Observer pour (se) libérer

Voici plusieurs jours que je suis de nouveau seule à la maison, chez quelqu’un puisque je n’ai pas de chez moi mais bien, dans une jolie maison entre l’eau et la forêt. Je remercie chaque jour l’univers de me permettre de vivre ici, le temps que je reparte en Europe le 11 septembre prochain.

Les moines bouddhistes du Sri Lanka sont partis après deux belles semaines ensemble. Ce furent de beau évènements mais pas rentables : j’ai fait un gros bénéfice de 442 $ pour tout mon travail depuis l’an dernier et à temps plein avec eux lors de leur séjour. Oups. 142 $. Une dernière dépense pas prévue s’est ajoutée à la fin de mes calculs. De plus, mon pot d’échappement commence à pétarader (trou) et à se déglinguer (glings glings…). Dépenses non désirées ni prévues en vue via le garage.

De toutes les organisations d’évènements que j’ai faites depuis une douzaine d’années, c’est la première qui ne me paie pas, celles de l’an dernier ayant déjà été moins rentables que d’habitude. Premiers signes…. Quand j’ai vu les chiffres, ce fut un signe clair.

C’était un de ces situations qui se répète tout au long de notre vie, subtilement « améliorée » à chaque fois, jusqu’à la dernière, celle qui est tellement « grosse » et évidente qu’on ne peut qu’en rire, celle que j’appelle le « test ultime ». Celle qui nous fait sauter au visage le message qu’on doit en comprendre.

Rester hors du drame

Quand j’ai réalisé quel était le montant de revenus pour moi (autant que pour les moines – leurs revenus n’ont pas été bien meilleurs que les miens et j’en ai été désolée), quelque chose en moi a pris instinctivement une distance. Je ne me suis pas investie dans le drame potentiel de cette situation que j’ai préféré mettre sous observation. Je n’ai pas voulu faire miennes des croyances limitantes que je sens qui ne m’appartiennent pas de cette vie-ci, qui proviennent de mes ancêtres ou de mon karma.

J’ai souri. J’ai senti que c’était le test ultime.

Le message que je devais accepter (que je sais depuis longtemps mais ne savais comment mettre en place) : que je ne dois plus organiser pour les autres mais plutôt m’occuper de mes affaires, de mes évènements, de ce qui me fait du bien et plaisir.

C’est un nouveau saut dans la vie. Passer à autre chose. Je ne dois pas me raccrocher à ce qui a créé mes revenus principaux ces dix dernières années. Je dois passer à l’étape suivante.

J’adore organiser, rassembler et faire connaître, partager, mais je n’en peux plus de faire de la pub, du marketing, des infolettres, des vidéos, de courir après les clients, d’harasser mes contacts avec les annonces. De passer des heures chaque jour devant l’ordi à faire la promo.

J’ai besoin que tout soit agréable et fluide. Je ne veux pas avoir à forcer. Si on en est à pousser et tirer, c’est qu’on n’est plus à la bonne place, plus à notre place et c’est ce que ce résultat d’activités avec les moines m’a clairement indiqué. Il est temps que j’arrête de travailler pour les autres et que je travaille pour moi. J’en connais plusieurs qui vont être content(e)s que je me décide enfin puisqu’ils/elles me le disent depuis plusieurs années.

Depuis que je suis revenue au Québec, en mars dernier, avec un certain montant d’argent, j’ai dû annuler plusieurs activités organisées pour moi, d’une part, et pour les moines aussi, faute de participants. Plusieurs projets sont donc tombés à l’eau. Résultat : pas de revenus et je me retrouve endettée comme cela fait plus de 20 ans que ça ne m’était pas arrivé. Il va sans dire que je n’aime pas du tout cette situation.

Pour enrayer le problème, j’ai envoyé mon CV à plusieurs agences de placement pour offrir mes services comme secrétaire, coordonnatrice, organisatrice… Personne ne m’a appelée. J’aurai 56 ans dans un mois et suis pourtant toujours aussi efficace dans mon travail, sinon plus qu’il y a 20 ans. Et puis cela me ferait plaisir d’être dans une équipe et de travailler à autre chose, à partager mes connaissances et éventuellement à apprendre d’autres choses. Si jamais vous avez besoin de moi, je suis disponible cet été !

