Trouver l’équilibre alimentaire après 50 ans

Après 50 ans, notre corps ne fonctionne plus comme à 20 ou 30 ou 40 ans, ce que je trouve très injuste, en fait 😉 . On a été très actifs durant toute notre jeunesse tout en vivant beaucoup d’émotions hautes et basses, de questionnements de vie, etc. Peu de répit pour apprécier le bonheur durant toutes ces années !

Arrivés à la cinquantaine, les choses se calment, la sagesse s’installe et on n’a plus envie de jouer au sauveur/se. On a envie de profiter de la vie, de l’apprécier, de vivre le moment présent et tous les petits bonheurs de la vie. On n’a pas encore eu toutes les réponses à nos questions existentielles (on a besoin de bien des vies pour tout comprendre 😉 ) mais on s’en fait moins et on se casse moins la tête. C’est en tout cas mon expérience.

C’est à cette période de vie qu’on devrait avoir un corps en santé pour pouvoir profiter pleinement de la vie, vous ne trouvez pas ?! On l’a cependant bien utilisé, et souvent forcé, durant notre jeunesse.

C’est donc plutôt toutes sortes de petits bobos qui apparaissent : ménopause/andropause et débalancement hormonal, usure des os, fatigue, digestion lente et j’en passe, sans compter les mal-à-dit plus graves. On doit donc encore plus prendre soin de notre corps et, de bonne grâce, en accepter ses limites.

Bien manger pour être en forme

J’avoue que je suis un peu en colère contre mon corps ces temps-ci car il n’aime plus la nourriture « normale » occidentale et réagit de plus en plus désagréablement à un « bon repas ».

Que veut dire un « bon » repas, en fait, dans notre société ? (Je ne parle pas ici de gens qui s’alimentent déjà de façon « santé », crudivores, etc.).

Un « bon » repas, dans cet article, ce sont des mets qui font plaisir à nos yeux et à nos papilles gustatives. Des mets qu’on mange depuis tout jeunes parce que c’était ainsi qu’on mangeait dans nos familles et notre société.

Pourtant, un « bon » repas devrait représenter un repas qui fait aussi, et avant tout, du bien à notre corps. Il devrait donc remplir ces trois conditions :

Un repas qui fait plaisir et du bien :

  1. à nos yeux
  2. à nos papilles gustatives
  3. à notre corps.

Différences de pays, d’aliments et de réactions physiologiques

On a tendance à se laisser tenter par de belles et bonnes choses aux yeux et au goût, bien sûr, parce que ça sent bon, que c’est joli et attrayant. Le système digestif va éventuellement crier ensuite. Gonfler, gargouiller, tirer, brûler, hennir, gronder…

C’est ce qui se passe pour mon corps chaque fois que je reviens du Sri Lanka où j’ai mangé du riz une à trois fois par jour accompagné de légumes, des épices, des herbes, pas de produits laitiers, pas de viande rouge, de l’huile et du lait de coco, peu de choses sucrées. A chaque séjour là-bas, je dégonfle et maigris rapidement… et je regonfle dès mon pied posé en Occident – Europe et Québec. A chaque année, c’est plus évident et plus désagréable et inconfortable.

« Le riz absorbe l’eau dans ton corps et l’aide à l’éliminer. Tu devrais en manger tous les jours », m’a dit mon acupuncteur il y a deux ans. Peu habituée à manger du riz chaque jour, je ne pouvais respecter ce conseil à la lettre… à mon détriment bien sûr.

Riz rouge du Sri Lanka

C’est au Sri Lanka que j’expérimente cette façon plus stricte de manger à chaque fois que j’y vais car on n’a pas vraiment le choix quand on mange comme les gens du pays. Rice & curry matin et midi, parfois même soir. Au souper sinon, un plat léger à base de riz ou des mets à base de farine de riz, rarement de blé.

Je suis revenue au Québec il y a six semaines et je n’en peux plus de me sentir gonflée par ce qu’on a l’habitude de manger ici. Je mange pourtant « bien » – soit quand même pas gras, pas lourd, peu de viande, etc. – mais je me rends compte que le riz doit vraiment être mon aliment de base. A bas le gluten !

