Balade au Maïdo, cirque de Mafate

Ce matin, 1er jour de l’An 2019, mon coeur m’a invitée à aller au Maïdo ! Cela fait depuis l’an passé que je suis censée aller y faire un picnic avec des amis et ça n’adonnait jamais. J’ai senti la « poussée » claire ce matin et j’y suis donc allée seule.

Pour marquer le coup, j’ai amené mon petit picnic de petit déjeuner puisqu’il faut aller très tôt là-haut si on veut voir le cirque de Mafate sous le soleil et non dans la brume.

Acte de foi

En montant la route sinueuse, je me suis rendue compte que mon niveau d’essence était plus bas que ce que je croyais. Je n’étais pas sûre de pouvoir faire l’aller-retour. Angoisse de tomber en panne d’essence. « J’aurais don’ dû suivre mon intuition hier quand j’ai passé devant la pompe qui était, alors, ouverte !!! » me disais-je, le regret un peu fâché contre moi.

Je sentais que je devais y aller et que j’aurais probablement assez d’essence. Je ne voulais pas retourner pas à la maison tout de suite pour passer une Xe journée toute seule. C’était le 1er de l’An et je voulais marquer cette nouvelle étape de vie en espérant pouvoir souhaiter la bonne année à au moins une personne et recevoir ses voeux de vive voix.

Je tergiversais, regardant le voyant lumineux de la jauge d’essence beaucoup plus proche du E (empty = vide) que du F (full = plein) tout en continuant ma route, jusqu’à ce que je décide que je devais faire demi-tour. Ce n’était pas la journée pour tomber en panne ! Tout est fermé ! Je devais être raisonnable. Comme c’est une auto louée et que je ne sais pas combien de kilomètres elle peut faire avec un plein, je n’étais sûre de rien. Comme le dit le proverbe : « Dans le doute, abstiens-toi » = dans le doute de ne pas avoir assez d’essence, n’y vas pas !

J’étais tout proche de décider de faire demi-tour quand une espèce de grosse tape de douceur ferme m’est arrivée dans le dos (symboliquement, évidemment…), m’enjoignant ainsi de continuer mon chemin et de ne pas m’en faire. Oups… J’ai clairement senti que je ne devais pas rebrousser chemin. J’ai décidé de faire confiance. Acte de foi, lâcher prise…

J’ai largement pu me rendre au Maïdo et retour ! Il reste même encore de l’essence pour faire probablement une cinquantaine de kilomètres, voire même plus. Ça fait du bien de sentir qu’on n’est jamais seuls et qu’on doit faire confiance à notre intuition 😉 .

La grandeur du cirque de Mafate

Arrivée au belvédère du Maïdo qui surplombe un des trois grands cirques de La Réunion, le cirque de Mafate, je suis restée scotchée devant la grandeur (physique et énergétique) de ce paysage en contrebas.

Mon regard s’est longuement attardé sur les maisons installées sur les contreforts ou plateaux du cirque. Aucune route ne dessert l’intérieur du cirque. L’accès n’est donc possible que par les sentiers, à pied, ou par les airs, en hélicoptère. Je suis restée impressionnée du nombre de personnes qui vivent pourtant là.

La même question me revenait tout le temps : comment peut-on vivre ainsi sans aucun autre accès à la « civilisation » qu’à pieds ou en hélicoptère ? Même au Sri Lanka, ils ont des tuktuks qui passent partout, même dans ce genre de petits chemins de terre de montagne ? L’impression d’être encore cent ans en arrière… Je peux cependant comprendre le cadeau que cela peut être de vivre ainsi, dans un espace éloigné de tout le brouhaha dans lequel nous vivons.

J’avais un peu eu cette impression quand je suis allée voir la vallée de Grand Bassin depuis Bois-Court. Être coupés du « monde ». Vivre avec moins, plus simplement.

Parfois, quand j’en parlais avec une amie réunionnaise qui a été prof et a eu des élèves qui vivaient dans le cirque de Mafate, elle me disait, en parlant des gens qui vivent ainsi dans des coins reculés de l’île, « Tu sais, ils sont là depuis des générations. Ils sont nés là et on grandi là. C’est leur vie. Certains ne veulent rien savoir de « notre » civilisation », même les jeunes. C’est leur mode de vie ».

Le brouillard

Quand j’habitais à la Plaine des Cafres, l’an dernier à la même époque et cette année quand je suis arrivée sur l’île, à 1200 m. d’altitude, nous avions chaque matin la montée du brouillard. La vapeur créée par la chaleur et l’humidité des « bas » (bord de mer versus dans les « hauts » à la montagne où j’étais) montait tous les jours, nous cachant le soleil souvent et nous apportant parfois même la pluie. J’étais cependant toujours fascinée de voir que cette brume venait à envelopper la maison et donc, nous, assez rapidement.

De même, ce matin, au Maïdo, j’ai regardé longuement le brouillard monter du fond du cirque vers les hauts, vers nous, nous cachant parfois complètement la vue. Elle est assez impressionnante, cette brume-brouillard qui monte parfois très rapidement, complètement opaque, qui nous enveloppe subtilement au passage…

Je vous vous souhaite une merveilleuse année 2019 ainsi que toutes celles à venir !

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PS 2 : regardez bien la photo tout en haut de l’article, et trouvez les maisons ! Vous verrez qu’il y en a plus qu’on pense !

De tout coeur

© Dominique Jeanneret
Thérapeute holistique

© Reproduction interdite – texte et photos – sous n’importe quelle forme, en tout ou partie, sans mon autorisation.

 

6 thoughts on “Balade au Maïdo, cirque de Mafate

  1. Merci pour se partage
    Se faire confiance, notre guidance intérieure sait… Belle Année 2019, tout est remis a Neuf, l’équilibre se met en place. Bien à Toi Dominique

  2. Merci Dominique,
    pour ce point de vue : Le cirque de Mafate vu du Maïdo.
    Un paysage tellement grandiose qu’il parait irréel et sous nos yeux ébahis de minuscules maisons, des humains à l’échelle de fourmis.
    Ma surprise, lors de ma première randonnée à Mafate : On descend sur Mafate ! quand on arrive par le col des boeufs, le sentier le plus facile. Alors que je pensais qu’il faudrait monter. Ainsi on arrive à « La Nouvelle » petit îlot de quelques maisons survolées presque incessamment par un hélicoptère d’approvisionnement et de relève des déchets, mais on est dans un autre monde, un monde de tranquillité, où le temps a repris son rythme sans nous l’imposer. Un monde un peu magique ! Dans ce cirque accessible uniquement à pied ou en hélicoptère, Il y a quand même huit écoles primaires !

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