Le poids que nous portons de nos ancêtres

Quand j’étais jeune, ma mère (qui avait vécu en Afghanistan et était allée en Inde avec mon père avant ma naissance) m’avait parlé de karma et de réincarnation, un concept qui m’avait titillé l’esprit car je le trouvais intéressant. Alors que j’étais en voyage en Inde, en 1982, j’ai vraiment pu voir à quel point les Hindous (pratiquants) considèrent leurs actes en fonction de leur karma et de leur future réincarnation.

Quand je suis arrivée au Québec, il y a plus de trente ans, j’ai rencontré un Amérindien. Dans la discussion que nous avons eu ensemble, il me dit « Tu sais, dans le temps, quand un chef prenait une décision pour son clan, il savait que cette décision allait avoir de l’impact sur les 7 générations à venir« . Ce moment est toujours resté gravé dans ma mémoire.

Il y a quelques années, en discutant avec un homme-médecine amérindien, il m’a expliqué le principe de spirale des « générations« , des cycles de 7 ans et de 7×7 ans que nous vivons et « revivons » jusqu’à ce qu’on se libère de notre passé. Il me dit aussi que nous avions vécu trois générations ensemble, ce qui est beaucoup et rare. C’est vrai que le lien était fort entre nous. On se connaissait depuis des lunes.

En 2006, alors que j’animais mon blog Chemin de Vie, une dame m’a écrit en me parlant des constellations familiales. J’ai été emballée. Je n’ai pas pu faire la formation malheureusement, qui se donnait alors en Europe, mais ce concept qu’on porte des croyances et décisions de nos ancêtres me parlait beaucoup. On y parlait notamment de « loyautés générationnelles ». Cette dame a écrit des articles à ce sujet dans mon blog durant plusieurs années.

En 2015, j’ai rencontré des moines bouddhistes au Sri Lanka. La philosophie de Bouddha porte aussi sur le karma et la réincarnation, un peu différente des Hindous cependant. Les bouddhistes doivent, comme les Hindous, accumuler des « mérites » tout au long de leur vie pour s’assurer une belle prochaine vie. Ils (les pratiquants) sont donc très respectueux, généreux et gentils.

On peut lire de plus en plus d’articles, depuis quelques années, concernant notre chaine d’ADN, de ce qu’elle porte (de nos parents et ancêtres) et comment elle peut se transformer au fur et à mesure qu’on fait un cheminement personnel.

Dans notre société

Dans notre société, qu’on soit catholique ou protestant, par exemple, on apprend à être de bonnes personnes mais sans parler de karma, générations ou réincarnation. Pourtant, le concept de constellations familiales, de karma et de réincarnation émerge, dans ces mots ou d’autres, nous amène à considérer et travailler sur le fait qu’on porte souvent de lourdes croyances de nos ancêtres car on leur accorde encore beaucoup de « loyautés » inconscientes.

Ces croyances et liens avec le passé nous amènent à vivre des choses qui ne nous appartiennent pas, dont nous ne sommes souvent pas conscients et dont on ne sait pas comment se libérer.

Par exemple, dans ma lignée de femmes du côté de ma mère, les femmes n’étaient pas proches de leurs enfants – elles ne savaient pas comment être avec -, étaient dépressives et délaissées (éventuellement trompées) par leur mari. Ma mère est tombée en dépression à l’âge de 33 ans, sans jamais s’en sortir, et a été trompée par mon père puis son second mari.

Croyez-le ou pas, je suis tombée en dépression à l’âge de 18 ans et tous mes conjoints m’ont trompée. Je n’ai pas voulu avoir d’enfants. J’ai cassé la chaîne générationnelle.

Pour être enfin heureuse, je devais aussi me libérer de lourds fardeaux qui ne m’appartenaient pas pour enfin trouver un espace de paix. Un espace où je peux créer pleinement ma vie et être heureuse en étant MOI sans plus avoir d’influences négatives de vies passées et de mes ancêtres. Cela a pris des années de thérapie mais je suis infiniment plus heureuse aujourd’hui, libérée de tous ces poids. J’ai vraiment l’impression que c’est moi qui suis aux commandes de ma vie et de sa création telle que je la veux.

S’en libérer pour être enfin Soi et heureux

On ne sait jamais par quel bout, de quelle façon, avec qui ni quand on va débloquer un lien générationnel ou karmique. C’est par divers exercices et thérapeutes/techniques qu’on avance et qu’on y arrive.

La première étape que je propose dans mes ateliers est de poser notre arbre généalogique sur une grande feuille de papier. En y ajoutant des données précises, on voit alors nos croyances et loyautés émerger, parfois même nous sauter à la figure tellement c’est clair, créant alors quelques émotions et prises de conscience. C’est alors que des déconnexions et libérations de loyautés générationnelles et/ou karmiques peuvent prendre place grâce à des exercices.

Je vous souhaite d’identifier ce que vous portez qui ne vous appartient pas et de vous en libérer pour créer la vie de vos rêves de façon légère et heureuse.

Le stages que j’offre incluant ce travail sont, en France, Mon Nouveau Monde et La Grande Traversée. Au Québec, de petits ateliers à ce sujet sont offert aussi.

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

S’installer pour créer

Ile d’Orléans – Photo : Dominique Jeanneret

Mon retour au Québec

Comme vous le savez, je suis devenue nomade (SDF en fait, mais pas dans la rue) il y a trois ans. J’ai quitté mon appartement en mai 2015. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt et suis allée vivre près de Montréal. Mon but était de me réinstaller dans cette région en revenant de voyage au printemps 2016 car j’y ai plus de réseau social qu’à Québec. J’avais décidé que je passerais les trois prochains mois d’hiver (2015-2016) au chaud, sans savoir où.

A l’automne 2015, je suis allée en Europe faire une tournée d’ateliers avant d’aller au Sri Lanka en novembre pour accueillir un groupe de femmes pour dix jours. C’est là que j’ai rencontré un moine avec qui j’ai cheminé tout en me baladant dans le pays. J’avais mon pied-à-terre dans une famille (où j’ai créé le livre de recettes de cuisine du Sri Lanka) et sillonnais le pays pour visiter, faire une retraite de méditation, enseigner à des petits moines et découvrir tout simplement le pays.

Pour avoir le droit d’entrer au Sri Lanka, je devais avoir une preuve de sortie. J’avais donc pris un billet d’avion pour Chennai, en Inde, le 18 décembre 2015. Un rêve d’enfant d’aller visiter cette ville qui m’était mythique, qu’on appelait Madras et où de merveilleux tissus colorés sont fabriqués (j’adore les tissus et les couleurs !).

Décembre 2015, des pluies détruisent la région de Chennai et des maladies surgissent. Je décide de rester au Sri Lanka. Je vais alors renouveler mon visa qui n’est valable, quand on entre au pays, que pour un mois.

Je suis finalement restée trois mois au Sri Lanka. J’ai visité beaucoup d’endroits. J’ai rencontré des moines, visité des orphelinats, me suis fait des amis.

Petit à petit, durant ce séjour, et sans m’en rendre compte, un vieux rêve a commencé à prendre forme : j’avais longtemps voulu accompagner des groupes en voyage pour leur faire découvrir des pays.

En février 2017, j’ai accompagné deux belles dames pour un séjour de 17 jours et, en février 2018, j’ai guidé un groupe de huit belles dames. Ce rêve d’accompagner des gens pour leur faire partager mes découvertes d’un pays s’est réalisé !

Six mois au Québec

Au Québec, nous avons une sécurité sociale/assurance maladie gouvernementale que nous perdons si nous vivons plus de six mois à l’extérieur du pays. Je n’ai donc pas le choix que de passer six mois au Québec si je ne veux pas la perdre (on la retrouve quand même après trois mois à notre retour, si on la perd).

Mon idée, en me permettant de passer l’hiver au chaud en 2015, n’était pas de fuir l’hiver mais simplement de vivre autrement un temps et de me réinstaller près de Montréal en revenant au printemps 2016. Ce que j’ai fait mais en colocation, sans sortir mes affaires de l’entrepôt, car je savais que je repartais l’hiver suivant.

J’avais en effet décidé que je passerais les prochains six mois d’hiver (2016-2017) entre l’Europe, l’Inde et le Sri Lanka et je ne pouvais donc pas me réinstaller au Québec pour six mois, à moins de payer très cher un logis au mois, sans compter les dépenses de déménagement.

Idem les six mois 2017-2018 que j’ai passés entre l’Europe, l’Ile de La Réunion et le Sri Lanka.

Mon chez-moi

Je demande à l’univers de me montrer mon lieu de vie depuis un an, sans réponse.

Mars 2018, me voici de retour au Québec avec le profond désir de trouver une façon de me réinstaller, d’avoir un chez-moi, un lieu de vie dans mes affaires. J’en ai besoin. J’ai 55 ans et pas l’énergie de quand j’avais 35 ans. J’ai trouvé la tournée européenne 2017 difficile en termes de devoir bouger chaque semaine durant deux mois.

J’ai déjà des dates placées pour des stages en France et à la Réunion l’automne prochain ainsi que des clients pour mon prochain tour au Sri Lanka en janvier prochain. Je sais que je repars pour quelques mois de 2018 à 2019.

