Prendre soin des peurs pour ouvrir les portes de l’abondance

C’est à nouveau en toute simplicité que je reviens ce matin vous partager mon cheminement vers l’abondance. Je vous parle aujourd’hui d’une peur que j’identifie de plus en plus, qui me tiraille tellement fort que je commençais à en avoir des maux de ventre ces jours-ci. Pour moi, quand le corps commence à crier, c’est une sonnette d’alarme qu’il est vraiment temps d’aller voir ce qui se passe au niveau émotionnel. J’avoue que j’avais un peu peur de cette peur. Je suis humaine et je sais qu’elle cache plein de choses plus ou moins connues auxquelles je n’avais pas forcément envie de retoucher encore.

Dans mon dernier article, je vous parlais de mon ras-le-bol de vivre avec toujours « juste assez » de sous, voire même à crédit, par périodes de vie, comme en ce moment. Même si mon moral va très bien, il arrive, quand je reconnecte avec cette sensation de « pauvreté », d’avoir les larmes du découragement qui montent à mes yeux, comme hier au magasin. Je voulais acheter des amandes plutôt que de manger du pain. C’est plus protéiné et sans gluten que du pain ou des pâtes.

A la caisse, la dame a mis le petit paquet d’amandes en vrac sur la balance et le prix est apparu : 11,26 $. Quelques pensées ont alors fusé dans ma tête dans tous les sens. Mini-panique. J’ai décidé de ne pas prendre ces amandes. Je ne m’attendais pas à ce prix.

La colère m’est montée et je suis sortie du magasin en tabarnak, comme on dit au Québec. En colère de me faire vivre ces moments où je dois faire attention à tout ce que je dépense, tout le temps, alors que je travaille beaucoup – et avec joie car j’aime faire ça – pour organiser des évènements et les publiciser.

Les premières raisons mises à jour à ce jour :

  • J’ai parfois l’impression de porter un mauvais sort 😉
  • Je pense aussi que j’ai encore la croyance qu’il faut travailler fort pour gagner sa croûte (même pas le pain ! :-).

Devenir amie avec l’argent

Ma soeur vit un peu de la même façon. Quand elle reçoit des sous, elle les dépense. On ne sait pas pourquoi, tout d’un coup, on n’en a plus. L’argent passe dans nos doigts comme une brise. De même, ma mère a toujours vécu comme la pauvrette de la famille. Elle ne savait pas gérer les sous non plus et se plaignait de manquer de sous à la fin du mois, ce qui mettait son 2e mari en colère évidemment.

Nous n’avons pas appris à prendre soin de l’argent. C’était même un sujet tabou dont on ne parlait que rarement dans la famille.

C’est avec mon dernier conjoint que je l’ai appris et que j’ai commencé à y faire attention et à économiser. Il m’a même ouvert un compte épargne que j’utilise toujours pour mettre de côté un petit montant chaque mois. Il avait appris de son père, fils de planteur de patates en Abitibi devenu ingénieur puis millionnaire à Québec, qu’on doit être amis avec l’argent pour qu’il reste avec nous. Il avait compris et transmis ces valeurs à son fils qui est lui aussi millionnaire (par héritage) et prend bien soin de cet argent.

Pour devenir amie avec l’argent, j’ai dû le matérialiser, si je peux dire. Le prendre dans mes mains, le sentir physiquement mais aussi énergétiquement, lui parler. Celui qui semblait passer comme une brise dans mes mains est devenu réel et j’ai alors pu contrôler beaucoup plus consciemment les dépenses et surtout, les économies.

Pas complètement, cependant. Une sensation de non-mérite m’habitait aussi. Celle que l’argent n’était pas pour moi mais pour les autres. Tout comme le bonheur, l’amour, la famille, etc.

Autres raisons mises à jour, donc :

  • Je n’étais pas amie avec l’argent.
  • L’argent, l’amour et le bonheur sont pour les autres.

Ça fait déjà 4 raisons pour lesquelles, à travers mes croyances, je ne m’offrais pas l’abondance à tous les niveaux dans ma vie.

La 5e raison

Il y en a une encore plus profonde, sournoise et souffrante que ma soeur et ma mère portaient aussi probablement : la peur. Celle qui tord les tripes sans qu’on sache pourquoi.

