V.3. : Impressions et interprétations à propos de comment on se sent

Dimanche dernier, je suis allée faire une surprise à une amie. Elle a eu une impression de moi alors que, moi, j’en avais une toute autre :

Moi :

Je me sentais « blurp ». Un peu mal dans mon corps et mal dans mon coeur mais quand même paisible.

Elle, le lendemain matin de notre rencontre, m’écrit ce message :

Salut Do, je voulais te dire qu’hier, je t’ai trouvée radieuse et tellement rayonnante. Tu semblais en paix. Tu étais vraiment belle.

Wow… moi qui avait eu envie de lui écrire un petit message pour lui dire que j’étais désolée, que je n’étais pas à mon meilleur, etc…

Nous avons souvent l’impression que nous donnons telle ou telle impression mais, ce que voient et ressentent les gens de ous n’est souvent pas exactement ça, voire même pas du tout. Entre ce qu’on ressent et ce qu’on dégage, il peut y avoir toute une différence !

La dépression, un passage

La dépression est des grands maux de l’âme de notre ère mais n’est, à mon sens, pas une maladie. Pourtant, elle va créer éventuellement des maux physiques (la fibromyalgie y est notamment associée) si on ne soigne pas le mal de l’âme qu’elle crie à travers la souffrance qu’elle apporte.

Il y a quelques années, lorsque j’ai entendu le Dr. Oliver Soulier, un médecin holistique français, parler de la dépression, il a dit ceci (en mes termes) : la dépression est une «dé-pression». C’est comme une marmite à pression (Presto) dans laquelle on a enfoui toutes nos émotions plutôt que de les exprimer. Quand la marmite commence à être très chaude (de plus en plus remplie d’émotions non exprimées), elle commence à faire de la vapeur puis à siffler. Elle nous avertit alors par divers moyens (fatigue, irritabilité, susceptibilité, tristesse, état déprimé, etc.) qu’il est temps de faire baisser la pression.

Si on ne s’en occupe pas, elle va finir par exploser, créant une dé-pression. En faisant ainsi sauter le couvercle (créant la dépression), notre «casserole» va relâcher toutes les émotions refoulées que nous devrons apprendre à gérer et guérir. Le résultat : affaissement de la pression  (= on est en manque d’énergie) et un amas d’émotions devant nous. Le masque vient de tomber…

Les causes

Ayant moi-même passé par la dépression, le fond du puit, avant d’en remonter, puis de rechuter car je ne savais pas pourquoi je retombais, puis remonté encore, j’ai enfin compris, en écoutant le Dr. Soulier, la cause principale de mon «mal» : je n’osais alors pas m’exprimer et dire tout ce que je ressentais.

La deuxième cause, je l’ai découverte à travers les guérisons de blessures et d’impressions inconscientes – fausses croyances ou croyances limitantes – qui m’empêchaient d’aller de l’avant, pour MOI, avec MOI : l’estime et la confiance en Soi.

La dépression a donc, pour moi, deux causes principales :

– Elle est l’expression d’un refoulement profond d’émotions : un manque d’expression de notre senti intérieur.

– Elle est associée à un manque d’estime et de confiance en soi.

C’est par un travail avec un(e) thérapeute, l’apprentissage de l’accueil et de l’expression de ses émotions, la déconnexion de ses fausses croyances et la guérison de ses vieilles blessures intérieures que la personne dépressive va trouver la guérison.

Des outils simples et efficaces pour commencer à s’en sortir

Pour commencer à se retrouver en douceur et commencer le travail de guérison, voici quatre outils fort utiles :

Écrire. Cela permet de déposer le trop-plein d’émotions et de prendre un peu de distance des situations qu’on y dépose.

– Écrire quelque part, bien en vue (frigo, miroirs, etc.) la phrase suivante : Je suis la personne la plus importante au monde pour moi.

Prendre un peu de temps chaque jour pour prendre soin de soi : un bon bain tranquille, musique douce, lecture, promenade ou toute autre activité douce qui fait du bien au coeur.