Comment louer un logis à l’année en sachant que je ne serai pas là durant l’hiver et que je n’ai pas les moyens de payer un loyer durant mon absence ? C’est toujours la même question à mon retour au pays et cela fait maintenant trois ans que mes affaires sont en entrepôt.

Avec deux autres amies nomades, nous tentons de trouver toutes les façons possibles de co-louer, louer, acheter… sans solutions, sans résultats.

Développer mes activités au Québec

En Europe, les gens me connaissent comme blogueuse et thérapeute. C’est la raison pour laquelle je vais animer des ateliers en Europe. Au Québec, les gens me connaissent comme organisatrice d’évènements pour des thérapeutes depuis une dizaine d’années et productrice d’un petit bulletin virtuel hebdomadaire d’évènements en développement personnel. Ils ne savent pas que j’accompagne des gens sur le chemin du bonheur depuis bien des années.

Quand j’ai commencé à animer des stages en Europe, en 2014, une petite voix me disait que je n’aurais pas d’ouverture au Québec. Il y a tellement d’intervenants dans ce coin du monde aujourd’hui, c’est fou ! Comment se frayer un chemin et créer une place au milieu de ces centaines de personnes qui coachent, aident, accompagnent, forment, etc…?!

J’ai quand même posé quelques dates au Québec en 2015 mais la réponse a été minuscule comparée à l’Europe et je n’ai plus mis d’énergie dans cette activité. Pourtant, ce que je propose dans mes ateliers est assez unique (travail en profondeur tout en douceur) mais juste pas connu. Comme je ne suis pas une femme d' »exposure », – je suis plutôt timide 😉 – je ne fais pas de vidéos et d’actions marketing-choc pour me faire connaître. Je ne suis donc pas connue au Québec en tant que thérapeute.

L’an dernier, j’ai quand même demandé à l’univers où je dois aller pour développer mes activités de thérapeute au Québec car je sais que des personnes ont besoin de ce que je partage. La réponse a été d’aller « en région », c’est-à-dire hors des grandes villes et surtout, loin de Montréal et des Laurentides où il y en a tellement. J’ai donc fait quelques approches pour trouver des organisatrices dans divers endroits du Québec mais sans résultats.

Des portes s’ouvrent

Je suis curieuse. J’aime découvrir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes. Je m’adapte facilement et j’aime les gens. En revenant au Québec cette année, j’ai senti que je veux, et ai vraiment besoin, de créer quelque chose de nouveau dans ma vie tout en restant alignée sur mes activités et l’envie de les partager avec des personnes qui ont envie de cheminer avec moi. Je ne savais juste pas où ni quoi exactement.

Depuis mon retour au Québec le 7 mars dernier, j’ai cherché un logis dans la région de Montréal et Laurentides, là où je suis proche des mes amis et activités (et où j’ai déjà habité), mais je n’ai rien trouvé, évidemment. Ce n’est pas « en région ».

Bhante Dhammika

Parallèlement, j’organise la venue de Bhante Dhammika, un moine du Sri Lanka qui viendra en juin prochain partager ses connaissances, en français, et animer divers activités.

Pensant que j’allais habiter dans les Laurentides – j’avais trouvé un logis qui, finalement, ne me parlait pas -, j’ai organisé des activités pour lui entre Montréal et St-Sauveur, notamment à Blainville et St-Sauveur chez Yoga Etc. En discutant avec France, la propriétaire, nous avons décidé que j’irais aussi y animer des mini-ateliers. Les portes s’ouvrent…

Découvrir une nouvelle région

La semaine passée, je suis allée en visite chez une amie qui a une maison à Drummondville, entre Montréal et Québec. Elle ne l’habite presque pas car elle est plutôt chez son amoureux. Elle m’a proposé de venir y vivre.

Nous sommes allées à la librairie ésotérique, tenue par une charmante dame avec qui nous avons discuté. La boutique, qui a vingt ans, est deux fois plus grande que la boutique de St-Sauveur, un village touristique où j’avais l’habitude d’aller régulièrement, où j’ai vécu il y a un vingtaine d’année et où j’ai habité dans le village voisin ces deux dernières années chez un ami en colocation. La durée de vie et la grandeur de la boutique de Drummondville, ainsi que l’accueil de la dame, m’ont déjà donné de bonnes informations.

En revenant à la maison, j’ai mis un message sur Facebook pour qu’on me parle de cette ville, des gens. Toutes les réponses ont été agréables et positives.

J’ai laissé décanter toutes les informations reçues lors de mon passage dans cette ville pour « voir » si c’est là que je dois aller vivre : elle est « en région » et il y a tout un potentiel de développement d’activités de développement personnel. Elle est entre Montréal et Québec, où j’ai des amis et activités. Mon amie, la propriétaire de la maison, connait plein de gens en ville avec qui elle me met déjà en contact. Une autre amie habite pas loin et m’a déjà invitée à sortir avec elle la semaine prochaine !

J’ai pris 48 heures pour « sentir » toutes ces informations et messages de la vie.

Tout est positif. Aucun point négatif ne vient me faire douter d’une potentielle installation heureuse à Drummondville. J’ai donc appelé mon amie hier et lui ai demandé quand je pouvais aller m’installer. Elle était super contente.

Le seul jour disponible pour elle est lundi… de Pâques. Comme je dois aller chercher des boites à l’entrepôt, je devais savoir s’il sera ouvert lundi de Pâques. Dernier signe à vérifier. Positif. L’entrepôt est ouvert.

Pâques est dimanche. J’emménage lundi de Pâques dans un nouvelle ville, une nouvelle région, de nouvelles personnes. Renouveau. Renaissance… et nouvelles belles aventures jusqu’à mon départ le 12 septembre prochain pour l’Europe, La Réunion, peut-être l’Inde (cure ayurvédique dans le Kerala) et le Sri Lanka avec un nouveau voyage de groupe ! Un autre bel hiver au chaud en vue 🙂

A très bientôt

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Que veut réellement dire MERCI ?

Depuis tout petit, on nous apprend à dire MERCI quand on nous fait/offre quelque chose. Qu’on aime ou pas le « cadeau », qu’on l’ait demandé ou pas, on doit dire MERCI.

Quand j’étais petite, je réfléchissais beaucoup à la raison et valeur des choses et situations. Cela occupait mes longs moments de solitude d’enfant HP et hypersensible. Par ailleurs, j’ai toujours été fascinée par les agissements des membres de notre humanité. Je questionnais et discutais facilement ses croyances, dogmes et actions.

– Tu veux ceci ?
– Oui…
– Tu me dis le « mot magique » pour l’avoir alors ?
– …. (sentez de la colère…) mmmmmmerci…..

En tant qu’enfant, et même encore aujourd’hui, je bouillonnais quand j’entendais les gens me faire ce genre de chantage.

Vers l’âge de 5 ans, je pense, j’ai commencé à ne plus dire MERCI juste « parce qu’il faut dire MERCI ». Je pense que j’avais décidé, comme cela m’arrivait parfois, de ne plus agir comme un robot qui fait ce qu’on lui dit mais que je commence à réfléchir et à agir par moi-même, provoquant quelques attitudes que certains auraient pu considérer comme « rebelles ». Je ne voulais pas être un mouton et certains dogmes éducationnels me semblaient inadéquats ou pas juste en rapport avec mes valeurs.

Je ne voulais donc pas suivre ces règles sans pour autant créer de chicanes. Je voulais qu’on me laisse réfléchir à ce qui serait le mieux pour moi, d’après moi et non d’après mes « éducateurs » qui n’avaient pas forcément les mêmes valeurs que moi. Déjà à 5 ans, un enfant a sa façon de penser et d’être.

Il me semblait tout d’abord que, si quelqu’un voulait me donner quelque chose, c’était SA décision. En lui disant MERCI, j’avais littéralement l’impression de lui redonner son cadeau. Je ne sentais pas que ce cadeau était vraiment pour moi puisque l’offrant attendait un cadeau en retour : une reconnaissance, de la gratitude. Son « cadeau » n’était somme toute pas gratuit.

Comme cela ne sonnait pas juste pour moi, j’ai décidé de faire une « expérience » : j’ai arrêté de dire MERCI quand on me donnait ou faisait quelque chose que je n’avais pas demandé. Certains auraient pu interpréter cette attitude comme « si tout m’était dû », ce qui n’était pas le cas du tout. Je me sentais tout simplement plus honnête et moins hypocrite.

Une de mes grand-mères m’a cependant dit un jour, d’un air sévère, quelque chose comme « Tu ne dis jamais merci. Ce serait bien que tu le fasses. C’est la politesse et le respect ! ».

Par politesse et respect, j’ai donc recommencé à sagement dire MERCI.

Par mon « expérience », j’avais cependant pu ressentir la différence entre dire MERCI par plaisir de recevoir et reconnaître la gentillesse de la personne qui offre, et dire MERCI par robotisation et devoir. Sacrée différence de feeling…

Bien plus tard…

Plus de 20 ans plus tard, alors que j’étudiais le Cours en Miracles en groupe tous les lundis soirs à Montréal, nous avons abordé le sujet du MERCI.