Ma mère (aujourd’hui décédée), ma soeur et moi sommes/étions de grandes anxieuses. Outre le fait que nous vivions dans la violence, nous portions ces peurs malgré nous. Tellement que, jeune adulte dans la vingtaine, bien loin de mes parents depuis longtemps, je faisais des crises de panique sans savoir que c’en était. Un jour, en mangeant avec des collègues dans un centre d’achat à notre pause de midi, je suis devenue toute blanche sans savoir pourquoi. Mille étoiles se sont mises à se balader devant mes yeux. Les filles qui m’accompagnaient m’ont prise par les bras et emmenée chez le médecin d’urgence heureusement juste à côté. Diagnostic clair et rapide : crise de panique. Je tombais des nues. Je n’y aurais jamais pensé.

Médicament. Délivrance enfin. Retrouver la sérénité. Arrêter de vivre avec cette électricité qui habitait mes nerfs en permanence m’a fait grand bien. J’ai alors commencé à cheminer pour retrouver plus de calme en moi pour arriver, rapidement, à ne prendre ce médicament que très sporadiquement. Méditation, créativité, nature, un peu de sport, les amis et de la thérapie ont été mes outils.

La cause

Cela fait des années que je ne prends plus ce médicament mais, ces derniers jours, j’ai eu envie d’aller en rechercher pour calmer la douleur intérieure, pour retrouver la sérénité, pour arrêter de me sentir comme une pile électrique en permanence. Des symptômes bien connus qui n’étaient pas réapparus depuis des années. Pas aussi fortement, en tout cas.

La méditation et la sagesse de mon âge honorable 😉 ont pu aider jusqu’ici mais quand on décide de changer de quoi dans sa vie, ça peut faire très peur/mal et là, j’y suis !

Sauf que cette fois, ce sera sans médicament. Ce sera en allant voir le fond de la cause de cet état dans lequel je me suis mise toute seule… car j’ai décidé très clairement d’ouvrir la porte de l’abondance à tous les niveaux dans ma vie et le vent a pris dedans 😉 !!!

Bon, on fait une petite pause parce que je sens que l’énergie a besoin d’un petit regain de bonheur avant que je vous raconte la suite !!! 😉

Le déclencheur

En fait, je dois vous parler du déclencheur de cette peur. Elle est pourtant en moi depuis toujours, provenant très probablement de la lignée des femmes du côté de ma mère qui nous l’a gracieusement transmise à ma soeur et moi (notre frère, par contre, est très riche et heureux en famille depuis plus de 20 ans avec trois enfants).

J’ai cependant, encore une fois et pour la Xe fois, décidé dernièrement que je veux décrocher de ce pattern de « juste assez » d’argent, d’amour, etc., provoquant, du coup, un séisme intérieur…

Je me suis inscrite au projet PERMA et je vais tous les jours écouter Christine et suivre ses conseils. C’est « léger » (dans le sens pas compliqué et lourd) et efficace ! J’ai aussi recommencé à travailler avec une thérapeute qui a mis au jour des « contrats » que j’avais pris dans des vies passées : pauvreté, chasteté, honnêteté et justice.

On s’entend que c’est dans le passé et que, dans cette vie-ci, je n’ai plus à honorer ces contrats de pauvreté et chasteté. Mes vies de nonne et moine sont dans le passé et je vais vers l’avenir avec honnêteté et justice, des valeurs qui m’habitent profondément de tout temps.

Ma thérapeute m’a ensuite fait faire un exercice sur un papier, une roue où on écrit plein de choses qu’on veut avoir et vivre. J’y ai mis clairement que je veux vivre dans l’abondance heureuse à tous les niveaux de ma vie.

Et c’est là que la roue de ma vie a recommencé à tourner, tout doucement, subtilement. J’ai posé des demandes claires à l’univers dont, notamment, celle de savoir où j’ai à vivre pour attirer l’abondance. La réponse : se tenir avec des gens qui la créent, qui en ont, et vivre dans une belle maison lumineuse assez grande pour apprécier chacun notre espace sans se piler dessus si je suis chez quelqu’un.

J’ai laissé mon intention flotter dans l’univers comme un cerf-volant attaché à ma conscience, sans mon occuper, et ai continué mon chemin…

Le logis

Lundi passé, une petite annonce m’est transférée par une amie qui connait ma situation : « Tu cherches un endroit pour habiter à un prix économique. Tu es seul, tranquille. J’ai peut-être une solution pour toi. Communique avec moi ».

