Renouvellement de visa de touriste au Sri Lanka

Légende en bas de l’article

Quand on arrive au Sri Lanka en tant que touriste, on ne peut recevoir qu’un visa d’un mois, l’ETA. Si on désire rester plus longtemps, c’est relativement facile en autant qu’on prenne une journée pour aller à Colombo au bureau d’immigration situé à Battaramulla, un quartier dans l’est de la ville.

Aujourd’hui était la troisième fois, pour la troisième année, que je suis allée renouveler mon visa de touriste. En voici les étapes, juste pour le plaisir (quand on attend, on a le temps d’écrire !).

6:30 – Départ de la maison dans le sud de Colombo. Je dois prendre 2 autobus. Arrivée à 7:30 à Bataramulla dans le nord-est de la ville, à quelques pas du bureau d’immigration. On me dit que le bureau des visas ouvre à 8h30 mais j’ai un feeling….

Je m’engouffre dans l’échoppe d’un des trois photographes sur le chemin vers le bureau d’immigration, celle où les rabatteurs sont le moins insistants et où le sourire est honnête. 250 LKR (roupies = env. 2 $CA) et 10 minutes plus tard, j’ai mes 4 photos.

Petit déjeuner dans un petit troquet sur le chemin. Un thé et un « bun » (petit pain de mie blanc) avec une saucisse et une rondelle d’oignon. Rien de sucré le matin au Sri Lanka.

Pour se rendre au bureau d’immigration, on doit entrer par la porte principale, à gauche, aller au fond de cette salle, traverser la cour, monter les escaliers et entrer dans le bureau d’immigration comme tel. On monte au 4e étage avec les ascenseurs de droite. Ceux de gauche vont du 9 au 18e.

8:00 – Mon feeling était bon : le bureau des visas est déjà ouvert même si les personnes à qui j’ai demandé m’ont dit 8:30.

Je demande le formulaire à la réception dans le couloir en entrant, là où tout le monde fait la queue pour avoir son numéro de dossier. Je remplis le formulaire sur un petit comptoir au mur et fais ensuite la queue pour avoir mon numéro.

8:15 – La réceptionniste regarde mon formulaire qu’elle me redonne avec mon passeport ainsi qu’un ticket avec mon numéro. Elle me dit de me rendre à la salle d’attente à côté. C’est l’étape de la section A.

8:19 – Je colle ma photo sur le formulaire avec un bâton trempé dans une colle vert fluo, installé en haut des armoires à dossiers à côté de la réception de la section A avant de m’asseoir dans la salle d’attente. La dame derrière le comptoir semble attendre 8:30.

8:31 – Message de bienvenue en trois langues au haut-parleur. Tout le monde se lève, le temps de l’hymne national.

8:35 – La cloche annonçant les numéros commence à sonner toutes les 20-30 secondes… puis silence pendant 5 minutes. Les gens se pressent au comptoir. La réceptionniste écrit qqch sur le formulaire puis le redonne.

8:42 – La cloche sonne et mon numéro s’affiche à l’écran. C’est mon tour. La dame passe mon ticket devant le petit écran lumineux qui fait biiiiiip, comme quand on passe les produits à la caisse du supermarché, et me dit de me rendre à la section B.

8:47 – Je m’assieds à la salle d’attente. C’est l’étape de la rencontre avec l’agent d’immigration.

9:12 – La cloche sonne et mon numéro apparait à l’écran. Je me rends devant la porte derrière laquelle l’agent décidera de mon avenir, enfin d’une certaine façon 😉. Une personne est encore avec lui.

9:15 – J’entre dans le cubicule. Comme d’habitude, l’agent est sans sourire. On dirait que tous les fonctionnaires d’immigration sont drillés pour ne pas avoir d’émotions. Il ne lit même pas mon formulaire. Il se contente de regarder le nombre de mois d’extension que je demande, signe à côté, met le formulaire dans mon passeport puis place les deux sur la chaise à côté de lui.

