propriétaire de la maison, connait plein de gens en ville avec qui elle me met déjà en contact. Une autre amie habite pas loin et m’a déjà invitée à sortir avec elle la semaine prochaine !

J’ai pris 48 heures pour « sentir » toutes ces informations et messages de la vie.

Tout est positif. Aucun point négatif ne vient me faire douter d’une potentielle installation heureuse à Drummondville. J’ai donc appelé mon amie hier et lui ai demandé quand je pouvais aller m’installer. Elle était super contente.

Le seul jour disponible pour elle est lundi… de Pâques. Comme je dois aller chercher des boites à l’entrepôt, je devais savoir s’il sera ouvert lundi de Pâques. Dernier signe à vérifier. Positif. L’entrepôt est ouvert.

Pâques est dimanche. J’emménage lundi de Pâques dans un nouvelle ville, une nouvelle région, de nouvelles personnes. Renouveau. Renaissance… et nouvelles belles aventures jusqu’à mon départ le 12 septembre prochain pour l’Europe, La Réunion, peut-être l’Inde (cure ayurvédique dans le Kerala) et le Sri Lanka avec un nouveau voyage de groupe ! Un autre bel hiver au chaud en vue 🙂

A très bientôt

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Accueillir la richesse de la vie

Je suis arrivée en Suisse du Sri Lanka il y a deux jours. Je rentre au Québec dans 5 dodos pour y passer six mois. Je suis partie du Québec mi-septembre 2017 et je viens de passer presque six mois à bourlinguer. Un tiers en Europe, un tiers à l’ile de la Réunion et un petit tiers au Sri Lanka.

En train de donner à manger au singe au centre de méditation dans la jungle

C’est la quatrième année que je voyage, la troisième où je passe le gros de l’hiver au chaud. C’est aussi la troisième année où je n’ai plus de chez moi. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt en mai 2015, pensant que j’allais me réinstaller à l’automne. Et puis je suis repartie pour un autre hiver au chaud. Depuis, j’ai vécu chez l’un et chez l’autre. Une valise, un sac à dos et mon sac à mains comme seuls compagnons.

Se découvrir en voyage

Au marché, Sri Lanka

J’ai appris beaucoup, durant ces années de nomadisme, notamment que je suis bien plus sociable et vivable avec du monde que je pensais. J’ai réalisé à quel point j’aime être et vivre avec des gens, et que ça se passe super bien, alors que j’ai passé la majeure partie de ma vie à vivre seule. Je croyais que je ne pouvais pas vivre avec des gens car j’avais mauvais caractère (me disait-on) et de peur de me sentir envahie ou coincée dans ma liberté.

C’est en vivant chaque jour de ces voyages auprès de gens différents que cette croyance s’est inversée. Aujourd’hui, je ne me vois plus vivre seule à long terme même si j’aimerai toujours, et aurai toujours besoin, de ma solitude de temps en temps.

J’ai vu combien je suis facile à vivre, à tolérer, à faire des compromis sans me sentir brimée et tout en me respectant. J’ai appris à apprécier chaque instant de vie et à remercier chaque jour d’avoir un toit, de la nourriture, un bon lit, de l’eau à boire et pour me laver. Quand on vit dans notre société, on ne se rend même pas compte que ce sont des cadeaux et que nous en sommes très privilégiés.

A travers ces quatre dernières années, j’ai beaucoup grandi intérieurement. J’ai vu comment tant de choses qui semblaient importantes sont en fait très relatives et même, certaines, tellement pas importantes. J’ai appris à vivre au jour le jour. A créer mon avenir en le projetant sur mon écran de vie tout en vivant chaque instant présent afin que ce futur puisse se réaliser tel que j’en ai envie. Une grande partie de ce futur n’a cependant actuellement aucune forme.

Un avenir inconnu

Je ne sais pas où je vais m’installer. Avec qui ? Quand ? Comment ? Que vais-je faire comme travail au Québec ? Comment vais-je « gagner » ma vie ? Je n’en ai pas d’idée, ou une toute petite. Je suis dans un « no-where » mais cela ne m’angoisse pas car j’ai confiance. La vie ne m’a jamais laissé tomber. Je sais que de belles choses vont se placer et se créer d’elles-mêmes.

Ces dernières années, j’ai appris à vraiment vivre le moment présent et faire confiance que tout va bien aller. Ce qui est sûr, c’est que la première étape que je veux réaliser, c’est me recréer un cocon de vie, un chez-moi. J’ai besoin de me déposer et de faire une sorte de bilan. Voir ce que je veux et ne veux plus pour créer clairement la suite de ma vie.

De belles relations

Au centre de méditation

Ces derniers mois, j’ai vécu des expériences magnifiques dans mes ateliers et puis avec le groupe de huit femmes que j’ai guidé au Sri Lanka durant 18 jours. J’ai l’impression d’être enfin arrivée à vivre ce que je désirais depuis si longtemps. Des relations douces, respectueuses, de beaux échanges et partages, une belle conscience, du non-jugement, de la bienveillance, de l’entraide, de la gratitude les uns envers les autres.

Bien sûr, tout n’a pas plu mais on a toujours su regarder le meilleur plutôt que de se laisser envahir par le moins bon. On a su regarder avec conscience et honnêteté dans le miroir de notre être pourquoi certaines choses nous plaisaient moins et qu’est-ce qu’elles venaient déclencher en nous pour nous permettre de guérir de vieilles croyances et blessures.

