S’installer pour créer

Ile d’Orléans – Photo : Dominique Jeanneret

Mon retour au Québec

Comme vous le savez, je suis devenue nomade (SDF en fait, mais pas dans la rue) il y a trois ans. J’ai quitté mon appartement en mai 2015. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt et suis allée vivre près de Montréal. Mon but était de me réinstaller dans cette région en revenant de voyage au printemps 2016 car j’y ai plus de réseau social qu’à Québec. J’avais décidé que je passerais les trois prochains mois d’hiver (2015-2016) au chaud, sans savoir où.

A l’automne 2015, je suis allée en Europe faire une tournée d’ateliers avant d’aller au Sri Lanka en novembre pour accueillir un groupe de femmes pour dix jours. C’est là que j’ai rencontré un moine avec qui j’ai cheminé tout en me baladant dans le pays. J’avais mon pied-à-terre dans une famille (où j’ai créé le livre de recettes de cuisine du Sri Lanka) et sillonnais le pays pour visiter, faire une retraite de méditation, enseigner à des petits moines et découvrir tout simplement le pays.

Pour avoir le droit d’entrer au Sri Lanka, je devais avoir une preuve de sortie. J’avais donc pris un billet d’avion pour Chennai, en Inde, le 18 décembre 2015. Un rêve d’enfant d’aller visiter cette ville qui m’était mythique, qu’on appelait Madras et où de merveilleux tissus colorés sont fabriqués (j’adore les tissus et les couleurs !).

Décembre 2015, des pluies détruisent la région de Chennai et des maladies surgissent. Je décide de rester au Sri Lanka. Je vais alors renouveler mon visa qui n’est valable, quand on entre au pays, que pour un mois.

Je suis finalement restée trois mois au Sri Lanka. J’ai visité beaucoup d’endroits. J’ai rencontré des moines, visité des orphelinats, me suis fait des amis.

Petit à petit, durant ce séjour, et sans m’en rendre compte, un vieux rêve a commencé à prendre forme : j’avais longtemps voulu accompagner des groupes en voyage pour leur faire découvrir des pays.

En février 2017, j’ai accompagné deux belles dames pour un séjour de 17 jours et, en février 2018, j’ai guidé un groupe de huit belles dames. Ce rêve d’accompagner des gens pour leur faire partager mes découvertes d’un pays s’est réalisé !

Six mois au Québec

Au Québec, nous avons une sécurité sociale/assurance maladie gouvernementale que nous perdons si nous vivons plus de six mois à l’extérieur du pays. Je n’ai donc pas le choix que de passer six mois au Québec si je ne veux pas la perdre (on la retrouve quand même après trois mois à notre retour, si on la perd).

Mon idée, en me permettant de passer l’hiver au chaud en 2015, n’était pas de fuir l’hiver mais simplement de vivre autrement un temps et de me réinstaller près de Montréal en revenant au printemps 2016. Ce que j’ai fait mais en colocation, sans sortir mes affaires de l’entrepôt, car je savais que je repartais l’hiver suivant.

J’avais en effet décidé que je passerais les prochains six mois d’hiver (2016-2017) entre l’Europe, l’Inde et le Sri Lanka et je ne pouvais donc pas me réinstaller au Québec pour six mois, à moins de payer très cher un logis au mois, sans compter les dépenses de déménagement.

Idem les six mois 2017-2018 que j’ai passés entre l’Europe, l’Ile de La Réunion et le Sri Lanka.

Mon chez-moi

Je demande à l’univers de me montrer mon lieu de vie depuis un an, sans réponse.

Mars 2018, me voici de retour au Québec avec le profond désir de trouver une façon de me réinstaller, d’avoir un chez-moi, un lieu de vie dans mes affaires. J’en ai besoin. J’ai 55 ans et pas l’énergie de quand j’avais 35 ans. J’ai trouvé la tournée européenne 2017 difficile en termes de devoir bouger chaque semaine durant deux mois.