J’en profite pour lui demander où je peux avoir les renseignements pour avoir un visa de résidence au Sri Lanka. Il lève les yeux sur moi et semble enfin vouloir entrer en contact avec moi. J’en suis presque honorée. Il me demande ce que je veux venir faire au pays puis me dit gentiment que je dois aller à l’ambassade dans mon pays pour faire application. Il me dit d’aller à la section C pour la suite des opérations.

Je me rends à la section C, là où on paie. Il n’y a personne derrière le comptoir.

Chaque pays a un prix différent, ou presque. Pour les Canadiens, c’est encore 50 $US, comme les années précédentes.

9:25 – Je vais me chercher un thé au petit comptoir dans la salle.

9:51 – L’agente à la caisse arrive avec un premier paquet de papiers. Les numéros commencent à s’afficher sur l’écran et la cloche à sonner.

10:02 – Mon numéro s’affiche. Je me mets dans la queue.

10:08 – Je paie 50$US en roupies et reçoit mon reçu. Elle me dit de me rendre à la section D.

10:11 – Je m’assieds à la salle d’attente de la section D, la dernière, celle où on reçoit son passeport. C’est là qu’on va attendre le plus longtemps. J’espère avoir mon passeport d’ici midi car les fonctionnaires vont probablement manger. L’an dernier, tout s’était arrêté entre midi et 13h.

Même si j’étais dans les premiers à donner mon formulaire ce matin tôt, cela ne veut pas dire que je serai dans les premières à recevoir mon passeport.

Tous les quarts d’heure environ, un agent arrive avec une pile de passeports et papiers et appelle les numéros de dossiers.

11:15 – J’ai un creux. Je vais me chercher un petit pain et un thé.

12:12 – Ah ben, suis heureuse de comprendre que les fonctionnaires sont là sur l’heure du lunch, contrairement à l’an dernier. Nouveaux appels de numéros. Je n’y suis pas encore… Je commence à m’impatienter un peu. Je n’aime pas m’énerver. A quoi ça sert, de toute façon ?! Je lâche prise et me remets à mon petit jeu sur mon téléphone.

12:28 – C’est enfin mon tour. L’agent me donne mon passeport étampé d’un nouveau visa jusqu’au 16 mars en me disant « It took long time » avec un gentil sourire un peu désolé. Il n’y peut rien mais a quand même de la compassion. Il avait remarqué que j’attendais depuis longtemps. Enfin un fonctionnaire avec un sourire et une émotion 😉

En conclusion : il est bien mentionné, sur une feuille A4 collée au mur, que le temps pour obtenir son visa est d’environ 4 heures. Plus on arrive tôt le matin, plus on a de chances de l’avoir dans ce délai. L’an dernier, j’étais arrivée vers 9:30 et j’étais sortie de là vers 15:00…

En sortant du bâtiment, je prends l’autobus pour rentrer. Un jeune homme monte dans le bus et explique très gentiment, en cinghalais, la raison pour laquelle il va nous jouer de la flûte. Sa musique met une jolie ambiance dans cette journée d’une profonde platitude… mais j’ai eu mon visa !

Je suis maintenant prête à vivre mon séjour au Sri Lanka en toute légalité jusqu’à mon départ… et à savourer chaque instant !

PS : merci de laisser vos commentaires ci-dessous qu’ils restent avec l’article plutôt que perdus dans Facebook ou ailleurs.

De tout coeur,

Dominique

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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Légende de la photo :
Un moine et des nonnes en train de coller leur photo sur le formulaire de demande de visa.
Table/chaises et lavabo pour se laver les mains au bistrot du petit déjeuner.
Le comptoir de la section C, là où on paie, encore vide.
La vitrine des « buns », petits pains, au comptoir dans la salle.
La salle d’attente de la section D, là où on reçoit son passeport et visa.
Mon passeport
La joueur de flûte dans le bus.