Riz complet, c’est important. Pour ma part, je prends du riz rouge, un riz du Sri Lanka que j’achète dans une épicerie srilankaise à Montréal*.

Manger cru ou cuit ? Froid ou chaud ?

J’ai un ami qui est un adepte du crudivorisme. Il se sent tellement bien avec cette alimentation, à laquelle il ajoute le jeûne de temps en temps, qu’il m’en a vanté les bienfaits et m’assurant que ça allait me remettre en forme rapidement.

Je respecte son point de vue mais ce régime ne me convient pas et ne m’attire surtout pas, et pour cause.

Il est important, je pense, de suivre ce vers quoi notre corps est attiré et on le sent clairement quand on apprend à l’écouter. On peut écouter les avis des autres mais le plus important est de toujours se référer à notre propre senti et à le respecter.

Instinctivement, depuis des années, je n’aime pas manger (que) cru/froid. J’en mange un peu de temps en temps mais pas tous les jours. J’ai toujours une tasse de tisane chaude/tiède à boire, ou je bois de l’eau à température de la pièce.

Je dévore de belles salades quand il fait chaud et de bonnes soupes quand il fait froid. Les saisons font aussi beaucoup et on se doit de respecter notre physiologie suivant la météo.

Chaque être humain a sa propre physiologie. Même s’il y a des généralités, on ne fonctionne vraiment pas tous de la même façon. Pour ma part, avec les maladies (graves) que j’ai eues, avec les gènes familiaux et un grave accident, je ne dois pas manger cru ni froid. Ce fait a été confirmé par un acupuncteur et deux médecins ayurvédiques.

Pour que je reste en santé, je dois donc toujours « réchauffer le chaudron », comme dit mon acupuncteur, soit boire ou manger chaud avant de manger froid/cru – salade, crème glacée (mon péché mignon), fruits, etc.

A propos du sucre

Je suis une « bibitte à sucre » comme on dit au Québec sauf que le sucre attire le sucre. Avez-vous déjà remarqué ? Une bouchée d’une sucrerie et on a juste envie d’en manger d’autres alors que, si on n’en prend pas, on n’en a pas envie.

Le sucre fatigue beaucoup et amène éventuellement à un état déprimé.

Exemple du jour : j’ai mangé du gâteau au dessert hier soir chez mes amies – ah ! la tentation ! – et je me suis réveillée ce matin avec l’énergie et le moral à « blurp ». Je dois laisser passer quelques heures avant de retrouver de la joie, peut-être même la journée. Je n’aime tellement pas cet état mais le gâteau était trop tentant hier soir ;-). J’assume…

Ma physiologie a besoin de sucre. Je ne suis pas diabétique mais je fais un peu d’hypoglycémie. Mon corps me dit quand il en a besoin. Un peu chaque jour. Un ou deux carrés de chocolat noir, du sirop d’érable, du miel. Ces aliments ne me poussent pas à la tentation d’en prendre d’autres ni au besoin d’en manger plus dans ma journée. Si je mange un Whippet ou une gaufrette, par contre, je ne réponds pas de la boite dans les 24 heures ! Je n’en achète donc pas.

On peut se passer de sucre en le remplaçant par des protéines. Quand on a une « rage de sucre », on prend un morceau de fromage, une poignée de noix, un oeuf ou autre aliment qui contient naturellement des protéines. En Asie (Inde, Sri Lanka…), les végétariens mangent du riz accompagné de dhal, un plat de lentilles. Le mélange riz + lentilles « crée » les protéines nécessaires au corps.

Au Sri Lanka et en Inde, je n’ai jamais envie de manger des sucreries car les repas sont équilibrés et complètent mes besoins.

Cure de riz

Je me demandais, ces derniers jours, comment j’allais entreprendre mon rééquilibrage alimentaire car j’en ai assez de gonfler et me sentir lourde. Les connaissances en hygiène alimentaire ont tellement évolué que je suis loin du temps où je mangeais vraiment santé, dans les années 80-90. Je me suis alors guérie de plusieurs bobos chroniques.

