Huit étapes pour s’accomplir

Huit étapes pour s'accomplir 1

Comme tout le monde, j’ai passé par de nombreuses étapes avant d’arriver où je suis dans ma vie. J’ai eu 20, 30, 40 ans et ai passé à travers tous les affres des questionnements existentiels et schémas qu’on peut vivre dans ces périodes de vie parfois houleuses. Elles m’ont amenée dans des souffrances assez profondes entrecoupées de moments de bonheur que je ne réalisais pas vraiment à l’époque. Ayant grandi dans la négativité, c’est le modèle que je voyais avant tout dans ma vie. J’ai eu des accidents de la route, maladies, burnouts, dépression….

A l’aube de la soixantaine, je suis heureuse de ma vie même si je ne suis pas encore riche financièrement, n’ai pas de maison ni d’amoureux. Je suis bien avec moi-même et c’est ce qui est le plus important. C’est ma plus belle réussite. Je dirais même : LA réussite. Mon coeur est heureux et j’ai encore des rêves à réaliser, des défis à relever, l’enthousiasme et la curiosité de découvrir toujours actifs.

J’ai vécu des hauts et des bas. Des questionnements et des incompréhensions. De la solitude et de l’abandon, du rejet, de l’envahissement. De la tristesse et du désespoir aussi. De la joie et de la fierté (en toute humilité) quand j’ai finalement réussi à réaliser mes rêves et à être bien dans ma peau, dans mon bonheur simple et si riche à la fois. Un bonheur qui se vit dans la modestie et l’humilité, là où tout est présence agréable. Là où on remarque et apprécie tous les petits bonheurs qui créent le Bonheur auquel on aspire tant. Là où on vit une paix profonde qui nous permet d’Être vraiment qui on est et de créer la vie qu’on veut vraiment, celle où on s’accomplit en tant qu’être humain unique.

Pour y arriver, j’ai passé par les étapes qui attendent tous ceux et celles qui désirent être Heureux :

1. L’envie de sortir d’un espace où on n’est pas heureux

Cette envie monte un jour, clairement. On en a assez de tourner en boucle dans un système qui ne nous correspond pas, au milieu de gens qui ne partagent pas nos valeurs et où on a l’impression de n’être éventuellement qu’un pion. On veut se sentir vus, valorisés, reconnus, aimés mais, en même temps, cela nous fait peur, consciemment ou inconsciemment.

2. Identifier les peurs

Sans trop savoir comment y arriver, on sait qu’on veut être heureux, sortir de notre trou et prendre notre place dans la vie et la société. C’est alors qu’une kyrielle de peurs se pointent le nez, souvent très inconscientes mais qui nous empêchent d’avancer dans l’accomplissement de soi et nous font procrastiner :

  • peur de l’échec
  • peur de réussir
  • peur du jugement des autres
  • peur de l’inconnu
  • peur de prendre des risques
  • peur de lâcher le contrôle
  • peur de faire confiance à d’autres
  • peur de sortir de sa zone de confort, le train-train dans lequel on s’est créé un espace sécurisant
  • et bien d’autres.

Identifier les peurs qui nous empêchent d’aller de l’avant est une des premières étapes dans l’accomplissement de soi. Comme elles sont souvent inconscientes, et certaines subtiles et pernicieuses, l’aide d’un professionnel peut être fort utile.

3. Sortir de ses peurs

Pour sortir de ses peurs, il est important de prendre conscience d’où elles proviennent. Ces peurs (de la liste ci-haut, on ne parle pas ici de phobies), sont créées par notre mental et notre ego (qui sont toujours ensemble) qui se sentent en danger.

Danger de quoi, allez-vous me dire ? Danger face à l’inconnu.

4. Oser sauter dans l’inconnu

L’inconnu, c’est ce que notre mental, notre ego, nos neurones cellulaires ne connaissent pas encore. C’est ce qu’on va rencontrer quand on va sortir du connu et aller vers ce qui n’est pas encore imprimé dans nos cellules physiques et énergétiques, et avec lequel on ne peut donc pas encore fonctionner.

L’inconnu, c’est ce à quoi on aspire tous ultimement :
l’Amour, la Paix, la Joie, le Bonheur sous toutes ses formes
.

Nous allons l’atteindre l’inconnu par un acte de foi, un saut de l’ange du haut de la falaise de notre passé et de nos souffrances.

Alors pourquoi reste-t-on dans le connu désagréable, voire malheureux et souffrant, cette zone de confort inconfortable, plutôt que d’aller dans cet inconnu qui semble si agréable à vivre ?