Découverte de l’Ile de la Réunion

LA RÉUNION, novembre. L’été commence et le temps des pluies aussi. Nous sommes au sud de l’Équateur, là où les saisons sont inversées et où l’eau tourne « à l’envers » dans l’évier.

Première journée à La Réunion. La vue sur la mer depuis la maison, à 1400 m d’altitude. En 20 minutes d’auto, on arrive au bord de la mer et on peut avoir environ 10oC d’augmentation. Il y fait nettement plus chaud

Les fleurs un peu partout, de toutes les couleurs. Des arbres rouges, mauves, des bougainvillées le long des routes… La flore est tellement riche et de toute beauté à l’année !

Au petit déjeuner, confitures locales « Royal Bourbon » de letchi, ananas et goyavier. Jus de mangue, goyavier et ananas avec un titre tellement charmant : « Caresse créole »

Pour le lunch, un tour au Tinto, la crêperie du village où j’ai mangé la meilleure crêpe de sarrasin de toute ma vie, meilleure qu’en Bretagne ! Le menu est dans un grand cahier dont la couverture est faite de feuilles de bananiers et autres pièces de nature locale…

Il reste juste au soleil à venir faire coucou pour de vrai. On arrive dans la saison des pluies et c’est plus nuageux ces jours mais la chaleur y est

Je me sens vraiment gâtée par mon amie et je sens que je vais passer un temps magnifique ici. Merci la vie ! Merci Mabeille !

Trois jours plus tard

J’y suis arrivée il y a à peine trois jours et deux choses m’ont frappée dans les heures suivant mon arrivée :

1. Au fil des routes empruntées entre St-Denis au nord et St-Pierre au sud, puis à monter dans la montagne chez mon amie, j’étais toute mêlée. Je ne savais plus où j’étais.

La Réunion est un département français dans l’Océan indien, à quelques encablures de Madagascar, à « droite » (Est) de l’Afrique. On y trouve toutes les enseignes de magasins qu’on trouve en « métropole », la France comme l’appelle les Réunionnais. Pourtant, la façon dont les maisons (cases) sont construites, les échoppes sur le bord des chemins et la végétation tropicale luxuriante me font tellement penser au Sri Lanka !

2. Alors que, en Amérique ou en Europe, on différencie assez facilement les races humaines entre Noirs,  Blancs, Jaunes et Rouges, sans compter les diverses religions bien différenciées – et avec le racisme qui va avec souvent -, à la Réunion, on a tellement de métissages de toutes les races qu’on ne sait plus vraiment l’origine de chacun. C’est impressionnant de voir toutes ces personnes provenant chacune de plusieurs métissages, toutes typées différemment. De voir même, dans une même famille, les membres être assez différents comme s’ils ne venaient pas des mêmes parents.

A la Réunion, il existe une tolérance raciale qu’on ne connaît pas et qui est un exemple d’accueil et de non-jugement à ce niveau…

Une journée au soleil

Comme j’habite chez une amie à 1400 m. d’altitude, je me lève avec le soleil mais le brouillard se pointe vers l’heure du midi, se permettant même d’entrer dans la maison ! Je n’avais jamais vu ça…

Nous avons donc décidé d’aller « en bas », vers le soleil et la chaleur (nous avons env. 10oC de moins qu’en bas), à Cap-Méchant, pour déguster une « salade de palmistes » = une salade de coeur de palmiers, des vrais, pas en boites ! Un goût délicat et très fin, délicieux, rien à voir avec ceux en boîtes !


Roche volcanique (basalte) – Salade de palmistes (coeurs de palmiers),
gousses de vanille fraiche, bougainvillées rouges et hibiscus rose.