J’avais parfois cette impression d’hypocrisie quand je disais MERCI tandis que l’autre attendait que je le lui dise alors que moi, personnellement, ça ne me disait pas de lui dire. Je me sentais donc toujours un peu hypocrite dans ces situations mais je suivais ainsi les règles de politesse et de respect et ne créais donc pas de conflits.

Donc, l’animateur a conclu sa dissertation orale, ce soir-là, avec le fait que dire MERCI revenait à redonner ce qu’on venait de recevoir. Que, logiquement, on ne devait donc pas dire MERCI ! Wow, il venait de confirmer mon impression de quand j’étais toute petite !!!

Je me suis ensuite amusée à refaire quelques « expériences » pour voir à quel point les gens s’offusquent qu’on ne réponde pas à leurs demandes conscientes ou inconscientes de gratitude.

Avez-vous remarqué que les gens donnent majoritairement pour recevoir ? Consciemment ou inconsciemment, on attend toujours le MERCI. Pas si altruistes que ça, les humains !!! 😉

Donner pour donner, sans rien attendre en retour, est difficile et pourtant si magique et beau à vivre. J’adore donner à quelqu’un comme si je lançais de l’amour dans l’univers, à l’infini, et tant mieux si quelqu’un l’attrape au passage et que ça le/la rend heureux/se.

Après la remarque de ma grand-mère, j’avais accepté qu’on doit dire MERCI, tout simplement, quand quelqu’un nous donne quelque chose. C’est devenu un réflexe, bien évidemment, comme tout le monde dans notre société. Dire MERCI fait partie de nos conventions occidentales, du respect, de la politesse et d’une bonne éducation.

La gratitude au Sri Lanka

Là où j’ai été bluffée, c’est quand j’ai vécu quelques mois au Sri Lanka. Pas de formules de politesse genre « Bonjour, comment vas-tu ? Tu vas bien, et tes enfants, et ton mari, etc…? et blablabla…. ». Les Srilankais ne s’enfargent pas dans les fleurs du tapis et vont droit au but en toute simplicité. Combien de fois j’ai été surprise de décrocher le téléphone et d’entendre mon amie au bout du fil, sans même me dire bonjour, démarrer la conversation comme si on continuait celle qu’on avait laissée quand on s’était parlées la dernière fois. Pas évident, quand on ne s’y attend pas, de prendre une conversation au vol sans introduction !

Avec mon éducation polie, je dis « Bonjour, comment vas-tu, etc… » mais cela ennuie les Srilankais et je le sens à chaque fois. Ils ont appris à le faire avec les occidentaux mais ce n’est pas dans leur culture et on sent leur maladresse à le faire pour nous faire plaisir.

Le plus bluffant, c’est l’absence quasi totale de MERCI entre eux (mais pas de gratitude !). Là encore, les Srilankais apprennent à dire THANK YOU à l’école au cours d’anglais, parfois à la maison quand ils côtoient des touristes, mais ce n’est pas dans leur culture. Ils ont un mot pour dire merci, istutiyi, mais on l’entend rarement. Ils se reconnaissent et se remercient d’une autre façon.

Avec eux, on a l’impression que la vie et les relations ne s’arrêtent pas. On se parle, on donne et on reçoit et la roue de la vie tourne. C’est comme s’il n’y a pas de fermeture/ouverture dans les relations, les discussions, comme si elles restent toujours ouvertes.

C’est un sentiment assez spécial de ne pas entendre de mots de gratitude au Sri Lanka. La gratitude se passe dans les gestes. On se le montre, on se donne, on échange, on partage, on se regarde dans les yeux quand on donne/reçoit et tout passe là. Surtout, on n’attend pas de remerciement quand on donne et ça fait tellement de bien de vivre ça.

Par ailleurs, et cela explique peut-être ceci, comme le principe de base du Bouddhisme est de faire le bien en tout temps pour gagner des bons points pour son prochain karma, tout le monde* fait en sorte de faire du bien. Quand on leur dit THANK YOU, ils sont tout émus et touchés, comme si on leur renvoyait leur cadeau comme un autre cadeau. Le hic, c’est que, comme ils viennent de faire un cadeau qui leur donne un bon point pour leur prochain karma, le leur renvoyer leur enlève ce bon point.

Un bel exemple qui montre l’importance de bien comprendre une culture différente de la nôtre avant de juger et d’agir.

Le MERCI du coeur

J’observe toujours en moi ce qui se passe quand je dis MERCI ou qu’on me le dit. J’ai besoin que ça résonne juste en moi quand je le dis pour me sentir authentique.

Le dire ou pas ? Politesse, respect, devoir, plaisir, véritable gratitude ? Je suis arrivée un jour à un point de « réconciliation » avec ce mot.

J’ai fait une petite expérience autour du Jour de l’An, là où tout le monde s’offre des bons voeux. On reçoit « Bonne et heureuse Année ! » (je résume) et on répond spontanément « Toi aussi ! ». On oublie parfois de dire MERCI et on renvoie alors le cadeau à l’expéditeur sans le recevoir, sans se l’approprier.

J’ai alors délibérément fait attention de toujours répondre « MERCI ! A toi aussi ! ». Ça fait toute une différence dans le coeur.

En disant MERCI avec mon coeur et avec sincérité, je me permets de RECEVOIR le cadeau dans mon coeur, je me l’approprie et cela fait chaud au coeur. Je ME fais le cadeau qu’on m’offre.

Réciproquement, mon MERCI fait chaud au coeur de la personne qui m’a donné. Même si c’était peut-être dans les attentes, peu importe. Ce côté-là de la relation lui appartient. Ce qui compte, c’est que, en lui témoignant ma gratitude, j’ai agi avec mon coeur, dans le respect et la politesse mais, surtout, avec intégrité et authenticité. La roue de la vie tourne dans la paix et l’amour.

Pour que la roue de la gratitude tourne

Avez-vous remarqué que, quand on dit MERCI de tout notre coeur, sincèrement et profondément, quand on témoigne notre gratitude avec intégrité et authenticité, la vie nous apporte ensuite d’autres cadeaux ?

On ne peut pas donner sans avoir reçu. On ne peut pas aimer sans avoir reçu de l’amour, sans s’être senti aimé/e.

C’est ainsi qu’en accueillant la gratitude, en se laissant toucher par les cadeaux des MERCI qu’on donne autant que par ceux qu’on reçoit, en se permettant de les recevoir et de les intégrer avec amour pour soi, on peut ensuite faire en sorte que la roue de la gratitude et de l’amour tourne, laissant ainsi circuler de beaux cadeaux dans toute l’humanité.

Dorénavant, je vous invite à observer comment vous dites MERCI…

De tout coeur

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Dominique Jeanneret

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* je parle ici des bouddhistes car je ne connais pas assez les autres religions du Sri Lanka pour en parler.

Retour au clan, retour à Soi

Vue de St-Pierre (bord de mer) depuis La Plaine des Cafres (1600 m. d’altitude)

Je suis à La Réunion depuis un mois (photos à la fin de l’article). J’y découvre chaque jour, notamment, la gentillesse des gens et une grande tolérance interraciale à voir le nombre de métissages entre les blancs, les noirs et les jaunes. C’est juste magnifique de voir ces personnes aux origines si lointaines toutes réunies sur cette île. D’où son nom, d’ailleurs, La Réunion. Indiens, européens, malgaches, africains et chinois s’y mélangent et s’y métissent depuis plusieurs siècles.

En résumé, on peut dire que l’île a été colonisée par les Français qui y ont importé des esclaves et des travailleurs d’Afrique et de Madagascar ainsi que de l’Inde et du nord du Sri Lanka, les Tamouls (hindous). La Réunion a aussi accueilli les Chinois qui s’y sont installés avec leurs petits commerces où on trouve de tout, les « boutik chinois » malheureusement de plus en plus largement détrônés par les géants commerciaux de la « métropole », la France.

Il n’est pas rare de voir, parmi les membres d’une même famille, des cheveux lisses, bouclés ou crépus, entre châtains et noirs, entourant des visages européens ou africains avec des yeux chinois, et des peaux de plusieurs couleurs.

L’unique cause de la souffrance

Depuis l’âge de cinq ans, au remariage de ma mère, je me suis sentie exclue de la famille, ayant alors imprimé dans mon inconscient que je n’en faisais plus partie, que je n’y avais plus ma place. De même, à l’école, j’étais toujours toute seule. J’avais de grandes difficultés à créer des liens avec les autres enfants.

Au fil des ans, j’ai compris que je devais éviter tout lien d’attachement avec qui que ce soit pour éviter de souffrir. Je ne m’attachais plus à personne. Les rares fois où mon coeur a dépassé ma raison et où j’ai osé m’attacher, l’élastique du lien m’a sauté à la figure et a déchiré mon coeur. A chaque fois, je me disais « Je ne veux plus jamais laisser mon coeur souffrir ainsi. Ça fait trop mal ».

Pour remédier à cette « tare », je me suis mise à consulter des thérapeutes dès ma jeune vingtaine, après être tombée en dépression à l’âge de 18 ans puis avoir été trompée et laissée par mon premier amoureux, l’amour de ma vie, alors que j’avais 22 ans. Quatre ans plus tard, j’immigrais au Québec où je vis toujours.