Faire de la méditation. C’est un outil important pour se retrouver au calme intérieur. Il y a quantité de cours en ligne, gratuits, mais le mieux est d’aller en faire en groupe pour se motiver et avoir le soutien du groupe.

Apprendre à voir les petits bonheurs que la vie nous apporte quotidiennement, aussi petits soient-ils. C’est la somme des petits bonheurs qui font grandir le Bonheur 🙂

Décider ce qu’on veut vivre : prendre une page, faire deux colonnes. Écrire d’un côté ce qu’on ne veut plus dans notre vie et, dans l’autre, ce qu’on veut. Ensuite, focaliser nos pensées sur ce qu’on veut, profondément et sincèrement.

Décider de changer notre façon de penser. Apprendre à changer les pensées négatives en positives. Décider ce qu’on veut vraiment vivre. Faire nos choix. Oser les appliquer, les vivre.

La médication

L’emploi de médicaments antidépresseurs peut être nécessaire le temps de remonter la tête à la surface de l’eau. Il est important de suivre la prescription de son médecin tout en suivant une thérapie psycho-émotionnelle (où on travaille avec les émotions et les sensations corporelles, et non pas seulement le mental). L’usage de médicaments pourra être arrêté, en accord avec le médecin, lorsqu’on se sentira assez fort pour continuer sans cette béquille.

La dépression est un passage

La dépression n’est pas une maladie. C’est un temps et un espace que la vie apporte pour nous permettre de guérir nos vieilles blessures, nos peurs, notre impression de petitesse, de rejet, d’abandon, etc…

La dépression se guérit pour qui s’accueille sincèrement et honnêtement et accepte de se regarder pour mieux se retrouver…

Vous pouvez aussi lire mon autre article qui donne des outils pour en sortir.

NOTE : cet article a été écrit il y a plusieurs années. J’ai par la suite découvert d’autres causes de ma dépression dont je parlerai dans un autre article mais je vous les nomme succintement ici :

  • En prenant une alimentation chaude et cuite, certains aliments-clé et peu de sucres, je prends soin de ma rate, le siège du goût de vivre. Cela aide déjà beaucoup.
  • Une cure ayurvédique de deux semaines en Inde m’a aussi beaucoup aidée.
  • Un travail énergétique par mon acupuncteur et la prise quotidienne de ses élixirs de plantes a changé radicalement mon humeur en l’espace de 24 heures.
  • La découverte que j’avais un jumeau perdu, et ma rencontre avec lui, m’a enlevé une grosse ombre que je portais depuis ma naissance. J’avais un sentiment lancinant d’envie de mourir, sans être suicidaire du tout. Quelque chose qui m’attirait dans la mort. Après la réalisation que j’avais eu un jumeau, cette ombre s’est totalement effacée.
  • En travaillant avec un moine bouddhiste au Sri Lanka, j’ai pu déconnecter un vieux et lourd karma que je savais porter mais qu’aucun thérapeute occidental n’avait jamais détecté. Cela a fait une grande différence dans ma vie.
  • En discutant avec une amie médium, j’ai découvert et déconnecté la cause d’une profonde culpabilité/honte toxique qui me tirait à terre en permanence. Cela a été un grand saut vers un équilibre émotionnel, une paix et une joie de vivre quasi quotidiennes.

La dépression provient souvent de plusieurs de ces facteurs : éducation, alimentation, énergétique, émotionnel, karmique, etc… et on doit donc aller chercher à plusieurs niveaux pour les déconnecter afin de retrouver la paix et la joie.

Je ne sais pas si on peut dire un jour qu’on est guéri de la dépression mais, pour moi, je le suis au moins à 95 %. Rares sont aujourd’hui les moments où je me sens descendre vers la déprime. Quand je m’en approche, je décide instantanément de ne pas m’y laisser glisser et prends des actions et outils pour. J’ai aujourd’hui la force de vivre et être heureuse.

La vie et le bonheur, c’est NOTRE décision….

Avec amour et compassion,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* D’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte : énergétique, physique, psychologique et spirituel sont à considérer dans un tout.

