29 décembre 2025
J’ai passé les trois jours autour du 25 décembre en marathon des films de Noël, bien installée sous ma couverture sur mon canapé dans mon salon, seule chez moi. Trois jours de repos à ne RIEN faire (ou presque) sinon palier aux besoins naturels (et manger un peu trop de «bonnes» choses 😉 ).
J’ai repris un peu d’activités, et d’ordinateur, hier matin. Juste un tout petit peu. Je me sens encore en hibernation, en besoin de prendre de la distance de cet outil qui fait partie de ma vie depuis près de 40 ans – et plus particulièrement à plus que temps plein depuis 1996.
Ce matin, je me demandais ce qu’allait être mon année 2026. J’ai fait mon tableau de visualisation la semaine passée. Certaines choses sont « cachées » derrière les images que j’ai trouvées puis collées dans les magazines intuitivement. Elles ne sont pas mentionnées mais elles font partie de cette création, derrière, dedans. Un sens, des outils, des idées, des réponses.
Hier matin, je me suis réveillée avec une décision très claire en rapport avec mon tableau. La partie où je veux retrouver pleine santé, meilleure alimentation et joli corps.
Cette décision a rapport avec le fait que je n’ai pas appris, jeune, à prendre soin de moi hors des besoins courants.
Les 5 besoins primaires des humains
Au premier niveau, nous avons tous à répondre aux cinq besoins primaires, selon la célèbre théorie de la pyramide de Maslow :
- les besoins physiologiques (manger, boire, dormir, se laver),
- la sécurité,
- l’appartenance (amour, amitié, groupe),
- l’estime (confiance, respect de soi et des autres)
- et l’accomplissement de soi (réalisation de son potentiel).
Au fur et à mesure qu’on monte dans la pyramide, nos besoins découlent de ce qu’on apprend de notre entourage tout étant des besoins réflexes que tout animal ou humain a.
Pour arriver à vivre adéquatement et sainement ces paliers, on doit avoir appris à combler nos besoins fondamentaux et cela, ce sont les parents/éducateurs qui vont l’enseigner aux enfants.
Prendre soin de soi, qu’est-ce que cela veut dire ?
Prendre soin de soi, en tant qu’adulte, va au-delà de ces besoins fondamentaux sinon nous resterions à l’état «animal», si je peux dire.
En l’occurrence, cela revient à oser se donner des choses, du temps, des soins, des cadeaux qui vont au-delà des besoins primaires. Des choses qui font du bien et qui font plaisir.
Je n’ai pas eu une maman qui savait s’offrir grand-chose. Je n’ai pas appris à être féminine – j’ai été élevée comme un garçon manqué -, à m’offrir du temps pour moi et à l’apprécier, à me faire des cadeaux autres que des choses «nécessaires» à la vie courante.
J’ai appris à survivre, en premier. Vivre n’est arrivé que bien plus tard dans ma vie d’adulte. Encore aujourd’hui, je sais plus prendre soin des autres que de moi.
En plus, j’ai toujours eu une petite voix qui me disait «non, non, pas besoin, pas pour toi !» alors je ne faisais/m’offrais pas de cadeaux tout en voyant les autres se les offrir sans scrupules et tout à fait sainement. J’avais l’impression que ce n’était pas pour moi et ma voix intérieure me le confirmait en me trouvant des excuses chaque fois que je voulais me faire du bien.
– Bon, ça y est, ce matin, je me mets à l’exercice !
– Tu es fatiguée. Tu le feras demain ! me répondait la voix, me faisant remettre à un autre jour… qui n’arrivait jamais.
– Aujourd’hui, je coupe dans les sucreries et je me remets à manger plus sainement !
– C’est le temps des Fêtes, tu commenceras le 1er janvier, de répondre la voix, sans préciser le 1er janvier de quelle année 😉
Cette voix est là depuis toute jeune à me saboter, à ne pas me donner ce qui pourrait me faire du bien, à laisser les autres recevoir ce que je pourrais tout aussi bien accueillir dans ma vie.
Une voix qui provient d’une partie du manque d’estime de soi que je peux avoir ainsi que d’une partie positive et aimante que je ne connais pas, qu’on ne m’a pas apprise.
J’en connais probablement les causes sans avoir vraiment « travaillé dessus » aussi, hier, j’en ai eu assez d’elle et je lui ai dit que c’était terminé, qu’elle n’aurait plus le dessus sur ce que je veux vraiment.
Prendre LA décision
Avoir des intentions, c’est bien beau mais ça ne permet pas de matérialiser ce qu’on veut.
Hier, j’ai pris LA décision de reprendre mon pouvoir sur ma vie, ma santé, mon bonheur.
Là, les intentions vont pouvoir devenir réalité.
J’ai donc dit à ma voix intérieure sabotante :
« Chaque fois que tu tenteras de me dissuader de m’offrir quelque chose de bon pour moi, je dirai oui là où tu dis non ! »
La voix n’a pas répondu.