Mon amie m’a ensuite amenée me balader le long de la falaise qui surplombe la mer. La roche est entièrement volcanique, du basalte de différentes densités, formes et teintes. Nous ne sommes pas loin du volcan qui se réveille chaque année, le Piton de la Fournaise. L’eau de la mer a de magnifiques teintes de bleus 🙂


Falaises en roche volcanique

Le long de la promenade en haut de la falaise, la roche est recouverte d’une petit gazon appelé « herbe pique-fesses » et qui est pourtant assez doux aux pieds.

Des « vacoas« , arbres aux troncs multiples portent des fruits, des « pinpin », qui ressemblent à de grosses pommes de pin dont on cuisine les fruits comme un légume :

Vers 16h, retour à la maison dans la montagne, et dans le brouillard et environ 18oC. Il a plu en haut alors que nous étions au soleil à 28oC en bas, à 20 minutes de voiture.

Sur l’autoroute, les flamboyants (oranges) et les jacarandas (mauves, en fin de floraison) illuminent la route de leurs couleurs tandis que les palmiers nous montrent le chemin…

 

Quand l’éclipse me ramène sur mon chemin

Chères toutes et tous,

l’éclipse d’hier a éclipsé un projet qui n’avançait pas, celui d’un voyage de groupe au Maroc en novembre. Cela faisait un bout de temps que j’en avais assez – cela fait 6 mois qu’on travaille dessus ! – mais ma collègue y tenait aussi je respectais son désir de s’accrocher au projet et de faire en sorte qu’il débouche. Ce matin, j’étais complètement ailleurs.

Hier, une vidéo m’a accrochée sur Facebook, où Morgan Freeman est en Inde, à Bodhgaya, et parle avec des moines à propos de Dieu et du bouddhisme. Ce n’est pas tant ce qui se dit que les images du lieu qui m’aimantent littéralement sans savoir pourquoi.

Les images me rappellent ce que j’y ai vécu quand j’y étais en décembre dernier. Je suis en effet allée dans le nord de l’Inde avec un groupe de professeurs srilankais durant deux semaines sur le chemin de la vie de Bouddha. Notre arrêt à Bodhgaya m’a marquée et je m’étais dit que je voulais y retourner un jour.

Les moments passés sous le « Bodhi Tree », l’arbre sous lequel Bouddha a eu son illumination, ont été forts, amplifiés par le festival de chants qui se tenait juste de l’autre côté de la barrière où des centaines de moines chantaient.

Le festival de chants par les moines sous le Bodhi Tree

Éclipse

Je me suis réveillée matin avec une idée bien claire pour une toute autre destination que le Maroc, sans savoir exactement pourquoi je veux/dois aller là, juste un feeling tenace depuis un certain temps. Toute la journée, une force invisible me poussait intérieurement. J’ai été comme figée à ma chaise, devant mon ordi, tant que je n’aurais pas terminé. Je savais qu’il ne servait à rien de tenter de combattre ce qui se passait…

En fait, au départ, après ma tournée en Europe et le voyage au Maroc, je devais aller de Genève à Trivandrum puis Varkala, dans le Kerala, au sud de l’Inde, pour ma cure ayurvédique avec le Dr. Joshi comme j’ai fait l’an dernier.

Le Dr. Joshi avec les deux massothérapeutes

Depuis quelques semaines, je regardais les prix des billets d’avion Genève – Trivandrum (Kerala) et je les trouvais chers. Je n’arrivais pas à me décider. Quelque chose coinçait. Les dates aussi. Je trouvais que le temps entre ma tournée en Europe, le voyage de groupe au Maroc puis le séjour à Casablanca chez mon amie, la cure ayurvédique à Varkala et finalement le Sri Lanka autour du 1er janvier 2018 était trop serré.

Quand ce n’est pas fluide, je lâche prise jusqu’à ce que j’aie l’élan. C’est alors que tout devient clair et fluide et facile. Si on doit forcer, si ça n’avance pas, c’est qu’il y a autre chose de prévu pour nous.

