Que veut réellement dire MERCI ?

Depuis tout petit, on nous apprend à dire MERCI quand on nous fait/offre quelque chose. Qu’on aime ou pas le « cadeau », qu’on l’ait demandé ou pas, on doit dire MERCI.

Quand j’étais petite, je réfléchissais beaucoup à la raison et valeur des choses et situations. Cela occupait mes longs moments de solitude d’enfant HP et hypersensible. Par ailleurs, j’ai toujours été fascinée par les agissements des membres de notre humanité. Je questionnais et discutais facilement ses croyances, dogmes et actions.

– Tu veux ceci ?
– Oui…
– Tu me dis le « mot magique » pour l’avoir alors ?
– …. (sentez de la colère…) mmmmmmerci…..

En tant qu’enfant, et même encore aujourd’hui, je bouillonnais quand j’entendais les gens me faire ce genre de chantage.

Vers l’âge de 5 ans, je pense, j’ai commencé à ne plus dire MERCI juste « parce qu’il faut dire MERCI ». Je pense que j’avais décidé, comme cela m’arrivait parfois, de ne plus agir comme un robot qui fait ce qu’on lui dit mais que je commence à réfléchir et à agir par moi-même, provoquant quelques attitudes que certains auraient pu considérer comme « rebelles ». Je ne voulais pas être un mouton et certains dogmes éducationnels me semblaient inadéquats ou pas juste en rapport avec mes valeurs.

Je ne voulais donc pas suivre ces règles sans pour autant créer de chicanes. Je voulais qu’on me laisse réfléchir à ce qui serait le mieux pour moi, d’après moi et non d’après mes « éducateurs » qui n’avaient pas forcément les mêmes valeurs que moi. Déjà à 5 ans, un enfant a sa façon de penser et d’être.

Il me semblait tout d’abord que, si quelqu’un voulait me donner quelque chose, c’était SA décision. En lui disant MERCI, j’avais littéralement l’impression de lui redonner son cadeau. Je ne sentais pas que ce cadeau était vraiment pour moi puisque l’offrant attendait un cadeau en retour : une reconnaissance, de la gratitude. Son « cadeau » n’était somme toute pas gratuit.

Comme cela ne sonnait pas juste pour moi, j’ai décidé de faire une « expérience » : j’ai arrêté de dire MERCI quand on me donnait ou faisait quelque chose que je n’avais pas demandé. Certains auraient pu interpréter cette attitude comme « si tout m’était dû », ce qui n’était pas le cas du tout. Je me sentais tout simplement plus honnête et moins hypocrite.

Une de mes grand-mères m’a cependant dit un jour, d’un air sévère, quelque chose comme « Tu ne dis jamais merci. Ce serait bien que tu le fasses. C’est la politesse et le respect ! ».

Par politesse et respect, j’ai donc recommencé à sagement dire MERCI.

Par mon « expérience », j’avais cependant pu ressentir la différence entre dire MERCI par plaisir de recevoir et reconnaître la gentillesse de la personne qui offre, et dire MERCI par robotisation et devoir. Sacrée différence de feeling…

Bien plus tard…

Plus de 20 ans plus tard, alors que j’étudiais le Cours en Miracles en groupe tous les lundis soirs à Montréal, nous avons abordé le sujet du MERCI.

J’avais parfois cette impression d’hypocrisie quand je disais MERCI tandis que l’autre attendait que je le lui dise alors que moi, personnellement, ça ne me disait pas de lui dire. Je me sentais donc toujours un peu hypocrite dans ces situations mais je suivais ainsi les règles de politesse et de respect et ne créais donc pas de conflits.

Donc, l’animateur a conclu sa dissertation orale, ce soir-là, avec le fait que dire MERCI revenait à redonner ce qu’on venait de recevoir. Que, logiquement, on ne devait donc pas dire MERCI ! Wow, il venait de confirmer mon impression de quand j’étais toute petite !!!

Je me suis ensuite amusée à refaire quelques « expériences » pour voir à quel point les gens s’offusquent qu’on ne réponde pas à leurs demandes conscientes ou inconscientes de gratitude.

Avez-vous remarqué que les gens donnent majoritairement pour recevoir ? Consciemment ou inconsciemment, on attend toujours le MERCI. Pas si altruistes que ça, les humains !!! 😉

Donner pour donner, sans rien attendre en retour, est difficile et pourtant si magique et beau à vivre. J’adore donner à quelqu’un comme si je lançais de l’amour dans l’univers, à l’infini, et tant mieux si quelqu’un l’attrape au passage et que ça le/la rend heureux/se.

Après la remarque de ma grand-mère, j’avais accepté qu’on doit dire MERCI, tout simplement, quand quelqu’un nous donne quelque chose. C’est devenu un réflexe, bien évidemment, comme tout le monde dans notre société. Dire MERCI fait partie de nos conventions occidentales, du respect, de la politesse et d’une bonne éducation.

La gratitude au Sri Lanka

Là où j’ai été bluffée, c’est quand j’ai vécu quelques mois au Sri Lanka. Pas de formules de politesse genre « Bonjour, comment vas-tu ? Tu vas bien, et tes enfants, et ton mari, etc…? et blablabla…. ». Les Srilankais ne s’enfargent pas dans les fleurs du tapis et vont droit au but en toute simplicité. Combien de fois j’ai été surprise de décrocher le téléphone et d’entendre mon amie au bout du fil, sans même me dire bonjour, démarrer la conversation comme si on continuait celle qu’on avait laissée quand on s’était parlées la dernière fois. Pas évident, quand on ne s’y attend pas, de prendre une conversation au vol sans introduction !

Avec mon éducation polie, je dis « Bonjour, comment vas-tu, etc… » mais cela ennuie les Srilankais et je le sens à chaque fois. Ils ont appris à le faire avec les occidentaux mais ce n’est pas dans leur culture et on sent leur maladresse à le faire pour nous faire plaisir.

Le plus bluffant, c’est l’absence quasi totale de MERCI entre eux (mais pas de gratitude !). Là encore, les Srilankais apprennent à dire THANK YOU à l’école au cours d’anglais, parfois à la maison quand ils côtoient des touristes, mais ce n’est pas dans leur culture. Ils ont un mot pour dire merci, istutiyi, mais on l’entend rarement. Ils se reconnaissent et se remercient d’une autre façon.