J’ai déjà des dates placées pour des stages en France et à la Réunion l’automne prochain ainsi que des clients pour mon prochain tour au Sri Lanka en janvier prochain. Je sais que je repars pour quelques mois de 2018 à 2019.

Comment louer un logis à l’année en sachant que je ne serai pas là durant l’hiver et que je n’ai pas les moyens de payer un loyer durant mon absence ? C’est toujours la même question à mon retour au pays et cela fait maintenant trois ans que mes affaires sont en entrepôt.

Avec deux autres amies nomades, nous tentons de trouver toutes les façons possibles de co-louer, louer, acheter… sans solutions, sans résultats.

Développer mes activités au Québec

En Europe, les gens me connaissent comme blogueuse et thérapeute. C’est la raison pour laquelle je vais animer des ateliers en Europe. Au Québec, les gens me connaissent comme organisatrice d’évènements pour des thérapeutes depuis une dizaine d’années et productrice d’un petit bulletin virtuel hebdomadaire d’évènements en développement personnel. Ils ne savent pas que j’accompagne des gens sur le chemin du bonheur depuis bien des années.

Quand j’ai commencé à animer des stages en Europe, en 2014, une petite voix me disait que je n’aurais pas d’ouverture au Québec. Il y a tellement d’intervenants dans ce coin du monde aujourd’hui, c’est fou ! Comment se frayer un chemin et créer une place au milieu de ces centaines de personnes qui coachent, aident, accompagnent, forment, etc…?!

J’ai quand même posé quelques dates au Québec en 2015 mais la réponse a été minuscule comparée à l’Europe et je n’ai plus mis d’énergie dans cette activité. Pourtant, ce que je propose dans mes ateliers est assez unique (travail en profondeur tout en douceur) mais juste pas connu. Comme je ne suis pas une femme d' »exposure », – je suis plutôt timide 😉 – je ne fais pas de vidéos et d’actions marketing-choc pour me faire connaître. Je ne suis donc pas connue au Québec en tant que thérapeute.

L’an dernier, j’ai quand même demandé à l’univers où je dois aller pour développer mes activités de thérapeute au Québec car je sais que des personnes ont besoin de ce que je partage. La réponse a été d’aller « en région », c’est-à-dire hors des grandes villes et surtout, loin de Montréal et des Laurentides où il y en a tellement. J’ai donc fait quelques approches pour trouver des organisatrices dans divers endroits du Québec mais sans résultats.

Des portes s’ouvrent

Je suis curieuse. J’aime découvrir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes. Je m’adapte facilement et j’aime les gens. En revenant au Québec cette année, j’ai senti que je veux, et ai vraiment besoin, de créer quelque chose de nouveau dans ma vie tout en restant alignée sur mes activités et l’envie de les partager avec des personnes qui ont envie de cheminer avec moi. Je ne savais juste pas où ni quoi exactement.

Depuis mon retour au Québec le 7 mars dernier, j’ai cherché un logis dans la région de Montréal et Laurentides, là où je suis proche des mes amis et activités (et où j’ai déjà habité), mais je n’ai rien trouvé, évidemment. Ce n’est pas « en région ».

Bhante Dhammika

Parallèlement, j’organise la venue de Bhante Dhammika, un moine du Sri Lanka qui viendra en juin prochain partager ses connaissances, en français, et animer divers activités.

Pensant que j’allais habiter dans les Laurentides – j’avais trouvé un logis qui, finalement, ne me parlait pas -, j’ai organisé des activités pour lui entre Montréal et St-Sauveur, notamment à Blainville et St-Sauveur chez Yoga Etc. En discutant avec France, la propriétaire, nous avons décidé que j’irais aussi y animer des mini-ateliers. Les portes s’ouvrent…

Découvrir une nouvelle région

La semaine passée, je suis allée en visite chez une amie qui a une maison à Drummondville, entre Montréal et Québec. Elle ne l’habite presque pas car elle est plutôt chez son amoureux. Elle m’a proposé de venir y vivre.