En me réveillant ce matin, l’idée qui m’est venue a été de faire une cure de riz pour dégonfler, retrouver ma forme et mon énergie. Je ne ferai pas de rice & curry chaque jour car on s’en lasse vite mais je veux concocter des mets agréables aux yeux, au goût et au corps.

Alors voici mon premier petit déjeuner :
Riz rouge, poire, cannelle, un oeuf cuit coupé en petits morceaux et 1 c.s. de sirop d’érable.

Si vous avez des idées de plats à base de riz, je serais heureuse de les découvrir car je sens que je vais être à bout d’inspiration rapidement 😉 ! En les partageant dans les commentaires ci-bas, vous en ferez ainsi profiter les lecteurs aussi !

Mille mercis,

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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*Marché Murugan, 7615 boul Saint-Michel, Montréal QC H2A 3A4

S’installer pour créer

Ile d’Orléans – Photo : Dominique Jeanneret

Mon retour au Québec

Comme vous le savez, je suis devenue nomade (SDF en fait, mais pas dans la rue) il y a trois ans. J’ai quitté mon appartement en mai 2015. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt et suis allée vivre près de Montréal. Mon but était de me réinstaller dans cette région en revenant de voyage au printemps 2016 car j’y ai plus de réseau social qu’à Québec. J’avais décidé que je passerais les trois prochains mois d’hiver (2015-2016) au chaud, sans savoir où.

A l’automne 2015, je suis allée en Europe faire une tournée d’ateliers avant d’aller au Sri Lanka en novembre pour accueillir un groupe de femmes pour dix jours. C’est là que j’ai rencontré un moine avec qui j’ai cheminé tout en me baladant dans le pays. J’avais mon pied-à-terre dans une famille (où j’ai créé le livre de recettes de cuisine du Sri Lanka) et sillonnais le pays pour visiter, faire une retraite de méditation, enseigner à des petits moines et découvrir tout simplement le pays.

Pour avoir le droit d’entrer au Sri Lanka, je devais avoir une preuve de sortie. J’avais donc pris un billet d’avion pour Chennai, en Inde, le 18 décembre 2015. Un rêve d’enfant d’aller visiter cette ville qui m’était mythique, qu’on appelait Madras et où de merveilleux tissus colorés sont fabriqués (j’adore les tissus et les couleurs !).

Décembre 2015, des pluies détruisent la région de Chennai et des maladies surgissent. Je décide de rester au Sri Lanka. Je vais alors renouveler mon visa qui n’est valable, quand on entre au pays, que pour un mois.

Je suis finalement restée trois mois au Sri Lanka. J’ai visité beaucoup d’endroits. J’ai rencontré des moines, visité des orphelinats, me suis fait des amis.

Petit à petit, durant ce séjour, et sans m’en rendre compte, un vieux rêve a commencé à prendre forme : j’avais longtemps voulu accompagner des groupes en voyage pour leur faire découvrir des pays.

En février 2017, j’ai accompagné deux belles dames pour un séjour de 17 jours et, en février 2018, j’ai guidé un groupe de huit belles dames. Ce rêve d’accompagner des gens pour leur faire partager mes découvertes d’un pays s’est réalisé !

Six mois au Québec

Au Québec, nous avons une sécurité sociale/assurance maladie gouvernementale que nous perdons si nous vivons plus de six mois à l’extérieur du pays. Je n’ai donc pas le choix que de passer six mois au Québec si je ne veux pas la perdre (on la retrouve quand même après trois mois à notre retour, si on la perd).

Mon idée, en me permettant de passer l’hiver au chaud en 2015, n’était pas de fuir l’hiver mais simplement de vivre autrement un temps et de me réinstaller près de Montréal en revenant au printemps 2016. Ce que j’ai fait mais en colocation, sans sortir mes affaires de l’entrepôt, car je savais que je repartais l’hiver suivant.

J’avais en effet décidé que je passerais les prochains six mois d’hiver (2016-2017) entre l’Europe, l’Inde et le Sri Lanka et je ne pouvais donc pas me réinstaller au Québec pour six mois, à moins de payer très cher un logis au mois, sans compter les dépenses de déménagement.