Ne pas jouer le jeu du déclenché


Photo : la petite sirène, Copenhague, Danemark

Depuis mon adolescence, il m’est souvent arrivé de « déclencher » des gens sans que je ne fasse ni ne dise rien. Le seul fait d’entrer dans une pièce peut faire que plusieurs personnes se retournent vers moi. J’ai alors parfois juste envie de passer sous terre tellement c’est désagréable. J’ai appris avec les années à m’apprivoiser là-dedans et à faire semblant de rien mais ce fut long…

Certaines personnes sont attirées vers moi, comme aimantées – et je dois gérer cette situation qui, pour moi, est vite envahissante. Elles repartent aussi vite qu’elles sont arrivées. Veni, vidi mais parties sans vici*. Elles ont été touchées quelque part par quelque chose de moi, l’ont eu ou vu ou pas et sont reparties. Aucune idée de ce qui s’est passé et ce n’est pas important. Elles ont fait ce qu’elles avaient à faire et ça ne m’appartient pas.

D’autres me regardent bizarrement et restent loin, observatrices. Certaines vont éventuellement venir me voir un moment donné et une belle relation peut éventuellement émerger. Nous nous apprivoisons et le chemin est alors authentique et vrai.

Relations non choisies

D’autres se sont retrouvées dans mon décor « malgré » nous. Je dis « malgré » dans le sens où la situation nous a mises ensemble, comme dans le métro, un contrat de travail ou un cours, par exemple, sans que nous ayons le choix de choisir la compagnie de l’autre.

Malgré tous mes efforts pour être gentilles avec elles, certaines de ces personnes n’arrêtaient pas de me renvoyer des propos désagréables, souvent irrespectueux, dégradants éventuellement, agressifs voire violents.

Je ne comprenais rien et prenais tout contre moi. Je me sentais responsable de cette situation mais je ne savais pas quoi faire pour améliorer les choses. Je pensais faire tout ce qui était en mon pouvoir, au meilleur de mes capacités et de ma bonne volonté, pour faire en sorte qu’on soit bien. Je me sentais totalement impuissante et très seule.

Je n’avais pas appris à me défendre

A l’époque, encore pas si lointaine, et depuis toute jeune, je n’arrivais pas à m’affirmer. Je suis encore en apprentissage, en toute humilité. Je n’avais aucune confiance en moi – je n’existais pas, en fait.

J’ai vécu de la violence verbale psychologique familiale de l’âge de 5 à 19 ans, sans compter que j’ai été le bouc-émissaire de deux garçons de mon quartier durant les quatre premières années de primaire, qui m’ennuyaient quasiment tous les jours sur le chemin de l’école.

Le seul modèle que j’avais, dans ce genre de situation, était ma mère qui ne voulait pas de chicane et encore moins se battre avec son mari qui la provoquait régulièrement. Elle tentait donc toujours d’esquiver les coups jusqu’à ce qu’il dépasse les bornes et là, elle le tapait de désespoir pour se défendre avant de s’enfuir dans sa chambre en attendant qu’il se calme.

Je ne savais pas me défendre. Je ne savais pas comment m’affirmer, sauf quand le bouchon était poussé trop loin. Comme maman, j’explosais alors, maladroitement et agressivement, par désespoir. Je criais de colère pour qu’on m’entende, pour qu’on m’accueille, pour qu’on m’écoute et me respecte dans qui j’étais.

Sauf que je n’étais « qu’une enfant » : ce n’était alors malheureusement pas le contenu de ma « requête » qui était accueilli mais l’attitude que j’avais eue pour tenter de la passer aux parents. Résultat : une bonne claque et ma chambre. Je n’avais pas le droit de « parler sur ce ton » à mes parents. Je ne me sentais pas entendue, reçue, accueillie, reconnue… etc.

J’ai appris à « prendre mon trou » et à m’y créer une vie, ma survie. J’ai appris à l’aimer. C’était ma protection, mon espace de ressourcement. Je l’aime encore aujourd’hui et j’en ai parfois besoin.

