Sortir de la culpabilité et retrouver paix et confiance

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Avez-vous, vous aussi, l’impression d’avoir passé au tordeur ces derniers temps, jusqu’à la dernière pleine lune, en fait ? Quelle tempête j’ai vécue ces dernières semaines ! Quand on doit comprendre des choses, la vie s’arrange pour qu’on comprenne. Et quand on a, en plus, la tête dure, ça pousse encore plus fort !

En fait, je ne dirais pas « la tête dure » mais plutôt « des blessures et des croyances profondément et inconsciemment enfouies et coincées depuis si longtemps ». C’est plus juste pour décrire ce que la vie m’a permise de mettre en lumière ces derniers temps.

Retour à 5 ans

Il y a quelques semaines, j’ai passé par des moments de grandes peurs suite à des menaces de mort à mon égard, exprimées par une personne soit-disant en rigolant mais qui sont entrées dans mon coeur comme un boulet et ont fait exploser un bunker. Cela m’a ramenée à mon enfance seule et cachée dans ma chambre pendant que la violence sévissait dans la maison.

Durant un week-end, je me suis barricadée dans la maison où je vis alors que mon coloc était parti chez des amis. Je me suis accueillie dans ce que je vivais en y restant connectée même si ce n’était pas agréable du tout de reconnecter avec toutes ces émotions.

Je me suis regardée aller et me suis accueillie dans ces retours au fond de mon âme et de mon coeur pour laisser émerger les blessures puis les guérisons. Quelle plongée dans le passé et les souffrances ! Aujourd’hui, je vais bien et suis heureuse de tout ce qui s’est passé. Merci aux personnes qui ont été les déclencheurs de ces situations et gratitude aux ami(e)s qui ont été sur mon chemin alors pour partager avec moi et m’aider à trouver… et guérir.

Dureté, agressivité, jalousie et vouloir détruire

Depuis toute petite, j’ai été dure, sèche, directe et franche. Grandissant dans la violence, j’avais appris l’agressivité et la colère plutôt que la douceur dans mes mots. La plupart du temps sans le vouloir, juste parce que c’est ainsi que j’ai appris à vivre et à être, à me protéger et à prendre ma place. Puis je me suis fermée, pendant des années, tentant d’être juste normale et gentille.

Des années de cheminement, de thérapies et de guérisons plus tard, j’ai commencé à me rouvrir mais le même ton agressif et dur était énergétiquement toujours là. Que faire pour que j’arrête d’être ainsi ?

J’en avais souffert et en souffrais toujours sans comprendre. C’est alors que j’ai demandé la guérison… et que tout s’est enclenché sur ce chemin.

Je me suis mise à m’observer parler et agir pour me rendre compte, oh horreur ! que je pouvais aussi être (très subtilement !) jalouse des gens qui réussissaient et que j’agissais parfois même à tenter (très subtilement !) de les détruire.

J’ai sincèrement eu peur de moi et mon estime de moi est tombée à terre, à zéro. J’aurais voulu aller me cacher au fond des bois quand j’ai réalisé combien j’étais une « mauvaise » personne, un monstre, quelle horreur !

Dire que toute mon attitude n’était qu’inconscient émergeant malgré moi. Il me restait à trouver pourquoi j’agissais ainsi.

C’est une amie qui a commencé l’ouverture en me parlant du fait que les gens qui sont durs se sentent, en fait, souvent profondément coupables, inconsciemment. Elle et d’autres amies m’ont ensuite permise de mettre de la lumière et de la compréhension dans tout ce fatras du passé qui ne m’appartenait pas…

Prises de conscience et guérisons

En résumé, voici ce que j’ai finalement compris et libéré :

Ma culpabilité

1. Ma dureté et ma colère étaient reliées à une profonde culpabilité que je portais depuis l’âge de cinq ans. Celle d’avoir cru que ma mère avait été malheureuse dans son deuxième mariage à cause de moi. En fait, cet homme m’a utilisée, en étant gentil avec moi, pour que ma mère finisse par l’épouser « parce que je pensais qu’il ferait un bon père pour toi, puisqu’il était gentil avec toi, pas parce que je l’aimais, pas du tout » m’avait-elle dit un jour.

Ma mère est tombée enceinte rapidement et il a commencé à être possessif, jaloux et violent avec elle. J’ai compris, dès le premier geste de violence de cet homme, que je devais protéger ma maman… tout en ne comprenant rien de ce qui se passait puisque j’avais vécu une vie très heureuse et paisible avec maman jusqu’à son remariage.

2. Comme cet homme m’avait utilisée pour avoir ma mère, j’ai reproduit ce pattern dans toutes mes relations amoureuses, laissant ma place à une autre femme avec qui mon conjoint m’avait trompée. Je n’avais été qu’une relation de transition pour eux. Résultat : toute gentillesse à mon égard peut amener à une trahison. Impossible de totalement faire confiance à quelqu’un.

Colère et jalousie… de toujours passer en deuxième, ne pas sentir à la hauteur, assez bonne pour être aimée, etc., sans compter le fait de se sentir trahie à chaque fois, manipulée comme l’avait fait mon beau-père pour avoir ma mère.