Nous sommes allées à la librairie ésotérique, tenue par une charmante dame avec qui nous avons discuté. La boutique, qui a vingt ans, est deux fois plus grande que la boutique de St-Sauveur, un village touristique où j’avais l’habitude d’aller régulièrement, où j’ai vécu il y a un vingtaine d’année et où j’ai habité dans le village voisin ces deux dernières années chez un ami en colocation. La durée de vie et la grandeur de la boutique de Drummondville, ainsi que l’accueil de la dame, m’ont déjà donné de bonnes informations.

En revenant à la maison, j’ai mis un message sur Facebook pour qu’on me parle de cette ville, des gens. Toutes les réponses ont été agréables et positives.

J’ai laissé décanter toutes les informations reçues lors de mon passage dans cette ville pour « voir » si c’est là que je dois aller vivre : elle est « en région » et il y a tout un potentiel de développement d’activités de développement personnel. Elle est entre Montréal et Québec, où j’ai des amis et activités. Mon amie, la propriétaire de la maison, connait plein de gens en ville avec qui elle me met déjà en contact. Une autre amie habite pas loin et m’a déjà invitée à sortir avec elle la semaine prochaine !

J’ai pris 48 heures pour « sentir » toutes ces informations et messages de la vie.

Tout est positif. Aucun point négatif ne vient me faire douter d’une potentielle installation heureuse à Drummondville. J’ai donc appelé mon amie hier et lui ai demandé quand je pouvais aller m’installer. Elle était super contente.

Le seul jour disponible pour elle est lundi… de Pâques. Comme je dois aller chercher des boites à l’entrepôt, je devais savoir s’il sera ouvert lundi de Pâques. Dernier signe à vérifier. Positif. L’entrepôt est ouvert.

Pâques est dimanche. J’emménage lundi de Pâques dans un nouvelle ville, une nouvelle région, de nouvelles personnes. Renouveau. Renaissance… et nouvelles belles aventures jusqu’à mon départ le 12 septembre prochain pour l’Europe, La Réunion, peut-être l’Inde (cure ayurvédique dans le Kerala) et le Sri Lanka avec un nouveau voyage de groupe ! Un autre bel hiver au chaud en vue 🙂

A très bientôt

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Renouvellement de visa de touriste au Sri Lanka

Légende en bas de l’article

Quand on arrive au Sri Lanka en tant que touriste, on ne peut recevoir qu’un visa d’un mois, l’ETA. Si on désire rester plus longtemps, c’est relativement facile en autant qu’on prenne une journée pour aller à Colombo au bureau d’immigration situé à Battaramulla, un quartier dans l’est de la ville.

Aujourd’hui était la troisième fois, pour la troisième année, que je suis allée renouveler mon visa de touriste. En voici les étapes, juste pour le plaisir (quand on attend, on a le temps d’écrire !).

6:30 – Départ de la maison dans le sud de Colombo. Je dois prendre 2 autobus. Arrivée à 7:30 à Bataramulla dans le nord-est de la ville, à quelques pas du bureau d’immigration. On me dit que le bureau des visas ouvre à 8h30 mais j’ai un feeling….

Je m’engouffre dans l’échoppe d’un des trois photographes sur le chemin vers le bureau d’immigration, celle où les rabatteurs sont le moins insistants et où le sourire est honnête. 250 LKR (roupies = env. 2 $CA) et 10 minutes plus tard, j’ai mes 4 photos.

Petit déjeuner dans un petit troquet sur le chemin. Un thé et un « bun » (petit pain de mie blanc) avec une saucisse et une rondelle d’oignon. Rien de sucré le matin au Sri Lanka.

Pour se rendre au bureau d’immigration, on doit entrer par la porte principale, à gauche, aller au fond de cette salle, traverser la cour, monter les escaliers et entrer dans le bureau d’immigration comme tel. On monte au 4e étage avec les ascenseurs de droite. Ceux de gauche vont du 9 au 18e.

8:00 – Mon feeling était bon : le bureau des visas est déjà ouvert même si les personnes à qui j’ai demandé m’ont dit 8:30.