Ce n’était pas « de ma faute »

J’ai beaucoup souffert de cette situation de « déclencheuse » car je croyais toujours que j’étais la responsable de la situation jusqu’au jour où un ami, puis une amie, puis une thérapeute, puis une autre personne me disent la même chose : ce n’était absolument pas de ma faute. Ils avaient été témoins des situations et avaient remarqué que la personne avait une attitude injustement désagréable à mon égard. Quelqu’un prenait enfin ma « défense », me disculpait et remettait éventuellement l’autre à sa place.

Pour des raisons qui m’ont toujours été tout à fait inconnues, la personne que je suis « déclenchait » certaines personnes plus fragiles à se miroiter à moi, à des parties de moi qu’elles voyaient, ressentaient, qui venaient les toucher, je n’en sais rien. Et boum ! Elles m’haïssaient sans que je ne comprenne rien et je n’y pouvais rien.

Je n’avais pourtant rien fait, en toute conscience, pour leur faire vivre des choses difficiles par rapport à elles-mêmes. Le principe des miroirs était flagrant.

J’ai alors réussi à me détacher de ces situations et à accepter que mon charisme provoque ce genre de choses dont je ne suis absolument pas responsable.

Loi d’attraction

Bien sûr, on attire ce qu’on connait et/ou ce dont on a besoin pour grandir, en guérissant quelques blessures et croyances au passage. Ce n’est pas pour rien si certaines personnes étaient déclenchées par ma présence, par mon essence, et me traitaient désagréablement : être mal traitée était ce que je connaissais et croyais que je devais vivre alors. Aujourd’hui, il est rare que de telles personnes se présentent dans ma vie. Lorsque c’est le cas, je regarde ma partie et laisse la sienne à l’autre.

Quand on est déclenché

Cela nous arrive parfois de voir une personne et de sentir un feeling désagréable monter en nous. Cette personne nous rappelle, inconsciemment souvent, une situation, une personne, un feeling qui nous fait du mal et contre lequel on a de la colère, de la tristesse, de la peur, etc… et on va avoir une attitude envers elle qui est désagréable « malgré » nous, situation qui nous appartient en totalité considérant notre entière responsabilité envers tout ce qu’on se fait vivre.

En l’occurrence, lorsque je sens, aujourd’hui, une personne être déclenchée par moi, la première chose que je fais est de regarder si je peux arranger la situation. Parfois c’est le cas autour d’un café, si la personne a l’ouverture pour le faire, afin que nous puissions déposer ce qui crée cette situation entre nous et passer à une étape de communication plus agréable.

Si la personne n’est pas prête à prendre la responsabilité de son attitude et de son mal-être, qu’elle continue à me tarabuster injustement et part en vrille pour un rien, je me retire et attends qu’elle se calme. Je prie surtout pour qu’elle réalise ce que je déclenche chez elle afin que la situation (re)devienne calme entre nous.

Je suis responsable de ce que je dis et fais,
pas de l’interprétation que tu en fais.

Aujourd’hui, je sais que je ne suis pas responsable de l’attitude de chacun puisque chacun est responsable de ses propres attitudes. Je suis responsable de mon attitude afin de considérer les autres avec le plus de respect qui soit, ce que je fais du mieux que je peux et avec bienveillance, et j’en attends autant des autres.

Nous sommes les enseignants les uns des autres pour nous aider à grandir et cela passe par l’effet miroir. Cela peut être très significatif et constructif si la personne accueille son attitude avec humilité et désire guérir ce qui se passe en elle. Cela peut rester cependant fort désagréable si elle n’a pas cette ouverture et renvoie toujours la faute sur l’autre.

Oser se retirer et revenir aux bons moments

Cela m’est arrivé l’hiver dernier avec un collègue de voyage. Sans que je comprenne pourquoi, il a pété les plombs, m’a accusée de choses injustes, a coupé les ponts à tous les niveaux et je n’en ai plus entendu parler. Je n’ai rien compris. J’ai tenté de lui parler plusieurs fois mais sa colère était trop grande. J’ai préféré me tenir loin, le temps que ça passe. Il avait déménagé dans une autre auberge à l’autre bout du village.

