
17 juin 2026
Chers toutes et tous,
avec l’été qui arrive enfin au Québec, la piste cyclable à côté de chez moi, celle où je vais marcher deux ou trois fois par semaine, se remplit de vélos, de trotinettes, de poussettes et de marcheurs qui se saluent en se croisant.
Faire de l’exercice n’est pas un réflexe que tout le monde a. Je ne l’ai pas même si j’aime bouger et faire du sport. Seule, c’est plus dur de me bouger mais le médecin m’a informée, l’hiver dernier, que je fais un peu d’hypertension. Il m’a prescrit un médicament que j’ai décliné pour le moment, préférant prendre soin de cette mal-a-dit avec d’autres moyens.
Cette mal-a-dit est ce qu’on appelle, dans le jargon médical, un « tueur silencieux » car on n’a pas de symptômes, jusqu’au jour où on se retrouve avec un arrêt subit.
Perte de poids et exercices sont donc de mise pour moi. C’est la première étape et je peux arriver à revenir à une tension normale juste avec ces deux actions.
En parrallèle, derrière l’hypertension, je me demande ce que mon corps veut me dire car, pour moi, toute mal-a-dit a quelque chose à dire à propos de comment on va intérieurement.
En médecine psychosomatique et spirituelle, l’hypertension symbolise une pression intérieure excessive. Elle reflète souvent le fait de « se mettre de la pression », de retenir ses émotions ou de porter un fardeau familial ou professionnel trop lourd (éventuellement par peur de décevoir).
J’ai effectivement commencé à lâcher, ces derniers mois, plusieurs « poids » qui me mettaient de la pression comme le stress financier, notamment.
Ne pas être sûr.e de pouvoir payer ses factures est épuisant, surtout si son activité inclut aussi d’autres personnes. A mon niveau, je ne veux pas me désengager auprès des lieux de stages si je n’arrive pas à remplir mes stages, par exemple.
Je me mets donc de la pression toute seule pour protéger et prendre soin des autres, souvent avant moi mais là, mon corps me parle clairement et j’ai décidé de m’en occuper !
Notre corps nous parle bien avant de nous arrêter.
Il murmure d’abord. Une fatigue subtile. Une tension dans le ventre. Une gorge serrée. Un sommeil agité. Une respiration plus courte. Une envie de pleurer sans raison précise. Une lassitude qui s’installe mais que, souvent, nous n’écoutons pas. « Ça va aller. », se dit-on en continuant.
Nous attendons d’avoir mal, d’être épuisé, débordé ou complètement vidé pour enfin nous arrêter, parfois trop tard. Les douleurs sont déjà là, annonçant d’autres maux derrière des mots qu’on n’a pas prononcés, souvent.
Et si se choisir commençait par écouter plus tôt, par nommer ce qu’on vit, ce qu’on ressent, avant qu’il ne soit trop tard ?
Notre corps n’est pas notre ennemi. Il n’est pas là pour nous ralentir par caprice. Il est un allié précieux. Un messager fidèle. Il nous montre ce que nous refusons parfois de voir en criant, à sa façon.
Il nous indique quand nous dépassons nos limites, quand nous faisons semblant, quand nous portons trop, quand quelque chose n’est plus juste pour nous.
Se choisir, c’est réapprendre à habiter son corps avec respect.
Pas seulement quand il fonctionne bien et quand il est performant mais aussi quand il demande du repos, de la tendresse, de l’espace, de l’écoute.
Aujourd’hui, j’aimerais t’inviter à prendre quelques instants pour revenir à toi :
Prends quelques respirations, dépose-toi dans ton coeur.
Prends quelques instants pour sentir ton corps.
Pas pour le juger. Pas pour le corriger. Juste pour lui demander :
« Qu’essaies-tu de me dire ? De quoi as-tu besoin ? »
Si tu ne trouves pas pourquoi ton corps te fait mal, car il est parfois difficile de l’écouter quand on est dans la douleur ou qu’on en est tout simplement trop proche, tu peux demander à Google ou autre ce que veut dire ta souffrance au niveau symbolique spirituelle ou consulter un.e thérapeute.
A ce titre, j’ai ouvert des horaires de consultations privées d’ici au 10 septembre prochain, par Zoom ou en bureau à Québec. Tu as tous les détails en cliquant sur ce lien.
Parfois, une grande transformation, qui peut éventuellement amener à la guérison, commence par une simple écoute des symptômes que nous envoie notre corps.
😍 Se choisir, c’est écouter son corps et prendre soin de lui 😍
NOTE : Cet article est aussi publié dans mon infolettre envoyée gratuitement chaque semaine à plusieurs milliers de personnes dans la francophonie. Pour vous y abonner, cliquez ici.
Belle et douce journée,
De tout coeur,
Dominique Jeanneret
© Dominique Jeanneret, texte et photos, reproduction interdite sans autorisation, sous quelque forme que ce soit, en tout ou partie. Partage intégral (écrit uniquement) autorisé seulement avec le lien vers le site dominiquejeanneret.net. Merci de respecter.