Je voulais comprendre pourquoi je me faisais vivre ces souffrances si profondes. Le premier livre qui est alors arrivé dans ma vie a été « Ces femmes qui aiment trop« . J’ai vite compris ma dépendance affective due à mon manque d’amour, de lien avec mes parents et mes proches. J’ai alors travaillé durant des années sur cet enjeu profond qui m’empêchait d’être heureuse en relations, même amicales, puisque je n’osais plus m’attacher à personne.

Bouddha a dit :
« La seule cause de la souffrance est l’attachement« .

C’est vrai si on regarde toutes les raisons pour lesquelles on souffre.

Faire partie d’une famille d’âmes

De même, je n’ai plus jamais senti que je pouvais faire partie intégrante, acceptée et appréciée, d’un groupe que ce soit amical, travail, famille, etc… Au fond de moi, je me sentais bannie et seule et je ne comprenais pas pourquoi. J’avais vu, en régressions dans les vies passées, plusieurs vies où j’ai été bannie et les raisons de ce bannissement. Cela me permettait de comprendre mais pas de déconnecter/guérir les causes.

Au fond de moi aussi, une colère sourdait depuis toute jeune sans savoir comment m’en débarrasser, créant, du coup, des relations difficiles avec quasi tout le monde puisque cette colère faisait énergétiquement partie intégrante de la plupart de mes propos. Même si je n’étais absolument pas fâchée, l’énergie contenue dans mes expressions amenait souvent mes interlocuteurs à se sentir agressés voire blessés. Je ne savais plus comment leur parler.

Je me suis alors tue longtemps et j’ai fait du cheminement thérapeutique. J’ai beaucoup souffert, toute ma vie durant, de cette situation qui s’est finalement déconnectée l’été passé, un peu comme par miracle sans que je comprenne exactement ce qui se passe. Un jour, j’ai senti que ma colère avait complètement disparu. Depuis, ma vie est tellement plus douce…

Certains diraient ici que j’avais un karma à payer. Je sais aujourd’hui que j’ai terminé de le payer. Je vois chaque jour de ma vie se créer maintenant avec plus de bonheur et de paix. J’apprivoise cette douceur de vivre et toutes les belles personnes qui en font partie de près et de loin avec une infinie gratitude.

Retour au clan

L’histoire de ce cheminement est longue mais, en résumé, en mars dernier, j’ai été invitée à faire partie d’un groupe de belles femmes de coeur et de conscience. Le miroir du vécu de chacune nous a toutes permises de guérir de gros enjeux et c’est grâce à elles que ma colère s’est finalement complètement déconnectée, laissant alors place enfin à une vie plus douce et des liens relationnels beaucoup plus agréables. J’ai aussi beaucoup appris avec elles à refaire confiance à des femmes, à un groupe, au soutien possible, au fait que je n’étais plus un électron libre dans l’univers mais que je pouvais faire partie d’un groupe avec confiance.

En juillet dernier, lors d’un « gathering » amérindien (un week-end de groupe où on a reçu des enseignements), la « grand-mère » amérindienne qui enseignait m’a adoptée dans sa tribu. J’ai beaucoup pleuré quand j’ai senti son accueil si chaleureux dans sa « famille ». Après plusieurs vies de bannissement, j’ai réintégré le clan.

Les mois qui ont suivi ont confirmé encore plus les belles guérisons que j’ai faites concernant les liens humains et relationnels, ma capacité à en avoir de vrais, profonds et durables, de plus en plus, et sans souffrance. Gratitude infinie pour tout le chemin parcouru. J’ose m’attacher – mais pas être dépendante ! – à nouveau à des gens que j’aime, sans danger d’être rejetée ou trompée. Faire confiance en ces liens me remplit le coeur d’amour et de paix.

Changement de cap

Alors que j’avais préparé mon hiver entre l’Inde et le Sri Lanka (tous les billets d’avion étaient déjà achetés), je me suis levée un matin de l’automne dernier avec le feeling que je ne devais pas y aller. C’était un séjour en solitaire dans des endroits connus et je n’en avais pas envie.

Mon coeur était plutôt attiré à découvrir une autre partie du monde, notamment La Réunion où j’avais fait une belle rencontre amicale via Internet. Quand j’ai parlé, ce matin-là, à cette amie du fait que je ne sentais plus d’aller en Inde, elle m’a juste dit « Ben viens ici !!! ».

Le temps de faire une recherche de billet d’avion, j’en ai trouvé un beaucoup moins cher que normal. Un autre signe que ma prochaine destination après l’Europe ne serait pas l’Inde mais La Réunion que je ne connaissais pas encore.

Arrivée sur l’île, le 22 novembre 2017, mon amie m’attendait avec bouteilles d’eau et climatisation dans l’auto. Il faisait plus de 30oC. De l’aéroport à la Plaine des Cafres, où elle habite, on passe de 0 à 1400 mètres d’altitude et environ 10-12oC de moins. On est bien ici !

Sur le chemin entre l’aéroport et la maison, j’ai découvert une nature magnifique et des décors presque connus : la flore, la façon dont les routes, les chemins et les maisons sont construits ainsi que les petits magasins et restaurants installés le long des routes en lacets m’ont ramenée… au Sri Lanka ! Les seules choses qui ne sont pas au Sri Lanka sont les géants magasins qui abîment le décor enchanteur de cette île de l’océan indien.

Anecdote

Traduction : La Dodo, elle est à nous

La bière réunionnaise s’appelle la Dodo. Comme l’oiseau, le Dodo. C’est aussi mon surnom en Europe.

Le fait de « me » retrouver sur les murs des bars et des épiceries de quartier me fait chaud au coeur chaque fois. Une bizarre impression d’appartenance, surtout quand le panneau dit « La Dodo, lé a Nou »… 😉

Joyeux Noël en famille

Après une réunion dans la famille de mon amie après mon arrivée, j’ai été invitée à participer à la fête de Noël de deux familles réunies, celle de mon amie et celle de la belle-famille de son neveu. Des gens charmants, aimants et très accueillants.

J’ai hésité à y participer. Noël est à la fois une fête que j’aime mais elle est aussi remplie des souvenirs d’enfance de chaque veillée que maman préparait avec soin et amour qui se terminait invariablement par des engueulades et des coups du beau-père sur maman.

Arrivée au Québec en 1986, sans famille, j’ai accepté deux ou trois fois l’invitation d’amis qui ne voulaient pas me laisser seule à cette fête. J’ai terminé chaque fois dans un coin du salon à observer tous les membres de la famille se faire des cadeaux et des bisous. Je me sentais bien plus seule ainsi que seule chez moi. Je me suis jurée que je n’y retournerais plus. J’ai même apprécié être en Inde ou au Sri Lanka, ces derniers hivers, car les hindous et les bouddhistes ne fêtent pas Noël.

Cette année, j’ai finalement accepté l’invitation de cette famille si gentille. Je me suis dis que cela faisait longtemps que je n’avais pas fêté avec du monde, que je ne serais pas seule, que je serais avec mon amie, etc. Nous avons mangé et le Père Noël est ensuite arrivé chargé de dizaines de cadeaux. On m’avait dit que c’était juste pour les enfants. En fait, il y avait des cadeaux pour tout le monde. Plein de cadeaux. Tout le monde s’est regroupé avec effervescence et rires autour du Père Noël. Une personne a commencé à nommer les noms écrits sur les étiquettes des paquets et la distribution a commencé.

Au bout de quelques minutes, je suis allée au salon, seule, pour respirer profondément afin d’éviter de tomber dans la victimite, cette souffrance bien connue de ce moment où la solitude vous saute à la figure. Je savais qu’il n’y aurait pas de cadeau pour moi et je n’arrivais pas à prendre part au bonheur de ceux qui en recevraient. C’était plus fort que moi. Je ne fais pas partie de cette famille et c’était normal qu’il n’y en ait pas pour moi.

Un homme jouait au piano à côté de moi. Nous étions deux à nous réfugier là. Les douces notes de musique ont allégé ma peine.

J’avais dû m’endormir un peu quand j’ai eu l’impression que quelqu’un appelait mon nom pour me donner un cadeau. Comme je n’allais pas le chercher, j’ai entendu la voix dire à l’amie qui m’avait invitée de me prendre le cadeau pour me le donner plus tard. Puis plus rien. Je suis retournée à mes songes quand j’ai senti un doigt me tapoter le genou. J’ai ouvert les yeux. Sasha était devant moi, petit bonhomme de cinq ans, qui m’a regardée dans les yeux et m’a dit « Il y a un cadeau pour toi. Ils ont appelé ton nom ». J’ai dit merci avec un sourire pour le petit bonhomme. J’étais très surprise. Sasha est parti et j’ai refermé les yeux. Je n’allais pas aller quémander un cadeau. Des fois que tout ça n’était qu’un rêve. S’il y en avait vraiment un pour moi, quelqu’un me le donnerait un moment donné…

Même si ça n’a été qu’en rêve, ils avaient pensé à moi. Je n’avais pas été laissée de côté.

Aujourd’hui, je me sens réunifiée. À moi, d’abord, et aux autres, à toutes les belles personnes qui m’entourent. J’ai une gratitude infinie pour tout le chemin parcouru toutes ces années, pour les guérisons et les cadeaux.

J’ai la profonde conviction aujourd’hui, et de plus en plus, que ma vie sera dorénavant des plus agréables et heureuses et que tout ira bien.

