Confinement, solitude et résilience, cadeau de la vie

Comme je suis revenue du Sri Lanka le 24 mars dernier, après trois vols différents, de nombreuses heures d’escales à Dubai puis à Londres, je suis en confinement obligatoire et total seule chez moi pour encore quatre jours. En tout, quatorze jours à m’occuper juste de moi.

C’est assez étrange. Cela m’a pris plusieurs jours avant de réaliser que je ne peux aider personne, que je n’ai rien à faire d’autre que ce qui me fait plaisir, que je ne peux rien préparer comme activités ou voyages à venir. Rien. Juste moi de moi à moi, ou presque puisque je continue quand même à alimenter mes trois blogs. Complet lâcher prise sur toute activité porteuse d’un stress potentiel.

J’ai l’impression d’être sur un autre planète, seule sur une île déserte. Les jours passent et ne se ressemblent pas même si c’est entre quatre murs que je les passe.

Toute petite, dès l’âge de cinq ans, quand ma mère s’est remariée avec un homme tyrannique et violent, j’ai appris à vivre dans ma chambre. Mon refuge. Mes livres, mon tricot et autres bricolages étaient mes compagnons de fortune. Je n’avais pas d’amis que mon nounours.

Depuis toute petite, j’ai appris à apprivoiser la solitude et à l’aimer. Tellement que j’ai même imprimé qu’il n’y avait que dans la solitude que je pouvais avoir la paix, ce qui n’est pas tout faux en soi . Tellement que, quand je peux sortir, je dois quasiment me forcer. Je suis bien chez moi, avec moi.

Je vais sortir bientôt de chez moi, mercredi prochain, après 14 jours de confinement strict après retour de voyage. J’en suis contente car j’ai besoin d’aller dégourdir mes jambes plus qu’en faisant du yoga et du cardio à la maison avec la TV… mais quelque part, je me sens bien chez moi, seule. Je me sens en sécurité. Loin des troubles et des histoires que les egos humains créent souvent, des conflits désagréables. Je sais de quoi je parle. Toute petite, je séparais mes parents quand il tapait sur ma mère. Sortir de ma chambre, quand il était là, revenait à me mettre en danger. La boule au ventre. Seule dans ma chambre, la boule pouvait se détendre.

Malgré tout, j’ai toujours su et cru à l’Amour, à la Paix. Je me sentais dérangée, différente, je ne comprenais pas la méchanceté et la violence et tout ce que je voulais, c’était être heureuse et le monde en paix.

Toute ma vie, j’ai travaillé à créer un monde meilleur et une vie dans la paix et l’amour. Pas forcément à grande échelle mais un par un, en commençant par moi. J’ai commencé par guérir ma colère, ma haine, ma tristesse envers le mal que les humains se font par ignorance, par souffrance, pour finalement retrouver la paix dans mon coeur, enfouie au fond de moi depuis l’âge de 5 ans

J’ai partagé, goutte par goutte dans l’océan de notre monde virtuel, des pensées de bonté, de bienveillance, d’amour, de paix, de joie, et des outils pour arriver à se rapprocher du bonheur, de soi…

J’ai guéri beaucoup de choses en moi au fil des années et je me sens aujourd’hui en paix. Ici et maintenant, seule chez moi, cet espace intérieur est précieux et c’est celui que je veux vivre avec tous mes concitoyens, à chaque instant.

Dans les dernières années, j’ai réussi à créer un milieu d’amis et de relations agréables, aimés et aimants. C’est mon plus beau cadeau, ma réussite après avoir vécu de longues années dans la souffrance. Il n’a pas de prix.

Aujourd’hui, je veux plus que tout rester et vivre chaque instant de ma vie dans cette paix, cet amour et cette joie qui sont ce que nous sommes et qui nous habitent profondément. Bien sûr, j’aurai toujours mon caractère et je pourrai faire des erreurs, m’emporter peut-être éventuellement même mais je sais aujourd’hui comment revenir rapidement à mon coeur et à ces belles valeurs que j’ai apprises tout au long de ma vie, que la vie m’a enseignées comme étant vraies et justes et auxquelles j’ai toujours cru.

Alors, quand je sortirai de ma tanière d’ours hibernant, je veux juste pouvoir aller saluer et serrer dans mes bras toutes les personnes qui désirent vivre de la même façon. Je veux pouvoir inviter à ma table des gens que j’aime et qui m’aiment sincèrement pour que nous puissions continuer à créer ensemble un monde qui nous ressemble, un monde heureux.

J’espère que vous aussi, c’est votre rêve et qu’il deviendra bientôt réalité. Un monde meilleur. Un monde de paix, d’amour et de joie. Nous y arrivons, probablement plus vite que nous le pensions.

La bascule de notre univers entre le bien et le mal est en train de se faire. A nous de faire pencher le balancier vers le beau et le bon et de ne jamais revenir en arrière.

N’oubliez surtout pas : nous sommes les invités de la Terre, pas les maîtres. Restons humbles et aimants envers toute forme de vie et prenons soin de ce que la Vie met à notre disposition. Tout est impermanent et peut nous être retiré en tout temps. A nous d’en prendre soin.

En êtes-vous avec moi ?

Pour suivre mes écrits quotidiens, c’est dans Facebook.

De tout coeur et avec Amour

Dominique Jeanneret

www.dominiquejeanneret.net

Mes autres blogs :
www.chemindevie.net
www.penseesinspirantes.com

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Reproduction interdite sans mon autorisation. Merci de respecter ainsi mon travail.

2 thoughts on “Confinement, solitude et résilience, cadeau de la vie

  1. Merci tellement Madame !

    Je vous suit depuis environ 6 ans sans jamais vous écrire. Cela veut dire que possiblement des centaines et des centaines d’autres personnes n’écrivent pas non plus. Mais sachez que nous vous lisons avec beaucoup de bonheur à chaque fois . En ouvrant mon IPad , c’est vous que je lis en premier . Vous avez tellement une belle plume !

    J’ai plein de gratitude envers vous . 💙💙💙💙

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.