Je demande le formulaire à la réception dans le couloir en entrant, là où tout le monde fait la queue pour avoir son numéro de dossier. Je remplis le formulaire sur un petit comptoir au mur et fais ensuite la queue pour avoir mon numéro.

8:15 – La réceptionniste regarde mon formulaire qu’elle me redonne avec mon passeport ainsi qu’un ticket avec mon numéro. Elle me dit de me rendre à la salle d’attente à côté. C’est l’étape de la section A.

8:19 – Je colle ma photo sur le formulaire avec un bâton trempé dans une colle vert fluo, installé en haut des armoires à dossiers à côté de la réception de la section A avant de m’asseoir dans la salle d’attente. La dame derrière le comptoir semble attendre 8:30.

8:31 – Message de bienvenue en trois langues au haut-parleur. Tout le monde se lève, le temps de l’hymne national.

8:35 – La cloche annonçant les numéros commence à sonner toutes les 20-30 secondes… puis silence pendant 5 minutes. Les gens se pressent au comptoir. La réceptionniste écrit qqch sur le formulaire puis le redonne.

8:42 – La cloche sonne et mon numéro s’affiche à l’écran. C’est mon tour. La dame passe mon ticket devant le petit écran lumineux qui fait biiiiiip, comme quand on passe les produits à la caisse du supermarché, et me dit de me rendre à la section B.

8:47 – Je m’assieds à la salle d’attente. C’est l’étape de la rencontre avec l’agent d’immigration.

9:12 – La cloche sonne et mon numéro apparait à l’écran. Je me rends devant la porte derrière laquelle l’agent décidera de mon avenir, enfin d’une certaine façon ?. Une personne est encore avec lui.

9:15 – J’entre dans le cubicule. Comme d’habitude, l’agent est sans sourire. On dirait que tous les fonctionnaires d’immigration sont drillés pour ne pas avoir d’émotions. Il ne lit même pas mon formulaire. Il se contente de regarder le nombre de mois d’extension que je demande, signe à côté, met le formulaire dans mon passeport puis place les deux sur la chaise à côté de lui.

J’en profite pour lui demander où je peux avoir les renseignements pour avoir un visa de résidence au Sri Lanka. Il lève les yeux sur moi et semble enfin vouloir entrer en contact avec moi. J’en suis presque honorée. Il me demande ce que je veux venir faire au pays puis me dit gentiment que je dois aller à l’ambassade dans mon pays pour faire application. Il me dit d’aller à la section C pour la suite des opérations.

Je me rends à la section C, là où on paie. Il n’y a personne derrière le comptoir.

Chaque pays a un prix différent, ou presque. Pour les Canadiens, c’est encore 50 $US, comme les années précédentes.

9:25 – Je vais me chercher un thé au petit comptoir dans la salle.

9:51 – L’agente à la caisse arrive avec un premier paquet de papiers. Les numéros commencent à s’afficher sur l’écran et la cloche à sonner.

10:02 – Mon numéro s’affiche. Je me mets dans la queue.

10:08 – Je paie 50$US en roupies et reçoit mon reçu. Elle me dit de me rendre à la section D.

10:11 – Je m’assieds à la salle d’attente de la section D, la dernière, celle où on reçoit son passeport. C’est là qu’on va attendre le plus longtemps. J’espère avoir mon passeport d’ici midi car les fonctionnaires vont probablement manger. L’an dernier, tout s’était arrêté entre midi et 13h.

Même si j’étais dans les premiers à donner mon formulaire ce matin tôt, cela ne veut pas dire que je serai dans les premières à recevoir mon passeport.

Tous les quarts d’heure environ, un agent arrive avec une pile de passeports et papiers et appelle les numéros de dossiers.

11:15 – J’ai un creux. Je vais me chercher un petit pain et un thé.

12:12 – Ah ben, suis heureuse de comprendre que les fonctionnaires sont là sur l’heure du lunch, contrairement à l’an dernier. Nouveaux appels de numéros. Je n’y suis pas encore… Je commence à m’impatienter un peu. Je n’aime pas m’énerver. A quoi ça sert, de toute façon ?! Je lâche prise et me remets à mon petit jeu sur mon téléphone.

