Aller loin pour se retrouver

Aller loin pour se retrouver 1

Ce matin, en me levant, j’ai vu le soleil rose de l’aube m’accueillir en douceur en ouvrant les rideaux de la grande fenêtre du salon. Mon coeur avait besoin de ce message de l’univers après trois mois intensifs au travail où je sentais dernièrement que je commençais à m’oublier.

Je suis partie marcher sur la piste cyclable vers 7h comme bien des matins depuis le printemps. Ces moments avec moi, à prendre soin de mon corps et de mon âme, m’avaient vraiment manqués (je n’y suis pas allée depuis plusieurs semaines) mais je ne m’en était pas rendue compte, prise par le tourbillon du travail quotidien.

Mes pieds et mes jambes marchaient vite, tellement vite que j’avais l’impression que mon âme voulait voler loin, loin… Loin de ce que je vis actuellement.

Arrivée à l’étape où, d’habitude, je faisais demi-tour, j’ai senti mon âme et mes jambes me pousser à continuer encore et encore plus loin, comme s’ils n’en avaient jamais assez.

Aller loin pour se retrouver 2J’ai marché loin. Plus loin que je ne suis jamais allée sur ce chemin, jusqu’au golf où j’ai été accueillie par les reflets du soleil scintillant sur la rosée du matin sur l’herbe. J’ai contemplé le paysage avec bonheur et gratitude, pris quelques photos avant de revenir doucement sur mes pas.

Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée à ma place préférée, la grande pierre au bord de la rivière St-Charles sur laquelle je m’assieds et je médite. Encore là, le soleil brillait de mille feux sur l’eau juste devant moi. Je l’ai pourtant vue souvent, cette partie de la rivière, mais jamais si lumineuse.

Mon coeur disait «Merci! Merci! Merci!» pour ces cadeaux de la Vie et de la Nature. Je me sentais remplie d’une infinie et immense gratitude pour toutes ces lumières.

Je me sentais revenue à Moi, à ma Vie, à mon Être et cela m’a fait tant de bien.

Je n’avais pourtant marché que… 3 km ! La distance physique n’a pas d’importance. C’est la distance du coeur face à la situation qui est importante.

Prendre de la distance

Ce matin, en me levant, je ne me sentais pas bien. J’avais un mal de l’être, un malaise, j’étais hors de moi, de mon essence, de mon corps énergétique. Cela faisait plusieurs nuits que je dormais mal, tourmentée par des choses à ne pas oublier pour le travail qui était devenu ma vie. En-dehors, je ne faisais plus grand-chose par manque de temps et d’énergie.

En prenant ce poste l’an dernier, je savais que l’été allait être intense. Heureusement, je l’ai vécu majoritairement en télétravail ce qui m’a laissé du temps pour me ressourcer. J’ai réussi à gérer mon énergie d’une belle façon et sans faillir… jusqu’à ce que je prenne deux semaines de semi-vacances. Je travaillais le matin seulement et je suis allée me balader chez des amis.

J’ai alors vu à quel point voyager me manque. J’ai vraiment besoin de voir du monde et du pays.

La cage

Quand on choisit un travail, qu’il soit en tant qu’indépendant ou à titre d’employé, on doit accepter des choses qu’on aime moins. C’est normal mais, si ce qu’on aime faire est à moins de 50% de toute notre charge de travail, il se peut qu’on ait envie de s’en aller bientôt, à moins qu’on accepte de rester dans cette cage qu’on se crée alors.

Par ailleurs, si les conditions salariales et sociales dans l’équipe sont médiocres, on finit par arriver à repenser sa propre valeur et réaliser qu’on mérite mieux. Cela peut prendre un mois ou dix ans, il arrivera forcément un moment où on va arriver à cette étape. Notre âme va toujours nous pousser vers mieux, vers ce qu’on vaut – et/ou qu’on se donne comme valeur!

C’est ce qui s’est passé pour moi hier.