Avec eux, on a l’impression que la vie et les relations ne s’arrêtent pas. On se parle, on donne et on reçoit et la roue de la vie tourne. C’est comme s’il n’y a pas de fermeture/ouverture dans les relations, les discussions, comme si elles restent toujours ouvertes.

C’est un sentiment assez spécial de ne pas entendre de mots de gratitude au Sri Lanka. La gratitude se passe dans les gestes. On se le montre, on se donne, on échange, on partage, on se regarde dans les yeux quand on donne/reçoit et tout passe là. Surtout, on n’attend pas de remerciement quand on donne et ça fait tellement de bien de vivre ça.

Par ailleurs, et cela explique peut-être ceci, comme le principe de base du Bouddhisme est de faire le bien en tout temps pour gagner des bons points pour son prochain karma, tout le monde* fait en sorte de faire du bien. Quand on leur dit THANK YOU, ils sont tout émus et touchés, comme si on leur renvoyait leur cadeau comme un autre cadeau. Le hic, c’est que, comme ils viennent de faire un cadeau qui leur donne un bon point pour leur prochain karma, le leur renvoyer leur enlève ce bon point.

Un bel exemple qui montre l’importance de bien comprendre une culture différente de la nôtre avant de juger et d’agir.

Le MERCI du coeur

J’observe toujours en moi ce qui se passe quand je dis MERCI ou qu’on me le dit. J’ai besoin que ça résonne juste en moi quand je le dis pour me sentir authentique.

Le dire ou pas ? Politesse, respect, devoir, plaisir, véritable gratitude ? Je suis arrivée un jour à un point de « réconciliation » avec ce mot.

J’ai fait une petite expérience autour du Jour de l’An, là où tout le monde s’offre des bons voeux. On reçoit « Bonne et heureuse Année ! » (je résume) et on répond spontanément « Toi aussi ! ». On oublie parfois de dire MERCI et on renvoie alors le cadeau à l’expéditeur sans le recevoir, sans se l’approprier.

J’ai alors délibérément fait attention de toujours répondre « MERCI ! A toi aussi ! ». Ça fait toute une différence dans le coeur.

En disant MERCI avec mon coeur et avec sincérité, je me permets de RECEVOIR le cadeau dans mon coeur, je me l’approprie et cela fait chaud au coeur. Je ME fais le cadeau qu’on m’offre.

Réciproquement, mon MERCI fait chaud au coeur de la personne qui m’a donné. Même si c’était peut-être dans les attentes, peu importe. Ce côté-là de la relation lui appartient. Ce qui compte, c’est que, en lui témoignant ma gratitude, j’ai agi avec mon coeur, dans le respect et la politesse mais, surtout, avec intégrité et authenticité. La roue de la vie tourne dans la paix et l’amour.

Pour que la roue de la gratitude tourne

Avez-vous remarqué que, quand on dit MERCI de tout notre coeur, sincèrement et profondément, quand on témoigne notre gratitude avec intégrité et authenticité, la vie nous apporte ensuite d’autres cadeaux ?

On ne peut pas donner sans avoir reçu. On ne peut pas aimer sans avoir reçu de l’amour, sans s’être senti aimé/e.

C’est ainsi qu’en accueillant la gratitude, en se laissant toucher par les cadeaux des MERCI qu’on donne autant que par ceux qu’on reçoit, en se permettant de les recevoir et de les intégrer avec amour pour soi, on peut ensuite faire en sorte que la roue de la gratitude et de l’amour tourne, laissant ainsi circuler de beaux cadeaux dans toute l’humanité.

Dorénavant, je vous invite à observer comment vous dites MERCI…

De tout coeur

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Dominique Jeanneret

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* je parle ici des bouddhistes car je ne connais pas assez les autres religions du Sri Lanka pour en parler.

Retour au clan, retour à Soi

Vue de St-Pierre (bord de mer) depuis La Plaine des Cafres (1600 m. d’altitude)

Je suis à La Réunion depuis un mois (photos à la fin de l’article). J’y découvre chaque jour, notamment, la gentillesse des gens et une grande tolérance interraciale à voir le nombre de métissages entre les blancs, les noirs et les jaunes. C’est juste magnifique de voir ces personnes aux origines si lointaines toutes réunies sur cette île. D’où son nom, d’ailleurs, La Réunion. Indiens, européens, malgaches, africains et chinois s’y mélangent et s’y métissent depuis plusieurs siècles.

En résumé, on peut dire que l’île a été colonisée par les Français qui y ont importé des esclaves et des travailleurs d’Afrique et de Madagascar ainsi que de l’Inde et du nord du Sri Lanka, les Tamouls (hindous). La Réunion a aussi accueilli les Chinois qui s’y sont installés avec leurs petits commerces où on trouve de tout, les « boutik chinois » malheureusement de plus en plus largement détrônés par les géants commerciaux de la « métropole », la France.

Il n’est pas rare de voir, parmi les membres d’une même famille, des cheveux lisses, bouclés ou crépus, entre châtains et noirs, entourant des visages européens ou africains avec des yeux chinois, et des peaux de plusieurs couleurs.

L’unique cause de la souffrance

Depuis l’âge de cinq ans, au remariage de ma mère, je me suis sentie exclue de la famille, ayant alors imprimé dans mon inconscient que je n’en faisais plus partie, que je n’y avais plus ma place. De même, à l’école, j’étais toujours toute seule. J’avais de grandes difficultés à créer des liens avec les autres enfants.

Au fil des ans, j’ai compris que je devais éviter tout lien d’attachement avec qui que ce soit pour éviter de souffrir. Je ne m’attachais plus à personne. Les rares fois où mon coeur a dépassé ma raison et où j’ai osé m’attacher, l’élastique du lien m’a sauté à la figure et a déchiré mon coeur. A chaque fois, je me disais « Je ne veux plus jamais laisser mon coeur souffrir ainsi. Ça fait trop mal ».

Pour remédier à cette « tare », je me suis mise à consulter des thérapeutes dès ma jeune vingtaine, après être tombée en dépression à l’âge de 18 ans puis avoir été trompée et laissée par mon premier amoureux, l’amour de ma vie, alors que j’avais 22 ans. Quatre ans plus tard, j’immigrais au Québec où je vis toujours.