Sauf que c’était un ami cher et je savais que je n’étais pas responsable de ce qui s’était passé même si c’est moi qui en faisait les frais.

La semaine passée, j’ai eu le feeling de lui envoyer un email. Six mois après notre séjour en voyage, sans aucune communication entre nous, je sentais que les choses s’étaient calmées. Je voulais non seulement comprendre mais surtout reprendre cette belle amitié, du moins je l’espérais. Je lui ai donc écrit quelques mots auxquels il a répondu dans l’heure d’une façon très amicale et gentille, comme si rien ne s’était passé. Nous avons convenu d’un rendez-vous.

Quelques jours plus tard, nous avons échangé par vidéo puisqu’il est sur un autre continent et je lui ai juste demandé :

– Je n’ai rien compris. Que s’est-il passé ?!

– Oh, c’était parce que….

Il m’a expliqué une histoire qui n’avait AUCUN rapport avec moi. Je n’entrerai pas dans les détails mais je n’avais absolument pas rapport avec la situation… sinon que je m’étais trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Et boum. Ça l’avait déclenché, le bouchon avait sauté suite à une situation désagréable avec le proprio de l’auberge où nous étions. Je lui ai dit ou fait quelque chose qui ne lui a pas plu et boum.

– J’étais tellement pompé que je suis parti et on n’a pas eu le temps de s’en parler. Et quand je pompe, je pompe et j’ai préféré ne plus te parler mais aujourd’hui, on oublie tout ça, d’accord ?! m’a-t-il répondu tout sourire et en m’envoyant un bisou avec sa main.

Son geste m’a fait chaud au coeur. Je savais que cette histoire était derrière nous.

– Pourquoi n’es-tu pas venu m’en parler alors ? J’aurais pu t’aider à calmer le jeu, lui ai-je dit.

Homme humble (mais avec son ego quand même 😉 ) habitué à se débrouiller tout seul, mon ami avait été bien pompé dans sa colère, déclenchée non seulement par l’attitude du proprio qui n’a pas acquiescé à sa demande mais aussi par le fait qu’il ne parlait pas bien l’anglais et n’arrivait pas à s’exprimer pour se faire comprendre, l’un expliquant l’autre. Il avait été en colère contre lui et contre le proprio.

J’étais très heureuse d’avoir suivi mes feelings :

1. Ne pas « jouer » son jeu d’ego quand il a été déclenché, au risque de me faire agresser injustement.
2. L’avoir recontacté six mois plus tard pour le retrouver. Je lui ai fait promettre que, si ça se reproduisait, on s’en parlerait tout de suite !

En tant que déclenché

Nous sommes humains et tous interreliés. Nous nous attirons et nous repoussons. Nous nous aimons ou nous détestons suivant nos énergies, notre éducation, nos croyances, nos blessures de cette vie ou d’autres vies et peut-être encore pour d’autres raisons, toujours inconnues sur le moment.

Quand nous nous sentons déclenchés, nous devons nous respecter
et nous accueillir avec bienveillance, compassion et humilité.

Surtout, nous devons accepter de nous regarder dans le miroir de nous-mêmes afin de comprendre et guérir la douleur et la blessure que le déclenchement vient de réveiller.

Le déclencheur est un cadeau de la vie qui nous dit que nous sommes prêt(e) à faire ce chemin de guérison. Il n’arrive pas pour rien à ce moment dans notre vie. Il est là pour une très bonne raison.

En tant que déclencheur

En tant que déclencheurs, nous devons savoir ne pas prendre la responsabilité de l’attitude de l’autre. Prendre un certain recul, une distance même, un silence éventuellement, est nécessaire pour que l’autre ait le temps de s’occuper de son déclenchement et de la guérison qui va avec.

Bienveillance et compassion sont les seules attitudes que nous pouvons avoir à son égard. Lui envoyer de belles énergies et prier pour que la guérison arrive bientôt, autant pour l’autre que pour soi afin que la relation puisse (re)devenir agréable.

Est-ce que cela vous arrive de sentir de « l’eau dans le gaz » avec certaines personnes ? Vous sentez-vous déclencheur ou déclenché(e) ?