Je vous en souhaite autant et même mieux !

Joyeuses fêtes !

De tout coeur

PS : merci de laisser votre commentaire ci-dessous plutôt que dans Facebook pour qu’il reste avec l’article.

Dominique

© Dominique Jeanneret, toute reproduction de ce texte, en tout ou partie, permise à condition de ne rien y changer et d’ajouter ma signature ainsi que ces lignes et un lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci pour votre collaboration.

Marché couvert au Tampon
Tracteur tirant un chargement de cannes à sucre. Menu de restaurant. Autoroute le long de la mer. Bord de mer, danger : requins…
Vue de St-Pierre depuis la Plaine des Cafres. Cultures de tomates et salade à côté de la maison. Les cultures sont toutes dans des pentes
Marché de St-Paul
Bord de mer, falaises en basalte, la pierre formée de lave du volcan

Petit tour à Montpellier et nouvelles de La Réunion

Plage de Palavas près de Montpellier, 16 octobre 2017

Accueillir les signes de la vie et les suivre avec confiance pour réaliser ses rêves…

Je reçois de plus en plus de signes et messages clairs, le matin en me levant ou peu après, qui me montrent le chemin pour le parcourir plus facilement, simplement, légèrement et joyeusement.

Hier, le message était de venir à Montpellier aujourd’hui alors que, la veille, j’avais passé pas mal de temps à organiser un voyagement de Toulon à Salon-de-Provence et rien ne marchait. J’ai lâché prise et demandé en Haut de me montrer où aller.

Réponse reçue au réveil le lendemain matin de la demande, comme d’habitude. Montpellier.

Quand je reçois des messages, je ne prends rien pour du cash. Je valide pour voir si c’est bien ça que j’ai à faire. Si ça coule, fluide, facile et rapide, c’est que c’est bien le chemin à prendre. Si c’est forçant et pas fluide, ce n’est pas le chemin.

En l’occurrence, contrairement à la veille, toute l’organisation pour aller à Montpellier (puis Salon demain), s’est placée en 20 minutes ! « Si c’est pas un signe, ça ! » dirait mon ami 😉 .

C’est vrai que ça me manquait un peu de ne pas aller à Montpellier car c’est une ville que j’aime beaucoup et j’y ai un ami que je visite chaque automne dans ma tournée. Il semble donc que je devais y aller, même pour 24 heures, et ce furent de belles retrouvailles. Nous en avons profité pour aller passer un peu de temps au bord de la mer, nous raconter nos dernières aventures et placer un stage en co-animation en mars 2018. Détails à venir.

Un autre beau cadeau inattendu

Il était 7h (9h là-bas) ce matin quand l’organisatrice de l’île de la Réunion m’a contactée. Il était déjà entendu depuis quelques temps que je vais aller y animer des activités en octobre 2018. Je l’avais avertie de mon arrivée le 23 novembre prochain et lui avais demandé si elle avait envie d’organiser peut-être quelques activités lors de ce premier séjour.

Ce matin, elle m’a confirmé son désir d’organiser des stages en décembre prochain. Tant qu’à y aller en vacances, pourquoi effectivement ne pas allier voyages-vacances avec un peu de travail, histoire d’apprivoiser ce beau coin du monde et ses habitants ?!

En deux heures, tout était organisé ! J’ai halluciné ! Quels cadeaux ! Je me sentais comme une petite fille toute énervée !!! Que de joie dans mon cœur quand je peux allier voyages, vacances et travail !

J’ai alors lancé l’annonce sur Facebook. A la fin de la journée, la page présentant les activités avait été partagée 48 fois sur ce réseau social et j’avais déjà trois invitations à des rencontres à La Réunion. J’ai halluciné encore une fois…

Je sens vraiment un appel vers ce bout du monde, c’est inexplicable, viscéral, un papillon dans le ventre quand j’y pense. Je saurai pourquoi cette île me fait cet effet une fois là-bas. Des cadeaux m’attendent. Je me réjouis beaucoup et ça ne m’était pas arrivé de me réjouir autant depuis un bon bout de temps…

Alors, si vous êtes à à l’Ile de la Réunion ou à l’Ile Maurice, ou si vous connaissez du monde dans ces iles, voici le programme (pas tout à fait complet, d’autres activités à venir bientôt).

D’ici là, il reste encore des places pour mes stages en France et Belgique. Tous les détails à ce lien.

Les vidéos

A part ça, je pense chaque jour à vous faire des vidéos. J’ai des idées mais je procrastine tout le temps. Je suis vraiment timide et pas à l’aise devant la caméra. J’aime tellement mieux les mots sur la page blanche… Je vais tenter de vous en faire d’autres bientôt. Si vous avez envie que je parle de quelque chose en particulier, juste me le mettre en commentaire ci-bas.

Merci de mettre tous vos commentaires ci-bas et non dans Facebook ou ailleurs, qu’ils restent avec l’article.

De tout coeur

Dominique Jeanneret

 

 

Vivre en société tout en restant Soi

Je ne fonctionne pas comme tout le monde. Je me suis toujours sentie différente.

Depuis l’âge de 5 ans, je me suis toujours tenue à l’écart pour éviter les coups, n’importe lesquels. Les mots, les mains, les pieds. Je me suis tue la moitié de ma vie jusqu’à ce que je décide de reprendre vie. De réapparaître. D’oser être. Il y a à peine quelques années. De l’âge de 5 ans à 50 ans, je me suis cachée derrière un patron, un client, un dossier, un ordinateur et j’ai vécu une vie de deuxième, derrière…

Pas facile d’avoir été la paria mal aimée de celui qui aurait dû faire office de père. Il n’était pas beau, celui qu’on appelait le beau-père. Il était manipulateur, contrôlant, violent, tyrannique. Il tapait ma mère avec les mots, avec les mains et les pieds. Ma mère, dépressive, tapait sur nous, souvent à fleur de peau et peu de patience. Pourtant, avant, nous étions heureuses les deux.

Je n’osais pas m’exprimer. Pas crier à l’injustice, à la paix, à ma place. Je frôlais les murs quand « il » était là. Je vivais dans ma chambre, mon refuge, dès mon retour de l’école après, souvent, en plus, avoir été brutalisée par deux voisins qui me prenaient pour le bouc émissaire sur le chemin des classes au primaire. Je vivais à l’école ce que ma mère vivait à la maison avec son mari. On attire ce qu’on connaît.

Je ne savais pas me défendre. Je ne savais pas prendre ma place puisqu’on m’avait fait comprendre que j’étais de trop. « On » étant le beau-père. Je me sentais profondément seule et me demandais ce que j’étais venue faire dans ce monde.

Oser m’exprimer

Lionne rugissante, j’avais appris à refouler mon amertume, ma colère et ma haine par en-dedans car je savais que, le jour où je m’exprimerais, je ne serais pas accueillie. Je l’avais déjà expérimenté plusieurs fois.

Pour y arriver, pour qu’on considère un tout petit peu que j’existais et que j’avais un avis, même si j’étais une enfant, j’explosais. Le couvercle de ma marmite sautait malgré moi. Je criais en pleurant pour me faire entendre. C’était la nouvelle façon de faire que j’avais apprise spontanément après que ma mère ait épousé cet homme. Avant, j’avais vécu mes cinq premières années somme toute dans la douceur et la joie même si maman était parfois impatiente. J’étais plutôt « vivante » comme enfant 😉

Dans cette nouvelle vie avec le beau-père, l’expérience m’avait montré que je ne pouvais pas parler calmement pour nommer mes choses puisque tout le monde s’engueulait à la maison. Pour se faire entendre, il fallait lever le ton. Alors je faisais comme eux.

Une claque et un « Va dans ta chambre tout de suite ! Ce n’est pas comme ça que tu nous parles ! » avaient retenti chaque fois que j’avais explosé. Penaude, la rage au coeur, les larmes roulant sur mes joues, j’étais allée me réfugier dans ma chambre.

Croyances perpétuées

Personne pour me consoler. Personne pour m’expliquer ce que j’avais fait de mal. Personne pour m’encourager à devenir une enfant solide et confiante en soi et en la vie.

J’avais imprimé dans mon mode d’emploi de la vie que je n’osais pas exister, que devais juste avoir honte de ce que je venais de faire, me tenir à carreau et me taire. J’ai fini par croire que j’étais un monstre sans savoir comment être autrement. Impasse, moi qui croyait en l’Amour, en la Paix et la Joie, dans les relations agréables…

Toute ma vie durant, et particulièrement jusque dans la vingtaine, je ne savais pas parler gentiment, doucement, même si je sentais toute la douceur en moi que je voulais vivre. Je suis devenue transparente. J’ai opté pour rester dans mon trou de souris tant que je ne saurais pas comment être gentille et accueillie avec gentillesse par les gens.

Immigrer c’est s’adapter tout en restant soi-même

Arrivée au Québec à l’âge de 24 ans, la mentalité étant différente des européens, les québécois m’ont vite fait fermer le clapet encore plus, incapables d’accepter mon attitude : on m’accusait d’arrogance, d’agressivité, « comme ces Français qui s’engueulent tout le temps au lieu de se parler ! », etc.