Le lendemain, j’ai visité la maison et on s’est serrés la main. Je déménage à la fin du mois au nord de Montréal, dans une grande et belle maison entre rivière et forêt, où le propriétaire ne sera quasi pas là de l’été mais je serai plus proche des mes amies et activités que j’aime faire. Le propriétaire est riche et cool. Je peux planter des fleurs et des légumes et employer le jacuzzi. Un petit paradis ! Je me suis demandée si c’était un rêve ou pas… Eh oui, c’est bien la réalité et oui, c’est pour moi et je le mérite !

Oufff… On revient de tellement loin quand on n’a pas reçu d’amour et qu’on a vécu dans la violence jeune. J’apprends à recevoir et apprécier les belles choses et les beaux cadeaux de la vie !

Mes nouveaux services

Suite à mon dernier article, j’ai reçu de longs et magnifiques courriels de compassion tellement touchants que j’en ai eu les larmes aux yeux. Parmi l’un d’eux, une personne me partageait que, pour s’ouvrir à l’abondance, elle avait non pas juste offert ses services mais elle était allée observer quels sont les réels besoins des gens. Elle me disait :

« Ce que j’ai retenu et qui a tout changé, a été de m’adresser aux besoins des gens et non pas à vendre ce que je savais faire. (…) Ce que tu as à proposer a de la valeur et peut aider les gens, donc essaie d’aller toucher ceux qui ne savent pas à qui s’adresser ou qui n’ont pas encore osé essayé ce que tu proposes. Non pas le 20 % des gens qui savent mais les 80 % qui ne savent pas et qui pourraient te rejoindre ».

Cela m’a fait réfléchir à ce que je pourrais apporter aux clients potentiels qui les attireraient car ce serait ce qu’ils recherchent vraiment. A travers la fourmilière mondiale de coachs et thérapeutes en tous genres, je devais trouver à me démarquer. J’ai donc mis la question sur la table de l’univers.

La réponse est arrivée clairement. J’agis en tant que thérapeute psycho-corporelle, énergétique et spirituelle depuis longtemps. Ce sont des outils que je continuerai toujours à utiliser. J’ai cependant aussi des dons que j’ai développés depuis des années, que j’emploie seulement en soins ou ateliers et dont je ne fais pas la publicité, que j’ajoute au côté « psycho » de mon approche et dont je ne parle même pas. Ça se produit spontanément et naturellement.

Ce sont des dons de connexion avec la Source qui me permettent d’être médium, de discuter avec l’âme des personnes décédées et de les aider à passer dans la lumière si nécessaire. Une activité qui me fascine et que j’aime beaucoup.

Je permets ainsi à la personne décédée de terminer réellement son chemin sur terre et à la personne qui est encore vivante, qui est en lien avec elle, de faire son chemin de guérison et de lâcher prise. Elle peut ainsi terminer son deuil et libérer à la fois elle et la personne décédée afin que chacune puisse continuer son chemin dans la sérénité et le bonheur, tout en ne coupant pas le lien d’amour mais en se permettant de se laisser vivre librement.

Ce sont à chaque fois des moments de pur amour et guérison que je suis appelée à guider, qui me remplissent d’une grande joie et d’une profonde gratitude de pouvoir ainsi aider des gens. Ce seront donc les nouveaux services que je vais proposer publiquement. En tant qu’ancienne sorcière torturée dans d’autres vies, j’avoue que ça me fait un peu peur de l’annoncer mais voilà, c’est fait 😉 .

Une collaboration en remplace une autre pour le mieux

Je dois travailler avec une agence de voyages pour chapeauter légalement mes voyages. C’est la loi au Québec. J’étais entrée en communication avec une belle dame de coeur, une agente de voyages qui réalise beaucoup de rêves, les siens et ceux de centaines de clients. On a longuement discuté et on a même décidé ensemble de créer non pas un mais deux voyages au Sri Lanka. Elle m’a signifié son intention de s’engager avec moi. C’était vendredi de la semaine passée.

J’avais des changements à faire au premier voyage prévu et demander une soumission pour le 2e. Heureusement, au Sri Lanka, les gens travaillent souvent le week-end, les entreprises privées en tout cas. Tout s’est placé rapidement et j’ai pu renvoyer le premier projet complété à l’agence (appelons-la XYZ) lundi passé.

Je n’ai reçu aucune nouvelle ensuite même si je lui avais demandé de me répondre rapidement pour que je puisse lancer le projet. Ce n’est qu’hier, vendredi, qu’elle m’envoie un courriel m’annonçant qu’elle se retire du projet, qu’elle en a trop et qu’elle doit penser à elle.

