Mon coeur balance…

Mon coeur balance... 1

Il y a bientôt un an, alors que je ne pouvais plus animer de stages en présentiel ni voyager car j’ai refusé l’inoculation d’un produit en lequel je ne crois pas, un ancien employeur m’a appelée pour me proposer un contrat à temps partiel pour deux semaines. La semaine suivante, il devenait un poste à long terme et à temps plein.

J’ai accepté en attendant de pouvoir à nouveau voyager et reprendre mes activités de stages et voyages comme j’ai fait depuis 2014. Et puis, je me suis prise au jeu. J’ai apprécié les défis quotidiens qui sont, principalement, de mettre en pairage des étudiants étrangers et des familles d’accueil de Québec. Je joue au «Tetris» en déplaçant des pièces du puzzle jusqu’à temps que tous les étudiants soient placés dans les bonnes familles.

Au début, je travaillais de la maison en allant à l’école juste le mercredi. J’ai passé l’hiver seule chez moi à travailler et à supporter le froid long et intense que le Québec a vécu cet hiver en me disant que, l’hiver prochain, je serai dans le sud, sans savoir comment j’y arriverais.

Préparer sa retraite

Je vais fêter mes 60 ans le 4 août prochain. Dans cinq ans, j’aurai l’âge de la retraite. En septembre prochain, je vais commencer à recevoir mensuellement une première partie des revenus de retraite qu’on peut prendre à 60 ans. Je passe un cap mais je ne me sens pas vieille du tout. Je ne me sens pas du tout cet âge-là (c’est moi qui fait rire les plus jeunes à l’école!).

En ayant un poste fixe avec revenus assurés, cela me permet de mettre de l’argent de côté, ce que je n’avais pas réussi à faire en six ans à réaliser mes rêves de voyager et animer des stages. Au contraire : je revenais endettée chaque printemps au Québec même si je vivais avec peu dans mes voyages et que j’étais hébergée chez des amis et de la famille (envers qui j’aurai toujours une immense gratitude d’avoir ainsi participé à me permettre de vivre mes rêves).

L’idée de travailler durant cinq ans à l’école (jusqu’à 65 ans) pour engranger quelques revenus et préparer ma retraite me turlupine mais je me connais : je ne tiens pas longtemps au même endroit à faire la même chose.

Sauf que je ne fais pas la même chose. Chaque jour est différent. Surtout, depuis le mois de mai, j’ai fait plus d’heures à l’école et j’ai découvert que je fais partie d’une équipe avec qui j’ai beaucoup de plaisir. Tous ensemble, on travaille dans le même sens et on se soutient, on s’entraide tout en ayant chacun notre rôle. Comme je vis seule depuis des années, j’aime aller à l’école et partager du temps avec l’équipe, ce qui ne m’était pas arrivée depuis des années puisque je suis (j’étais!) travailleuse autonome depuis des décennies.

Allier ses rêves pour les réaliser

L’idée de travailler 40 heures/semaine pendant les cinq prochaines années, de chez moi et au bureau, devant un ordinateur toute la journée, ne me tente pas vraiment aussi, pas à pas, je pose des actions et tente de voir ce qui est possible.

Mon idée principale est de créer assez de revenus pour que je sois indépendante financièrement et puisse réaliser certains projets.

La deuxième condition est de travailler à des projets qui m’animent et me font plaisir sans quoi je ne pourrai pas être heureuse.

La troisième condition est de pouvoir voyager et aller passer l’hiver au chaud tout en étant avec des personnes que j’apprécie et qui me le rendent bien.

L’autre jour, j’ai demandé à mon patron s’il était d’accord que j’aille passer l’hiver à l’étranger tout en travaillant à distance, comme je l’ai fait de chez moi l’hiver dernier. «Pas de problème, cela ne me dérange pas du tout!» m’a-t-il répondu. Premier pas posé et accepté!

Choisir ses sources de revenus

J’ai reçu plusieurs opportunités de revenus et des programmes pour dépasser ses peurs et croyances concernant l’argent.

Le fait est que, en travaillant comme employée salariée plutôt que comme entrepreneure, je me retrouve avec beaucoup plus d’argent dans mon compte et plus de temps pour moi puisque je ne travaille plus 7j/7.

En tant que travailleuse autonome, je devais faire du marketing quotidiennement, ce qui a commencé à sérieusement m’écoeurer depuis quelques années.

Le fait que je faisais toutes les étapes entre l’organisation du stage, le marketing et l’administration (90% du temps du projet) pour enfin animer le stage (10% du projet et le bonheur d’y être enfin!) m’a épuisée et découragée d’en organiser d’autres, sans compter que, au bout du compte, je n’arrivais pas à en vivre. Je n’ai jamais trouvé personne qui pourrait organiser ces activités pour moi comme certains thérapeutes ont, afin que je n’aie (presque) plus qu’à animer mes stages que j’aime tant.

J’ai envie d’avoir une vie plus facile. De trouver un équilibre entre avoir du plaisir à «travailler», avoir des revenus qui me permettent de me sentir plus légère et sans stress du manque à venir éventuel, et être avec une équipe sympa et dynamique où chaque membre œuvre dans le même sens.

Choisir son chemin avec son coeur 

Une dame m’a écrit la semaine passée pour me demander quand est-ce que je vais organiser un nouveau voyage au Sri Lanka. Je n’en sais rien. Le pays est en faillite et tout y coûte maintenant beaucoup plus cher. Je ne sais même pas quand je vais y retourner mais cela me fait réfléchir à ce que je veux vivre dans les prochaines années.

Et si je préparais ma retraite avec l’école – en y travaillant jusqu’à 65 ans – et que je réalisais d’autres rêves ensuite tout en ayant, alors, mes revenus de retraite? Juste l’idée de rester «coincée» durant encore cinq ans au même endroit me fait «couic» intérieurement. Ma chère liberté, où est-ce que je la laisserais alors?

Ma liberté, je la trouve quand je fais ce que j’aime, tout simplement.

Je reste alignée sur mon ressenti intérieur qui, pour le moment, est en accord avec mon emploi à l’école mais je me laisse toujours une porte ouverte pour m’en aller vers d’autres projets si mon coeur m’y appelle.

Un de mes rêves serait d’être à l’accueil d’un hôtel sous les palmiers, au bord de la mer, d’être l’hôtesse principale voire la propriétaire d’un centre de villégiature ou même d’un centre de développement personnel dans lequel je pourrais à la fois accueillir et passer du temps avec les clients et même animer des stages de temps en temps.

J’aime être sur le terrain avec les gens. Si vous avez besoin de quelqu’un sous les palmiers quelque part dans le monde, je suis disponible!

Je réfléchis et laisse aller la vie tout en alignant mes besoins et mes rêves pour trouver l’équilibre professionnel et personnel qui me convienne. Ce qui est sûr, c’est que je vais passer l’hiver au chaud!

Et vous, comment se passe votre processus professionnel? Sentez-vous que vous êtes à la bonne place?

A très bientôt!

De tout coeur,

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©Dominique Jeanneret
Thérapeute et accompagnante
dominiquejeanneret.net

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Image par Engin Akyurt de Pixabay

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