Sa culpabilité :

3. Ma mère se sentait profondément coupable de m’avoir fait vivre cette vie dans la violence. Même si elle est décédée en 2002,  je sentais que je la portais encore, sans savoir pourquoi, comme je l’avais portée depuis toute petite.

En fait, elle se sentait tellement coupable de cette état de faits que, il n’y a encore pas si longtemps, elle passait à travers moi pour répondre ou dire des choses à ma place. C’était assez hallucinant. Je m’entendais parler sans pouvoir rien faire et je savais que ça ne venait pas de moi. Jusqu’à ce que ça dépasse les bornes et qu’elle dise des choses qui n’avaient pas de sens et ne me ressemblaient vraiment pas. Là, j’ai dit stop et j’ai demandé qui m’utilisait ainsi.

J’ai alors découvert que c’était ma mère et qu’elle faisait ça « pour bien faire », pour me « rendre service », pensant que ça allait arranger certaines situations. Elle se sentait tellement coupable de ma vie en solitaire et difficile qu’elle était toujours après moi, pensant me protéger et prendre soin de moi.

Je lui ai alors clairement signifié son congé de ma vie. Il n’était pas question qu’elle s’ y ingère ainsi.

Je ne savais cependant toujours pas pourquoi, alors, elle agissait ainsi.

Je t’aime et je te pardonne

Dernièrement, en travail avec une amie thérapeute, elle est apparue et a parlé de sa profonde culpabilité, à elle, combien elle se sentait encore mal que je vive une vie aussi difficile, solitaire, etc. Elle me demandait pardon et, tant que je ne le lui donnais pas, elle ne voulait pas aller sur son chemin dans la lumière. C’est pour ça que je la sentais encore si présente dans ma vie.

C’est alors que nous nous sommes mises en contact. Je lui ai parlé, d’âme à âme et de coeur à coeur. Je lui ai dit combien je ne lui en veux pas du tout, que je lui pardonne pleinement et totalement, que je veux qu’elle aille faire son chemin et ne soit avec moi qu’en tant être de lumière. Nous nous sommes retrouvées dans l’amour, comme avant son remariage, dans notre complicité joyeuse, et nous avons convenu que nous allions continuer notre vie heureuse, chacune de notre côté mais en étant toujours, quelque part, ensemble.

Je me souviens m’être demandé quelle impression cela ferait d’être toujours ensemble et pourtant éternellement séparés.Nicholas Spark, Les pages de notre amour

Libération

Depuis ce jour, quelque chose s’est transformé en moi. Cette profonde culpabilité, je l’appellerais même de la honte toxique, s’est subtilement effacée de mon système. Pas complètement, tout n’est pas encore guéri, mais oh combien cela fait du bien de se sentir plus proche de moi, plus confiante, plus stable dans mes émotions.

Je vivais avec ma culpabilité, celle d’avoir cru que j’étais responsable de la vie malheureuse de ma mère, doublée de celle de ma mère qui s’en voulait de m’avoir fait vivre cette jeunesse malheureuse.

Que c’est lourd et pénible de vivre avec les croyances et décisions d’autres personnes, qui ne nous appartiennent pas mais qu’on porte, qu’elles nous ont transmises volontairement ou pas, croyant bien faire ou pas. On le remarque dans chaque exercice à ce sujet. Les poids héréditaires viennent parfois de plusieurs générations…

Un Amérindien m’avait dit, il y a longtemps, « Tu sais, dans notre culture, quand un chef de clan ou de famille prenait une décision pour la communauté, il savait qu’il la prenait pour les 7 générations à venir. Il devait donc être très conscient de ce qu’il allait décider. »

D’où le travail important de nettoyage des lignées héréditaires, de l’ADN, par des exercices divers comme la psychogénéalogie, la visualisation, l’hypnose, les constellations ou le chamanisme, pour ne citer que ces outils. Ce nettoyage fait partie de mon stage Mon Nouveau Monde.

Pour sortir de la culpabilité et de la honte

Si, vous aussi, vous avez l’impression de vous sentir coupable de tout et de rien, d’angoisser souvent sans comprendre pourquoi, de vivre des peurs incontrôlables éventuellement, je vous invite à visiter votre lignée familiale, votre karma, pour guérir ces liens, croyances et décisions qui ne vous appartiennent pas. Cela peut en être la raison, autant que cela peut aussi provenir de votre enfance, de votre éducation, d’un trauma que vous avez vécu dans cette vie-ci.

Si vous avez besoin d’un coup de main pour faire ce chemin, je peux vous aider. Il vous suffit de me contacter pour que nous en parlions.

Lecture suggérée : un excellent exposé sur Retrouver l’enfant intérieur par Michel Maret, Communauté du Cénacle au Pré-de-Sauges

De tout coeur, avec amour

PS : merci de laisser vos commentaires ci-dessous et non sur Facebook, qu’ils restent avec l’article.

Dominique

© Dominique Jeanneret, toute reproduction de ce texte permise, en tout ou partie, dans un espace non-commercial, à condition de ne rien y changer et d’ajouter ma signature ainsi que ces lignes et un lien vers www.chemindevie.net. Merci pour votre collaboration.

Thérapeute en intégration psychocorporelle (PCI)
Accompagnante psycho-spirituelle et énergétique
www.dominiquejeanneret.com, www.omaction.net
www.facebook.com/dominiquejeanneret4

 

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