Je voulais comprendre pourquoi je me faisais vivre ces souffrances si profondes. Le premier livre qui est alors arrivé dans ma vie a été « Ces femmes qui aiment trop« . J’ai vite compris ma dépendance affective due à mon manque d’amour, de lien avec mes parents et mes proches. J’ai alors travaillé durant des années sur cet enjeu profond qui m’empêchait d’être heureuse en relations, même amicales, puisque je n’osais plus m’attacher à personne.

Bouddha a dit :
« La seule cause de la souffrance est l’attachement« .

C’est vrai si on regarde toutes les raisons pour lesquelles on souffre.

Faire partie d’une famille d’âmes

De même, je n’ai plus jamais senti que je pouvais faire partie intégrante, acceptée et appréciée, d’un groupe que ce soit amical, travail, famille, etc… Au fond de moi, je me sentais bannie et seule et je ne comprenais pas pourquoi. J’avais vu, en régressions dans les vies passées, plusieurs vies où j’ai été bannie et les raisons de ce bannissement. Cela me permettait de comprendre mais pas de déconnecter/guérir les causes.

Au fond de moi aussi, une colère sourdait depuis toute jeune sans savoir comment m’en débarrasser, créant, du coup, des relations difficiles avec quasi tout le monde puisque cette colère faisait énergétiquement partie intégrante de la plupart de mes propos. Même si je n’étais absolument pas fâchée, l’énergie contenue dans mes expressions amenait souvent mes interlocuteurs à se sentir agressés voire blessés. Je ne savais plus comment leur parler.

Je me suis alors tue longtemps et j’ai fait du cheminement thérapeutique. J’ai beaucoup souffert, toute ma vie durant, de cette situation qui s’est finalement déconnectée l’été passé, un peu comme par miracle sans que je comprenne exactement ce qui se passe. Un jour, j’ai senti que ma colère avait complètement disparu. Depuis, ma vie est tellement plus douce…

Certains diraient ici que j’avais un karma à payer. Je sais aujourd’hui que j’ai terminé de le payer. Je vois chaque jour de ma vie se créer maintenant avec plus de bonheur et de paix. J’apprivoise cette douceur de vivre et toutes les belles personnes qui en font partie de près et de loin avec une infinie gratitude.

Retour au clan

L’histoire de ce cheminement est longue mais, en résumé, en mars dernier, j’ai été invitée à faire partie d’un groupe de belles femmes de coeur et de conscience. Le miroir du vécu de chacune nous a toutes permises de guérir de gros enjeux et c’est grâce à elles que ma colère s’est finalement complètement déconnectée, laissant alors place enfin à une vie plus douce et des liens relationnels beaucoup plus agréables. J’ai aussi beaucoup appris avec elles à refaire confiance à des femmes, à un groupe, au soutien possible, au fait que je n’étais plus un électron libre dans l’univers mais que je pouvais faire partie d’un groupe avec confiance.

En juillet dernier, lors d’un « gathering » amérindien (un week-end de groupe où on a reçu des enseignements), la « grand-mère » amérindienne qui enseignait m’a adoptée dans sa tribu. J’ai beaucoup pleuré quand j’ai senti son accueil si chaleureux dans sa « famille ». Après plusieurs vies de bannissement, j’ai réintégré le clan.

Les mois qui ont suivi ont confirmé encore plus les belles guérisons que j’ai faites concernant les liens humains et relationnels, ma capacité à en avoir de vrais, profonds et durables, de plus en plus, et sans souffrance. Gratitude infinie pour tout le chemin parcouru. J’ose m’attacher – mais pas être dépendante ! – à nouveau à des gens que j’aime, sans danger d’être rejetée ou trompée. Faire confiance en ces liens me remplit le coeur d’amour et de paix.

Changement de cap

Alors que j’avais préparé mon hiver entre l’Inde et le Sri Lanka (tous les billets d’avion étaient déjà achetés), je me suis levée un matin de l’automne dernier avec le feeling que je ne devais pas y aller. C’était un séjour en solitaire dans des endroits connus et je n’en avais pas envie.

Mon coeur était plutôt attiré à découvrir une autre partie du monde, notamment La Réunion où j’avais fait une belle rencontre amicale via Internet. Quand j’ai parlé, ce matin-là, à cette amie du fait que je ne sentais plus d’aller en Inde, elle m’a juste dit « Ben viens ici !!! ».

Le temps de faire une recherche de billet d’avion, j’en ai trouvé un beaucoup moins cher que normal. Un autre signe que ma prochaine destination après l’Europe ne serait pas l’Inde mais La Réunion que je ne connaissais pas encore.

Arrivée sur l’île, le 22 novembre 2017, mon amie m’attendait avec bouteilles d’eau et climatisation dans l’auto. Il faisait plus de 30oC. De l’aéroport à la Plaine des Cafres, où elle habite, on passe de 0 à 1400 mètres d’altitude et environ 10-12oC de moins. On est bien ici !

Sur le chemin entre l’aéroport et la maison, j’ai découvert une nature magnifique et des décors presque connus : la flore, la façon dont les routes, les chemins et les maisons sont construits ainsi que les petits magasins et restaurants installés le long des routes en lacets m’ont ramenée… au Sri Lanka ! Les seules choses qui ne sont pas au Sri Lanka sont les géants magasins qui abîment le décor enchanteur de cette île de l’océan indien.

Anecdote

Traduction : La Dodo, elle est à nous

La bière réunionnaise s’appelle la Dodo. Comme l’oiseau, le Dodo. C’est aussi mon surnom en Europe.

Le fait de « me » retrouver sur les murs des bars et des épiceries de quartier me fait chaud au coeur chaque fois. Une bizarre impression d’appartenance, surtout quand le panneau dit « La Dodo, lé a Nou »… 😉

Joyeux Noël en famille

Après une réunion dans la famille de mon amie après mon arrivée, j’ai été invitée à participer à la fête de Noël de deux familles réunies, celle de mon amie et celle de la belle-famille de son neveu. Des gens charmants, aimants et très accueillants.

J’ai hésité à y participer. Noël est à la fois une fête que j’aime mais elle est aussi remplie des souvenirs d’enfance de chaque veillée que maman préparait avec soin et amour qui se terminait invariablement par des engueulades et des coups du beau-père sur maman.