Prendre la responsabilité de son attitude,
c’est prendre la responsabilité de son bonheur…
🙂

Avec Amour

PS : Merci de laisser vos commentaires ci-bas plutôt que dans Facebook, qu’ils restent avec l’article 🙂

Do

© Dominique Jeanneret, toute reproduction de ce texte permise, en tout ou partie, dans un espace non-commercial, à condition de ne rien y changer et d’ajouter ma signature ainsi que ces lignes et un lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci pour votre collaboration.

Thérapeute en intégration psychocorporelle (PCI)
Accompagnante psycho-spirituelle et énergétique
www.chemindevie.net, www.penseesinspirantes.com

www.facebook.com/dominiquejeanneret4

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* « est venu, a vu et a vaincu », en latin

Je ne suis pas parfaite, je suis juste moi-même

et je ne suis pas imparfaite ! 🙂

Jeudi soir, j'ai participé à une réunion où j'ai partagé une situation que j'avais vécue quelques jours plus tôt. Le lendemain matin, je me suis réveillée en colère contre moi. Je m'en voulais d'avoir pris trop de temps/place avec mon partage et d'avoir, pensais-je, partagé un jugement négatif envers une personne impliquée dans la situation. Je me tapais sur la tête (pas) joyeusement et m'en voulais sévèrement de ne pas avoir été "parfaite", soit sans jugement et sans prendre "trop" de place/temps.

Ma lionne intérieure rugissait. J'avais beau dire à mon ego de se calmer le pompon et vouloir l'envoyer paître, que ce n'était pas vrai, que je n'avais pas à m'en vouloir, etc., rien n'y faisait.

Heureusement, j'avais mon cours de yoga à 8h du matin qui a commencé par un moment de respiration et méditation. Avec le temps et la pratique, j'ai maintenant accès à mon espace méditatif intérieur, le "point où rien ne bouge" – comme je l'appelle -, l'espace du témoin, assez rapidement.

Ce fut quasi instantané. En quelques secondes, les yeux fermés, mon attention portée sur ma respiration et mon centre, j'ai senti que je reprenais mon pouvoir sur moi-même et mes pensées. J'ai retrouvé la paix, la douceur et la joie intérieures qui ont repris place dans mon ventre puis dans tout mon être tandis que ce chaos mental s'éloignait de moi rapidement.

Je suis restée très surprise de la vitesse avec laquelle cette transformation s'est produite. J'ai eu l'impression que, en quelques secondes, plus de 90 % de ma colère et de ma culpabilité se sont littéralement dissous au profit d'un espace intérieur infiniment plus paisible et agréable. J'ai senti que je retrouvais de l'amour en moi, pour moi, celui qui est là en permanence, avec lequel on perd parfois la connexion (ce qui nous amène alors dans un espace mental, égoique et chaotique fort désagréable). Un espace de perfection à savourer.

Perfection et estime de soi

Je dirais que la perfection, telle qu'on la vit consciemment ou pas, ou telle qu'on la ressent de la part de quelqu'un, est un symptôme et non un état d'être.

En effet, une personne qui tend à la perfection nous montre, en fait, à quel point elle n'a pas confiance en elle. L'un est inversément proportionnel à l'autre. Plus on veut être parfait, plus la confiance en soi est petite, ou moins elle est grande. Enfin bref, vous comprenez.

Vouloir être parfait se manifeste pour contrer et combler le manque d'estime de soi. Plus on cherche à être reconnu et aimé, plus on fait en sorte d'être parfait. C'est un réflexe le plus souvent inconscient développé dans l'enfance pour attirer l'attention vers soi, pour qu'on nous aime.

Dans la perfection, il y a une grande confiance en soi dans le FAIRE mais pas dans l'ÊTRE de la personne. Elle a une totale confiance en ses actes et capacités de faire mais, derrière, se cache une personne émotionnellement fragile et avec une faible estime de soi sur d'autres plans.