Poussée par cet élan arrivé ce matin, qui me disait justement d’aller ailleurs, j’ai fini par laisser le travail que j’étais en train de faire et ai commencé à aller voir les prix des billets d’avion et d’hôtels.

Tout était moins cher que je pensais. Signe après signe. Tout était tellement clair, fluide, facile. Tellement l’inverse des 6 derniers mois à vouloir monter le voyage au Maroc.

En fait, au lieu de chercher un billet d’avion Genève – Trivandrum, je regardais les billets d’avion pour Genève – Delhi, puis Delhi – Bodhgaya (séjour d’une semaine. Pas 3 ou 5 jours : 7 !), retour à Delhi puis Delhi – Trivandrum. En tout, à peine 200 $ de plus que Genève – Trivandrum. J’avais le coeur qui battait fort !

J’ai pris une pause. Je devais rejoindre Evelyne, ma collègue au Maroc, pour lui dire. Elle a été déçue mais reconnait que ça coince trop et on a donc annulé l’idée d’organiser ce voyage de groupe cette année. On remet à 2018.

Figée sur ma chaise

D’habitude, l’après-midi, je sors pour aller faire une commission ou voir quelqu’un. Je commence souvent mes journées à 6h du matin et, à 14h, je sors du bureau. Il a commencé à pleuvoir à gros sauts d’eau à 15h alors que je m’apprêtais à sortir pour aller manger une glace. Je suis retournée sur ma chaise. Je n’avais pas encore terminé ce que je devais faire.

J’ai fini par peser sur les pitons d’achat des billets d’avion vers 17h, l’un après l’autre, puis les imprimer. Oufff…. j’en ai encore le coeur qui bat fort !!!

Le temple devant le Bodhi Tree

En l’espace de 24 heures, un tournant clair, des signes évidents, le corps figé sur ma chaise tant que je n’avais pas terminé. C’est quand même fort !

Je connais cependant ce feeling et il est aussi rempli d’enthousiasme. C’est comme si quelque chose de plus grand que moi me pousse exactement là où je dois aller, sans équivoque, sans possibilité d’ailleurs. Si je veux aller ailleurs – j’ai toujours le « choix » bien sûr -, tout coince, force, n’est pas agréable.

A quoi bon combattre ? Autant se laisser envahir par cette joie enthousiaste de sentir qu’on est sur le bon chemin et suivre tous les signes et synchronicités pour faire en sorte que ça se réalise.

Ces derniers jours, je commençais à m’ennuyer, presque à déprimer. J’avais besoin que quelque chose « se réveille » mais je ne savais pas quoi. J’ai juste demandé à être heureuse hier soir, comme tous les soirs, juste avant de m’endormir.

Aujourd’hui, je me réjouis beaucoup et j’ai vraiment hâte de repartir en voyage, d’animer tous les stages en Europe, de rencontrer de belles personnes et de partager avec elles, puis d’aller en Inde et au Sri Lanka.

Ce que je vais faire à Bodhgaya une semaine ?

Je n’en ai aucune idée. A part méditer sous le Bodhi Tree.

Je suis cependant sûre que Dieu ou l’Univers, on l’appelle comme on veut, à un magnifique cadeau pour moi là-bas. Je vous le dirai quand je l’aurai découvert ! 😉

De tout coeur,

Dominique

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

 

Les surprises de l’ouverture du coeur et du lâcher prise

[caption id="attachment_1212" align="alignnone" width="700"]Temple bouddhiste de Balapitiya, Sri Lanka[/caption]

J'ai envie de vous raconter une journée, celle d'aujourd'hui. Il n'est que 14h et j'ai déjà vécu tellement de choses que j'ai envie de vous partager comment je fonctionne quotidiennement et comment je suis remplie de gratitude pour tous les cadeaux reçus chaque jour !

