
Depuis toute petite, je ressentais les gens au-delà de ce qu’ils montraient. Je percevais leur coeur, leur âme, leurs blessures et parfois même ce qu’ils ne savaient pas encore reconnaître en eux. J’étais une « éponge » et j’ai dû apprendre à ne plus me laisser envahir par toutes ces sensations car c’était très prenant pour moi.
À l’âge de 14 ans, après ma troisième expérience de mort imminente, mon intuition et mes capacités à aider les gens sur les plans psychologique, énergétique et spirituel se sont encore développées.
J’étais pourtant d’un naturel très scientifique et analytique. J’avais besoin de tout comprendre. Ce que je ne pouvais pas expliquer me fascinait cependant tout en m’effrayant parfois.
Le don de guérison par mes mains me faisait particulièrement peur. Je sentais que quelque chose passait à travers elles sans vraiment savoir ce que c’était ni comment le gérer. Je ne savais pas jusqu’où cela pouvait m’emmener et je craignais aussi d’ouvrir une porte que je ne saurais plus refermer.
Surtout, en fait, j’avais peur de faire du mal. Il n’était pas question que je pose les mains sur quelqu’un sans avoir la certitude que c’était pour faire du bien.
Mon arrivée au Québec en 1986 (de Suisse) a marqué un tournant important dans ma vie. J’avais 24 ans et j’ai alors enfin rencontré des personnes avec qui je pouvais parler librement de la mort, de l’âme, de l’énergie et de l’Invisible sans être prise pour une dingue.
Le véritable changement ne s’est pas produit dans un grand moment spectaculaire. Il est arrivé tranquillement lorsque j’ai pris une décision toute simple : au lieu de continuer à avoir peur de mes dons, j’allais apprendre à les connaître. J’allais les apprivoiser.
Dès 1986, j’ai suivi différentes formations en massage, en polarité, en Reiki puis avec une chamane hawaïen à Montréal en 1993. C’est dans ces années que j’ai commencé à recevoir des messages de l’Invisible et à transmettre.
Ces apprentissages ne m’ont pas donné des dons que je n’avais pas. Ils m’ont offert un cadre, un langage et des repères pour comprendre ce que je ressentais déjà. Ils m’ont permise de reprendre le pouvoir sur mes dons et me faire confiance.
J’ai appris à m’ancrer, à observer ce qui se passait dans mon corps et à reconnaître les messages qui arrivaient. J’ai aussi découvert que ce que je ressentais ne m’appartenait pas toujours.
Lorsque j’ai appris à faire la différence entre ce qui venait de moi et ce qui venait de l’extérieur, tout est devenu beaucoup plus simple.
Je me suis rendu compte que mes dons n’étaient pas dangereux. Ce qui me faisait peur était surtout de ne pas comprendre ce que je vivais et de ne pas savoir comment le gérer.
Ma sécurité ne résidait pas dans le fait de fermer complètement la porte à l’Invisible. Elle résidait dans mon pouvoir de décider quand je l’ouvrais et quand je la refermais. Je pouvais choisir d’accueillir un contact ou de le refuser. Rien ni personne dans l’Invisible ne pouvait s’imposer à moi sans mon consentement.
J’ai aussi compris qu’un ressenti pouvait être accueilli sans être immédiatement interprété. Une chaleur dans les mains, un frisson, une image ou une petite voix intérieure ne demandent pas d’être crus aveuglément ni rejetés aussitôt. Ils peuvent simplement être observés puis vérifiés.
J’ai aussi observé que la simplicité n’empêche pas le discernement. Développer ses dons demande de rester bien ancré dans la réalité, d’écouter son intuition et de respecter certaines limites. Cela demande surtout de reprendre son pouvoir afin de ne plus se sentir envahi par ce que l’on perçoit.
Au fond, apprivoiser mes dons m’a permis de m’apprivoiser moi-même tout en les utilisant de façon simple, éthique et sécuritaire.
J’ai cessé de voir ma sensibilité comme une faiblesse ou comme quelque chose dont je devais me protéger constamment. Elle est devenue une alliée, une boussole intérieure et une manière naturelle d’être en relation avec la vie ce qui me permet d’avoir beaucoup plus confiance en moi et en ce que je ressens.
Nous avons tous de l’intuition et des capacités extrasensorielles. Elles ne se manifestent pas de la même manière chez chacun. Certaines personnes ressentent dans leur corps, d’autres voient des images, entendent des mots, savent spontanément certaines choses ou perçoivent les émotions et les énergies.
Nos dons ne nous demandent pas de devenir quelqu’un d’extraordinaire. Ils nous invitent simplement à faire confiance à ce qui existe déjà en nous.
Si vous ressentez des choses que vous ne comprenez pas encore, vous n’avez pas besoin de tout ouvrir d’un seul coup. Vous pouvez commencer doucement, avec curiosité et bienveillance envers vous-même.
Observez. Ressentez. Vérifiez. Apprenez à vous ancrer et à poser vos limites. C’est ce que je vous propose de découvrir et développer dans mes stages.
Vous découvrirez peut-être vous aussi que vos dons ne sont ni compliqués ni dangereux. Ils sont simplement une autre façon d’écouter la vie.
Je vous invite au Québec cet automne pour développer votre intuition et vos dons. Cliquez ici pour découvrir l’agenda de mes activités.
De tout coeur,
Dominique
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