Je respecte totalement sa décision mais les bras me sont tombés. J’aurai attendu, en tout, un mois avant d’avoir sa réponse finale (à partir du moment où on a été en contact), réponse que j’étais sûre d’être positive d’après notre discussion. J’avais mis sur le hold une autre agence (ABC) qui était aussi d’accord de chapeauter mes voyages parce que je voulais travailler avec l’agence XYZ. Celle-ci m’avait dit s’engager à m’envoyer des clients et j’y avais cru. Je sentais toutefois que je devrais éventuellement me plier à certaines de ses contraintes. Je les aurais acceptées probablement car elle réussit très bien dans son domaine et j’aurais ainsi pu apprendre d’autres choses.

Une partie de moi voulait travailler avec elle mais l’autre partie se méfiait quand même un peu. Peur de perdre ma liberté, de ne plus faire comme je veux dans mes voyages et devoir respecter certaines règles qu’elle m’aurait demander de respecter.

Après le coup d’assommoir de sa réponse, je me suis « r’virée sur un 30 sous », comme on dit au Québec – = forme de résilience 😉 – et j’ai appelé l’autre agence qui a accepté tout de suite de chapeauter mes voyages sans rien vouloir changer. Une agence qui est située dans un quartier huppé de Montréal. Je reste dans la ligne de pensée de me tenir avec des gens qui vivent dans l’abondance.

Je ne me lâche plus sur ce chemin de pensée car je sais que c’est quand je pourrai acquérir une richesse financière que je pourrai enfin réaliser mes rêves de pouvoir aider des enfants au Sri Lanka ou ailleurs à avoir une vie meilleure. C’est un de mes rêves !

Je suis sortie faire des courses, histoire de prendre de l’air, et j’ai alors senti une subite magnifique énergie me remplir : tout ce temps d’attente de l’agence XYZ et l’éventualité de ces contraintes m’avait mise sur un temps d’arrêt et là, je retrouvais ma totale liberté et du soutien avec l’agence ABC ! Oh Joie !

Mal au ventre

Plus la journée d’hier avançait, cependant, plus le mal au ventre augmentait. Entre le prochain déménagement dans une jolie maison en nature plus proche de mes amis, les voyages à venir et mes nouveaux services que je vais proposer, j’angoissais vraiment. Je me suis retrouvée assise en fin de journée, tremblant quasiment, me sentant mal, proche de revoir mille étoiles et de tomber évanouie.

Je me suis levée, j’ai respiré un bon coup, j’ai marché et les symptômes se sont estompés rapidement. Pas question de me laisser envahir par ces peurs qui m’empêchent de réaliser vraiment ma vie telle que je la veux. Pas question d’aller chercher le médicament non plus. Cette fois, c’en est assez de ces peurs de réussir, du bonheur, de l’abondance financière, d’être heureuse en amour, du succès, d’être vue, reconnue… Elles sont là, ces peurs si profondes. Être vue, reconnue et appréciée, jusque-là, je peux, j’accueille timidement mais ça va.

Là où les peurs (paniques) s’installent, c’est devant les jalousies, l’hypocrisie et la haine méchante potentielles. Il faut être fait très fort pour être capable d’endurer ces énergies et personnes malsaines. J’ai beaucoup souffert de violence verbale et psychologique dès l’âge de 5 ans, puis de jalousies méchantes et hypocrites dans ma jeune vie d’ado et d’adulte. Un jour, j’ai craqué et me suis alors cachée – d’une certaine manière – durant de longues années, évitant au maximum les confrontations.

J’ai toutefois appris, avec le temps et la thérapie, qu’on peut être en relation saine avec les gens sans confrontation et je m’applique à toujours à faire en sorte que cela soit le cas. Communiquer dans la paix est important. Je vis aujourd’hui dans la paix entourée de belles personnes et souhaite toujours pouvoir apprécier cette vie agréable.

Le 2e voyage au Sri Lanka

Juste avant de recevoir le courriel où l’agence XYZ se rétractait des projets, je venais de recevoir tous les détails pour le 2e voyage au Sri Lanka, qui m’avait été suggéré par la dame de l’agence justement. Je me suis alors demandée ce que j’allais faire avec ce voyage. Déjà qu’un, c’est beaucoup de travail, alors deux… ?!