Parce qu’on est pris dans nos peurs et nos souffrances inconscientes qui constituent notre zone de confort et dans laquelle nous restons à tourner.

5. Se poser les bonnes questions

C’est là que les prises de conscience et le travail sur soi sont importants. On va identifier et déconnecter des schémas souvent répétitifs dans lesquels on tourne pour, enfin, trouver l’espace intérieur où on va commencer à s’aimer réellement et faire grandir notre confiance en soi. Du coup, on va réaliser nos rêves et s’accomplir vraiment. Pour y arriver, il est important de se poser ces questions et d’y répondre honnêtement :

Est-ce que je suis dans un espace où je veux tout contrôler ?
Qui dit contrôlant dit sans estime de soi car c’est pour montrer qu’on est quelqu’un qu’on veut tout contrôler. Que ce soit en fanfaronnant, en faisant le malin ou le je-sais-tout, ou en s’écrasant envers les autres dans une fausse humilité (souvent passive-agressive), vouloir contrôler a bien des facettes. A partir du moment où on prend confiance en soi, on a moins besoin de tout contrôler. On devient une personne agréable, droite, honnête et respectueuse avec soi et avec les autres, sincèrement aimante et aimée.

Suis-je perfectionniste ?
Le perfectionnisme est à l’opposé de la confiance en soi = plus on est perfectionniste, moins on a confiance en soi. Idem qu’avec le contrôle : plus j’acquiers confiance en moi, moins j’ai besoin d’être perfectionniste.Huit étapes pour s'accomplir 2

Est-ce que je joue à la victime ?
Est-ce que je me sens incompris, seul, triste, non aimé ? Est-ce que je me plains de ma situation avec l’impression de ne pas savoir comment en sortir ? Est-ce que je cherche sans cesse l’attention et l’approbation des autres ?

La victime a trouvé divers moyens pour se sentir vue mais n’en sera pas plus heureuse car elle tourne dans le triangle de Karpman (image). Elle ne prend pas d’actions pour s’en sortir. Elle tourne dans sa mélasse car elle y trouve, en fin de compte, des « avantages » (bénéfices secondaires) qui font qu’elle préfère rester là que d’en sortir. Elle va dire qu’elle n’y est pas bien mais ne fait rien pour en sortir.

Ce n’est souvent pas qu’elle ne veut pas en sortir mais plutôt qu’elle ne sait pas comment. De l’aide extérieure sera nécessaire pour en sortir mais seulement le jour où elle l’aura décidé. Avant ça, tous les efforts de l’entourage ne donneront rien. On ne peut pas aider quelqu’un qui ne veut pas s’aider.

Est-ce que je me sens coupable ? Ai-je honte ?
Ces sentiments sont dans les premiers freins à l’accomplissement de soi. Il est important, dès lors qu’on veut être heureux et créer sa vie, d’identifier et déconnecter ces sentiments profonds. Ils remontent, notamment, quand on se compare aux autres, à cause de jugements reçus qui se sont imprimés dans notre inconscient ou suite à une ou des situations émotionnellement choquantes voire traumatisantes. Ils peuvent aussi provenir de notre lignée transgénérationnelle, voire de vies passées et, donc, ne pas nous appartenir. Un travail thérapeutique va aider à libérer ces croyances limitantes.

Pourquoi est-ce que je reste dans cette situation ?
Je suis seul à prendre les décisions qui me concernent dans ma vie et personne d’autre ne peut savoir ce qui est réellement bon pour moi alors pourquoi est-ce que je ne décide pas de créer ma vie autrement, telle que je la veux ? Je suis à 100% responsable de ma vie et de tout ce que je me fais vivre. À moi donc de (re)prendre les rennes de ma vie.

6. Pour s’accomplir

– S’accepter et s’accueillir dans qui on est vraiment, sans se juger ni se taper sur la tête. Avoir confiance en ses possibilités et capacités et en être fier.

– Prendre une décision claire. Essayer ne donne rien. Par contre, sentir que la décision est claire à 100%, juste et vivre dans notre ventre et notre coeur nous donne l’indication que c’est là qu’on va aller.