Arrivée au Québec en 1986, sans famille, j’ai accepté deux ou trois fois l’invitation d’amis qui ne voulaient pas me laisser seule à cette fête. J’ai terminé chaque fois dans un coin du salon à observer tous les membres de la famille se faire des cadeaux et des bisous. Je me sentais bien plus seule ainsi que seule chez moi. Je me suis jurée que je n’y retournerais plus. J’ai même apprécié être en Inde ou au Sri Lanka, ces derniers hivers, car les hindous et les bouddhistes ne fêtent pas Noël.

Cette année, j’ai finalement accepté l’invitation de cette famille si gentille. Je me suis dis que cela faisait longtemps que je n’avais pas fêté avec du monde, que je ne serais pas seule, que je serais avec mon amie, etc. Nous avons mangé et le Père Noël est ensuite arrivé chargé de dizaines de cadeaux. On m’avait dit que c’était juste pour les enfants. En fait, il y avait des cadeaux pour tout le monde. Plein de cadeaux. Tout le monde s’est regroupé avec effervescence et rires autour du Père Noël. Une personne a commencé à nommer les noms écrits sur les étiquettes des paquets et la distribution a commencé.

Au bout de quelques minutes, je suis allée au salon, seule, pour respirer profondément afin d’éviter de tomber dans la victimite, cette souffrance bien connue de ce moment où la solitude vous saute à la figure. Je savais qu’il n’y aurait pas de cadeau pour moi et je n’arrivais pas à prendre part au bonheur de ceux qui en recevraient. C’était plus fort que moi. Je ne fais pas partie de cette famille et c’était normal qu’il n’y en ait pas pour moi.

Un homme jouait au piano à côté de moi. Nous étions deux à nous réfugier là. Les douces notes de musique ont allégé ma peine.

J’avais dû m’endormir un peu quand j’ai eu l’impression que quelqu’un appelait mon nom pour me donner un cadeau. Comme je n’allais pas le chercher, j’ai entendu la voix dire à l’amie qui m’avait invitée de me prendre le cadeau pour me le donner plus tard. Puis plus rien. Je suis retournée à mes songes quand j’ai senti un doigt me tapoter le genou. J’ai ouvert les yeux. Sasha était devant moi, petit bonhomme de cinq ans, qui m’a regardée dans les yeux et m’a dit « Il y a un cadeau pour toi. Ils ont appelé ton nom ». J’ai dit merci avec un sourire pour le petit bonhomme. J’étais très surprise. Sasha est parti et j’ai refermé les yeux. Je n’allais pas aller quémander un cadeau. Des fois que tout ça n’était qu’un rêve. S’il y en avait vraiment un pour moi, quelqu’un me le donnerait un moment donné…

Même si ça n’a été qu’en rêve, ils avaient pensé à moi. Je n’avais pas été laissée de côté.

Aujourd’hui, je me sens réunifiée. À moi, d’abord, et aux autres, à toutes les belles personnes qui m’entourent. J’ai une gratitude infinie pour tout le chemin parcouru toutes ces années, pour les guérisons et les cadeaux.

J’ai la profonde conviction aujourd’hui, et de plus en plus, que ma vie sera dorénavant des plus agréables et heureuses et que tout ira bien.

Je vous en souhaite autant et même mieux !

Joyeuses fêtes !

De tout coeur

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Dominique

© Dominique Jeanneret, toute reproduction de ce texte, en tout ou partie, permise à condition de ne rien y changer et d’ajouter ma signature ainsi que ces lignes et un lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci pour votre collaboration.

Marché couvert au Tampon
Tracteur tirant un chargement de cannes à sucre. Menu de restaurant. Autoroute le long de la mer. Bord de mer, danger : requins…
Vue de St-Pierre depuis la Plaine des Cafres. Cultures de tomates et salade à côté de la maison. Les cultures sont toutes dans des pentes
Marché de St-Paul
Bord de mer, falaises en basalte, la pierre formée de lave du volcan

Quand de vieux rêves permettent la réalisation d’un rêve

Dans moins d’une semaine, je serai dans l’avion. Mardi prochain, pour être exacte. Je serai dans les airs à traverser l’Atlantique jusqu’à Genève, mon port d’attache sur ce continent. De là, je ferai le tour de la France par la Bretagne puis le sud, l’est (Savoie) et le nord (la Belgique et la Normandie).

Pour la quatrième année, j’entreprendrai une tournée de stages de développement personnel en Europe.

Quand je suis partie pour ma première tournée, en août 2014, je ne m’attendais même pas à en faire une 2e. Aujourd’hui, je m’apprête à entamer ma sixième tournée car j’en ai animé deux petites aux printemps aussi. Tant de cadeaux et de moments magnifiques, d’émotions, de coeur, d’authenticité, d’amour…

Pour la troisième année, j’irai ensuite au Sri Lanka en passant, pour la deuxième année, par l’Inde. 😉

Retour en arrière

J’avais un rêve, depuis des années, qui était d’accompagner des groupes en voyage. Je n’aurais jamais pensé un jour en organiser pour d’autres, d’abord, puis pour moi-même ensuite, pour amener les gens à découvrir ce que j’aurais découvert dans mes voyages et que j’aurais envie de partager.

Pourtant, c’est par l’organisation d’un premier voyage pour une cliente, (en 2013-2014, réalisé en 2015), que je suis arrivée au Sri Lanka en tant qu’organisatrice-accompagnante-animatrice, puis à y organiser (et guider) mes propres voyages. Au départ, je ne devais être que l’organisatrice à distance. Ce n’est que trois mois avant de partir que la cliente m’a demandé de l’accompagner. Nous avons ensuite décidé de co-animer.

Organisation. Accompagnement. Animation. Trois étapes que j’aime pour réaliser UN plus grand rêve, celui de voyager en travaillant dans quelque chose que j’aime profondément.

