
Quand j’étais toute jeune, je me sentais déjà différente. Pas normale. Extra-terrestre. Incomprise et ne comprenant pas les autres. Leur attitude, leur hypocrisie, leur méchanceté, leur fausseté sous une apparence lisse et gaie me hérissait.
Ma mère, femme-enfant, intègre et authentique grâce à son côté un peu naïf et à son éducation stricte d’un père lieutenant d’armée suisse, m’a toujours enseigné à être vraie, à être Moi et ce, parfois au prix de jalousies, hypocrisie et rejet de certains collègues d’école puis de travail.
Je suis toujours restée vraie, directe, franche, intègre et authentique tout en étant très timide et réservée. Plus tard, j’ai appris à devenir plus douce, plus bienveillante, plus en phase avec mes compatriotes car j’ai grandi dans la violence et l’exprimais aussi.
Je voulais vivre dans cet espace d’amour pur qu’on touche quand on fait une expérience de mort imminente. J’en ai fait trois : à 3, 6 et 14 ans.
J’ai tenté d’être comme tout le monde mais ça n’a jamais marché. Je m’oubliais alors. Je n’étais plus moi et cela faisait mal en-dedans. Je ne pouvais pas rester ainsi alors je revenais à Moi.
Aujourd’hui, je rencontre bien des gens comme moi, ces « extra-terrestres », et je leur dis «Bienvenue au club !». Nous sommes bien plus qu’il n’y paraît.
J’ai notamment la grande joie de découvrir – sur les réseaux et dans la vie – des jeunes dans la vingtaine, trentaine, qui osent être eux-mêmes avec toutes ces connaissances conscientes et de coeur, résilientes et authentiques que j’avais toute jeune mais que je cachais, et cela me touche vraiment beaucoup, dans le bon sens. J’ai le coeur rempli de gratitude de les voir évoluer ainsi.
Quand j’avais leur âge, j’aurais voulu pouvoir partager ouvertement toutes mes connaissances mais je ne pouvais pas. On me prenait pour une dingue quand j’osais partager certaines croyances que j’avais.
Heureusement, on ne m’a jamais envoyé chez un psychiatre. Il faut dire que je ne parlais pas beaucoup. On ne pouvait pas se douter de tout ce que je savais alors – on est dans les années 1980 -, que j’enseigne ouvertement dans mes stages depuis 2014.
C’est pour ça que j’ai quitté la Suisse en 1986 pour venir m’installer au Québec. C’est là que j’ai rencontré toutes les personnes de conscience qui m’ont permise de cheminer enfin en parlant le même langage du coeur que moi.
Je regarde souvent des petites vidéos de ces jeunes qui partagent des croyances, expériences, enseignements de conscience sur la vie et j’adore les voir partager tout ça. Ils enseignent ce que les plus âgés devaient enseigner aux plus jeunes.
Il y a trois ans, j’ai embauché une jeune trentenaire comme coach et elle a été très efficace dans mon cheminement ! Directe, claire, confiante en elle, elle a su me partager des outils qui m’ont été bien utiles.
Dans le temps, c’étaient les «vieux» qui enseignaient la Vie aux jeunes. On dirait que l’inverse est maintenant aussi le cas et j’en suis très heureuse.
Ces enfants venus au monde avec la conscience et les connaissances de l’Amour et du Chemin Authentique. Bienvenue parmi nous !
De tout coeur,
Dominique Jeanneret
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