J’ai eu une réunion avec le boss pour réaligner mon poste et mes tâches. J’aime ma tâche principale et les gens avec qui je travaille mais il y a certaines choses que je n’aime vraiment pas, d’une part, et d’autres que j’aime mais qu’on ne veut pas me donner à faire même s’il n’y a personne dans l’équipe actuellement pour les faire.

Le boss, au lieu de considérer les forces que j’ai et me donner ce qui me correspond et où je pourrais être la plus efficace, a préféré marteler sur le fait que je devais faire les choses que je déteste, que quelqu’un d’autre pourrait pourtant faire.

Au fil de cette rencontre, mon coeur et mon engagement dans cette entreprise dans laquelle je me suis dévouée depuis l’an dernier, ont commencé à lâcher. En plus, certaines valeurs d’entreprise ne correspondent pas à mes valeurs et cela me dérange de plus en plus. «Laisse la porte de la cage ouverte si tu veux que je reste. Si tu la fermes, je sortirai avant», scandait mon âme au boss mais il n’entendait rien, coincé dans sa gestion archaïque des RH. On a ensuite parlé conditions salariales. Il a fermé la porte de ma cage.

En sortant de cette réunion, j’ai senti qu’il est temps pour moi de passer à autre chose, de m’aligner sur mes rêves et réaliser les projets qui me tiennent à coeur. Ce poste devait de toute façon être temporaire et il ne durera plus très longtemps, à moins d’un revirement de la part du boss mais ça, j’en doute.

En marchant dans la rue pour aller à mon auto, j’ai demandé très fort un signe pour me dire que faire, où aller, et pour avoir de l’aide pour aller vers un poste (ou des activités en tant qu’indépendante) qui me correspondront plus.

En ouvrant ma boite de emails, une fois arrivée à la maison, j’avais un courriel d’une agence de chasseur de têtes qui veut me rencontrer car ils ont différents postes à me proposer.

Quand on demande, la réponse peut arriver vite !

Que cela fonctionne ou pas avec l’agence, le signe est très clair : il est temps que je passe à autre chose.

Le retour à Soi

Aller loin pour se retrouver 3Ce matin, mon âme et mon coeur voulaient me faire m’envoler vers Loin pour me détacher de ce dans quoi je tournais et me gardait hors de Moi.

En marchant loin, en allant au-delà des limites que je connaissais, jusqu’au golf, et en m’asseyant ensuite avec la rivière, j’ai reçu des cadeaux et je me suis retrouvée.

C’est le propre du Voyage. Aller vers l’Inconnu pour (re)trouver le Connu, Soi, pour ne pas s’oublier et respecter qui on est vraiment et ce qui est bon pour Soi.

Et vous ? Est-ce que votre travail/entreprise vous apporte épanouissement et joie ou vous tournez dedans sans pouvoir en sortir ?

Je vous souhaite de ne pas vous oublier pour faire plaisir à quelqu’un d’autre… que vous !

De tout coeur,

©Dominique Jeanneret
Thérapeute et accompagnante

Reproduction de ce texte et photos interdite sous quelque forme que ce soit sans mon autorisation. Merci.

 

 

2 thoughts on “Aller loin pour se retrouver

  1. J’apprécie beaucoup vos chroniques et celles-ci en particulier. Pas pour moi, car je suis retraitée et depuis un certain temps, avec des conseils tels que les vôtres et mes lectures de livres sur le bouddhisme, et mon vécu personnel, au travail et en privé, j’apprécie de plus en plus les cadeaux de la vie dont vous parlez. J’aimerai transmettre ce texte en particulier, à de jeunes partenaires de sport qui se cherchent un peu, voire beaucoup en ce moment. M’y autorisez-vous ?

    Cordialement

    1. Merci beaucoup pour votre commentaire qui me touche beaucoup. Je serai honorée que vous transmettiez cet article autour de vous pour le bien-être d’autres personnes.
      Je vous souhaite le meilleur.
      Bien cordialement

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.