En Europe, on est clairs et directs. Une fois le sujet terminé, on passe à autre chose sans aucune rancune ni crotte sur le coeur. Au Québec, c’est différent. On doit ajouter gants blancs et marcher sur des oeufs et on laisse souvent trainer des crottes. Les Québécois sont plus susceptibles. Ils sont  différents et on doit s’adapter.

Je voulais juste être gentille « comme tout le monde » mais je n’y arrivais pas. Je ne savais pas comment être pour « devenir québécoise » et me faire accepter. Alors je me suis tue et je suis restée dans mon trou.

L’écriture est devenu mon medium d’expression. Au moins, à travers mes mots, je ne transmettais pas mon « agressivité » et mon « arrogance ». Quoique, même là…

25 ans plus tard, à force de faire des thérapies et du chemin sur moi, j’ai fini par me dire que j’étais devenue quand même pas si mal et que j’avais droit à ma place comme tout le monde. J’ai recommencé à oser m’exprimer. Maladroitement, un peu « raide » encore parfois mais sans aucune méchanceté jamais.

Il restait cependant encore une colère profonde (et peut-être même cette haine que j’avais contre mon beau-père) qui ressortait dans le ton de mes propos parfois et qui m’attristait car je m’entendais parler sans savoir comment faire autrement. Ça va mieux mais c’est encore en voie de guérison…

De la solitude au retour au clan

Depuis trois ans, j’ai commencé à voyager, à rencontrer du monde et vivre quotidiennement avec des gens qui m’hébergent ou avec qui je suis « coloc » alors que je vivais seule depuis tant d’années. J’étais sûre auparavant – j’avais imprimé cette croyance bien claire depuis toutes jeune –  que j’étais incapable de vivre avec du monde, que j’étais invivable. En fait, je ne supportais pas qu’on veuille me dire quoi et comment faire et j’avais, surtout, besoin de mon espace et de ma liberté d’être après avoir été enfermée dans ma chambre durant tant d’années de jeunesse.

À travers mes voyages et mes rencontres, je me suis cependant rendue compte à quel point je suis parfaitement vivable et même agréable. A tel point qu’aujourd’hui, je n’ai plus envie d’habiter seule. Après près de 30 ans à vivre seule (ça ne veut pas dire célibataire), je rattrape le temps perdu et apprécie chaque instant quand je partage un logis avec quelqu’un. J’apprécie ma solitude mais une présence amicale dans la maison est un cadeau précieux pour moi aujourd’hui.

Retour au clan

En mars dernier, à mon retour au Québec, j’ai reçu une belle invitation pour faire partie d’un cercle de femmes. Je l’avais demandé à l’univers. Je voulais, au départ, créer un groupe de femmes pour partager ensemble un cheminement de vie quand cette offre m’a été proposée. Ce cercle avait ce même objectif et bien plus. J’ai accepté avec joie. Je savais que c’était un grand engagement envers moi mais aussi envers le groupe.

Suite à diverses expériences désagréables depuis toute jeune, j’avais toujours évité de faire partie de groupes parce que les chicanes finissaient toujours par se produire, les jalousies, etc., et ça ne me tentait pas de revivre de tels moments. Je me suis cependant dit que, avec ce cercle de belles femmes de coeur et de conscience, on allait pouvoir se parler advenant des frottements qui seraient sûrement inévitables. Nous sommes humaines.

J’ai, dès lors, fait de grands pas, pour ne pas dire de grands bonds, vers toutes sortes de choses en moi, certaines auxquelles je ne m’attendais pas du tout. Un cheminement magnifique pour me retrouver, apprendre à m’exprimer, à m’affirmer, à ne plus toujours être en deuxième place mais oser prendre la place de première, oser recevoir, « faire partie » d’un groupe, oser sentir et apprécier l’appartenance (très nouveau pour moi qui n’ai jamais senti que j’avais une famille), se soutenir les unes les autres, s’encourager, ne pas se juger, etc.

Et puis, un jour, alors que j’étais fatiguée, j’ai osé exprimer quelque chose de façon plus directe que d’habitude en rapport avec le fonctionnement du groupe. Expression à « l’européenne ». Oupsss….

La moité des femmes du cercle l’ont accueilli tandis que l’autre a explosé et j’ai reçu une « volée de bois vert », comme on dit au Québec. L’ampleur de la décharge m’a semblé totalement exagérée mais je l’ai accueillie. Ce que j’avais dit avait touché quelques-unes exactement là où elles étaient plus fragiles. Malgré moi et sans aucune intention négative, je les avais déclenchées dans leur blessure. J’en étais désolée mais c’était trop tard. Le « mal » était fait.

Je me suis sentie redevenir le « monstre », comme quand j’étais petite et je suis partie me réfugier dans ma chambre, dans mon trou de souris. J’ai cependant empêché la honte et la culpabilité me taper sur la tête car je savais que je revivais une scène de vie connue qui n’avait plus lieu d’être.

Un mal pour un bien

Pour moi, ce « mal » est en fait toujours un bien car chaque chose qu’on reçoit qui nous touche et nous déstabilise est en fait l’occasion de guérir une blessure que nous portons. Dans la situation, je me disais donc que chacune prendrait ses responsabilités et irait voir ce que ça lui faisait vivre, moi y compris bien sûr.

Elles l’ont toutes fait avec courage et authenticité mais, avant, certaines se sont quand même défoulées sur moi de façon très agressive, écrasante et humiliante. J’étais pourtant ouverte à toutes les accueillir pour en parler. Aucune n’est venue.

Je me suis retirée. Me faire engueuler là où j’avais osé m’exprimer, me faire sommer de me taire et m’humilier résonnaient comme du connu en moi et j’avais besoin d’aller voir pourquoi je me faisais revivre cette situation.

Prouver les croyances inconscientes

Heureusement, le cercle est une petite pointe parmi tous mes amis, connaissances, clients et lecteurs qui eux, sans le savoir, m’apportent chaque jour de petits bonheurs, comme ce email que je viens justement de recevoir d’une lectrice d’un blog :

« Je vous lis tous les jours.
Vous Êtes un soleil dans mes journées.
Francine« .

Cela fait des années que je ne vis plus de situations négatives dans ma vie mais je devais en revivre une pour prouver à mon inconscient qui croit encore des choses incongrues (autrefois vraies mais plus aujourd’hui), en l’occurrence que faire partie d’un groupe, d’une famille veut dire vivre des chicanes, me faire rejeter, écraser et humilier.

Le bon chemin

Un moment donné, à travers la tourmente, j’avais l’impression d’être sur un fil entre cette partie du cercle de femmes qui avaient ré-agi fortement à mes mots (et mon passé avec mon beau-père où je recevais des claques et où on m’envoyait dans ma chambre en me disant de me taire quand j’osais m’exprimer), et ma vie remplie de belles personnes et de beaux moments où je m’épanouis chaque jour de plus en plus dans la simplicité, la douceur, la joie et l’amour.

Je me suis vue sur ce fil et j’ai alors réalisé que je suis maintenant du bon côté du fil. Que ces personnes m’en ont voulu car elles n’avaient pas encore regardé leurs blessures et avaient préféré mettre la faute de leurs souffrances sur mon attitude. De déclencheur, j’avais passé à souffre-douleur, un autre rôle que je connaissais bien.

Être Soi, accueillir et rester Soi

J’avais été le déclencheur d’une « bombe » m’a-t-on dit. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et je l’assume entièrement. Quand j’étais petite et que j’ai commencé à vivre de telles situations, je ne comprenais tellement pas ce que j’avais dit ou fait comme étant mal que j’avais l’impression que le ciel me tombait sur la tête sans ne rien comprendre…. jusqu’à ce qu’on me l’explique. L’enfant doit recevoir des explications pour comprendre la vie.

Quand j’étais jeune et que je déclenchais ces situations, plus tard, j’avais appris à faire en sorte que les retours me coulent sur la tête comme sur le dos d’un canard en me coupant de mes émotions. Comme je ne savais pas comment être autrement, et que je trouvais que je ne méritais pas tous ces coups en retour, je n’avais pas trouvé d’autre issue que me blinder émotionnellement. Ce blindage est devenu, pas la suite, une prison de laquelle j’ai émergé avec grand peine il y a quelques années mais il m’est encore facile d’y retourner et je dois faire attention car je me coupe alors de mon ressenti et des relations.

Aujourd’hui, je vois à quel point le chemin parcouru et tous mes efforts pour devenir une « bonne personne » m’a permise de ne pas retomber dans l’état dépressif que j’ai vécu entre 18 et 52 ans quand j’ai reçu cette « volée de bois vert » de la part des femmes du cercle. J’aurais pu. La décharge en retour a été violente pour moi. C’est là que j’ai vu toute la résilience et la solidité que j’ai acquises avec les années et j’en suis très heureuse. Je ne me laisse plus écraser. J’ai une valeur et personne ne pourra plus jamais me l’enlever.

Accueillir et ne pas jouer le jeu de l’autre

Je ne réponds pas aux expressions d’agressivité et de culpabilisation.

On dit que la violence attire la violence. Moi je crois que l’amour attire l’amour aussi je préfère répondre avec amour, même si c’est juste dans l’énergie car, parfois, il est impossible de l’exprimer à l’autre quand il/elle est trop pris/e dans ses émotions.

