Accepter la souffrance pour guérir – La mal-a-dit de manque d’Amour

Accepter la souffrance pour guérir - La mal-a-dit de manque d'Amour 1

Hommage à tous les AA, NA, DA, DAA, etc., et leurs proches

On pense trop souvent que cacher son mal et tenter de s’en sortir tout seul va nous permettre d’aller mieux, d’aller bien, de retrouver le bien-être, la paix en soi, la joie, le bonheur.

«Suis capable tout seul !». Le stratagème fonctionne un temps et on retombe.

On se cache. On fait semblant que tout va bien et on y croit fermement ! On manipule les gens qui veulent nous aider pour se faire plaindre et jouer pleinement à la victime. On va même jusqu’à mentir effrontément. Tout ça car on a honte, on se sent mal, on a peur d’être jugé(e) et, surtout, de ne plus être aimé(e).

On ne sait pas comment faire pour être juste pleinement qui on est et s’Aimer. On n’a pas appris alors on fait exactement l’inverse de ce qui devrait être fait car on n’a pas les outils pour aller sur le chemin de la guérison et du bonheur. On fait ce qu’on connaît.

La vie nous donne des épreuves tant qu’on n’a pas compris, des leçons de vie de plus en plus difficiles et souffrantes. On ne peut s’en prendre qu’à soi-même de les «subir» puisqu’on ne veut pas comprendre et faire le chemin de guérison.

Les autres ne sont pas dupes même s’ils ne disent rien. Ils accueillent, ils ne jugent pas et ont même de la compassion. Ils veulent aider mais finissent éventuellement par se décourager car on ne se prend pas en mains pour s’en sortir et on attend l’aide des autres qui n’en peuvent bientôt plus, prennent de distance, et finissent par s’en aller.

Ne pas accepter sa souffrance, refouler ses émotions et vouloir les étouffer dans sa marmite intérieure peut faire éclater la marmite un jour. Cela crée une dé-pression qui peut amener éventuellement au pire, ce qui semble être la seule porte pour se libérer de la souffrance : la mort.

On ne peut pas aider une personne qui ne veut pas s’aider. Les proches qui vivent la souffrance de l’autre doivent prendre de la distance pour ne pas être engloutis, eux aussi, dans cette souffrance.

La lumière au bout du tunnel

Jusqu’au jour où on tape le fond, là où ça fait vraiment mal, où la claque est violente. La marmite a éclaté.

On est (enfin !) arrivé au fond du trou noir, glacial, dur, sans plus aucune porte de sortie et seulement deux choix :

1. se laisser mourir, et peut-être même se suicider car la douleur est trop forte, ou :

2. taper le fond et remonter.

C’est l’affaire d’un millième de seconde. Un choix, une décision, un lâcher prise de désespoir profond et la remontée commence instantanément.

On accepte alors de voir et, surtout, RESSENTIR le mal, la souffrance, la mal-a-dit, la cause de ce qui fait souffrir.

On ne l’évite plus. On ne fait plus semblant qu’on va bien. On ne ment plus par omission. On ne cherche plus à (se) cacher. On ne ment et on ne manipule plus les autres pour se faire «bien voir», pour se sentir aimé(e). On ne joue plus à la victime.

On se sent peut-être un peu piteux au début, honteux, et c’est ok mais, surtout, on se sent totalement libéré du poids de ce «secret» qui n’en est plus un, de toute façon.

On a lâché prise sur le jugement que les autres pourraient porter sur soi. On s’en fout. On a décidé de s’occuper de Soi et non plus des autres et de ce qu’ils pourraient bien penser de cette mal-a-dit qui ronge de l’intérieur.

Ma vie c’est MA vie et personne ne peut la vivre à MA place DONC, c’est À MOI d’en prendre soin.

Je prends donc l’entière RESPONSABILITÉ de ma vie car j’ai compris que je suis seul créateur de tout ce que je me fais vivre.

Tout ce qu’on demande, c’est d’être guidé(e) sur le chemin.

« Je ne veux pas qu’on me prenne en mains parce que ça ne m’apportera rien et je vais retomber ou fuir, tout simplement, envahi(e) par ces personnes «trop» bienveillantes qui ont besoin de prendre soin des autres pour se sentir vivantes et utiles à quelque chose. J’ai trop été comme ça. Je veux passer à autre chose. Je veux devenir MOI, OSER ÊTRE et M’EXPRIMER LIBREMENT dans qui JE SUIS. Je ne veux plus juste vivre, je veux EXISTER !

Oui mais comment ?!

Le fait d’avoir lâché prise et de s’en être remis(e) à plus Haut (on l’appelle comme on veut : l’univers, l’amour, les guides, Dieu…), d’avoir décidé de taper le fond et de remonter, va ouvrir les portes toutes grandes à ce que de l’aide judicieuse, constructive et guérissante se présente alors spontanément.

Elle va venir d’on ne sait où, ni comment, ni quand. On va juste avoir à l’accueillir quand elle va arriver, c’est tout.

Si on la voit se pointer et qu’on repart se cacher, on va retomber. Ça prend du courage pour accepter cette aide, pour s’accueillir et apprendre à s’Aimer car c’est ça, le fin mot de l’histoire : la peur qui fait retourner dans la souffrance provient du fait qu’on ne s’aime pas, qu’on ne sait pas comment s’aimer car on ne l’a pas appris, on ne nous l’a pas montré.

Accepter cet état de fait et lâcher prise, se laisser s’ouvrir à la Vie et à de l’aide, sans attentes ni jugement, va permettre à l’Amour de prendre sa place dans la personne souffrante. Des portes vers des espaces encore inconnus mais heureux vont commencer à s’ouvrir.

Ce qui est sûr, c’est que l’aide va commencer à arriver aussitôt que le lâcher prise, le saut dans le vide, la sortie de zone de «confort» aura été DÉCIDÉ clairement et SANS AUCUN DOUTE. La décision doit être prise à 100% sinon ça ne fonctionnera pas et on va continuer à jouer au yoyo.

Que vous soyez la personne dans l’état de souffrance ou la personne «trop» bienveillante qui veut l’aider, vous êtes, tous les deux, le miroir l’un de l’autre dans votre façon de fonctionner. Je vous invite donc à vous poser ces questions :

Je vous souhaite de trouver le chemin de l’Amour pour vous-même, petit pas par petit pas, en vous entourant de gens qui ne vous jugeront pas mais qui ne vous laisseront pas non plus jouer à la victime, plus jamais.

Le chemin risque d’être un peu dur au début mais vous verrez que le cadeau que ces personnes vous font est inestimable, celui de ne pas vous laisser tomber… dans la victimite ! En effet, c’est la seule attitude utile pour aider une personne à se sortir de cette spirale infernale de la mal-a-dit «mentale» même si je n’aime pas cette expression car, dans le fond, c’est une mal-a-dit de manque d’Amour.

Je vous souhaite d’accueillir pleinement dans votre coeur tout l’Amour que vous pourrez recevoir, ressentir et vibrer de bonheur !

De tout coeur

Dominique Jeanneret

© Texte Dominique Jeanneret – Vous pouvez reproduire ce texte dans votre site ou blog non-commercial à condition de ne rien y changer, de laisser ces dernières lignes et le lien vers ce blog https://dominiquejeanneret.net par respect pour l’auteure, que vous le preniez en entier ou juste un bout. Merci !

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