Ce matin, ma petite voix me dit que je vais le faire aussi. J’aime tellement guider des gens sur ce chemin de vie vers soi à travers ces voyages. Alors je vous donne les dates des prochains voyages auxquels je vous convie chaleureusement :

Maroc : 21 oct. au 1er nov. 2018
Voyage à la découverte de soi avec retraite de ressourcement

Sri Lanka :
Voyage culturel & spirituel avec retraite de méditation
Tour 1 : 22 janvier au 8 février 2019
Tour 2 : 26 février au 15 mars 2019 (même tour que le tour 1, détails à venir cette semaine).

Résilience

Quand j’ai fait cette petite crise de panique hier devant toutes les belles choses qui se mettent en place vers la réalisation de ce que je veux vraiment dans ma vie, j’ai décidé d’être plus forte que mes peurs et elles se sont estompées. Je ne dis pas qu’elles se sont complètement dissipées mais je peux maintenant créer ma vie tout en prenant soin d’elles afin de les guérir vraiment. Je ne veux pas me laisser envahir par elles. Je veux m’ouvrir toutes les portes de l’abondance et elles commencent déjà à s’entre-ouvrir.

Tout à l’heure, je vais passer l’après-midi avec une jeune femme congolaise réfugiée qui a deux enfants. On va à la fête champêtre, les jeux gonflables et les animaux de la ferme, la barbapapa et les cris heureux des enfants. Elle n’a pas de famille non plus au Québec. On s’entraide et on s’apporte de beaux moments, tout simplement. C’est ça le bonheur, l’abondance : apprécier ce qu’on a et le moment présent, toujours !

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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Que veut réellement dire MERCI ?

Depuis tout petit, on nous apprend à dire MERCI quand on nous fait/offre quelque chose. Qu’on aime ou pas le « cadeau », qu’on l’ait demandé ou pas, on doit dire MERCI.

Quand j’étais petite, je réfléchissais beaucoup à la raison et valeur des choses et situations. Cela occupait mes longs moments de solitude d’enfant HP et hypersensible. Par ailleurs, j’ai toujours été fascinée par les agissements des membres de notre humanité. Je questionnais et discutais facilement ses croyances, dogmes et actions.

– Tu veux ceci ?
– Oui…
– Tu me dis le « mot magique » pour l’avoir alors ?
– …. (sentez de la colère…) mmmmmmerci…..

En tant qu’enfant, et même encore aujourd’hui, je bouillonnais quand j’entendais les gens me faire ce genre de chantage.

Vers l’âge de 5 ans, je pense, j’ai commencé à ne plus dire MERCI juste « parce qu’il faut dire MERCI ». Je pense que j’avais décidé, comme cela m’arrivait parfois, de ne plus agir comme un robot qui fait ce qu’on lui dit mais que je commence à réfléchir et à agir par moi-même, provoquant quelques attitudes que certains auraient pu considérer comme « rebelles ». Je ne voulais pas être un mouton et certains dogmes éducationnels me semblaient inadéquats ou pas juste en rapport avec mes valeurs.

Je ne voulais donc pas suivre ces règles sans pour autant créer de chicanes. Je voulais qu’on me laisse réfléchir à ce qui serait le mieux pour moi, d’après moi et non d’après mes « éducateurs » qui n’avaient pas forcément les mêmes valeurs que moi. Déjà à 5 ans, un enfant a sa façon de penser et d’être.

Il me semblait tout d’abord que, si quelqu’un voulait me donner quelque chose, c’était SA décision. En lui disant MERCI, j’avais littéralement l’impression de lui redonner son cadeau. Je ne sentais pas que ce cadeau était vraiment pour moi puisque l’offrant attendait un cadeau en retour : une reconnaissance, de la gratitude. Son « cadeau » n’était somme toute pas gratuit.

Comme cela ne sonnait pas juste pour moi, j’ai décidé de faire une « expérience » : j’ai arrêté de dire MERCI quand on me donnait ou faisait quelque chose que je n’avais pas demandé. Certains auraient pu interpréter cette attitude comme « si tout m’était dû », ce qui n’était pas le cas du tout. Je me sentais tout simplement plus honnête et moins hypocrite.

Une de mes grand-mères m’a cependant dit un jour, d’un air sévère, quelque chose comme « Tu ne dis jamais merci. Ce serait bien que tu le fasses. C’est la politesse et le respect ! ».