En soi, vouloir être parfait est une qualité puisqu'on veut toujours faire au mieux. On devrait être fier de ce qu'on fait et de qui on est. A l'opposé, cette façon d'être peut nous faire vivre dans une prison de culpabilité, de honte, d'auto-jugements et d'auto-sabotage. Ce qui devrait être de la fierté – et non de l'orgueil -, reste en fait collé au plancher car on se sent tout petit.

Je dois être parfait pour être aimé

Au départ, encore très jeunes, nous avons déduit puis imprimé cette croyance suite à une série de situations relationnelles : en étant parfait, je serai reconnu(e) et aimé(e).

Alors que d'autres font les 400 coups ou tombent dans la drogue pour attirer l'attention, nous avons choisi d'être parfaits pour la même raison. 

Pour certains, cela va même plus loin avec, en plus, le désir d'apporter de la paix et de l'amour dans le cercle dans lequel nous vivons, que ce soit la famille, les amis, le travail. Nous avons mis en place ce système qui nous fait porter le poids de responsabilités incroyables sur nos épaules. Les voyez-vous ?

Ce n'est pas à un enfant d'avoir la responsabilité d'être parfait, gentil et raisonnable pour que la paix soit dans la maison. Ce sont aux parents et aux éducateurs à amener cet état dans le cercle pour que l'enfant puisse être libre d'être un enfant et de se développer dans/avec sa véritable confiance en son ÊTRE, non seulement en son FAIRE.

Perfection relative et perfection absolue

La perfection imparfaite ou l'imperfection parfaite

La perfection, pour nous, êtres humains, est relative puisqu'elle existe en comparaison avec quelqu'un ou quelque chose. La perfection absolue est Dieu, ou l'univers, ou ce qu'on considère comme parfait et que nous ne serons jamais qu'au jour de notre illumination ou de notre mort lorsque nous arrivons dans la lumière divine.

Nous ne pouvons que tendre vers la perfection et, donc, nous améliorer chaque jour un peu plus pour atteindre ce qui, pour chacun de nous, à notre façon, avec notre philosophie et nos repères comparatifs, pourrait être notre perfection. Celle-ci sera très probablement différente pour toute autre personne puisque ses repères ne seront pas les mêmes. Ce qui nous semble parfait pourra donc être considéré imparfait par quelqu'un qui a d'autres points de comparaison que nous.

La notion de perfection existe donc à partir du moment
où on se compare et où on se juge.

Si on ne se compare pas, si on ne se juge pas, si on ne se culpabilise donc pas, on atteint un espace où on se sent parfaitement parfait. Les imperfections pour lesquelles nous nous accusons sont simplement des reflets qui prennent place quand on se regarde dans le miroir des autres et qu'on considère les jugements des autres à notre égard comme étant vrais.

Jugement ou constatation ?

Quand j'étais jeune, ma mère me disait parfois que je jugeais trop. Je lui répondais que je ne jugeais pas, que je constatais. J'observais et émettais un sentiment qui m'appartenait. Point. Je n'avais pas d'implication émotionnelle dans ces constatations.

Je n'étais cependant pas "parfaite", ainsi, aux yeux de ma mère et de mon entourage. Ils ne comprenaient pas comment je fonctionnais. Je n'étais pas "normale". Pour eux, il était inconcevable que je puisse être détachée émotionnellement de ces considérations.

Avec les années et quelques traumatismes violents, ma confiance en moi, à ce niveau, a baissé et j'ai commencé à me juger moi-même consciemment, à me dénigrer, à toucher à ma culpabilité et ma honte profondes, etc. A force de se faire faire croire des choses quand on est jeune, on finit par le croire.

Jeune, je voulais être parfaite pour qu'on m'aime alors que je vivais dans une famille disfonctionnelle et violente. Vouloir être parfaite, raisonnable, gentille, etc… était avant tout destiné, pour moi, à amener de la paix dans la maison puisque, en ne faisant pas de vagues, on allait me reconnaître comme "gentille", la petite fille parfaite. Je n'allais pas avoir à me sentir coupable d'avoir créé une situation désagréable puisque je n'aurais cherché qu'à créer la perfection… en considération des attentes de mes parents et de la famille, en réponse avec ce que EUX voulaient de moi, pensais-je.