Les ré-actions dues à un déclenchement ne m’appartiennent pas. Je suis là pour accueillir si la personne a envie qu’on s’en parle avec conscience mais je n’entre pas dans le jeu de la confrontation au cas où une discussion est impossible.

Il est plus sage, à mon sens, de laisser décanter la poussière afin que chacun puisse réaliser ce qui se passe, chacun pour soi. Le partage peut ensuite permettre de finaliser la relation dans la paix, ce que je souhaite toujours de tout coeur. J’ai cependant appris que ce n’est pas toujours possible. La seule chose à faire alors est d’envoyer de l’amour.

Avoir le courage de regarder et remercier

Chaque situation de vie qui nous brasse, qui nous déclenche, nous amène à la guérison de fausses croyances, de blessures de cette vie ou de vies passées. Ce qui compte, c’est d’avoir le courage de regarder en soi ce qui a été déclenché et d’en prendre la responsabilité afin ne pas tenter de culpabiliser la personne déclencheuse qui ne le mérite pas ce qui, de toute façon, ne réglera rien.

Dans l’ouverture de la blessure, on trouve le choc, la souffrance. S’accueillir avec bienveillance et sans jugement, oser regarder, observer, accueillir avec douceur, laisser les émotions être vécues, laisser la guérison prendre place… avec amour.

Je peux dire aujourd’hui un grand merci à toutes les belles femmes de coeur de ce cercle de me permettre de guérir cette vieille et profonde blessure. Cela a passé par quelques ouragans* mais le calme est revenu avec un beau soleil sur mon chemin vers l’avenir… Gratitude 🙂

PS : Merci de laisser votre commentaire ci-dessous plutôt que dans Facebook qu’il reste avec l’article.

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

* Cette situation s’est passée en même temps que les ouragans Irma, José, Katia et Maria sur l’Amérique centrale ainsi que les tremblements de terre à Mexico…

 

Les Amérindiens et moi & petit tour à Wendake

Contrairement à bien des Européens, je n’avais aucune attirance envers les Amérindiens quand je suis arrivée au Québec en 1986. Pour moi, c’était vers les Indiens d’Inde, avec qui j’avais vécu de beaux moments en 1982, que je me sentais attirée.

La vie allait me montrer pourquoi j’avais à rencontrer, partager, travailler avec et pour des Amérindiens et même vivre sur une réserve indienne.

Dans des vies passées, j’avais été amérindienne mais j’avais été bannie des clans pour diverses raisons.

Dans cette vie-ci, je n’avais pas retrouvé de clan, je ne savais pas ce que veut dire ressentir et vivre le lien familial.

Avec les années, des régressions et voyages chamaniques, j’ai fini par comprendre pourquoi j’avais été bannie des clans/famille, pourquoi j’ai vécu une vie en solitaire pendant 50 ans, pourquoi j’avais vécu des relations difficiles avec deux hommes-médecine dans cette vie-ci, sans compter toutes mes relations avec des hommes qui avaient foiré.

C’est finalement en juillet 2017 que j’ai été adoptée par une grand-mère d’un clan amérindien de Gaspésie et que j’ai enfin pu ressentir une appartenance, un lien avec un clan, à une des 11 nations autochtones du Québec.

C’est mon histoire que je vous raconte ici tout en vous présentant quelques vues de Wendake, la réserve amérindienne de la nation huronne-wendat près de la ville de Québec.


De tout coeur,

Dominique Jeanneret

www.dominiquejeanneret.net
www.chemindevie.net
www.penseesinspirantes.com

Quand l’éclipse me ramène sur mon chemin

Chères toutes et tous,

l’éclipse d’hier a éclipsé un projet qui n’avançait pas, celui d’un voyage de groupe au Maroc en novembre. Cela faisait un bout de temps que j’en avais assez – cela fait 6 mois qu’on travaille dessus ! – mais ma collègue y tenait aussi je respectais son désir de s’accrocher au projet et de faire en sorte qu’il débouche. Ce matin, j’étais complètement ailleurs.

Hier, une vidéo m’a accrochée sur Facebook, où Morgan Freeman est en Inde, à Bodhgaya, et parle avec des moines à propos de Dieu et du bouddhisme. Ce n’est pas tant ce qui se dit que les images du lieu qui m’aimantent littéralement sans savoir pourquoi.

Les images me rappellent ce que j’y ai vécu quand j’y étais en décembre dernier. Je suis en effet allée dans le nord de l’Inde avec un groupe de professeurs srilankais durant deux semaines sur le chemin de la vie de Bouddha. Notre arrêt à Bodhgaya m’a marquée et je m’étais dit que je voulais y retourner un jour.

Les moments passés sous le « Bodhi Tree », l’arbre sous lequel Bouddha a eu son illumination, ont été forts, amplifiés par le festival de chants qui se tenait juste de l’autre côté de la barrière où des centaines de moines chantaient.

Le festival de chants par les moines sous le Bodhi Tree

Éclipse

Je me suis réveillée matin avec une idée bien claire pour une toute autre destination que le Maroc, sans savoir exactement pourquoi je veux/dois aller là, juste un feeling tenace depuis un certain temps. Toute la journée, une force invisible me poussait intérieurement. J’ai été comme figée à ma chaise, devant mon ordi, tant que je n’aurais pas terminé. Je savais qu’il ne servait à rien de tenter de combattre ce qui se passait…

En fait, au départ, après ma tournée en Europe et le voyage au Maroc, je devais aller de Genève à Trivandrum puis Varkala, dans le Kerala, au sud de l’Inde, pour ma cure ayurvédique avec le Dr. Joshi comme j’ai fait l’an dernier.

Le Dr. Joshi avec les deux massothérapeutes

Depuis quelques semaines, je regardais les prix des billets d’avion Genève – Trivandrum (Kerala) et je les trouvais chers. Je n’arrivais pas à me décider. Quelque chose coinçait. Les dates aussi. Je trouvais que le temps entre ma tournée en Europe, le voyage de groupe au Maroc puis le séjour à Casablanca chez mon amie, la cure ayurvédique à Varkala et finalement le Sri Lanka autour du 1er janvier 2018 était trop serré.

Quand ce n’est pas fluide, je lâche prise jusqu’à ce que j’aie l’élan. C’est alors que tout devient clair et fluide et facile. Si on doit forcer, si ça n’avance pas, c’est qu’il y a autre chose de prévu pour nous.

Poussée par cet élan arrivé ce matin, qui me disait justement d’aller ailleurs, j’ai fini par laisser le travail que j’étais en train de faire et ai commencé à aller voir les prix des billets d’avion et d’hôtels.

Tout était moins cher que je pensais. Signe après signe. Tout était tellement clair, fluide, facile. Tellement l’inverse des 6 derniers mois à vouloir monter le voyage au Maroc.

En fait, au lieu de chercher un billet d’avion Genève – Trivandrum, je regardais les billets d’avion pour Genève – Delhi, puis Delhi – Bodhgaya (séjour d’une semaine. Pas 3 ou 5 jours : 7 !), retour à Delhi puis Delhi – Trivandrum. En tout, à peine 200 $ de plus que Genève – Trivandrum. J’avais le coeur qui battait fort !

J’ai pris une pause. Je devais rejoindre Evelyne, ma collègue au Maroc, pour lui dire. Elle a été déçue mais reconnait que ça coince trop et on a donc annulé l’idée d’organiser ce voyage de groupe cette année. On remet à 2018.

Figée sur ma chaise

D’habitude, l’après-midi, je sors pour aller faire une commission ou voir quelqu’un. Je commence souvent mes journées à 6h du matin et, à 14h, je sors du bureau. Il a commencé à pleuvoir à gros sauts d’eau à 15h alors que je m’apprêtais à sortir pour aller manger une glace. Je suis retournée sur ma chaise. Je n’avais pas encore terminé ce que je devais faire.

J’ai fini par peser sur les pitons d’achat des billets d’avion vers 17h, l’un après l’autre, puis les imprimer. Oufff…. j’en ai encore le coeur qui bat fort !!!

Le temple devant le Bodhi Tree

En l’espace de 24 heures, un tournant clair, des signes évidents, le corps figé sur ma chaise tant que je n’avais pas terminé. C’est quand même fort !

Je connais cependant ce feeling et il est aussi rempli d’enthousiasme. C’est comme si quelque chose de plus grand que moi me pousse exactement là où je dois aller, sans équivoque, sans possibilité d’ailleurs. Si je veux aller ailleurs – j’ai toujours le « choix » bien sûr -, tout coince, force, n’est pas agréable.

A quoi bon combattre ? Autant se laisser envahir par cette joie enthousiaste de sentir qu’on est sur le bon chemin et suivre tous les signes et synchronicités pour faire en sorte que ça se réalise.

Ces derniers jours, je commençais à m’ennuyer, presque à déprimer. J’avais besoin que quelque chose « se réveille » mais je ne savais pas quoi. J’ai juste demandé à être heureuse hier soir, comme tous les soirs, juste avant de m’endormir.

Aujourd’hui, je me réjouis beaucoup et j’ai vraiment hâte de repartir en voyage, d’animer tous les stages en Europe, de rencontrer de belles personnes et de partager avec elles, puis d’aller en Inde et au Sri Lanka.

Ce que je vais faire à Bodhgaya une semaine ?