Par politesse et respect, j’ai donc recommencé à sagement dire MERCI.

Par mon « expérience », j’avais cependant pu ressentir la différence entre dire MERCI par plaisir de recevoir et reconnaître la gentillesse de la personne qui offre, et dire MERCI par robotisation et devoir. Sacrée différence de feeling…

Bien plus tard…

Plus de 20 ans plus tard, alors que j’étudiais le Cours en Miracles en groupe tous les lundis soirs à Montréal, nous avons abordé le sujet du MERCI.

J’avais parfois cette impression d’hypocrisie quand je disais MERCI tandis que l’autre attendait que je le lui dise alors que moi, personnellement, ça ne me disait pas de lui dire. Je me sentais donc toujours un peu hypocrite dans ces situations mais je suivais ainsi les règles de politesse et de respect et ne créais donc pas de conflits.

Donc, l’animateur a conclu sa dissertation orale, ce soir-là, avec le fait que dire MERCI revenait à redonner ce qu’on venait de recevoir. Que, logiquement, on ne devait donc pas dire MERCI ! Wow, il venait de confirmer mon impression de quand j’étais toute petite !!!

Je me suis ensuite amusée à refaire quelques « expériences » pour voir à quel point les gens s’offusquent qu’on ne réponde pas à leurs demandes conscientes ou inconscientes de gratitude.

Avez-vous remarqué que les gens donnent majoritairement pour recevoir ? Consciemment ou inconsciemment, on attend toujours le MERCI. Pas si altruistes que ça, les humains !!! 😉

Donner pour donner, sans rien attendre en retour, est difficile et pourtant si magique et beau à vivre. J’adore donner à quelqu’un comme si je lançais de l’amour dans l’univers, à l’infini, et tant mieux si quelqu’un l’attrape au passage et que ça le/la rend heureux/se.

Après la remarque de ma grand-mère, j’avais accepté qu’on doit dire MERCI, tout simplement, quand quelqu’un nous donne quelque chose. C’est devenu un réflexe, bien évidemment, comme tout le monde dans notre société. Dire MERCI fait partie de nos conventions occidentales, du respect, de la politesse et d’une bonne éducation.

La gratitude au Sri Lanka

Là où j’ai été bluffée, c’est quand j’ai vécu quelques mois au Sri Lanka. Pas de formules de politesse genre « Bonjour, comment vas-tu ? Tu vas bien, et tes enfants, et ton mari, etc…? et blablabla…. ». Les Srilankais ne s’enfargent pas dans les fleurs du tapis et vont droit au but en toute simplicité. Combien de fois j’ai été surprise de décrocher le téléphone et d’entendre mon amie au bout du fil, sans même me dire bonjour, démarrer la conversation comme si on continuait celle qu’on avait laissée quand on s’était parlées la dernière fois. Pas évident, quand on ne s’y attend pas, de prendre une conversation au vol sans introduction !

Avec mon éducation polie, je dis « Bonjour, comment vas-tu, etc… » mais cela ennuie les Srilankais et je le sens à chaque fois. Ils ont appris à le faire avec les occidentaux mais ce n’est pas dans leur culture et on sent leur maladresse à le faire pour nous faire plaisir.

Le plus bluffant, c’est l’absence quasi totale de MERCI entre eux (mais pas de gratitude !). Là encore, les Srilankais apprennent à dire THANK YOU à l’école au cours d’anglais, parfois à la maison quand ils côtoient des touristes, mais ce n’est pas dans leur culture. Ils ont un mot pour dire merci, istutiyi, mais on l’entend rarement. Ils se reconnaissent et se remercient d’une autre façon.

Avec eux, on a l’impression que la vie et les relations ne s’arrêtent pas. On se parle, on donne et on reçoit et la roue de la vie tourne. C’est comme s’il n’y a pas de fermeture/ouverture dans les relations, les discussions, comme si elles restent toujours ouvertes.

C’est un sentiment assez spécial de ne pas entendre de mots de gratitude au Sri Lanka. La gratitude se passe dans les gestes. On se le montre, on se donne, on échange, on partage, on se regarde dans les yeux quand on donne/reçoit et tout passe là. Surtout, on n’attend pas de remerciement quand on donne et ça fait tellement de bien de vivre ça.