Si on regarde bien, le premier rêve était l’accompagnement. Pour y arriver, j’ai cependant dû passer par l’organisation qui fut donc la première étape afin que le rêve d’accompagner se réalise. C’était comme le cadeau qui allait avec, la condition pour qu’il se réalise, en fait car, malgré mes recherches, je n’avais jamais pu obtenir (juste) un poste d’accompagnante. Finalement, l’animation thérapeutique est venue s’ajouter spontanément…

De même, en janvier 2014, quand j’ai décidé que je voulais changer ma vie, que je voulais voyager + écrire + prendre des photos (janvier 2014), je ne savais pas qu’un 4e rêve allait être la condition de réalisation des trois autres : animer des ateliers de développement personnel, un rêve vieux de 25 ans.

Ainsi, depuis septembre 2014, je voyage + j’écris + je prends des photos + j’anime des ateliers, quatre activités que j’aime vraiment beaucoup !

Voici l’histoire qui m’y a amenée, si vous ne l’avez pas déjà vue (date de 2015 mais toujours d’actualité !) :

Alors, si vous avec un ou plusieurs rêves que vous avez envie de réaliser, je vous invite à laisser la porte grande ouverte à ce qu’il(s) réalise(nt) de la meilleure façon qui soit pour que vous soyez heureux/se et ce, sans aucune attente. C’est alors qu’un autre rêve risque de se réaliser en complément !!! Deux pour un ou même 4 pour un ! Il n’y a pas de limites à la manifestation des rêves !

Mes stages en Europe cet automne : cliquez ici

De tout coeur,

Dominique

 

Quand l’éclipse me ramène sur mon chemin

Chères toutes et tous,

l’éclipse d’hier a éclipsé un projet qui n’avançait pas, celui d’un voyage de groupe au Maroc en novembre. Cela faisait un bout de temps que j’en avais assez – cela fait 6 mois qu’on travaille dessus ! – mais ma collègue y tenait aussi je respectais son désir de s’accrocher au projet et de faire en sorte qu’il débouche. Ce matin, j’étais complètement ailleurs.

Hier, une vidéo m’a accrochée sur Facebook, où Morgan Freeman est en Inde, à Bodhgaya, et parle avec des moines à propos de Dieu et du bouddhisme. Ce n’est pas tant ce qui se dit que les images du lieu qui m’aimantent littéralement sans savoir pourquoi.

Les images me rappellent ce que j’y ai vécu quand j’y étais en décembre dernier. Je suis en effet allée dans le nord de l’Inde avec un groupe de professeurs srilankais durant deux semaines sur le chemin de la vie de Bouddha. Notre arrêt à Bodhgaya m’a marquée et je m’étais dit que je voulais y retourner un jour.

Les moments passés sous le « Bodhi Tree », l’arbre sous lequel Bouddha a eu son illumination, ont été forts, amplifiés par le festival de chants qui se tenait juste de l’autre côté de la barrière où des centaines de moines chantaient.

Le festival de chants par les moines sous le Bodhi Tree

Éclipse

Je me suis réveillée matin avec une idée bien claire pour une toute autre destination que le Maroc, sans savoir exactement pourquoi je veux/dois aller là, juste un feeling tenace depuis un certain temps. Toute la journée, une force invisible me poussait intérieurement. J’ai été comme figée à ma chaise, devant mon ordi, tant que je n’aurais pas terminé. Je savais qu’il ne servait à rien de tenter de combattre ce qui se passait…

En fait, au départ, après ma tournée en Europe et le voyage au Maroc, je devais aller de Genève à Trivandrum puis Varkala, dans le Kerala, au sud de l’Inde, pour ma cure ayurvédique avec le Dr. Joshi comme j’ai fait l’an dernier.

Le Dr. Joshi avec les deux massothérapeutes

Depuis quelques semaines, je regardais les prix des billets d’avion Genève – Trivandrum (Kerala) et je les trouvais chers. Je n’arrivais pas à me décider. Quelque chose coinçait. Les dates aussi. Je trouvais que le temps entre ma tournée en Europe, le voyage de groupe au Maroc puis le séjour à Casablanca chez mon amie, la cure ayurvédique à Varkala et finalement le Sri Lanka autour du 1er janvier 2018 était trop serré.

Quand ce n’est pas fluide, je lâche prise jusqu’à ce que j’aie l’élan. C’est alors que tout devient clair et fluide et facile. Si on doit forcer, si ça n’avance pas, c’est qu’il y a autre chose de prévu pour nous.

Poussée par cet élan arrivé ce matin, qui me disait justement d’aller ailleurs, j’ai fini par laisser le travail que j’étais en train de faire et ai commencé à aller voir les prix des billets d’avion et d’hôtels.

Tout était moins cher que je pensais. Signe après signe. Tout était tellement clair, fluide, facile. Tellement l’inverse des 6 derniers mois à vouloir monter le voyage au Maroc.

En fait, au lieu de chercher un billet d’avion Genève – Trivandrum, je regardais les billets d’avion pour Genève – Delhi, puis Delhi – Bodhgaya (séjour d’une semaine. Pas 3 ou 5 jours : 7 !), retour à Delhi puis Delhi – Trivandrum. En tout, à peine 200 $ de plus que Genève – Trivandrum. J’avais le coeur qui battait fort !

J’ai pris une pause. Je devais rejoindre Evelyne, ma collègue au Maroc, pour lui dire. Elle a été déçue mais reconnait que ça coince trop et on a donc annulé l’idée d’organiser ce voyage de groupe cette année. On remet à 2018.

Figée sur ma chaise

D’habitude, l’après-midi, je sors pour aller faire une commission ou voir quelqu’un. Je commence souvent mes journées à 6h du matin et, à 14h, je sors du bureau. Il a commencé à pleuvoir à gros sauts d’eau à 15h alors que je m’apprêtais à sortir pour aller manger une glace. Je suis retournée sur ma chaise. Je n’avais pas encore terminé ce que je devais faire.

J’ai fini par peser sur les pitons d’achat des billets d’avion vers 17h, l’un après l’autre, puis les imprimer. Oufff…. j’en ai encore le coeur qui bat fort !!!

Le temple devant le Bodhi Tree

En l’espace de 24 heures, un tournant clair, des signes évidents, le corps figé sur ma chaise tant que je n’avais pas terminé. C’est quand même fort !

Je connais cependant ce feeling et il est aussi rempli d’enthousiasme. C’est comme si quelque chose de plus grand que moi me pousse exactement là où je dois aller, sans équivoque, sans possibilité d’ailleurs. Si je veux aller ailleurs – j’ai toujours le « choix » bien sûr -, tout coince, force, n’est pas agréable.

