De Montréal à Fribourg

Genève à Fribourg

Après presque 24h de transports au départ de Québec (Québec-Montréal, Montréal-Londres, Londres-Genève), je suis bien arrivée hier en Suisse. L’appartement de mon amie à Genève est mon pied à terre quand je reviens en Suisse. C’est là que se trouve ma valise d’effets que je ne reprends pas quand je rentre au Québec. Elle n’est pas là. Je me dépose…

Épuisée d’avoir seulement dormi 3h en tout dans l’avion, je me suis couchée à 21h hier soir. Réveillée en pleine forme à 23h30. Mon estomac avait besoin de manger. Il était proche de l’heure du souper au Québec. J’ai trouvé un bol de nouilles instantanées à la carbonara dans les placards de mon amie. De quoi sustenter mon besoin de manger qui n’avait pas encore fait le décalage horaire. Je me suis recouchée à 2h30, enfin un peu fatiguée. Le sommeil m’a rapidement emmenée au pays des songes.

A 7h, je me suis réveillée. Une demi-heure plus tard, mon petit sac de voyage et mon ordi sous le bras, je sortais de la maison pour aller prendre le tram jusqu’à la gare de trains au centre-ville.

Bonjour !!!

En marchant sur le trottoir, je vois au loin une maman et ses deux enfants sur leur trottinette. Le premier arrive bientôt à ma hauteur et me lance un « Bonjour ! » que je lui renvoie avec un sourire. En Suisse, même en ville, même entre gens de partout dans le monde, on se dit parfois bonjour même si on ne se connaît pas.

Sa petite soeur arrive quelques secondes plus tard, arborant un magnifique sourire. Elle me lance, toute joyeuse, un lumineux « Bonjour !!! » à qui je réponds avec bonheur d’un beau « Bonjour ! ». A eux deux, ils ont fait ma journée. Mon coeur est heureux.

Arrive alors la mère, une cigarette allumée à la main droite et son téléphone dans l’autre main, bien concentrée sur l’écran… Heureusement que ses enfants sont encore bien vivants.

Souvenirs retrouvés

Le tram, les arbres, de quoi petit déjeuner et le bon jus d’oranges sanguines

L’automne arrive déjà. Quelques feuilles sont déjà tombées tandis que le soleil perce à travers les feuilles de ces grands arbres que j’ai connus alors qu’ils étaient petits, il y a longtemps.

Je prends le tram pour la gare où j’arrive volontairement à l’avance pour prendre le temps d’un café-croissant.

J’ai ensuite envie d’un jus de fruits. Je me rends à l’épicerie de la gare, la plus grosse chaine d’alimentation suisse, et y trouve un jus que j’adore, rarement vu au Québec : le jus d’oranges sanguines, bio en plus. Je ne me souvenais pas de son existence et le revoir rend mon coeur heureux une nouvelle fois.

Quand on retourne chez soi, on retrouve des choses qu’on avait éventuellement oubliées, à vivre dans un autre pays. Ces petites choses font du bien au coeur et amènent parfois à se demander si on ne reviendrait pas vivre au pays.

Tout un monde dans une ville

La gare, le train, les jeunes soldats qui vont en « cours de répét' »

A la gare, un immense panneau électronique annonce les départs des dizaines de trains qui circuleront aujourd’hui. La Suisse est une des premières nations au monde à avoir autant de trains dans tous les sens du pays et à toutes les heures. Beaucoup préfèrent d’ailleurs laisser leur auto et utiliser ce moyen de transport.

Je vais sur le quai d’où je prendrai mon train pour Fribourg. Des dizaines de gens de toutes les nations s’engouffrent dans l’escalier au sortir du train qui vient d’arriver. Je les laisse passer en les observant. En voyage, j’ai du temps et je le prends pour apprécier la vie.

La Suisse, et particulièrement Genève, est un pays très cosmopolite. Montréal y ressemble dans ce sens. A ce sujet, je me souviens, quand je suis arrivée au Québec en 1986, j’habitais dans un quartier rempli d’immigrants majoritairement européens. J’ai mis six mois avant de réaliser que j’étais au Québec, pays francophone en Amérique, qui m’avait accueillie à titre d’immigrante. Jusque là, j’avais juste eu l’impression d’être en voyage tellement on retrouve des gens de partout dans cette ville. J’ai alors enfin « atterri » au Québec.

Le train arrive. Je monte au deuxième étage. La vue y est plus belle sur les paysages de ce pays habité presque partout mais où il reste encore quelques espaces de nature. Dans 1h30, je serai à Fribourg où j’y retrouverai mon cousin et ma belle-cousine.

Le lac Léman et la région de Lavaux

Le train longe le lac Léman depuis Lausanne sur les vignes de la région de Lavaux. Au loin, de l’autre côté du lac, les Alpes embrumées… Ce sera une autre magnifique journée ensoleillée et chaude.

A bientôt !

De tout coeur,

©Dominique Jeanneret
Thérapeute

 

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