Hier soir, j'ai mangé du gluten au souper et de la crème glacée en dessert. […]

Foi, sourire et gratitude

Note: je n’ai pas d’ordinateur depuis plusieurs semaines aussi j’écris avec mon téléphone portable. Je ne peux pas non plus aller dans mes autres comptes Facebook que www.facebook.com/dominiquejeanneret4. Je vous y invite pour me suivre dans mes voyages actuels en Inde et au Sri Lanka.

Noël vient de passer et je ne l’ai pas vraiment souhaité à tout le monde comme on fait d’habitude. Je ne suis pas là. Quand je suis seule, j’aime en être loin.

Du coup, je n’ai évidemment pas reçu des dizaines de commentaires et messages. Très peu de mes amis ont pensé à moi. […]

Confirmer ses valeurs en voyage

Hier soir, magnifique coucher de soleil rose sur la fin de notre voyage qui se termine dans 2 jours.

Ce matin, départ à 7h pour quelques heures de route vers Agra et le Taj Mahal, ce mausolée extraordinaire érigé au souvenir d’un grand amour, dont les joyaux proviennent du Sri Lanka.

En route, des paysages et des visages. À l’arrêt-pipi, un bon tchai mijoté dans une vieille casserole avec du lait, du gingembre, du sucre et de la cardamone….

Oser montrer sa foi – Sentir plutôt que chercher à comprendre

Aujourd’hui, mon amie et moi étions invitées à un puja privé au grand temple de Bellanwila dans un quartier de Colombo. Un puja est une petite messe, si on peut dire, où nous chantons ensemble, prions et écoutons le moine raconter une histoire sur Bouddha et-ou nous donner des conseils de vie.
Pour l’occasion, nous sommes allés à l’intérieur de l’espace entouré par une barrière qui fait le tour du Bodhi Tree* et nous nous sommes assis au pied de l’arbre. […]

Première journée à Colombo, Sri Lanka

Première journée à Colombo où je suis allée rendre visite à un ami Facebook, un moine bouddhiste, à son temple. Alors que nous étions en train de discuter avec lui, une dame est arrivée avec une boisson rouge, le saruwath, contenant de petites graines, les kasakasa ou sabja. Je n’en avais jamais bu, une belle découverte !
La nourriture arrive souvent comme par magie, quand on passe du temps avec un moine dans un temple. […]

Quelques mots de Montpellier

Bon matin ensoleillé ! Il fait 12 degrés à Montpellier, dans le sud de la France, où je passe quelques jours. A 14h, on devrait atteindre les 20 degrés, température qu’on ressentira encore dans la soirée une fois la brise tombée. C’était la météo du jour 😉
Les amis au Québec publient déjà des photos de nature enneigée que je ne toucherai qu’à mon retour au pays en mars prochain, « si Dieu le veut » ;). Je trouve toujours magnifique ces manteaux de neige sous le ciel bleu mais le froid ne me manque pas. […]

Raisons et façons de voyager

Bouddha au stupa (dagoba) Mirisewetiya à Anuradhapura

On voyage pour différentes raisons, de différentes façons. Parfois rapidement, parfois longtemps au même endroit. On ne sait pas toujours pourquoi on voyage mais on sait qu'on va y trouver quelque chose.

Pour ma part, j'aime à voyager seule ou avec une autre personne qui partage ma façon de voyager, qui est assez différente de la plupart des voyageurs. C'est en voyageant que je m'en rends compte, encore une fois, comme il y a 33 ans quand je suis venue pour la première fois passer trois mois au Sri Lanka puis en Inde. Comme à chaque fois que je voyage, peu importe où mais spécialement dans les pays différents de notre occident.

Sans me poser de questions, instinctivement, j'ai toujours évité les touristes, sauf ceux, éventuellement, avec un sac à dos, et encore. Le peu de contacts que j'ai eus avec certains n'ont pas été agréables. En 1982, un français un peu saoûl et perdu à New Dehli à même failli me violer alors que, en trois mois de voyage alors, je n'ai eu aucun souci avec les gens du pays.