A quoi bon combattre ? Autant se laisser envahir par cette joie enthousiaste de sentir qu’on est sur le bon chemin et suivre tous les signes et synchronicités pour faire en sorte que ça se réalise.

Ces derniers jours, je commençais à m’ennuyer, presque à déprimer. J’avais besoin que quelque chose « se réveille » mais je ne savais pas quoi. J’ai juste demandé à être heureuse hier soir, comme tous les soirs, juste avant de m’endormir.

Aujourd’hui, je me réjouis beaucoup et j’ai vraiment hâte de repartir en voyage, d’animer tous les stages en Europe, de rencontrer de belles personnes et de partager avec elles, puis d’aller en Inde et au Sri Lanka.

Ce que je vais faire à Bodhgaya une semaine ?

Je n’en ai aucune idée. A part méditer sous le Bodhi Tree.

Je suis cependant sûre que Dieu ou l’Univers, on l’appelle comme on veut, à un magnifique cadeau pour moi là-bas. Je vous le dirai quand je l’aurai découvert ! 😉

De tout coeur,

Dominique

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

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Célébrer la vie pour attirer la prospérité

Je suis en train de lire un livre qu'une amie m'a prêté, qui m'a appelé du rayon de sa bibliothèque. Je lis très peu mais, celui-ci m'a accrochée par sa façon d'aborder la La Conscience de la Prospérité.

Les auteurs ont été très riches mais ne se sentaient pas riches et n'étaient pas heureux. Puis ils ont vécu simplement avant de revenir à la richesse mais d'une autre façon, avec une conscience qui leur permet aujourd'hui d'être heureux avant d'être riches.

J'ai juste envie de vous partager le début de leurs partages car c'est un livre rempli d'outils, de prises de conscience et d'exercices.

Tout d'abord, de quelle façon pensons-nous à l'argent ? En terme de pénurie/manque ou d'abondance ? Le simple fait de toujours penser en se disant, par exemple "Je dois acheter le moins cher", par peur de manquer éventuellement plus tard, nous fait penser en termes de pénurie et nous fait donc rester dans ce mode de vie "pauvre".

Ensuite, quand nous sommes dans une situation financière difficile, posons-nous la question :

Qu'y a-t-il de bien dans cette situation que je ne semble pas percevoir ?
Quel est le côté positif de cette situation, que je ne vois pas ?

A un autre moment, on peut réfléchir à ceci :

Que dois-je percevoir, incarner, savoir et recevoir qui me procurerait
une clarté totale et une certaine facilité à composer

avec la richesse, la prospérité et l'abondance ?

Pour attirer et accueillir l'abondance dans notre vie, nous devons être le leader de notre, assumer ce rôle en étant totalement responsables de ce que nous nous faisons vivre = de notre vie.

Par ailleurs, il est important de se créer une vie axée sur la célébration. Chaque matin, se dire "Aujourd'hui, ma vie sera une célébration" et faire en sorte que tous les aspects de notre vie soient une réelle célébration.

Finalement, demander à ce que la grandeur qui est en nous devienne manifeste.

Affranchissez-vous du paradigme de la pénurie et devenez l'être glorieux et magnifique que vous êtes véritablement.

L'argent n'est pas le problème.
Le véritable problème est votre indisposition à le recevoir.

Voilà… c'est un petit résumé des premières pages de ce livre que j'avais envie de vous partager avant de continuer ma lecture.

La Conscience de la Prospérité par Chutisa et Steven Bowman

De tout coeur

Dominique

 

 

 

La suite des rêves qui se réalisent

Il y a quelques années, j'avais formé le groupe des Dames de Coeur à Québec. Nous étions 6 ou 7, un mercredi matin par mois, à aller déjeuner ensemble, à échanger et s'entraider un peu. Avec le temps, le groupe a changé. Certaines nous ont quittées et d'autres nous ont rejointes.

Il y en avait cependant une particulière, Aline, avec qui, lors du dernier déjeuner que nous avons partagé ensemble, nous avions décidé de partir un projet d'affaires ensemble. Je l'aimais beaucoup. Franche, directe, d'affaires, authentique et vraie. Dans mon for intérieur, j'avais toujours eu envie de collaborer avec elle car je savais qu'elle attirait facilement l'abondance. J'aurais aimé qu'elle soit ma mentor mais je n'avais jamais osé lui demander, trop gênée, et là, ça venait de s'ouvrir ! J'allais enfin travailler avec elle !

Nous nous sommes dit "A la prochaine !" dans le parking avant de se quitter… et je n'ai plus jamais eu de nouvelles d'elle.

Je pensais que c'était à cause de moi qu'elle ne répondait pas à mes messages, sans comprendre pourquoi cependant. Avec mon manque de confiance d'alors en ma capacité d'être aimée, ajoutée au fait que je suis quelqu'un de franc et direct – ce qui touche la susceptibilité de bien des Québécois -, j'ai pris sur moi la responsabilité/faute de cette situation. J'étais triste et déçue mais je ne pouvais rien y changer.

Les années passent

Quand elle a recommencé à écrire dans son blog dernièrement, après plusieurs années de silence, j'ai reçu son article dans un email automatiquement envoyé par son système. Je lui ai envoyé un message. Nous avons alors recommencé à se parler via Facebook elle m'a invitée à la revoir, à ma grande surprise.

Nous sommes allées manger ensemble hier. Nous nous sommes retrouvées comme si de rien n'était, ou presque. Nous avons échangé jusqu'au dessert où le sujet de notre passé est remonté comme une bulle du fond de l'eau qui pope à la surface.

– Je n'ai rien compris de ce qui s'est passé ! lui ai-je lancé alors.

– En fait, je ne me sentais plus bien dans le groupe, ni avec moi, m'a-t-elle répondu. J'avais besoin de recul, de me retrouver mais je ne pouvais pas vous expliquer ce qui se passait.

– Ah bon ? De la façon dont ça s'est passé, je croyais que c'était juste avec moi, que tu ne voulais plus me voir ?