Dans un autre groupe de femmes, où je ne pouvais pas être très présente à cause de mes occupations de voyages, certaines ont quitté, laissant place à pouvoir y installer mon énergie qu’elles ne comprenaient pas. Au lieu d’y voir un drame, j’ai remercié la vie qu’elles aient choisi ce chemin, laissant place à d’autres femmes magnifiques et sur la même longueur d’ondes que moi. Ensemble, nous cheminons en coeur et conscience vers nos buts.

Le voyage fait grandir

La boulangerie ambulante

Petit à petit, à travers ces voyages dans le monde et dans mon coeur, j’ai aussi vu grandir la valeur que je me donne à moi-même, consciemment et inconsciemment. De toute petite et qui ne méritait pas grand-chose, je sens de plus en plus que je me permets de m’offrir et de recevoir plus et mieux.

Par exemple, la première année que je suis arrivée au Sri Lanka, j’ai vécu durant trois mois dans une famille de gens très simples avec qui j’ai vraiment vécu de beaux moments. Je me suis habillée dans le style que portaient les femmes de ce village. J’ai vécu très simplement avec elles. Avec beaucoup de bonheur mais très peu en termes de matériel.

Au début, je voyageais en tuktuks, petits taxis à trois roues, ce qui coûte plus cher que de prendre le bus. Les dames m’en ont fait la remarque et m’ont expliqué où et quand prendre les bus plutôt que de dépenser mes sous en tuktuks. Je croyais que c’était la vie là-bas et je m’y suis conformée, n’étant pas riche non plus. Je croyais que c’était aussi mon niveau de vie. C’était, en fait, celui que je me donnais.

Augmenter sa richesse intérieure et, du coup, extérieure

Tuktuks-taxis et tuktuk avec le vendeur de crème glacée

Avec les années, j’ai découvert les extrêmes de ce pays. L’extrême richesse et l’extrême pauvreté.

Alors que j’habitais au village, j’ai fait la rencontre d’une personne qui habite Colombo, le 31 décembre 2015. Petit à petit, son appartement est devenu mon pied-à-terre et elle, ma meilleure amie dans ce pays. Elle habite au 5e étage d’une résidence sécurisée où les loyers coûtent aussi chers qu’au Québec, dans un quartier assez huppé où les gens vivent plus comme nous que comme les gens du village, où les prix sont (très) élevés comparés aux villages du reste du Sri Lanka.

J’ai apprécié retrouver un certain confort, j’avoue, même si je peux vivre très simplement. En accueillant et appréciant ce confort, je me suis donné plus d’abondance. J’ai repris un habillement plus occidental tout en étant adapté aux normes et styles du Sri Lanka. Je suis sortie d’un espace de « pauvrette » dans lequel je croyais que je devais vivre pour être bien avec les gens du pays. Du coup, j’ai commencé à rencontrer d’autres styles de personnes, plus riches tout en étant aussi très simples et de coeur.

Notre minibus

J’ai lu de temps en temps, au fil des années, que, pour devenir riche, on doit se tenir auprès de gens riches pour apprendre d’eux, pour grandir à leurs côtés, pour se donner et pour recevoir. Petit à petit, la vie m’amène à ça. Je le remarque, l’apprécie et commence à me le donner de façon plus consciente.

A ce titre, le fait de voyager en minibus dédié à notre groupe durant 18 jours, plutôt qu’en bus publics, trains et tuktuks, m’a offert une belle façon facile de voyager. Nous sommes aussi descendues dans de beaux hôtels simples mais plus luxueux que ceux que j’avais l’habitude de me permettre. C’est une façon confortable de voyager mais qui est loin des gens du pays, par contre, ce que je préfère quand même beaucoup pour faire de beaux échanges et de belles découvertes.

Le complexe de Cendrillon

Je ne remarquais pas, auparavant, à quel point j’avais toujours vécu comme Cendrillon, la fille du premier mariage qui devient la pauvrette lors du remariage de son père. Pour moi, ça a été le remariage de ma mère et la naissance des deux enfants avec ce deuxième mari, enfants qui ont pris toute la place. Même si je vivais dans une famille bourgeoise et aisée, j’avais imprimé dans mon esprit que « tout ça » n’était pas pour moi.

De tout temps, j’ai donc toujours cru, inconsciemment, que je ne pouvais recevoir que « juste assez », que le bonheur et la richesse étaient pour les autres. Petit à petit, ces croyances se transforment doucement et je me permets de plus en plus de richesse. Par exemple, cette année, à Colombo, je me suis permise de prendre des taxis (voitures confortables) plutôt que des tuktuks et j’ai apprécié me donner ce confort (avec Pickme, ceci dit, le prix de la course est sensiblement le même en auto ou en tuktuk mais je ne le savais pas avant de faire le même trajet deux fois, une fois en auto et l’autre fois en tuktuk).

Je suis allée visiter un jour une maison à Hikkaduwa que j’aimerais peut-être louer l’hiver prochain. Le propriétaire est venu me chercher à la gare de la petite ville dans un gros 4×4 Nissan. C’est très loin d’un tuktuk. Il travaille dans le monde de la finance à Colombo et est manifestement riche. Il m’a amenée visiter la maison dans laquelle il a grandi et dont il a hérité. Une grande maison toute simple avec un petit jardin. Pas de confort. Comme la maison dans laquelle j’ai passé trois mois à l’hiver 2015-2016. Il me resterait à l’aménager à mon goût et à la rendre agréable. On a discuté agréablement de mon projet. Il s’est pris d’amitié pour moi (il est jeune et marié, ne vous faites pas d’idée !) et est resté en contact avec moi afin de m’aider à réaliser un projet que j’ai pour l’hiver prochain.