12:28 – C’est enfin mon tour. L’agent me donne mon passeport étampé d’un nouveau visa jusqu’au 16 mars en me disant « It took long time » avec un gentil sourire un peu désolé. Il n’y peut rien mais a quand même de la compassion. Il avait remarqué que j’attendais depuis longtemps. Enfin un fonctionnaire avec un sourire et une émotion 😉

En conclusion : il est bien mentionné, sur une feuille A4 collée au mur, que le temps pour obtenir son visa est d’environ 4 heures. Plus on arrive tôt le matin, plus on a de chances de l’avoir dans ce délai. L’an dernier, j’étais arrivée vers 9:30 et j’étais sortie de là vers 15:00…

En sortant du bâtiment, je prends l’autobus pour rentrer. Un jeune homme monte dans le bus et explique très gentiment, en cinghalais, la raison pour laquelle il va nous jouer de la flûte. Sa musique met une jolie ambiance dans cette journée d’une profonde platitude… mais j’ai eu mon visa !

Je suis maintenant prête à vivre mon séjour au Sri Lanka en toute légalité jusqu’à mon départ… et à savourer chaque instant !

PS : merci de laisser vos commentaires ci-dessous qu’ils restent avec l’article plutôt que perdus dans Facebook ou ailleurs.

De tout coeur,

Dominique

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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Légende de la photo :
Un moine et des nonnes en train de coller leur photo sur le formulaire de demande de visa.
Table/chaises et lavabo pour se laver les mains au bistrot du petit déjeuner.
Le comptoir de la section C, là où on paie, encore vide.
La vitrine des « buns », petits pains, au comptoir dans la salle.
La salle d’attente de la section D, là où on reçoit son passeport et visa.
Mon passeport
La joueur de flûte dans le bus.

Découverte de l’Ile de la Réunion

LA RÉUNION, novembre. L’été commence et le temps des pluies aussi. Nous sommes au sud de l’Équateur, là où les saisons sont inversées et où l’eau tourne « à l’envers » dans l’évier.

Première journée à La Réunion. La vue sur la mer depuis la maison, à 1400 m d’altitude. En 20 minutes d’auto, on arrive au bord de la mer et on peut avoir environ 10oC d’augmentation. Il y fait nettement plus chaud

Les fleurs un peu partout, de toutes les couleurs. Des arbres rouges, mauves, des bougainvillées le long des routes… La flore est tellement riche et de toute beauté à l’année !

Au petit déjeuner, confitures locales « Royal Bourbon » de letchi, ananas et goyavier. Jus de mangue, goyavier et ananas avec un titre tellement charmant : « Caresse créole »

Pour le lunch, un tour au Tinto, la crêperie du village où j’ai mangé la meilleure crêpe de sarrasin de toute ma vie, meilleure qu’en Bretagne ! Le menu est dans un grand cahier dont la couverture est faite de feuilles de bananiers et autres pièces de nature locale…

Il reste juste au soleil à venir faire coucou pour de vrai. On arrive dans la saison des pluies et c’est plus nuageux ces jours mais la chaleur y est

Je me sens vraiment gâtée par mon amie et je sens que je vais passer un temps magnifique ici. Merci la vie ! Merci Mabeille !

Trois jours plus tard

J’y suis arrivée il y a à peine trois jours et deux choses m’ont frappée dans les heures suivant mon arrivée :

1. Au fil des routes empruntées entre St-Denis au nord et St-Pierre au sud, puis à monter dans la montagne chez mon amie, j’étais toute mêlée. Je ne savais plus où j’étais.

La Réunion est un département français dans l’Océan indien, à quelques encablures de Madagascar, à « droite » (Est) de l’Afrique. On y trouve toutes les enseignes de magasins qu’on trouve en « métropole », la France comme l’appelle les Réunionnais. Pourtant, la façon dont les maisons (cases) sont construites, les échoppes sur le bord des chemins et la végétation tropicale luxuriante me font tellement penser au Sri Lanka !

