La boule d’alu
Je faisais un peu de rangement dans la cuisine. Sur le poêle, une feuille d’aluminium utilisée pour couvrir un plat de cannellonis cuits au four. J’en ai fait une boule et l’ai lancée à travers la cuisine pour l’envoyer dans le bac de récupération. Elle a ricoché sur le bord du bac.
A la distance où j’étais, si j’avais voulu consciemment faire faire ce richochet à ma boule d’alu, il est clair que je n’aurais pas réussi, n’ayant pas beaucoup de visette.
J’ai souri et me suis dit cette phrase que je trouve un peu« croche », comme on dit au Québec, mais qui est bien française quand même : « J’aurais voulu que je n’aurais pas pu ! » (faire faire un ricochet à ma boule d’alu sur le bord du bac de recyclage).
J’ai réussi à faire ce ricochet de façon tout à fait inconsciente et sans même y penser. J’ai réussi quelque chose sans le vouloir.
Intelligence intuitive
Quand j’étais jeune, à l’école, il m’arrivait souvent de trouver des solutions à des problèmes de maths sans même calculer, simplement intuitivement. La réponse était juste mais le problème était alors que… je n’arrivais pas à expliquer le chemin que j’avais pris pour résoudre le problème !
Je tentais alors de reprendre le problème dès le début et là, je devais y mettre du mental pour décortiquer ce que mon intuition avait fait comme processus pour trouver la réponse de façon beaucoup plus rapide. Je me souviens que ça me tordait le cerveau alors que la réponse avait apparu en quelques fractions de seconde de façon tout à fait logique, à mon sens, et détachée de mon mental.
Le peintre
Quand le peintre regarde le paysage, un objet ou une personne pour le reproduire sur sa toile, ce n’est pas seulement avec sa tête et son mental qu’il va y arriver mais, avant tout, avec son ressenti, son âme, son coeur, ses feelings et son intuition. Il va laisser sa main et le pinceau créer des formes et des couleurs…
Tous ses sens sont utilisés afin de recréer un environnement, une énergie, une émotion qu’on va ressentir en regardant sa toile. Si elle est juste peinte avec la tête, on ne ressentira probablement rien à la regarder. L’art n’a rien de mental…
Le petit jeu
On entend aussi parfois cette phrase « Plus on veut, moins ça marche ».
Tous les jours, je prends un temps pour faire un petit jeu sur mon téléphone. Ça me coupe de ma journée, de toutes mes pensées qui passent en permanence, et garde mes neurones alertes. A mon âge, on a besoin de faire travailler les muscles de notre cerveau 😉
J’ai remarqué que, plus je m’acharne pour réussir un tableau de jeu un peu difficile, plus il y a de fortes chances que je n’y arrive pas. Donc, quand je commence à m’impatienter, je lâche prise et me «décolle» du jeu, comme si j’en prenais de la distance… et je réussis alors le tableau sans même m’en rendre compte, d’une façon presque inconsciente.
En fait, quand j’agis en me détachant de mon mental – tout en restant branchée/connectée sur mon but -, je réussis. Pas toujours mais souvent, c’est ce qu’il faut faire pour y arriver.
Pour réussir,
on doit souvent plutôt suivre son intuition
et non sa raison et son mental.
Le détachement
Je crois que c’est Picasso qui disait « Plus tu cherches, moins tu trouves ». Cela ne veut pas dire de ne plus chercher mais plutôt, de ne plus y mettre du mental.
Prendre un peu de distance, lâcher le mental tout en restant « connecté » au problème (qu’on a mis quelque part dans l’Univers) permet de l’appréhender de façon plus légère et de trouver plus facilement des solutions.
Le détachement du mental, c’est donc lâcher les contrôles, arrêter de toujours vouloir avec sa tête pour vouloir avec son Être, avec on intuition. C’est aussi lâcher prise et avoir confiance, avoir la foi en soi et en la vie dans le processus qu’on est en train de faire pour atteindre un but.
L’Univers nous permet alors de réussir mais d’une façon dont on n’aurait souvent pas pensé. Il s’est occupé du « comment » y arriver là où on coinçait, pris dans notre mental et nos contrôles.
Sans s’en rendre compte, on le fait plusieurs fois par jour. Hé oui ! Observez-vous agir dans des gestes anodins. Vous verrez que vous vous faites confiance bien plus que vous ne le pensez !
Pour réussir à réaliser nos projets et nos rêves, on a besoin de légèreté, de foi, de rester focus sur le but tout en laissant le cheminement se faire sans chercher à tout contrôler. Le « comment » va se faire (presque) tout seul.
A vous !
Je vous invite à observer votre façon de fonctionner dans des situations qui deviennent plus compliquées ou qui n’aboutissent pas comme vous le voudriez.
- Faites-vous confiance à votre mental ou à votre intuition ?
- Cherchez-vous à contrôler le processus ou vous faites confiance que tout se passera bien ?
- Acceptez-vous le fait que le processus pourrait être différent de celui que vous aviez prévu ?
- Etes-vous prêt(e) à accueillir que le résultat puisse être différent de ce lui prévu (souvent mieux d’ailleurs !) ?
Je vous souhaite d’oser VOUS faire confiance, d’avoir la FOI en VOUS et en la Vie, l’Univers, on l’appelle comme on veut, et de créer la vie de vos rêves !
Et si vous sentez que vous avez besoin d’un coup de pouce pour y arriver, je vous invite à un de mes stages au Québec, en Martinique, en France et en Suisse dans les mois à venir. L’agenda de mes activités est à cette page.
De tout coeur,
Dominique Jeanneret
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