Cendrillon en moi est en train de préparer sa robe de bal afin d’oser se montrer bientôt sous un autre angle que la « pauvrette ». Oser être vue, reconnue, appréciée… 🙂

Je serai toujours un peu timide et je resterai toujours simple (tapez-moi sur l’épaule si ça me monte à la tête, d’accord ?!) mais j’affirme aujourd’hui que j’ai droit à la richesse financière et matérielle illimitée, laquelle me permettra d’avoir ma maison et de réaliser des rêves qui me tiennent à coeur, pour moi et pour d’autres, notamment de mettre sur pieds/compléter des projets d’aide humanitaire auprès des enfants pauvres/maltraités.

Bon, et si le Prince Charmant se présentait au bal, je l’accueillerais aussi les bras et le coeur grand ouverts 😉 !

Créer sa chance

Beaucoup de personnes pensent que je suis riche car je voyage et que j’ai de la chance de pouvoir le faire. Pas du tout. Je ne suis pas riche. Je vis agréablement mais très simplement. Et ma « chance », je la crée et vous en parle dans cette vidéo tournée à l’Ile de la Réunion :

Petit à petit, on grandit, on comprend, on guérit, on reçoit, on apprécie, on crée, on remercie et on réalise nos rêves…

Je vous laisse avec quelques autres vidéos ci-bas pour vous faire voyager un peu… 🙂

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De tout coeur,

Dominique

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

Quelques minutes pour découvrir des rues, des gens, des étals, de la nature…

Au centre international de méditation Sri Bodhiraja de Rakwana au Sri Lanka, on a souvent la visite de singes qui viennent dans les arbres autour et même prendre à manger dans notre main sur la terrasse de la salle à manger.

Même si les barrières de sécurité sont baissées, les gens continuent de traverser les rails, notamment les jeunes adolescents en uniformes qui sortent de l’école.

 

Renouvellement de visa de touriste au Sri Lanka

Légende en bas de l’article

Quand on arrive au Sri Lanka en tant que touriste, on ne peut recevoir qu’un visa d’un mois, l’ETA. Si on désire rester plus longtemps, c’est relativement facile en autant qu’on prenne une journée pour aller à Colombo au bureau d’immigration situé à Battaramulla, un quartier dans l’est de la ville.

Aujourd’hui était la troisième fois, pour la troisième année, que je suis allée renouveler mon visa de touriste. En voici les étapes, juste pour le plaisir (quand on attend, on a le temps d’écrire !).

6:30 – Départ de la maison dans le sud de Colombo. Je dois prendre 2 autobus. Arrivée à 7:30 à Bataramulla dans le nord-est de la ville, à quelques pas du bureau d’immigration. On me dit que le bureau des visas ouvre à 8h30 mais j’ai un feeling….

Je m’engouffre dans l’échoppe d’un des trois photographes sur le chemin vers le bureau d’immigration, celle où les rabatteurs sont le moins insistants et où le sourire est honnête. 250 LKR (roupies = env. 2 $CA) et 10 minutes plus tard, j’ai mes 4 photos.

Petit déjeuner dans un petit troquet sur le chemin. Un thé et un « bun » (petit pain de mie blanc) avec une saucisse et une rondelle d’oignon. Rien de sucré le matin au Sri Lanka.

Pour se rendre au bureau d’immigration, on doit entrer par la porte principale, à gauche, aller au fond de cette salle, traverser la cour, monter les escaliers et entrer dans le bureau d’immigration comme tel. On monte au 4e étage avec les ascenseurs de droite. Ceux de gauche vont du 9 au 18e.

8:00 – Mon feeling était bon : le bureau des visas est déjà ouvert même si les personnes à qui j’ai demandé m’ont dit 8:30.

Je demande le formulaire à la réception dans le couloir en entrant, là où tout le monde fait la queue pour avoir son numéro de dossier. Je remplis le formulaire sur un petit comptoir au mur et fais ensuite la queue pour avoir mon numéro.

8:15 – La réceptionniste regarde mon formulaire qu’elle me redonne avec mon passeport ainsi qu’un ticket avec mon numéro. Elle me dit de me rendre à la salle d’attente à côté. C’est l’étape de la section A.

8:19 – Je colle ma photo sur le formulaire avec un bâton trempé dans une colle vert fluo, installé en haut des armoires à dossiers à côté de la réception de la section A avant de m’asseoir dans la salle d’attente. La dame derrière le comptoir semble attendre 8:30.

8:31 – Message de bienvenue en trois langues au haut-parleur. Tout le monde se lève, le temps de l’hymne national.

8:35 – La cloche annonçant les numéros commence à sonner toutes les 20-30 secondes… puis silence pendant 5 minutes. Les gens se pressent au comptoir. La réceptionniste écrit qqch sur le formulaire puis le redonne.

8:42 – La cloche sonne et mon numéro s’affiche à l’écran. C’est mon tour. La dame passe mon ticket devant le petit écran lumineux qui fait biiiiiip, comme quand on passe les produits à la caisse du supermarché, et me dit de me rendre à la section B.

8:47 – Je m’assieds à la salle d’attente. C’est l’étape de la rencontre avec l’agent d’immigration.