Là encore, je préfère observer ce que je me fais vivre plutôt que de me lancer dans un drame. C’est un passage, pas un état permanent. Il ne sert à rien d’y apporter du négatif en se faisant des angoisses ou en déprimant. Ça n’aidera pas à comprendre et déconnecter le noeud.

Un noeud à défaire pour entamer le nouveau tournant de vie

J’observe que je suis à un nouveau point tournant. Plusieurs choses se placent sur l’écran de ma vie que je regarde en tentant d’y trouver le dénominateur commun qui me permettrait de tirer sur le noeud pour tous les lâcher d’un coup :

  • austérité (et endettement)
  • chasteté (célibataire depuis longtemps)
  • solitude à nouveau depuis trois mois, que je n’avais pas connue depuis trois ans, vivant tout le temps avec/chez du monde.

D’après une amie un peu sorcière (et je le ressens aussi), je traînerais encore des contrats d’anciennes vies. Nonne, moine, religieuse… Ces trois aspects de ma vie proviennent très probablement de là, ce qui explique aussi pourquoi je suis entourée de tant de moines depuis trois ans ! Pourtant, j’ai travaillé ces croyances bien des fois en thérapies ces dernières années.

Il est vrai que j’ai l’impression de vivre comme une nonne depuis très longtemps, une nonne moderne qui s’occupe des autres avant tout et ne demande pas grand chose (et reçoit autant ;-).)

Quand j’en ai parlé aux moines bouddhistes du Sri Lanka qui viennent de passer deux semaines chez moi, ils ne savaient que dire. Ils n’ont pas la formation appropriée pour travailler sur le karma. Je peux en faire plus qu’eux, comme je fais avec mes clients avec qui cela fait souvent de petits « miracles » mais, avec moi, j’ai de la peine. Je vais travailler avec une amie vendredi.

J’observe l’écran de ma vie. J’y dépose les faits et les compréhensions. J’écoute des audios et vidéos d’enseignements à propos d’abondance, je médite, je réfléchis et je dépose des questions et des réponses par écrit.

« L’innocence » et la foi attirent l’abondance

Je tente surtout de me souvenir de ma jeunesse quand mon « innocence » faisait que je fonçais dans la vie sans peurs. J’avais une foi immuable du plus profond de mes tripes et je ne me cassais pas la tête. Je pensais et je créais. L’argent et l’amour circulaient et ne manquaient jamais. Juste des hauts et des bas puis des hauts à nouveau. Je n’étais alors pas du tout focussée sur le fait de devoir « gagner » de l’argent. Je faisais ce que je voulais, ce que j’aimais et l’argent arrivait « tout seul ».

Quand on est en état de dettes, de manque (d’argent ou autre), notre focus change de cap et nous pensons alors non plus à ce qui nous fait plaisir mais à combler le manque, en l’occurrence à remplir notre compte en banque pour le ramener à zéro (depuis le sous-zéro ;-)) et plus haut. Du coup, les actions qu’on pose ne sont plus pour les bonnes raisons – être heureux, avoir du plaisir à faire ce qu’on aime – mais juste pour de l’argent et c’est là que plus rien ne fonctionne. C’est ce que j’ai vécu depuis quelques temps. Je le savais mais je n’arrivais pas à déconnecter le noeud. J’ai quand même réussi à ne pas m’endetter plus avec les activités des moines. J’ai eu juste assez… l’histoire de ma vie !

Ressentir l’abondance pour l’attirer

J’observe donc tout ce que je me fais vivre. J’analyse, regarde, ressens surtout ce que je vis. C’est le ressenti d’un état meilleur qui va me permettre de retrouver l’abondance dans ma vie. Je me concentre donc principalement à ressentir ce que je ressentais quand l’abondance circulait dans ma vie. Comment je me sentais, comment je pensais, comment j’agissais, et le compare à comment je sens, pense et agis aujourd’hui.