J’ai fait de 30 minutes d’exercices. J’ai pris une bonne douche. Je me suis enduite de crème sur tout le corps. J’ai pris un bon déjeuner protéiné. Je me suis mis des vêtements confortables.
Je me suis fait du bien ainsi toute la journée par toutes sortes de petits gestes.
J’ai aussi suivi mon instinct, plus que mon intuition, pour savoir ce que mon corps voulait manger parce que, là aussi, la voix était tout le temps présente, particulièrement à l’épicerie quand il s’agissait d’acheter des «bonnes» choses qui ne conviennent plus à la façon dont je veux manger, ou le soir devant la TV même si la consigne depuis cinq ans est de ne pas manger après 19h00.
Difficile de se retenir d’acheter et/ou de manger quand on vit seule et qu’on a tendance à compenser avec la nourriture. J’avoue. Je suis gourmande et les émotions reliées à la nourriture prennent parfois le dessus. Je suis humaine !
Changer le négatif en positif
En décembre 2007, j’étais seule pour le temps des Fêtes et je broyais du noir, encore. Ce matin-là, en me levant, j’ai décidé que j’allais changer chaque pensée négative que j’avais en pensée positive.
Cela n’a pas été facile car je n’avais pas l’habitude de penser positivement, à tel point que j’avais l’impression que mon cerveau se tordait parfois, pas habitué à penser dans l’autre sens. J’étais aussi encore dans la victimite sauveuse, l’outil que j’avais découvert jeune pour me sentir un peu vivante et appréciée.
Je suis redevenue le maître de mon bateau. J’ai repris mon pouvoir sur mes pensées et ma vie. C’était moi qui tenait le gouvernail et non plus ces pensées négatives.
Je n’ai pas lâché. Au bout de quelques semaines, je ne pensais presque plus négativement et je voyais la vie avec beaucoup plus de positif et de lumineux. Ma vie se remplissait de personnes et d’évènements positifs et la vie était déjà beaucoup plus agréable.
En faisant preuve de persévérance, on déclenche une chaîne interminable d’événements positifs.
Dernièrement, une nouvelle amie m’a fait la remarque que je suis tout le temps à trouver le meilleur en chacun(e) et à faire en sorte que la personne puisse le faire émerger afin d’être heureuse. C’est vrai. Une de mes qualités/forces est que je vois toujours le bon chez les gens avant de voir le reste et mon grand bonheur et de les aider à Être vraiment qui ils sont.
Dire NON à la voix qui dit NON
Hier matin, j’ai décidé de faire pareil avec cette voix négative qui me tirait par le fond tout le temps, m’auto-sabotant, trouvant des excuses pour ne pas me faire du bien et m’encourageant à procrastiner.
Je suis consciente que ce ne sera moins facile de contrer cette petite voix que de changer les pensées négatives en positives. Cela prend de la force pour y arriver, de la volonté et de la motivation car cela ne se passe pas juste dans les pensées mais dans la matière, dans le quotidien physique, mais j’en ai tellement assez d’avoir l’impression de me faire mener par le bout du nez par cette voix intérieure que je vais faire en sorte qu’elle disparaisse à tout jamais.
Il est plus facile de tourner une pensée négative en positive que d’avoir la force de dire oui là où la voix trouve une excuse pour ne pas faire/aller/s’offrir, ou de dire non là où elle tente de me faire manger quelque chose que, au fond de moi, je ne veux pas pour ma santé.
Je suis allée à l’épicerie hier avec ma nouvelle décision et j’en suis sortie sans avoir cédé à aucune tentation. Encore mieux : je n’ai même pas regardé les rayons où se trouvent les tentations ou j’ai passé devant sans en avoir envie !
Je sais que je suis sur la bonne voie même s’il y a sûrement des relents du passé, ces souvenirs d’éducation dans la violence reliés à l’alimentation, qui vont remonter afin d’être guéris, enfin.
Déjà là, je me sens plus légère de ne plus donner de pouvoir à ce poids de pensées négatives, d’avoir retrouvé mon pouvoir, d’avoir clairement repoussé cette voix d’auto-sabotage…
Tel est un de mes souhaits pour 2026, une décision claire pour l’année à venir : décrocher de mon lien émotif à la nourriture, retrouver un poids santé, me sentir bien dans ma peau et m’offrir de beaux cadeaux pour prendre soin de moi !
Et vous, qu’allez-vous faire pour reprendre le pouvoir sur votre vie et vous offrir tous les cadeaux que vous désirez ?
Je vous souhaite une merveilleuse année 2026 et toutes celles à venir !
PS : je serai au Québec, en Martinique, en France et en Suisse pour animer des stages d’ici l’été prochain. Retrouvez tout l’agenda des activités à cette page.
De tout coeur,
Dominique Jeanneret
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