– Non non, pas du tout. Ce n'était pas toi. C'était un tout. Et puis, je n'approuvais pas les agissements de Lola, non plus, et je ne voulais plus la voir. Se dire spirituelle et abuser financièrement les gens ainsi, sans aucun scrupule, me dégoûtait.

– J'ai eu la même réaction que toi après cette rencontre et je ne l'ai plus jamais contactée non plus. Je suis bien contente que ce ne soit pas à cause de moi, ceci dit !

Nous avons continué à échanger et le "fluide" a passé de mieux en mieux. Nous nous sommes vraiment retrouvées avec tout le plaisir qui va avec.

Les projets

Alors que nous étions sur le parking, le resto fermant à 14h, nous avons continué à échanger et sommes arrivées spontanément à parler de mes projets, du Sri Lanka où elle aimerait aller comme volontaire peut-être à la Fondation Bodhiraja dont je m'occupe, ou avec moi pour le tour et la retraite en février 2018.

C'est là qu'elle m'a offert de m'aider. Je ne voyais pas vraiment comment sinon pour certaines parties plus administratives et légales. Elle m'a dit qu'elle serait heureuse de s'impliquer et de m'aider, qu'elle n'avait plus besoin de gagner d'argent et était prête à me donner de son temps et de ses conseils. Je suis restée bouche bée.

– Est-ce que tu accepterais d'être ma "mentor" ? lui ai-je demandé spontanément tout en m'écoutant parler, un peu gênée.

– Oui, avec plaisir !

– Wow… cela me touche tellement ! Ça me vient droit au coeur !

J'en avais quasiment les larmes aux yeux. Cela faisait des années que je demandais à l'univers quelqu'un pour ne plus tout faire toute seule sans pour autant avoir à débourser de grosses sommes, un mentor en fait, un conseiller amical.

L'univers venait de répondre non seulement à cette demande mais il avait aussi répondu à ce souhait que j'avais eu de travailler avec Aline, il y a quelques années.

Deux rêves venaient de se réaliser…

Quand on nettoie le chemin

Ces derniers temps, depuis que je suis arrivée au Québec le 7 mars dernier, en fait, je suis un chemin que j'ai demandé clairement, celui de m'ouvrir à l'abondance et de déconnecter tous les obstacles que mon inconscient y mettait encore. Cela m'a permise de rencontrer et de devenir amie avec une thérapeute avec qui j'ai de nombreux points et avis communs, Lucie Manago. Je chemine avec elle et je débloque tant de croyances, de loyautés générationnelles, de karmas coincés, etc… En tant que thérapeute moi-même, cela me permet ainsi d'aider encore mieux mes clients puisque j'aurai l'expérience et les outils pour avancer dans ce domaine.

Cette rencontre et ce cadeau d'Aline en sont les résultats et je sais que ce n'est que le début d'une nouvelle vie que je suis en train de me créer. Une vie remplie d'abondance, de bonheur, d'amour et de richesses à tous les niveaux.

Petit à petit, on apprend, on découvre, on nettoie et les portes s'ouvrent quand on a décidé et qu'on est vraiment prêt(e).

Êtes-vous prêt(e) à réaliser vos rêves ?

Avez-vous décidé de vivre la vie de vos rêves ?

De tout coeur,

Dominique Jeanneret

Thérapeute en intégration psychocorporelle (PCI)
Accompagnante psycho-spirituelle et énergétique
www.dominiquejeanneret.net
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Sauter dans le vide et ouvrir son parachute

Quand j'étais au Sri Lanka avec deux clientes en voyage spirituel, en février dernier, nous avons passé quatre jours à participer à des activités dans un temple dans le sud du pays. J'ai alors demandé à Dhamma, mon "moine-contact" sur place, s'il avait un collègue qui pourrait enseigner différentes techniques de méditation à mes clientes. Il m'a dit que non, car il n'en avait actuellement pas de disponible, et que je pouvais le faire moi-même, que je savais. J'ai éclaté de rire. "Moi ?!". Il ne m'avait jamais vu en action et pourtant, il avait deviné.

Quelques semaines plus tard, après mon retour au Québec, quand mon amie Lucie, prof de yoga qui a une très jolie salle au village, m'a dit "J'ai des demandes pour des cours de méditation. Est-ce que tu veux ouvrir une série de six cours ?", je suis restée bouche bée.

Je venais d'arriver de six mois entre l'Europe et l'Asie et ne savais pas trop ce que j'allais faire des prochains six mois au Québec. J'ai accepté. J'ai sauté dans le vide, en fait, sans savoir du tout ce qui allait m'arriver.

Moi ? Enseigner la méditation ? Wow…

C'est pourtant ce que j'ai commencé à faire la semaine passée et j'ai eu tellement de plaisir. Et hier soir, deuxième cours, où de nouvelles personnes se sont jointes à nous. Quel bonheur d'animer ces soirées !

En acceptant de donner des cours de méditation, je me suis ouverte à mes propres connaissances et expériences. J'ai accepté de sauter dans le vide. J'ai ouvert mon parachute qui comprend :

  • mes connaissances et expériences de vie,
  • ma capacité à me brancher à mon coeur et à mon âme,
  • ma confiance en la Vie et en mes capacités,
  • mon désir de partager du mieux que je peux tout ce que je sais.

Très humblement, je vous dirais que je ne pensais pas en savoir autant. C'est en préparant les programmes de ces soirées et en les animant, en accueillant spontanément les mots qui montent à ma conscience et en les partageant, que j'ai réalisé la quantité de choses que je peux transmettre. Je me surprends vraiment moi-même.

Je sais que j'ai beaucoup d'outils et expérience thérapeutiques pour animer des stages mais je ne pensais pas en savoir autant concernant l'enseignement de la méditation et tout ce qui l'entoure. Surtout, je ne pensais pas un jour devenir "enseignante" même si plusieurs personnes me disent depuis des années qu'il est temps que j'enseigne.

C'est un plaisir et un immense cadeau pour moi de partager ces moments avec ce groupe qui se réunira tous les mardis jusqu'à fin août. C'est un saut dans le vide que je fais chaque fois avec enthousiasme et bonheur.

Je ne peux que remercier mon amie qui m'a demandé d'animer ces soirées. Elle savait, comme le moine au Sri Lanka, que je sais, que je peux. Il me restait à moi-même de me le faire réaliser.