Par ailleurs, et cela explique peut-être ceci, comme le principe de base du Bouddhisme est de faire le bien en tout temps pour gagner des bons points pour son prochain karma, tout le monde* fait en sorte de faire du bien. Quand on leur dit THANK YOU, ils sont tout émus et touchés, comme si on leur renvoyait leur cadeau comme un autre cadeau. Le hic, c’est que, comme ils viennent de faire un cadeau qui leur donne un bon point pour leur prochain karma, le leur renvoyer leur enlève ce bon point.

Un bel exemple qui montre l’importance de bien comprendre une culture différente de la nôtre avant de juger et d’agir.

Le MERCI du coeur

J’observe toujours en moi ce qui se passe quand je dis MERCI ou qu’on me le dit. J’ai besoin que ça résonne juste en moi quand je le dis pour me sentir authentique.

Le dire ou pas ? Politesse, respect, devoir, plaisir, véritable gratitude ? Je suis arrivée un jour à un point de « réconciliation » avec ce mot.

J’ai fait une petite expérience autour du Jour de l’An, là où tout le monde s’offre des bons voeux. On reçoit « Bonne et heureuse Année ! » (je résume) et on répond spontanément « Toi aussi ! ». On oublie parfois de dire MERCI et on renvoie alors le cadeau à l’expéditeur sans le recevoir, sans se l’approprier.

J’ai alors délibérément fait attention de toujours répondre « MERCI ! A toi aussi ! ». Ça fait toute une différence dans le coeur.

En disant MERCI avec mon coeur et avec sincérité, je me permets de RECEVOIR le cadeau dans mon coeur, je me l’approprie et cela fait chaud au coeur. Je ME fais le cadeau qu’on m’offre.

Réciproquement, mon MERCI fait chaud au coeur de la personne qui m’a donné. Même si c’était peut-être dans les attentes, peu importe. Ce côté-là de la relation lui appartient. Ce qui compte, c’est que, en lui témoignant ma gratitude, j’ai agi avec mon coeur, dans le respect et la politesse mais, surtout, avec intégrité et authenticité. La roue de la vie tourne dans la paix et l’amour.

Pour que la roue de la gratitude tourne

Avez-vous remarqué que, quand on dit MERCI de tout notre coeur, sincèrement et profondément, quand on témoigne notre gratitude avec intégrité et authenticité, la vie nous apporte ensuite d’autres cadeaux ?

On ne peut pas donner sans avoir reçu. On ne peut pas aimer sans avoir reçu de l’amour, sans s’être senti aimé/e.

C’est ainsi qu’en accueillant la gratitude, en se laissant toucher par les cadeaux des MERCI qu’on donne autant que par ceux qu’on reçoit, en se permettant de les recevoir et de les intégrer avec amour pour soi, on peut ensuite faire en sorte que la roue de la gratitude et de l’amour tourne, laissant ainsi circuler de beaux cadeaux dans toute l’humanité.

Dorénavant, je vous invite à observer comment vous dites MERCI…

De tout coeur

PS : merci de laisser vos commentaires ci-dessous qu’ils restent avec l’article plutôt que perdus dans Facebook ou ailleurs.

Dominique Jeanneret

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* je parle ici des bouddhistes car je ne connais pas assez les autres religions du Sri Lanka pour en parler.

Vidéo 1 : Défi anti-procrastination relevé !

Me voici avec ma première vidéo d’un défi que je me suis lancé, soit d’en faire une chaque jour (ou presque) avec un sujet, une idée, une réflexion, une expérience, une réponse à une question que vous m’aurez posée…

C’est tout un défi pour moi d’oser me montrer en vidéo et ça m’a pris 10 jours avant d’oser le faire !

Après avoir écrit des articles pendant des années – cela fait 20 ans que je suis sur le web et depuis 2005 que je « blogue » – et, donc, que je suis restée cachée derrière l’ordinateur, j’ose me mettre devant la caméra.

Procrastiner, c’est laisser nos peurs nous contrôler. Un moment donné, un petit coup de pied dans le derr…. et on dépasse nos peurs. C’est ce que je viens de faire et c’est ce dont je vous parle, entre autres. Finalement, ce n’était pas si difficile 😉

J’espère que ces petites capsules vous plairont. N’hésitez pas à mettre vos commentaires ou poser vos questions ci-dessous (pas dans Facebook qu’ils restent avec l’article).

A demain !

PS : j’ai même osé me regarder en vidéo et vous savez quoi ? J’ai été touchée et fière de moi. Oufff… quel beau pas et quel beau cadeau je viens de me faire… 🙂