– Suivre son intuition. Sentir en soi, dans ses cellules et non dans sa tête, que c’est là qu’on doit aller, que c’est ce qu’on a à faire. Oser suivre son intuition est un peu apeurant, au début, car on a peur de se tromper. Pour savoir si on est bien aligné avec elle, il suffit de sentir que ça ne vient pas de notre tête, que ça vibre dans notre ventre, nos cellules…

– Croire en ses rêves. Aucun rêve n’est irréalisable même si certains semblent éventuellement impossibles. Toujours les garder dans un coin de sa conscience sans y mettre d’efforts. Ils se réaliseront quand on aura nettoyé le chemin pour y arriver – nos peurs et croyances limitantes – et que nous serons prêts à ce qu’ils se manifestent. On ne sait pas comment ni quand et on ne peut pas le savoir aussi cela ne sert à rien de se poser ces questions. Ce qui compte, c’est le rêve, le but.

– Assumer ses choix. Oser sortir de sa zone de confort pour réaliser qui on est vraiment et ses rêves demande du courage et d’assumer ses actions. Il est important de toujours sentir, dans ses tripes, que ces actions sont justes pour soi et pour les autres. Qu’elles ne forcent rien, ne demandent pas d’efforts autres que ceux qu’on sent qu’on a envie de faire, et ne blessent personne.

– Toujours rester positif et croire en soi, être fier et créatif de sa propre vie.

Même si les pensées négatives, voire destructrices, tentent de toujours prendre le dessus, vous êtes le seul maître à bord de votre vie. Vous avez donc toujours le choix de vous laisser écraser par ces pensées ou prendre le dessus en décidant de penser positivement mais pas n’importe comment. La pensée peut être magique ou créative. Seule la créative va vraiment créer.

Aussi, comme l’a écrit Michèle Cyr, « Ce qui compte avant tout, c’est l’émotion. La pensée que vous choisissez doit générer une émotion positive pour que vous envoyiez le bon signal à l’univers. Donc, sélectionnez des pensées qui génèrent des sentiments positifs. Si vous n’avez pas encore obtenu ce que vous désirez, c’est parce que la vibration, le signal que vous envoyez ne correspond pas à la vibration de votre désir. » (Extrait du livre : Que la force d’attraction soit avec toi)

7. Croire

La devise de la famille de ma maman est « Crois Seulement« . Cette devise m’a toujours permise d’aller de l’avant avec espoir, confiance et résilience. Quand je m’en souvenais dans les moments les plus difficiles de ma vie, je retrouvais alors le courage de remonter vers la lumière. Croire en soi, en la Vie, en Dieu ou l’Univers, en ce qu’on veut. Peu importe comment on l’appelle, cela revient toujours à Soi.

Avoir la FOI est le premier pas vers l’accomplissement de Soi.

Décider est le deuxième pas.

Le reste se déroule ensuite tout seul car le « comment » et le « quand » ne sont pas de notre ressort. L’Univers s’en occupe parfaitement. Nous avons juste à faire confiance.

Un truc pour savoir si on est sur le bon chemin : si notre vie coule de façon fluide, c’est qu’on est bien alignés et sur le bon chemin. Si les choses coincent et qu’on doit répéter voire forcer, c’est qu’on n’est pas sur le bon chemin. Il est alors temps de prendre un temps de recul pour reconsidérer et réajuster les choses avant de reprendre le bon chemin.

8. Remercier

La gratitude est le remerciement de Soi à Soi, à l’Univers, à la Vie. Plus on remercie, plus on sent la gratitude emplir notre coeur de reconnaissance envers les cadeaux de la Vie, plus la vie nous en apporte de nouveaux. Il est important de toujours dire MERCI !

Je vous souhaite de toujours croire en vous et en vos rêves et ne jamais lâcher le chemin qui est devant vous, juste pour vous, rempli d’Amour, de Paix, de Joie et de Bonheurs.

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De tout coeur

© Dominique Jeanneret
Thérapeute holistique, accompagnante psycho-spirituelle,
blogueuse et globetrotter

Reproduction interdite – texte et photos – sous n’importe quelle forme, en tout ou partie, sans mon autorisation.

 

 

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2 thoughts on “Huit étapes pour s’accomplir

  1. Bonjour Dominique, wow quel beau message. C’est justement ce que je me pose comme questions. Le numéro 5 avec le triangle, c’est la première fois que j’en entends parler. Ça me parle beaucoup et vous m ‘avez donné des réponses claires et précises. Ça fait du bien de voir votre parcours car il y a toujours moyen de s’en sortir à condition de le vouloir. Merci d’être là pour nous
    c’est très apprécié, vous savez. Super ….que la vie vie soit douce et bonne pour vous.

    1. Merci beaucoup Mona,
      Je vous souhaite de trouver vos réponses et de créer votre vie à l’image de vos rêves.
      Belle et douce vie

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