Comme c'est "sur le terrain" qu'on réalise à quel point on est capable, accepter de faire le saut et ouvrir son parachute – quand on sent que c'est le chemin juste pour soi -, est la meilleure façon d'évoluer, de grandir, d'avancer sur notre chemin du Bonheur…

Avec Amour

Dominique Jeanneret
www.dominiquejeanneret.net

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Tony Robbins : Pourquoi nous faisons ce que nous faisons

Je vous invite à regarder cette vidéo avec Tony Robbins. C'est la première fois que je le voyais en "live" ce matin et il pense tellement comme moi ! Je suis heureuse de cette découverte. Il parle notamment de la DÉCISION, ce qui est primordial dans notre cheminement pour avancer et que je travaille dans tous mes stages. Prenez 15 minutes pour vous faire plaisir :

Quand un ange passe dans mes sites web – suite et fin

Après que deux de mes sites web aient planté complètement hier après une mise à jour, et qu'un ange y passe pour tout réparer, j'ai voulu faire un backup de tous les sites web que j'héberge/gère et ce, de façon manuelle. Plus question de faire confiance à une tierce personne, en l'occurrence, un service en ligne supposément pro ! ("On n'est jamais mieux servi que par soi-même", je ne me souviens plus qui disait ça ?! 😉 )

J'étais fatiguée. J'avais passé plusieurs heures à démêler tout ça par moi-même et au téléphone avec un technicien. Puis il a fallu que je refasse toute la mise en page d'un des deux car le thème avait crashé. Plusieurs heures de travail.

En commençant le backup du site web d'un ami, je me suis trompée. En voulant le télécharger, j'ai cliqué sur… supprimer. Le temps de m'en rendre compte, il était trop tard. Le site était hors d'usage et donc plus en ligne. Carambaaaa !!! Là, c'est moi qui venait de bousiller un site !

J'ai rappelé l'hébergeur et le technicien m'a confirmé qu'il n'y avait qu'une façon de réparer ce dégât, en faisant une restauration de site, soit aller chercher le backup fait avant que je bousille le site et le réinstaller.

Il m'a dit qu'il pouvait le faire mais que c'était un service payant, que ça me coûterait 115 $. J'avais décidé de laisser décanter cette possibilité et voir s'il y en aurait une autre, mes finances étant à plat ces temps-ci.

Découragée, la fille. J'ai averti le client que je m'en occuperais dans les 48 h et j'ai lâché prise. Je devais aller à une soirée hier soir et j'avais le cerveau en compote. J'ai demandé en Haut de m'aider à régler facilement ce souci et suis partie.

Un autre ange…

En revenant de mes consultations ce matin, je me suis attablée à travailler sur ce site. La seule chose que je pouvais/devais faire était la restauration. Je ne voyais pas d'autre solution sauf que je ne savais pas comment faire. J'ai donc rappelé l'hébergeur, celui qui sait comment faire.

Je dois vous dire que j'ai une "sale" manie de toujours tenter de faire en sorte que ça coûte le moins cher possible. Un réflexe de moine, de nonne, de pauvre, de quelqu'un qui gagne toujours juste assez pour vivre – Ahhhh les karmas !!! 😉 . Ça peut être tannant de penser ainsi tout le temps – c'est un réflexe de survie, en fait – mais ça a du bon parfois, vous allez voir…

Le technicien au bout du fil – un autre qu'hier, évidemment. Ahhhh les grosses compagnies ! – m'a très gentiment confirmé qu'il n'y avait effectivement qu'une restauration à faire et que ça me coûterait… 246 $ !!!

J'ai la mémoire qui vieillit et je perds souvent la mémoire depuis quelques années mais, pour certaines choses, je sais caser certaines situations très précieusement dans un tiroir de mon cerveau. Comme c'était la 2e fois que j'avais ce problème où il devait y avoir une restauration de site, je me suis souvenue de la première fois, quand le technicien d'alors m'avait gentiment montré comment faire la restauration moi-même. Bien sûr, cela date d'il y 2-3 ans et les règles ont changé. Les techniciens n'ont plus le droit de donner certains outils et sont aussi des vendeurs. Mais entre 115 $ et 246 $, il y a une marge !

J'en ai parlé à Fatou, le technicien d'aujourd'hui, en lui disant finalement que j'étais prête à payer 115 $ mais pas 246 $ ! Il est allé en parler avec son supérieur pour voir s'il pouvait m'octroyer un rabais de bonne cliente considérant le nombre de sites web que j'héberge (19).

En revenant au bout du fil, il ne m'a pas parlé du rabais du tout. Il était allé, en fait, s'informer à savoir comment faire une restauration… et m'a montré comment la faire ! En trois minutes chrono, le site de mon ami était à nouveau en ligne !

Trois minutes que j'aurais dû payer 246 $ pour que le technicien le fasse !!!

Fatou est mon deuxième ange du web !!! Avec toute sa gentillesse et sa compassion, sa volonté claire d'aider et de ne pas abuser personne, il m'a aidée gratuitement à restaurer ce site web. Un autre miracle, un magnifique cadeau.

J'étais, et suis toujours, remplie d'une infinie gratitude pour ces deux techniciens au grand coeur, celui d'hier, Nabhan, et celui d'aujourd'hui, Fatou. Africains, tous les deux. L'un en Irlande et l'autre en Arizona.

Pour certaines choses, je paie le prix sans me poser de questions mais, pour d'autres, mon instinct me dit qu'il y a un autre prix…  Comme quoi nos vieux réflexes de survie peuvent nous servir positivement, parfois ! 😉

Heureuse d'avoir aussi le "grave défaut" d'être tenace et persévérante quand je sens que je peux faire ou avoir mieux ! Tout défaut a sa qualité ! 😉

Tourlou !

De tout coeur

Do

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Les cadeaux de la foi et de la méditation

Avoir traversé ou se préparer à de grands changements est de bon augure. Quand le ménage est fait, de très belles opportunités peuvent se présenter à vous sans difficultés.

(Horoscope du mois de Sandesh)

Mon horoscope du jour est clair et confirme ce que je vis depuis plusieurs mois maintenant : le grand ménage est pas mal fait. Les personnes toxiques sur mon chemin sont écartées et d'autres beaucoup positives pour moi se présentent. […]