Créer le contact

Quand je voyage, j'aime à m'intégrer au pays, apprendre comment les gens vivent et pensent. Cela ne se fait pas le premier jour, cela va de soi. On doit prendre le temps de rencontrer les bonnes personnes qui vont nous faire rencontrer d'autres bonnes personnes. Amara, par exemple, un chauffeur de tuktuk jaune à Anuradhapura, m'a fait rencontrer une nonne qui m'a accueillie pendant quelques jours dans son temple. C'est là que j'ai rencontré deux amies qui vivent à Colombo qui m'ont invitée à aller passer quelques jours chez elles.

A Heenatiya où je suis depuis le début de ce voyage, le 21 novembre dernier, Chamara, le tenancier de l'hôtel où nous étions, m'a fait rencontrer Kusala Thero, le moine du temple où je vais méditer et participer à des activités. C'est lui qui, au bout de quelques temps d'échanges, m'a offert de vivre dans une famille de ses amis au village.

Quand je suis avec mes amis locaux* dans des endroits touristiques, ils pensent éventuellement que je vais parler avec mes pairs blancs. J'ai tenté de créer des contacts avec ceux-ci parfois, juste avec le sourire, comme je fais avec les locaux qui me renvoient alors de magnifiques sourires et, même parfois, byebye de la main. Certains viennent même pour se faire prendre en photo avec moi, me remerciant chaleureusement alors. (photo : A Dambulla, une petite famille qui voulait une photo avec moi. J'en ai été honorée et elles aussi. Chacun sa façon d'interpréter les situations… ;-))

Les touristes, eux, me regardent avec un air interrogateur, lèvent le nez, regardent ailleurs, et restent bêtement stoïques dans leur monde. Aucun contact agréable possible. Quand il se crée, il ne tient pas. Je ne suis pas dans le même monde… que les touristes ! Je vis avec les gens du pays. Je n'y peux rien, j'y suis née (en Afrique) et on dirait que je ne peux pas faire autrement. C'est instinctif.

Vivre différemment

Mon lit dans la chambre que je partage avec l'ado de la famille à Heenatiya, ma table de travail où je vous écris cet article.

Vivre avec les gens du pays dans un petit village du Sri Lanka – ou ailleurs dans le monde – signifie accepter de vivre de façon différente, sans grand confort éventuellement mais avec tellement de richesses à d'autres niveaux.

La gentillesse et la bonté des gens du pays, la nourriture, le soleil, la chaleur, les sourires, accueillir les choses simples de la vie, apprendre à vivre avec peu et trouver des systèmes D parfois pour arriver à ses fins. Comme quand Sunethra, la dame chez qui j'habite à Heenatiya, emploie un fil d'écorce de noix de coco qui traîne à terre pour couper le pittu parce qu'elle n'a pas de couteau, comme un fil à beurre, sur la feuille de bananier.

Ce matin, Sunethra me dit qu'elle va faire un déjeuner rapide. Du pain (de mie, blanc et plein d'air comme le pain américain. C'est le seul qu'ils ont) avec du sambol, un mélange d'oignons, ail et épices, salé. Ils ne mangent pas sucré le matin.

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Sambol, pain et confiture pour le déjeuner

J'aime bien manger salé le matin. C'est énergisant et ne fatigue pas, contrairement aux aliments sucrés. Cependant, ce matin, j'ai eu une envie : même si je n'en mange pas souvent non plus à la maison, après un mois sans confiture, j'ai craqué et suis allée m'en acheter au dépanneur du coin. Pour beaucoup de choses, les srilankais sont entre 30 et 50 ans en arrière de nous. La confiture est faite de fruits en jus, de pectine et quelques additifs chimiques et ne goûte pas grand-chose. Je peux rêver de ma confiture sans sucre et pleine de fruits goûteux !