2. Alors que, en Amérique ou en Europe, on différencie assez facilement les races humaines entre Noirs,  Blancs, Jaunes et Rouges, sans compter les diverses religions bien différenciées – et avec le racisme qui va avec souvent -, à la Réunion, on a tellement de métissages de toutes les races qu’on ne sait plus vraiment l’origine de chacun. C’est impressionnant de voir toutes ces personnes provenant chacune de plusieurs métissages, toutes typées différemment. De voir même, dans une même famille, les membres être assez différents comme s’ils ne venaient pas des mêmes parents.

A la Réunion, il existe une tolérance raciale qu’on ne connaît pas et qui est un exemple d’accueil et de non-jugement à ce niveau…

Une journée au soleil

Comme j’habite chez une amie à 1400 m. d’altitude, je me lève avec le soleil mais le brouillard se pointe vers l’heure du midi, se permettant même d’entrer dans la maison ! Je n’avais jamais vu ça…

Nous avons donc décidé d’aller « en bas », vers le soleil et la chaleur (nous avons env. 10oC de moins qu’en bas), à Cap-Méchant, pour déguster une « salade de palmistes » = une salade de coeur de palmiers, des vrais, pas en boites ! Un goût délicat et très fin, délicieux, rien à voir avec ceux en boîtes !


Roche volcanique (basalte) – Salade de palmistes (coeurs de palmiers),
gousses de vanille fraiche, bougainvillées rouges et hibiscus rose.

Mon amie m’a ensuite amenée me balader le long de la falaise qui surplombe la mer. La roche est entièrement volcanique, du basalte de différentes densités, formes et teintes. Nous ne sommes pas loin du volcan qui se réveille chaque année, le Piton de la Fournaise. L’eau de la mer a de magnifiques teintes de bleus 🙂


Falaises en roche volcanique

Le long de la promenade en haut de la falaise, la roche est recouverte d’une petit gazon appelé « herbe pique-fesses » et qui est pourtant assez doux aux pieds.

Des « vacoas« , arbres aux troncs multiples portent des fruits, des « pinpin », qui ressemblent à de grosses pommes de pin dont on cuisine les fruits comme un légume :

Vers 16h, retour à la maison dans la montagne, et dans le brouillard et environ 18oC. Il a plu en haut alors que nous étions au soleil à 28oC en bas, à 20 minutes de voiture.

Sur l’autoroute, les flamboyants (oranges) et les jacarandas (mauves, en fin de floraison) illuminent la route de leurs couleurs tandis que les palmiers nous montrent le chemin…

 

Quand l’éclipse me ramène sur mon chemin

Chères toutes et tous,

l’éclipse d’hier a éclipsé un projet qui n’avançait pas, celui d’un voyage de groupe au Maroc en novembre. Cela faisait un bout de temps que j’en avais assez – cela fait 6 mois qu’on travaille dessus ! – mais ma collègue y tenait aussi je respectais son désir de s’accrocher au projet et de faire en sorte qu’il débouche. Ce matin, j’étais complètement ailleurs.

Hier, une vidéo m’a accrochée sur Facebook, où Morgan Freeman est en Inde, à Bodhgaya, et parle avec des moines à propos de Dieu et du bouddhisme. Ce n’est pas tant ce qui se dit que les images du lieu qui m’aimantent littéralement sans savoir pourquoi.

Les images me rappellent ce que j’y ai vécu quand j’y étais en décembre dernier. Je suis en effet allée dans le nord de l’Inde avec un groupe de professeurs srilankais durant deux semaines sur le chemin de la vie de Bouddha. Notre arrêt à Bodhgaya m’a marquée et je m’étais dit que je voulais y retourner un jour.

Les moments passés sous le « Bodhi Tree », l’arbre sous lequel Bouddha a eu son illumination, ont été forts, amplifiés par le festival de chants qui se tenait juste de l’autre côté de la barrière où des centaines de moines chantaient.