Cette perfection est issue de comparaisons et/ou en réponse
à des attentes qu'on croit avoir de personnes qui nous importent.

Vendredi matin dernier, quand je me suis levée en colère, j'ai écrit un petit message à une amie pour lui partager mon feeling désagréable. Elle m'a simplement répondu : "Je comprends ce que tu ressens. Tu as cependant été authentique dans ce que tu pensais et c’est ok. Ce n’est pas un jugement que tu as émis, c’est une constatation, ce qui est différent".

Si je me juge, je me tape sur la tête et me culpabilise. Je fais ça toute seule. Besoin de personne pour ça. Vous avez déjà remarqué ? Par contre, pour se faire des compliments à soi, les recevoir et reconnaître qu'on est bon, ça nécessite des centaines de personnes ! 😉

Le paradoxe, c'est que, on veut être parfait pour être reconnu et aimé et que, quand la reconnaissance et l'amour arrivent, on a de la peine à les recevoir car on ne se reconnait ni ne s'aime pas vraiment soi-même ! C'est le chien qui se mord sa queue…

Quand je constate, j'observe simplement, je ne génère aucun sentiment négatif. Je considère juste certaines choses en fonction de mes valeurs qui m'appartiennent en propre et ne sont éventuellement pas les mêmes que d'autres personnes ont. Je suis détachée de l'objet de mon observation.

Quand je juge, je suis impliquée émotionnellement dans l'observation. J'émets des émotions en rapport avec la situation.

Se détacher de la perfection être revenir à Soi

De même, ma notion de perfection devient donc obsolète puisque je suis la seule à considérer ma perfection avec ces valeurs qui sont les miennes. Il me reste donc à accepter que je suis parfaite dans mon imperfection.

Je fais de mon mieux.
Je suis du mieux que je peux être.
Telle est ma perfection absolue, ici et maintenant, juste pour moi.

Tout jugement à mon égard reviendrait à relativiser cette perfection et, donc, à considérer clairement qu'elle n'existe pas en soi sur cette terre parmi nous, humains.

Nous sommes donc tous imparfaits
et pourtant parfaits tels que nous sommes.

C'est ainsi que, de ma culpabilité et ma colère dues à mes jugements sur le fait que je pensais ne pas avoir été parfaite jeudi soir, à ma méditation du vendredi matin, j'ai réussi à revenir à moi et à récupérer mon pouvoir. J'ai retrouvé mon centre. J'ai repris ma place de témoin. J'ai ainsi pu constater plutôt que juger. J'ai réussi à me détacher de ce chaos créé par mon mental/ego, lequel a encore parfois les pieds accrochés dans les fleurs du tapis du passé.

Comme chaque situation que nous vivons est parfaite sur notre chemin du Bonheur, nous sommes parfaits à le suivre et le vivre tel quel. Nous sommes parfaits tels que nous sommes même si nous nous trouvons toujours quelques défauts ! Nous sommes humains et toutes ces considérations négatives à notre sujet se dissoudront le jour de notre mort et de voyage dans la lumière divine, le jour de notre illumination.

D'ici là, vive la perfection dans l'imperfection… ou la parfaite imperfection ! 😉

Des outils pour en sortir et être heureux

Alors, si vous tournez dans le perfectionnisme ou dans des émotions négatives, asseyez-vous confortablement, respirez profondément et revenez à votre centre, au point où rien ne bouge, où se trouve la joie infinie et éternelle… Là est la seule place, dans l'Être, où on trouve la paix, l'amour, la joie… le Bonheur. La méditation est une clé. Reste ensuite à régler les raisons/croyances/blessures pour lesquelles vous avez besoin d'être parfait(e). Une thérapie, des stages peuvent vous aider à sortir de ce carcan et vous permettre d'être enfin libre d'être qui vous êtes vraiment.

Avec Amour

De tout coeur

Dominique Jeanneret

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Thérapeute en intégration psychocorporelle (PCI)
Accompagnante psycho-spirituelle et énergétique
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Photo de la bulle de savon gelée par Angela Kelly

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