9:12 – La cloche sonne et mon numéro apparait à l’écran. Je me rends devant la porte derrière laquelle l’agent décidera de mon avenir, enfin d’une certaine façon ?. Une personne est encore avec lui.

9:15 – J’entre dans le cubicule. Comme d’habitude, l’agent est sans sourire. On dirait que tous les fonctionnaires d’immigration sont drillés pour ne pas avoir d’émotions. Il ne lit même pas mon formulaire. Il se contente de regarder le nombre de mois d’extension que je demande, signe à côté, met le formulaire dans mon passeport puis place les deux sur la chaise à côté de lui.

J’en profite pour lui demander où je peux avoir les renseignements pour avoir un visa de résidence au Sri Lanka. Il lève les yeux sur moi et semble enfin vouloir entrer en contact avec moi. J’en suis presque honorée. Il me demande ce que je veux venir faire au pays puis me dit gentiment que je dois aller à l’ambassade dans mon pays pour faire application. Il me dit d’aller à la section C pour la suite des opérations.

Je me rends à la section C, là où on paie. Il n’y a personne derrière le comptoir.

Chaque pays a un prix différent, ou presque. Pour les Canadiens, c’est encore 50 $US, comme les années précédentes.

9:25 – Je vais me chercher un thé au petit comptoir dans la salle.

9:51 – L’agente à la caisse arrive avec un premier paquet de papiers. Les numéros commencent à s’afficher sur l’écran et la cloche à sonner.

10:02 – Mon numéro s’affiche. Je me mets dans la queue.

10:08 – Je paie 50$US en roupies et reçoit mon reçu. Elle me dit de me rendre à la section D.

10:11 – Je m’assieds à la salle d’attente de la section D, la dernière, celle où on reçoit son passeport. C’est là qu’on va attendre le plus longtemps. J’espère avoir mon passeport d’ici midi car les fonctionnaires vont probablement manger. L’an dernier, tout s’était arrêté entre midi et 13h.

Même si j’étais dans les premiers à donner mon formulaire ce matin tôt, cela ne veut pas dire que je serai dans les premières à recevoir mon passeport.

Tous les quarts d’heure environ, un agent arrive avec une pile de passeports et papiers et appelle les numéros de dossiers.

11:15 – J’ai un creux. Je vais me chercher un petit pain et un thé.

12:12 – Ah ben, suis heureuse de comprendre que les fonctionnaires sont là sur l’heure du lunch, contrairement à l’an dernier. Nouveaux appels de numéros. Je n’y suis pas encore… Je commence à m’impatienter un peu. Je n’aime pas m’énerver. A quoi ça sert, de toute façon ?! Je lâche prise et me remets à mon petit jeu sur mon téléphone.

12:28 – C’est enfin mon tour. L’agent me donne mon passeport étampé d’un nouveau visa jusqu’au 16 mars en me disant « It took long time » avec un gentil sourire un peu désolé. Il n’y peut rien mais a quand même de la compassion. Il avait remarqué que j’attendais depuis longtemps. Enfin un fonctionnaire avec un sourire et une émotion 😉

En conclusion : il est bien mentionné, sur une feuille A4 collée au mur, que le temps pour obtenir son visa est d’environ 4 heures. Plus on arrive tôt le matin, plus on a de chances de l’avoir dans ce délai. L’an dernier, j’étais arrivée vers 9:30 et j’étais sortie de là vers 15:00…

En sortant du bâtiment, je prends l’autobus pour rentrer. Un jeune homme monte dans le bus et explique très gentiment, en cinghalais, la raison pour laquelle il va nous jouer de la flûte. Sa musique met une jolie ambiance dans cette journée d’une profonde platitude… mais j’ai eu mon visa !

Je suis maintenant prête à vivre mon séjour au Sri Lanka en toute légalité jusqu’à mon départ… et à savourer chaque instant !

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De tout coeur,

Dominique

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Légende de la photo :
Un moine et des nonnes en train de coller leur photo sur le formulaire de demande de visa.
Table/chaises et lavabo pour se laver les mains au bistrot du petit déjeuner.
Le comptoir de la section C, là où on paie, encore vide.
La vitrine des « buns », petits pains, au comptoir dans la salle.
La salle d’attente de la section D, là où on reçoit son passeport et visa.
Mon passeport
La joueur de flûte dans le bus.

Que veut réellement dire MERCI ?

Depuis tout petit, on nous apprend à dire MERCI quand on nous fait/offre quelque chose. Qu’on aime ou pas le « cadeau », qu’on l’ait demandé ou pas, on doit dire MERCI.

Quand j’étais petite, je réfléchissais beaucoup à la raison et valeur des choses et situations. Cela occupait mes longs moments de solitude d’enfant HP et hypersensible. Par ailleurs, j’ai toujours été fascinée par les agissements des membres de notre humanité. Je questionnais et discutais facilement ses croyances, dogmes et actions.

– Tu veux ceci ?
– Oui…
– Tu me dis le « mot magique » pour l’avoir alors ?
– …. (sentez de la colère…) mmmmmmerci…..

En tant qu’enfant, et même encore aujourd’hui, je bouillonnais quand j’entendais les gens me faire ce genre de chantage.