Le festival de chants par les moines sous le Bodhi Tree

Éclipse

Je me suis réveillée matin avec une idée bien claire pour une toute autre destination que le Maroc, sans savoir exactement pourquoi je veux/dois aller là, juste un feeling tenace depuis un certain temps. Toute la journée, une force invisible me poussait intérieurement. J’ai été comme figée à ma chaise, devant mon ordi, tant que je n’aurais pas terminé. Je savais qu’il ne servait à rien de tenter de combattre ce qui se passait…

En fait, au départ, après ma tournée en Europe et le voyage au Maroc, je devais aller de Genève à Trivandrum puis Varkala, dans le Kerala, au sud de l’Inde, pour ma cure ayurvédique avec le Dr. Joshi comme j’ai fait l’an dernier.

Le Dr. Joshi avec les deux massothérapeutes

Depuis quelques semaines, je regardais les prix des billets d’avion Genève – Trivandrum (Kerala) et je les trouvais chers. Je n’arrivais pas à me décider. Quelque chose coinçait. Les dates aussi. Je trouvais que le temps entre ma tournée en Europe, le voyage de groupe au Maroc puis le séjour à Casablanca chez mon amie, la cure ayurvédique à Varkala et finalement le Sri Lanka autour du 1er janvier 2018 était trop serré.

Quand ce n’est pas fluide, je lâche prise jusqu’à ce que j’aie l’élan. C’est alors que tout devient clair et fluide et facile. Si on doit forcer, si ça n’avance pas, c’est qu’il y a autre chose de prévu pour nous.

Poussée par cet élan arrivé ce matin, qui me disait justement d’aller ailleurs, j’ai fini par laisser le travail que j’étais en train de faire et ai commencé à aller voir les prix des billets d’avion et d’hôtels.

Tout était moins cher que je pensais. Signe après signe. Tout était tellement clair, fluide, facile. Tellement l’inverse des 6 derniers mois à vouloir monter le voyage au Maroc.

En fait, au lieu de chercher un billet d’avion Genève – Trivandrum, je regardais les billets d’avion pour Genève – Delhi, puis Delhi – Bodhgaya (séjour d’une semaine. Pas 3 ou 5 jours : 7 !), retour à Delhi puis Delhi – Trivandrum. En tout, à peine 200 $ de plus que Genève – Trivandrum. J’avais le coeur qui battait fort !

J’ai pris une pause. Je devais rejoindre Evelyne, ma collègue au Maroc, pour lui dire. Elle a été déçue mais reconnait que ça coince trop et on a donc annulé l’idée d’organiser ce voyage de groupe cette année. On remet à 2018.

Figée sur ma chaise

D’habitude, l’après-midi, je sors pour aller faire une commission ou voir quelqu’un. Je commence souvent mes journées à 6h du matin et, à 14h, je sors du bureau. Il a commencé à pleuvoir à gros sauts d’eau à 15h alors que je m’apprêtais à sortir pour aller manger une glace. Je suis retournée sur ma chaise. Je n’avais pas encore terminé ce que je devais faire.

J’ai fini par peser sur les pitons d’achat des billets d’avion vers 17h, l’un après l’autre, puis les imprimer. Oufff…. j’en ai encore le coeur qui bat fort !!!

Le temple devant le Bodhi Tree

En l’espace de 24 heures, un tournant clair, des signes évidents, le corps figé sur ma chaise tant que je n’avais pas terminé. C’est quand même fort !

Je connais cependant ce feeling et il est aussi rempli d’enthousiasme. C’est comme si quelque chose de plus grand que moi me pousse exactement là où je dois aller, sans équivoque, sans possibilité d’ailleurs. Si je veux aller ailleurs – j’ai toujours le « choix » bien sûr -, tout coince, force, n’est pas agréable.

A quoi bon combattre ? Autant se laisser envahir par cette joie enthousiaste de sentir qu’on est sur le bon chemin et suivre tous les signes et synchronicités pour faire en sorte que ça se réalise.

Ces derniers jours, je commençais à m’ennuyer, presque à déprimer. J’avais besoin que quelque chose « se réveille » mais je ne savais pas quoi. J’ai juste demandé à être heureuse hier soir, comme tous les soirs, juste avant de m’endormir.