En faisant ces exercices, je retrouve de la force, de la puissance, de la confiance, de la foi en moi et en la vie. J’avais oublié quelque part ces parties de moi, celles qui croient en l’abondance et la font circuler. Je veux les retrouver pour me remettre à vivre une vie dans l’abondance qui me permettra de réaliser mes rêves, de faire circuler l’argent à travers moi pour moi et, aussi, vers des projets d’aide humanitaire principalement. Une passion que j’ai toujours eue mais que je n’ai jamais pu réaliser vraiment, n’en ayant pas les moyens.

Alors que je termine cet article, je reçois un message d’un ami moine au Sri Lanka qui dit ceci : « If you focus on the hurt, you will continue to suffer. If you focus on the lesson, you will continue to grow. – Buddha« . Traduction :

Si tu continues à rester focalisé sur ce qui te fait souffrir,
tu vas continuer à souffrir.
Si tu te focalises sur la leçon [donnée par cette souffrance],
tu vas continuer à grandir.
Bouddha

Voilà qui résume parfaitement ce que je vous raconte depuis tantôt !

Il est important de ne pas entrer dans le drame, quelque soit la situation, mais d’arriver à en être le témoin, à observer avec distance, à y réfléchir sans émotion.

Si elles sont présentes, on doit laisser monter les émotions et les vivre (avant de retourner au témoin). Cela permet de passer à autre chose, de libérer l’emprise des croyances et des blessures sous-jacentes, pour les guérir et pouvoir enfin ne plus revivre ces situations et être enfin plus serein et heureux.

PS : merci de laisser votre commentaire ci-bas et non dans Facebook ou ailleurs, pour qu’il reste avec l’article.

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Vous venez avec moi ?!
Les voyages, le cheminement en développement personnel et les découvertes spirituelles, c’est vraiment ce qui m’anime au plus profond de moi et que j’aime tant partager…

 

 

 

 

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8 thoughts on “Observer pour (se) libérer

  1. Bonsoir, je viens de lire votre article et évidemment il interpelle, car je suis aussi à un stade de ma vie ou je dois me poser les bonnes questions et laisser surtout les peurs de manquer et faire confiance en la vie à ce qu’elle va nous apporter si on arrive enfin à entendre les messages que nos guides nous envoient en permanence et qui sont étouffées par l’hyperactivité, le travail cérébral etc, certes comme vous j’ai beaucoup avancé fait beaucoup de démarches thérapeutiques , mais les tripes ou la petite marie dans mon cas ne l’ont pas complétement captées. J’ai décidé maintenant de me faire plus confiance, moi c’est plus les messages de mon corps qui m’interpellent et m’obligent à réagir, j’en ai assez de souffrir, je veux vivre simplement vivre et croire en ce que je suis et en mes capacités, un beau chemin qui m’attend dans 8 semaines je pars à la retraite et veux aller vers ce qui m’enrichira certes un peu financièrement mais surtout spirituellement. bon courage à vous je vous apporte mon soutien et vous embrasse bien affectueusement.
    Je suis seule depuis 12 ans et la aussi il y a beaucoup de choses à réfléchir ! mais je viens de visualiser la personne qui me plairait ( caractère etc….) 0n verra ….Marie

    1. Merci pour votre message, Marie.
      Je vous souhaite que ce tournant de vie, votre retraite, soit le début d’une belle vie remplie de bonheur et d’abondance ! On se tient les coudes !
      De tout coeur

  2. Merci pour ce beau témoignage, pour ton authenticité et ton honnêteté, tu es une personne très inspirante. Selon moi puisque nous sommes tous reliés alors je crois que si chaque personne qui a vibré en lisant ton texte et qui porte la même croyance, tente de se guérir alors à nous tous nous réussirons à vivre l’abondance.

    1. Merci Jacinthe, ton message me touche beaucoup. J’espère qu’ensemble, directement ou indirectement, nous saurons être dans l’abondance en tout temps et pour toujours !

  3. Merci pour ce beau témoignage, je suis moi-même à intégrer dans ma vie, à comprendre, à observer afin d’attirer à moi l’abondance, la loi d’attraction ça existe faut comprendre les lois qui l’activent.

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