Vers l’âge de 5 ans, je pense, j’ai commencé à ne plus dire MERCI juste « parce qu’il faut dire MERCI ». Je pense que j’avais décidé, comme cela m’arrivait parfois, de ne plus agir comme un robot qui fait ce qu’on lui dit mais que je commence à réfléchir et à agir par moi-même, provoquant quelques attitudes que certains auraient pu considérer comme « rebelles ». Je ne voulais pas être un mouton et certains dogmes éducationnels me semblaient inadéquats ou pas juste en rapport avec mes valeurs.

Je ne voulais donc pas suivre ces règles sans pour autant créer de chicanes. Je voulais qu’on me laisse réfléchir à ce qui serait le mieux pour moi, d’après moi et non d’après mes « éducateurs » qui n’avaient pas forcément les mêmes valeurs que moi. Déjà à 5 ans, un enfant a sa façon de penser et d’être.

Il me semblait tout d’abord que, si quelqu’un voulait me donner quelque chose, c’était SA décision. En lui disant MERCI, j’avais littéralement l’impression de lui redonner son cadeau. Je ne sentais pas que ce cadeau était vraiment pour moi puisque l’offrant attendait un cadeau en retour : une reconnaissance, de la gratitude. Son « cadeau » n’était somme toute pas gratuit.

Comme cela ne sonnait pas juste pour moi, j’ai décidé de faire une « expérience » : j’ai arrêté de dire MERCI quand on me donnait ou faisait quelque chose que je n’avais pas demandé. Certains auraient pu interpréter cette attitude comme « si tout m’était dû », ce qui n’était pas le cas du tout. Je me sentais tout simplement plus honnête et moins hypocrite.

Une de mes grand-mères m’a cependant dit un jour, d’un air sévère, quelque chose comme « Tu ne dis jamais merci. Ce serait bien que tu le fasses. C’est la politesse et le respect ! ».

Par politesse et respect, j’ai donc recommencé à sagement dire MERCI.

Par mon « expérience », j’avais cependant pu ressentir la différence entre dire MERCI par plaisir de recevoir et reconnaître la gentillesse de la personne qui offre, et dire MERCI par robotisation et devoir. Sacrée différence de feeling…

Bien plus tard…

Plus de 20 ans plus tard, alors que j’étudiais le Cours en Miracles en groupe tous les lundis soirs à Montréal, nous avons abordé le sujet du MERCI.

J’avais parfois cette impression d’hypocrisie quand je disais MERCI tandis que l’autre attendait que je le lui dise alors que moi, personnellement, ça ne me disait pas de lui dire. Je me sentais donc toujours un peu hypocrite dans ces situations mais je suivais ainsi les règles de politesse et de respect et ne créais donc pas de conflits.

Donc, l’animateur a conclu sa dissertation orale, ce soir-là, avec le fait que dire MERCI revenait à redonner ce qu’on venait de recevoir. Que, logiquement, on ne devait donc pas dire MERCI ! Wow, il venait de confirmer mon impression de quand j’étais toute petite !!!

Je me suis ensuite amusée à refaire quelques « expériences » pour voir à quel point les gens s’offusquent qu’on ne réponde pas à leurs demandes conscientes ou inconscientes de gratitude.

Avez-vous remarqué que les gens donnent majoritairement pour recevoir ? Consciemment ou inconsciemment, on attend toujours le MERCI. Pas si altruistes que ça, les humains !!! 😉

Donner pour donner, sans rien attendre en retour, est difficile et pourtant si magique et beau à vivre. J’adore donner à quelqu’un comme si je lançais de l’amour dans l’univers, à l’infini, et tant mieux si quelqu’un l’attrape au passage et que ça le/la rend heureux/se.

Après la remarque de ma grand-mère, j’avais accepté qu’on doit dire MERCI, tout simplement, quand quelqu’un nous donne quelque chose. C’est devenu un réflexe, bien évidemment, comme tout le monde dans notre société. Dire MERCI fait partie de nos conventions occidentales, du respect, de la politesse et d’une bonne éducation.

La gratitude au Sri Lanka

Là où j’ai été bluffée, c’est quand j’ai vécu quelques mois au Sri Lanka. Pas de formules de politesse genre « Bonjour, comment vas-tu ? Tu vas bien, et tes enfants, et ton mari, etc…? et blablabla…. ». Les Srilankais ne s’enfargent pas dans les fleurs du tapis et vont droit au but en toute simplicité. Combien de fois j’ai été surprise de décrocher le téléphone et d’entendre mon amie au bout du fil, sans même me dire bonjour, démarrer la conversation comme si on continuait celle qu’on avait laissée quand on s’était parlées la dernière fois. Pas évident, quand on ne s’y attend pas, de prendre une conversation au vol sans introduction !

Avec mon éducation polie, je dis « Bonjour, comment vas-tu, etc… » mais cela ennuie les Srilankais et je le sens à chaque fois. Ils ont appris à le faire avec les occidentaux mais ce n’est pas dans leur culture et on sent leur maladresse à le faire pour nous faire plaisir.

Le plus bluffant, c’est l’absence quasi totale de MERCI entre eux (mais pas de gratitude !). Là encore, les Srilankais apprennent à dire THANK YOU à l’école au cours d’anglais, parfois à la maison quand ils côtoient des touristes, mais ce n’est pas dans leur culture. Ils ont un mot pour dire merci, istutiyi, mais on l’entend rarement. Ils se reconnaissent et se remercient d’une autre façon.

Avec eux, on a l’impression que la vie et les relations ne s’arrêtent pas. On se parle, on donne et on reçoit et la roue de la vie tourne. C’est comme s’il n’y a pas de fermeture/ouverture dans les relations, les discussions, comme si elles restent toujours ouvertes.

