Les zig-zags de la vie

Les zig-zags de la vie 1

J’étais un jour dans le trafic pour aller à un rendez-vous. Pare-choc à pare-choc, nous avancions à pas de tortue. Trois lignes de voitures à la montée, trois à la descente. Des murs très hauts de chaque côté de la route. Un pont au-dessus de nos têtes. De quoi se sentir quelque peu coincés, éventuellement, si on est un peu claustrophobe. Une bonne raison, aussi, pour avoir envie de déplacer l’auto dans une ligne qui semble aller plus vite vers le but du voyage.

J’observais, au fil de la montée vers le pont, les automobilistes pressés qui tentaient de se faufiler entre des voitures, changeant de voie le plus souvent possible. Manque de bol, un de ceux-ci, qui était «en avance» dans la voie de gauche quelques minutes plus tôt s’est finalement retrouvé derrière moi après avoir tenté de zig-zaguer pour avancer ! On ne sait jamais quelle voie sera la plus rapide…

Prenant mon mal en patience et tout en tenant mon volant, j’analysais distraitement le comportement humain de cette situation quand j’ai vu une image : les voies de cette route sont devenues les voies de notre vie. Celles que nous empruntons. Celle de droite un temps, du milieu un autre temps, de gauche pour tenter d’aller plus vite parfois mais qui nous ramène éventuellement à droite, là où le chemin est peut-être plus lent mais plus sûr, plus à notre image, qui correspond plus à qui nous sommes.

Cela m’a fait penser à quand j’étais jeune. Il m’est arrivé d’en avoir ras-le-bol de tout le temps analyser les situations. J’avais un cerveau hyper-rapide et rationnel. Rien ne m’échappait. Je pouvais toujours tout expliquer de A à Z après quelques minutes d’analyse, voire secondes. Les émotions avaient leur place aussi, un peu trop parfois, à mon goût.

J’avais eu envie de vivre simplement. De lâcher ma tête et de vivre plus légèrement, sans toutes ces émotions, juste avec le sourire.

J’ai alors volontairement mis de côté mon cheminement personnel et ai tenté de vivre de façon plus «légère», avec de belles valeurs et du mieux que je pouvais, mais sans tout le temps tout analyser.

Je l’ai fait plusieurs fois, espérant pouvoir vivre comme ceux qui semblaient toujours heureux, les «innocents» de l’adage «Heureux les innocents». J’ai ainsi tenté de vivre «innocemment» plusieurs fois.

Ça a fait un temps. Jusqu’à ce qu’une situation me saute dans la figure, situation qui me ramenait dans un état plus négatif, triste, m’obligeant à revenir à mon cheminement si je voulais trouver des outils pour revenir à un état plus agréable.

J’avais tenté de prendre la voie de gauche, la voie la plus rapide, celle qui semblait la plus facile. La vie m’a ramenée à la voie du milieu, le temps de réaliser que je devais reprendre mon cheminement en mains et revenir finalement à la voie de droite, mon chemin de vie.

Et puis,un jour, je devais avoir une trentaine d’années, j’ai compris que je ne pouvais pas me soustraire à ma destinée, à mon chemin de vie, qui est de devoir vivre en conscience et en cheminement perpétuel. J’ai accepté cet état de fait. Qu’il ne me servait à rien de vouloir vivre «innocemment», qu’une fois qu’on a commencé un cheminement intérieur et spirituel, on ne peut plus jamais en sortir.

En fait, cette innocence que je croyais vouloir vivre comme étant plus heureuse n’était pas connectée au coeur.

On ne peut pas être heureux qu’avec sa tête.

J’ai compris que cette belle innocence qui rend les «innocents heureux» est simplement une connexion permanente au cœur, à la profondeur et à la grandeur de l’Être, à l’Amour, à la paix, à la foi, à la douceur de vivre… au Bonheur au sens large.

Les «innocents» sont heureux car ils ont décidé de voir le bonheur en eux et en avant d’eux et de le vivre, totalement et simplement connectés à leur cœur. Ils laissent la vie se manifester pour eux de la plus belle façon qui soit car ils croient, accueillent et reçoivent avec conscience et gratitude. Regardez les enfants !

Les «innocents» n’ont pas besoin de faire des zig-zags entre les voies d’accès au bonheur pour tenter de l’atteindre plus rapidement car ils savent que, peu importe où ils sont, le bonheur est là. Là. Maintenant.

Touchez-y. Juste pour voir. Je vous le jure : il est Là !

De tout coeur,

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©Dominique Jeanneret
Thérapeute et accompagnante
dominiquejeanneret.net

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