Aujourd’hui, je me réjouis beaucoup et j’ai vraiment hâte de repartir en voyage, d’animer tous les stages en Europe, de rencontrer de belles personnes et de partager avec elles, puis d’aller en Inde et au Sri Lanka.

Ce que je vais faire à Bodhgaya une semaine ?

Je n’en ai aucune idée. A part méditer sous le Bodhi Tree.

Je suis cependant sûre que Dieu ou l’Univers, on l’appelle comme on veut, à un magnifique cadeau pour moi là-bas. Je vous le dirai quand je l’aurai découvert ! 😉

De tout coeur,

Dominique

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

 

Les surprises de l’ouverture du coeur et du lâcher prise

[caption id="attachment_1212" align="alignnone" width="700"]Temple bouddhiste de Balapitiya, Sri Lanka[/caption]

J'ai envie de vous raconter une journée, celle d'aujourd'hui. Il n'est que 14h et j'ai déjà vécu tellement de choses que j'ai envie de vous partager comment je fonctionne quotidiennement et comment je suis remplie de gratitude pour tous les cadeaux reçus chaque jour !

Hier soir, j'ai mangé du gluten au souper et de la crème glacée en dessert. […]

Foi, sourire et gratitude

Note: je n’ai pas d’ordinateur depuis plusieurs semaines aussi j’écris avec mon téléphone portable. Je ne peux pas non plus aller dans mes autres comptes Facebook que www.facebook.com/dominiquejeanneret4. Je vous y invite pour me suivre dans mes voyages actuels en Inde et au Sri Lanka.

Noël vient de passer et je ne l’ai pas vraiment souhaité à tout le monde comme on fait d’habitude. Je ne suis pas là. Quand je suis seule, j’aime en être loin.

Du coup, je n’ai évidemment pas reçu des dizaines de commentaires et messages. Très peu de mes amis ont pensé à moi. […]

Confirmer ses valeurs en voyage

Hier soir, magnifique coucher de soleil rose sur la fin de notre voyage qui se termine dans 2 jours.

Ce matin, départ à 7h pour quelques heures de route vers Agra et le Taj Mahal, ce mausolée extraordinaire érigé au souvenir d’un grand amour, dont les joyaux proviennent du Sri Lanka.

En route, des paysages et des visages. À l’arrêt-pipi, un bon tchai mijoté dans une vieille casserole avec du lait, du gingembre, du sucre et de la cardamone….

Oser montrer sa foi – Sentir plutôt que chercher à comprendre

Aujourd’hui, mon amie et moi étions invitées à un puja privé au grand temple de Bellanwila dans un quartier de Colombo. Un puja est une petite messe, si on peut dire, où nous chantons ensemble, prions et écoutons le moine raconter une histoire sur Bouddha et-ou nous donner des conseils de vie.
Pour l’occasion, nous sommes allés à l’intérieur de l’espace entouré par une barrière qui fait le tour du Bodhi Tree* et nous nous sommes assis au pied de l’arbre. […]

Première journée à Colombo, Sri Lanka

Première journée à Colombo où je suis allée rendre visite à un ami Facebook, un moine bouddhiste, à son temple. Alors que nous étions en train de discuter avec lui, une dame est arrivée avec une boisson rouge, le saruwath, contenant de petites graines, les kasakasa ou sabja. Je n’en avais jamais bu, une belle découverte !
La nourriture arrive souvent comme par magie, quand on passe du temps avec un moine dans un temple. […]

Quelques mots de Montpellier

Bon matin ensoleillé ! Il fait 12 degrés à Montpellier, dans le sud de la France, où je passe quelques jours. A 14h, on devrait atteindre les 20 degrés, température qu’on ressentira encore dans la soirée une fois la brise tombée. C’était la météo du jour 😉
Les amis au Québec publient déjà des photos de nature enneigée que je ne toucherai qu’à mon retour au pays en mars prochain, « si Dieu le veut » ;). Je trouve toujours magnifique ces manteaux de neige sous le ciel bleu mais le froid ne me manque pas. […]