C’est un sentiment assez spécial de ne pas entendre de mots de gratitude au Sri Lanka. La gratitude se passe dans les gestes. On se le montre, on se donne, on échange, on partage, on se regarde dans les yeux quand on donne/reçoit et tout passe là. Surtout, on n’attend pas de remerciement quand on donne et ça fait tellement de bien de vivre ça.

Par ailleurs, et cela explique peut-être ceci, comme le principe de base du Bouddhisme est de faire le bien en tout temps pour gagner des bons points pour son prochain karma, tout le monde* fait en sorte de faire du bien. Quand on leur dit THANK YOU, ils sont tout émus et touchés, comme si on leur renvoyait leur cadeau comme un autre cadeau. Le hic, c’est que, comme ils viennent de faire un cadeau qui leur donne un bon point pour leur prochain karma, le leur renvoyer leur enlève ce bon point.

Un bel exemple qui montre l’importance de bien comprendre une culture différente de la nôtre avant de juger et d’agir.

Le MERCI du coeur

J’observe toujours en moi ce qui se passe quand je dis MERCI ou qu’on me le dit. J’ai besoin que ça résonne juste en moi quand je le dis pour me sentir authentique.

Le dire ou pas ? Politesse, respect, devoir, plaisir, véritable gratitude ? Je suis arrivée un jour à un point de « réconciliation » avec ce mot.

J’ai fait une petite expérience autour du Jour de l’An, là où tout le monde s’offre des bons voeux. On reçoit « Bonne et heureuse Année ! » (je résume) et on répond spontanément « Toi aussi ! ». On oublie parfois de dire MERCI et on renvoie alors le cadeau à l’expéditeur sans le recevoir, sans se l’approprier.

J’ai alors délibérément fait attention de toujours répondre « MERCI ! A toi aussi ! ». Ça fait toute une différence dans le coeur.

En disant MERCI avec mon coeur et avec sincérité, je me permets de RECEVOIR le cadeau dans mon coeur, je me l’approprie et cela fait chaud au coeur. Je ME fais le cadeau qu’on m’offre.

Réciproquement, mon MERCI fait chaud au coeur de la personne qui m’a donné. Même si c’était peut-être dans les attentes, peu importe. Ce côté-là de la relation lui appartient. Ce qui compte, c’est que, en lui témoignant ma gratitude, j’ai agi avec mon coeur, dans le respect et la politesse mais, surtout, avec intégrité et authenticité. La roue de la vie tourne dans la paix et l’amour.

Pour que la roue de la gratitude tourne

Avez-vous remarqué que, quand on dit MERCI de tout notre coeur, sincèrement et profondément, quand on témoigne notre gratitude avec intégrité et authenticité, la vie nous apporte ensuite d’autres cadeaux ?

On ne peut pas donner sans avoir reçu. On ne peut pas aimer sans avoir reçu de l’amour, sans s’être senti aimé/e.

C’est ainsi qu’en accueillant la gratitude, en se laissant toucher par les cadeaux des MERCI qu’on donne autant que par ceux qu’on reçoit, en se permettant de les recevoir et de les intégrer avec amour pour soi, on peut ensuite faire en sorte que la roue de la gratitude et de l’amour tourne, laissant ainsi circuler de beaux cadeaux dans toute l’humanité.

Dorénavant, je vous invite à observer comment vous dites MERCI…

De tout coeur

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Dominique Jeanneret

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* je parle ici des bouddhistes car je ne connais pas assez les autres religions du Sri Lanka pour en parler.

Retour au clan, retour à Soi

Vue de St-Pierre (bord de mer) depuis La Plaine des Cafres (1600 m. d’altitude)

Je suis à La Réunion depuis un mois (photos à la fin de l’article). J’y découvre chaque jour, notamment, la gentillesse des gens et une grande tolérance interraciale à voir le nombre de métissages entre les blancs, les noirs et les jaunes. C’est juste magnifique de voir ces personnes aux origines si lointaines toutes réunies sur cette île. D’où son nom, d’ailleurs, La Réunion. Indiens, européens, malgaches, africains et chinois s’y mélangent et s’y métissent depuis plusieurs siècles.

En résumé, on peut dire que l’île a été colonisée par les Français qui y ont importé des esclaves et des travailleurs d’Afrique et de Madagascar ainsi que de l’Inde et du nord du Sri Lanka, les Tamouls (hindous). La Réunion a aussi accueilli les Chinois qui s’y sont installés avec leurs petits commerces où on trouve de tout, les « boutik chinois » malheureusement de plus en plus largement détrônés par les géants commerciaux de la « métropole », la France.

Il n’est pas rare de voir, parmi les membres d’une même famille, des cheveux lisses, bouclés ou crépus, entre châtains et noirs, entourant des visages européens ou africains avec des yeux chinois, et des peaux de plusieurs couleurs.

L’unique cause de la souffrance

Depuis l’âge de cinq ans, au remariage de ma mère, je me suis sentie exclue de la famille, ayant alors imprimé dans mon inconscient que je n’en faisais plus partie, que je n’y avais plus ma place. De même, à l’école, j’étais toujours toute seule. J’avais de grandes difficultés à créer des liens avec les autres enfants.