Je n’en ai aucune idée. A part méditer sous le Bodhi Tree.

Je suis cependant sûre que Dieu ou l’Univers, on l’appelle comme on veut, à un magnifique cadeau pour moi là-bas. Je vous le dirai quand je l’aurai découvert ! 😉

De tout coeur,

Dominique

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

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Le 4 août prochain, ce sera « Liberté 55 »

Le 4 août prochain, je fêterai mon 55e anniversaire, 31 ans au Québec (le 28 juillet) et, notamment, plus de 20 ans à créer sites web et blogs.

Que le temps passe vite. La technologie web m’a complètement dépassée depuis longtemps et je laisse – avec gratitude – le soin aux développeurs de m’offrir des outils faciles à employer pour continuer à partager.

Il y a deux ans, avec une amie, nous nous étions dit que, le jour de nos 55 ans, nous aurions atteint « Liberté 55 », soit l’indépendance et autonomie financière pour être bien jusqu’à la fin de nos jours. C’était le slogan publicitaire d’une assurance-retraite du Québec il y a quelques années.

« Liberté 55 » est resté dans l’esprit de bien des gens. Le jour où on arrête de travailler pour faire de l’argent pour payer des factures et où on commence à profiter des sous en banque et des revenus passifs de retraite. Ouf… quel bonheur cela doit être de pouvoir enfin profiter de la vie sans se soucier de savoir si on a encore des sous en banque pour payer notre prochain loyer. J’en suis encore loin… mais peut-être si proche pourtant !

Oui, je vis de beaux rêves : je voyage et vis dans des pays que j’aime, j’anime des stages avec un immense bonheur, j’ai des amis merveilleux et je suis en santé. En tant que tel, tout pour être heureuse !? Pour ces cadeaux de la vie, oui, je suis heureuse et remplie chaque jour de gratitude infinie.

Ce que vous ne savez pas, c’est que je vis très très très modestement. Quand je suis au Québec, je vis en chambre chez un ami. Toutes mes affaires sont en entrepôt depuis plus de deux ans. Quand je voyage, je suis hébergée par des amis et connaissances. J’ai juste assez de revenus pour vivre.

Oui je vis mes rêves de voyager et animer des stages mais je le fais avec un tout petit budget. « Juste assez ». Ma croyance de fond que je travaille intensément depuis mon retour au Québec en mars dernier pour qu’elle lâche et soit remplacée par « beaucoup et mieux encore ».

Plus d’auto

J’ai appris hier que mon auto était juste bonne pour la casse. En effet, en me rendant à Bromont vendredi – où j’ai animé un merveilleux stage avec 14 personnes hier -, ma voiture s’est arrêtée juste après le pont en sortant de Montréal.

Dépannage, garage, estimation. Après 13 ans de loyaux services, ma petite Cocotte Soleil s’était éteinte sans avertir.

Quelqu’un est venu me chercher pour m’amener à Bromont où un ami m’a prêté une auto pour tourner dans le village le temps que j’y suis. Une amie va venir me chercher tantôt pour aller à Montréal. Un autre pour rentrer à la maison demain. J’ai toujours des anges pour prendre soin de moi quand je suis mal prise. Gratitude infinie…

Je n’ai cependant plus d’auto et vivre au Québec sans auto, c’est quasiment impensable quand on ne vit pas en ville. Comme je repars en tournée en Europe puis en Asie cet hiver, je ne vais pas m’en racheter une car je devrais la mettre en gardiennage chez quelqu’un durant les 6 mois de mon absence du pays. Cela va donc m’éviter d’avoir à lui trouver un garage pour l’hiver.

Mon meilleur ami m’a proposé de retourner à Québec pour vivre chez lui. J’aurais ainsi une chambre et une auto à disposition le temps que je reparte pour les six mois d’hiver. C’est « drôle » car j’avais senti que je devais retourner vivre à Québec il y a quelques semaines, et trois autres amis l’avaient aussi senti. Mes activités professionnelles étant plus proches de Montréal, et pour d’autres raisons techniques et amicales, j’avais cependant décidé de rester où j’habite mais on dirait que la vie veut que j’aille à Québec.

Quand cet ami me l’a proposé, j’ai senti qu’il avait envie que j’y aille, j’ai senti comme un appel de sa part. Il est souffrant et je sais que ma présence lui est agréable quand j’y vais. Il se sent moins seul aussi. Je vais donc retourner vivre à Québec jusqu’à mon départ pour l’Europe le 12 septembre.

Notre véhicule

Quand j’ai annoncé hier au groupe que j’animais que mon auto partait pour son dernier voyage – à la casse -, une dame m’a dit « C’est probablement parce que tu es en train de faire un gros changement dans ta vie. Ton véhicule change. Tu vas vers autre chose, vers mieux ». Comme c’est parlant !

L’auto représente ce qui nous permet d’avancer sur notre chemin, notre véhicule. C’est tellement parlant. Depuis plusieurs mois, je demande à avoir plus, mieux que ce que j’ai. Peut-être ma Cocotte laisse-t-elle la place à mieux justement car je n’arrivais pas à me décider à la laisser aller pour m’en acheter une en meilleur état.

La clé de l’abondance financière

Je n’ai pas encore trouvé la clé pour ouvrir la porte de ma banque personnelle où toute l’abondance financière qui m’est réservée depuis toujours est là, pleinement disponible pour moi. « Liberté 55 ».

Je sens qu’un gros changement arrive dans ma vie. L’aboutissement de plusieurs mois de travail thérapeutique intensif à comprendre, délier et guérir des croyances, loyautés, traumas et karmas en rapport avec l’argent et l’amour aussi (l’un allant avec l’autre).

A l’heure où je vous écris, je sens que j’arrive au bout de quelque chose qui m’amène à un lâcher prise et une confiance totale en la vie. C’est comme si la vie me mettait sur une chaloupe sur l’eau, poussée par les vagues, le vent et les animaux marins, et me dise « Laisse-toi flotter, tout ira bien »…

Je suis dans les derniers jours avant mon anniversaire et c’est normal que les choses brassent… pour le mieux 😉 . C’est le temps de lâcher le passé, de se déposer en soi, de prendre du recul et d’observer ce qu’on veut et ce qu’on ne veut plus.

Le 4 août prochain, je fêterai mes 55 ans et je me sentirai libre…. de continuer à vivre la vie que j’aime et que je me suis créée et en laquelle j’ai pleinement confiance. De me laisser flotter sur ma chaloupe d’abondance et d’amour.

Je demande donc juste une chose pour mon anniversaire : LA clé pour ouvrir ma banque personnelle dans laquelle se trouve argent et amour pour moi, beaucoup et mieux encore !

De tout coeur,

Dominique Jeanneret

Thérapeute en intégration psychocorporelle (PCI)
Accompagnante psycho-spirituelle et énergétique
www.dominiquejeanneret.net
www.facebook.com/dominiquejeanneret4

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Célébrer la vie pour attirer la prospérité

Je suis en train de lire un livre qu'une amie m'a prêté, qui m'a appelé du rayon de sa bibliothèque. Je lis très peu mais, celui-ci m'a accrochée par sa façon d'aborder la La Conscience de la Prospérité.

Les auteurs ont été très riches mais ne se sentaient pas riches et n'étaient pas heureux. Puis ils ont vécu simplement avant de revenir à la richesse mais d'une autre façon, avec une conscience qui leur permet aujourd'hui d'être heureux avant d'être riches.

J'ai juste envie de vous partager le début de leurs partages car c'est un livre rempli d'outils, de prises de conscience et d'exercices.

Tout d'abord, de quelle façon pensons-nous à l'argent ? En terme de pénurie/manque ou d'abondance ? Le simple fait de toujours penser en se disant, par exemple "Je dois acheter le moins cher", par peur de manquer éventuellement plus tard, nous fait penser en termes de pénurie et nous fait donc rester dans ce mode de vie "pauvre".

Ensuite, quand nous sommes dans une situation financière difficile, posons-nous la question :

Qu'y a-t-il de bien dans cette situation que je ne semble pas percevoir ?
Quel est le côté positif de cette situation, que je ne vois pas ?

A un autre moment, on peut réfléchir à ceci :

Que dois-je percevoir, incarner, savoir et recevoir qui me procurerait
une clarté totale et une certaine facilité à composer

avec la richesse, la prospérité et l'abondance ?

Pour attirer et accueillir l'abondance dans notre vie, nous devons être le leader de notre, assumer ce rôle en étant totalement responsables de ce que nous nous faisons vivre = de notre vie.

Par ailleurs, il est important de se créer une vie axée sur la célébration. Chaque matin, se dire "Aujourd'hui, ma vie sera une célébration" et faire en sorte que tous les aspects de notre vie soient une réelle célébration.

Finalement, demander à ce que la grandeur qui est en nous devienne manifeste.

Affranchissez-vous du paradigme de la pénurie et devenez l'être glorieux et magnifique que vous êtes véritablement.

L'argent n'est pas le problème.
Le véritable problème est votre indisposition à le recevoir.

Voilà… c'est un petit résumé des premières pages de ce livre que j'avais envie de vous partager avant de continuer ma lecture.

La Conscience de la Prospérité par Chutisa et Steven Bowman

De tout coeur

Dominique