Déplacer les problèmes

Quand on part en voyage plus que pour juste quelques jours de dépaysement, nos soucis et nos problèmes viennent avec nous, évidemment. Plus on cherche à les fuir, plus ils nous sautent au visage, peu importe où on est dans le monde. Même si on change d'hémisphère et qu'on va là où l'eau tourne à l'envers de chez nous, nos problèmes continuent à tourner en nous quand même ;-).

La distance de nos racines physiques permet cependant de mettre une distance envers ces questionnements et de les appréhender avec plus de discernement et conscience. Le recul aide à les voir sous un angle différent et avec plus de paix. Ils tournent éventuellement dans un autre sens, celui qu'on n'avait pas vu avant et qui va nous aider à les solutionner.

Le partage de vie avec les gens du pays, l'observation de leur mode de pensée et de fonctionnement permet aussi de voir nos soucis et questions existentielles prendre une autre importance, souvent moindre, au profit de l'appréciation de la vie qui nous est alors offerte.

Le monde bouddhiste

Sans aucune attente, j'ai atterri dans un monde bouddhiste au Sri Lanka. C'est la philosophie-religion qui prône dans ce pays depuis plus de deux millénaires et qui me rejoint le plus, en Asie, en termes de spiritualité. C'est dans cette philosophie que j'ai trouvé, alors que j'avais vingt ans, réponses et confirmations à des croyances profondes que j'avais, comme le fait que nous sommes à 100 % responsables de ce que nous nous faisons vivre et que nous nous devons de vivre dans le plus grand respect les uns des autres.

C'est donc simplement et naturellement que je me suis intégrée à la communauté du temple du moine Kusala Thero à Heenatiya. Même si je ne comprends absolument pas la langue, je m'imprègne des sons durant les prières qui sont mes méditations.

Dans le bouddhisme, l'idée de karma existe et chaque personne fait donc de son mieux pour se créer un bon futur karma. Respect, bienveillance, bonté et générosité sont donc de profondes vertus de vie qui sont appliquées par tous les bouddhistes. Ce sont aussi ces qualités qui sont enseignées dans les Dhamma Schools de tout le pays, l'école du dimanche bouddhiste pour les jeunes de 4 à 18 ans.

La mentalité des bouddhistes fait en sorte qu'il est aisé de voyager dans ce pays et, surtout, de s'y sentir en sécurité. Dans les trains et le bus, il n'est pas rare de voir des femmes laisser leur sac à main sur une tablette ou sur quelqu'un pendant qu'elles sont debout au milieu de la foule.

Cette façon de vivre dans le respect et la bonté est paisible et agréable.

Le retour

A gauche des trois, Baddiya Thero, le moine prieur au Puja du 31 décembre dernier à Anuradhapura

«Ça va être dur de rentrer» me suis-je surprise à ressentir et penser alors que j'écoutais les chants de Baddiya Thero, le moine prieur au Puja du 31 décembre dernier à Anuradhapura (où j'ai passé une semaine, dont quatre jours dans un temple avec une nonne). Je me suis souvenue alors que, lorsque je suis rentrée d'Inde après trois mois de voyage en 1982, cela m'a pris six mois avant d'atterrir et de «revenir» vraiment chez moi. Est-ce que ce retour fin février, via la Suisse et la France pendant un mois avant de rentrer au Québec le 30 mars, va-t-il être aussi difficile ?

Et puis, de retour à Heenatiya avant-hier après une journée de voyagement en train et bus, je me suis surprise à avoir envie de rentrer à la maison, hier matin. La maison qui m'attend chez mon amie à Montréal.

Ce serait facile de changer mon billet de retour et de rentrer mais ce serait fuir ce que j'ai encore à vivre ici. Je ne sais pas quoi mais je sais que ce sont beaucoup de moments magiques et de cadeaux m'attendent ici avant de repartir…

Avec amour, je vous envoie une brise chaude et enveloppante du Sri Lanka !

Do

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* on appelle «locaux» (locals en anglais) les habitants du pays

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