Au fil des ans, j’ai compris que je devais éviter tout lien d’attachement avec qui que ce soit pour éviter de souffrir. Je ne m’attachais plus à personne. Les rares fois où mon coeur a dépassé ma raison et où j’ai osé m’attacher, l’élastique du lien m’a sauté à la figure et a déchiré mon coeur. A chaque fois, je me disais « Je ne veux plus jamais laisser mon coeur souffrir ainsi. Ça fait trop mal ».

Pour remédier à cette « tare », je me suis mise à consulter des thérapeutes dès ma jeune vingtaine, après être tombée en dépression à l’âge de 18 ans puis avoir été trompée et laissée par mon premier amoureux, l’amour de ma vie, alors que j’avais 22 ans. Quatre ans plus tard, j’immigrais au Québec où je vis toujours.

Je voulais comprendre pourquoi je me faisais vivre ces souffrances si profondes. Le premier livre qui est alors arrivé dans ma vie a été « Ces femmes qui aiment trop« . J’ai vite compris ma dépendance affective due à mon manque d’amour, de lien avec mes parents et mes proches. J’ai alors travaillé durant des années sur cet enjeu profond qui m’empêchait d’être heureuse en relations, même amicales, puisque je n’osais plus m’attacher à personne.

Bouddha a dit :
« La seule cause de la souffrance est l’attachement« .

C’est vrai si on regarde toutes les raisons pour lesquelles on souffre.

Faire partie d’une famille d’âmes

De même, je n’ai plus jamais senti que je pouvais faire partie intégrante, acceptée et appréciée, d’un groupe que ce soit amical, travail, famille, etc… Au fond de moi, je me sentais bannie et seule et je ne comprenais pas pourquoi. J’avais vu, en régressions dans les vies passées, plusieurs vies où j’ai été bannie et les raisons de ce bannissement. Cela me permettait de comprendre mais pas de déconnecter/guérir les causes.

Au fond de moi aussi, une colère sourdait depuis toute jeune sans savoir comment m’en débarrasser, créant, du coup, des relations difficiles avec quasi tout le monde puisque cette colère faisait énergétiquement partie intégrante de la plupart de mes propos. Même si je n’étais absolument pas fâchée, l’énergie contenue dans mes expressions amenait souvent mes interlocuteurs à se sentir agressés voire blessés. Je ne savais plus comment leur parler.

Je me suis alors tue longtemps et j’ai fait du cheminement thérapeutique. J’ai beaucoup souffert, toute ma vie durant, de cette situation qui s’est finalement déconnectée l’été passé, un peu comme par miracle sans que je comprenne exactement ce qui se passe. Un jour, j’ai senti que ma colère avait complètement disparu. Depuis, ma vie est tellement plus douce…

Certains diraient ici que j’avais un karma à payer. Je sais aujourd’hui que j’ai terminé de le payer. Je vois chaque jour de ma vie se créer maintenant avec plus de bonheur et de paix. J’apprivoise cette douceur de vivre et toutes les belles personnes qui en font partie de près et de loin avec une infinie gratitude.

Retour au clan

L’histoire de ce cheminement est longue mais, en résumé, en mars dernier, j’ai été invitée à faire partie d’un groupe de belles femmes de coeur et de conscience. Le miroir du vécu de chacune nous a toutes permises de guérir de gros enjeux et c’est grâce à elles que ma colère s’est finalement complètement déconnectée, laissant alors place enfin à une vie plus douce et des liens relationnels beaucoup plus agréables. J’ai aussi beaucoup appris avec elles à refaire confiance à des femmes, à un groupe, au soutien possible, au fait que je n’étais plus un électron libre dans l’univers mais que je pouvais faire partie d’un groupe avec confiance.

En juillet dernier, lors d’un « gathering » amérindien (un week-end de groupe où on a reçu des enseignements), la « grand-mère » amérindienne qui enseignait m’a adoptée dans sa tribu. J’ai beaucoup pleuré quand j’ai senti son accueil si chaleureux dans sa « famille ». Après plusieurs vies de bannissement, j’ai réintégré le clan.

Les mois qui ont suivi ont confirmé encore plus les belles guérisons que j’ai faites concernant les liens humains et relationnels, ma capacité à en avoir de vrais, profonds et durables, de plus en plus, et sans souffrance. Gratitude infinie pour tout le chemin parcouru. J’ose m’attacher – mais pas être dépendante ! – à nouveau à des gens que j’aime, sans danger d’être rejetée ou trompée. Faire confiance en ces liens me remplit le coeur d’amour et de paix.

Changement de cap

Alors que j’avais préparé mon hiver entre l’Inde et le Sri Lanka (tous les billets d’avion étaient déjà achetés), je me suis levée un matin de l’automne dernier avec le feeling que je ne devais pas y aller. C’était un séjour en solitaire dans des endroits connus et je n’en avais pas envie.

Mon coeur était plutôt attiré à découvrir une autre partie du monde, notamment La Réunion où j’avais fait une belle rencontre amicale via Internet. Quand j’ai parlé, ce matin-là, à cette amie du fait que je ne sentais plus d’aller en Inde, elle m’a juste dit « Ben viens ici !!! ».

Le temps de faire une recherche de billet d’avion, j’en ai trouvé un beaucoup moins cher que normal. Un autre signe que ma prochaine destination après l’Europe ne serait pas l’Inde mais La Réunion que je ne connaissais pas encore.

Arrivée sur l’île, le 22 novembre 2017, mon amie m’attendait avec bouteilles d’eau et climatisation dans l’auto. Il faisait plus de 30oC. De l’aéroport à la Plaine des Cafres, où elle habite, on passe de 0 à 1400 mètres d’altitude et environ 10-12oC de moins. On est bien ici !

Sur le chemin entre l’aéroport et la maison, j’ai découvert une nature magnifique et des décors presque connus : la flore, la façon dont les routes, les chemins et les maisons sont construits ainsi que les petits magasins et restaurants installés le long des routes en lacets m’ont ramenée… au Sri Lanka ! Les seules choses qui ne sont pas au Sri Lanka sont les géants magasins qui abîment le décor enchanteur de cette île de l’océan indien.

Anecdote

Traduction : La Dodo, elle est à nous

La bière réunionnaise s’appelle la Dodo. Comme l’oiseau, le Dodo. C’est aussi mon surnom en Europe.

Le fait de « me » retrouver sur les murs des bars et des épiceries de quartier me fait chaud au coeur chaque fois. Une bizarre impression d’appartenance, surtout quand le panneau dit « La Dodo, lé a Nou »… 😉

Joyeux Noël en famille

Après une réunion dans la famille de mon amie après mon arrivée, j’ai été invitée à participer à la fête de Noël de deux familles réunies, celle de mon amie et celle de la belle-famille de son neveu. Des gens charmants, aimants et très accueillants.

J’ai hésité à y participer. Noël est à la fois une fête que j’aime mais elle est aussi remplie des souvenirs d’enfance de chaque veillée que maman préparait avec soin et amour qui se terminait invariablement par des engueulades et des coups du beau-père sur maman.

Arrivée au Québec en 1986, sans famille, j’ai accepté deux ou trois fois l’invitation d’amis qui ne voulaient pas me laisser seule à cette fête. J’ai terminé chaque fois dans un coin du salon à observer tous les membres de la famille se faire des cadeaux et des bisous. Je me sentais bien plus seule ainsi que seule chez moi. Je me suis jurée que je n’y retournerais plus. J’ai même apprécié être en Inde ou au Sri Lanka, ces derniers hivers, car les hindous et les bouddhistes ne fêtent pas Noël.

Cette année, j’ai finalement accepté l’invitation de cette famille si gentille. Je me suis dis que cela faisait longtemps que je n’avais pas fêté avec du monde, que je ne serais pas seule, que je serais avec mon amie, etc. Nous avons mangé et le Père Noël est ensuite arrivé chargé de dizaines de cadeaux. On m’avait dit que c’était juste pour les enfants. En fait, il y avait des cadeaux pour tout le monde. Plein de cadeaux. Tout le monde s’est regroupé avec effervescence et rires autour du Père Noël. Une personne a commencé à nommer les noms écrits sur les étiquettes des paquets et la distribution a commencé.

Au bout de quelques minutes, je suis allée au salon, seule, pour respirer profondément afin d’éviter de tomber dans la victimite, cette souffrance bien connue de ce moment où la solitude vous saute à la figure. Je savais qu’il n’y aurait pas de cadeau pour moi et je n’arrivais pas à prendre part au bonheur de ceux qui en recevraient. C’était plus fort que moi. Je ne fais pas partie de cette famille et c’était normal qu’il n’y en ait pas pour moi.

Un homme jouait au piano à côté de moi. Nous étions deux à nous réfugier là. Les douces notes de musique ont allégé ma peine.

J’avais dû m’endormir un peu quand j’ai eu l’impression que quelqu’un appelait mon nom pour me donner un cadeau. Comme je n’allais pas le chercher, j’ai entendu la voix dire à l’amie qui m’avait invitée de me prendre le cadeau pour me le donner plus tard. Puis plus rien. Je suis retournée à mes songes quand j’ai senti un doigt me tapoter le genou. J’ai ouvert les yeux. Sasha était devant moi, petit bonhomme de cinq ans, qui m’a regardée dans les yeux et m’a dit « Il y a un cadeau pour toi. Ils ont appelé ton nom ». J’ai dit merci avec un sourire pour le petit bonhomme. J’étais très surprise. Sasha est parti et j’ai refermé les yeux. Je n’allais pas aller quémander un cadeau. Des fois que tout ça n’était qu’un rêve. S’il y en avait vraiment un pour moi, quelqu’un me le donnerait un moment donné…

Même si ça n’a été qu’en rêve, ils avaient pensé à moi. Je n’avais pas été laissée de côté.

Aujourd’hui, je me sens réunifiée. À moi, d’abord, et aux autres, à toutes les belles personnes qui m’entourent. J’ai une gratitude infinie pour tout le chemin parcouru toutes ces années, pour les guérisons et les cadeaux.

J’ai la profonde conviction aujourd’hui, et de plus en plus, que ma vie sera dorénavant des plus agréables et heureuses et que tout ira bien.

Je vous en souhaite autant et même mieux !

Joyeuses fêtes !

De tout coeur

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Dominique

© Dominique Jeanneret, toute reproduction de ce texte, en tout ou partie, permise à condition de ne rien y changer et d’ajouter ma signature ainsi que ces lignes et un lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci pour votre collaboration.

Marché couvert au Tampon
Tracteur tirant un chargement de cannes à sucre. Menu de restaurant. Autoroute le long de la mer. Bord de mer, danger : requins…
Vue de St-Pierre depuis la Plaine des Cafres. Cultures de tomates et salade à côté de la maison. Les cultures sont toutes dans des pentes
Marché de St-Paul
Bord de mer, falaises en basalte, la pierre formée de lave du volcan