Idem les six mois 2017-2018 que j’ai passés entre l’Europe, l’Ile de La Réunion et le Sri Lanka.

Mon chez-moi

Je demande à l’univers de me montrer mon lieu de vie depuis un an, sans réponse.

Mars 2018, me voici de retour au Québec avec le profond désir de trouver une façon de me réinstaller, d’avoir un chez-moi, un lieu de vie dans mes affaires. J’en ai besoin. J’ai 55 ans et pas l’énergie de quand j’avais 35 ans. J’ai trouvé la tournée européenne 2017 difficile en termes de devoir bouger chaque semaine durant deux mois.

J’ai déjà des dates placées pour des stages en France et à la Réunion l’automne prochain ainsi que des clients pour mon prochain tour au Sri Lanka en janvier prochain. Je sais que je repars pour quelques mois de 2018 à 2019.

Comment louer un logis à l’année en sachant que je ne serai pas là durant l’hiver et que je n’ai pas les moyens de payer un loyer durant mon absence ? C’est toujours la même question à mon retour au pays et cela fait maintenant trois ans que mes affaires sont en entrepôt.

Avec deux autres amies nomades, nous tentons de trouver toutes les façons possibles de co-louer, louer, acheter… sans solutions, sans résultats.

Développer mes activités au Québec

En Europe, les gens me connaissent comme blogueuse et thérapeute. C’est la raison pour laquelle je vais animer des ateliers en Europe. Au Québec, les gens me connaissent comme organisatrice d’évènements pour des thérapeutes depuis une dizaine d’années et productrice d’un petit bulletin virtuel hebdomadaire d’évènements en développement personnel. Ils ne savent pas que j’accompagne des gens sur le chemin du bonheur depuis bien des années.

Quand j’ai commencé à animer des stages en Europe, en 2014, une petite voix me disait que je n’aurais pas d’ouverture au Québec. Il y a tellement d’intervenants dans ce coin du monde aujourd’hui, c’est fou ! Comment se frayer un chemin et créer une place au milieu de ces centaines de personnes qui coachent, aident, accompagnent, forment, etc…?!

J’ai quand même posé quelques dates au Québec en 2015 mais la réponse a été minuscule comparée à l’Europe et je n’ai plus mis d’énergie dans cette activité. Pourtant, ce que je propose dans mes ateliers est assez unique (travail en profondeur tout en douceur) mais juste pas connu. Comme je ne suis pas une femme d' »exposure », – je suis plutôt timide 😉 – je ne fais pas de vidéos et d’actions marketing-choc pour me faire connaître. Je ne suis donc pas connue au Québec en tant que thérapeute.

L’an dernier, j’ai quand même demandé à l’univers où je dois aller pour développer mes activités de thérapeute au Québec car je sais que des personnes ont besoin de ce que je partage. La réponse a été d’aller « en région », c’est-à-dire hors des grandes villes et surtout, loin de Montréal et des Laurentides où il y en a tellement. J’ai donc fait quelques approches pour trouver des organisatrices dans divers endroits du Québec mais sans résultats.

Des portes s’ouvrent

Je suis curieuse. J’aime découvrir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes. Je m’adapte facilement et j’aime les gens. En revenant au Québec cette année, j’ai senti que je veux, et ai vraiment besoin, de créer quelque chose de nouveau dans ma vie tout en restant alignée sur mes activités et l’envie de les partager avec des personnes qui ont envie de cheminer avec moi. Je ne savais juste pas où ni quoi exactement.

Depuis mon retour au Québec le 7 mars dernier, j’ai cherché un logis dans la région de Montréal et Laurentides, là où je suis proche des mes amis et activités (et où j’ai déjà habité), mais je n’ai rien trouvé, évidemment. Ce n’est pas « en région ».

Bhante Dhammika

Parallèlement, j’organise la venue de Bhante Dhammika, un moine du Sri Lanka qui viendra en juin prochain partager ses connaissances, en français, et animer divers activités.

Pensant que j’allais habiter dans les Laurentides – j’avais trouvé un logis qui, finalement, ne me parlait pas -, j’ai organisé des activités pour lui entre Montréal et St-Sauveur, notamment à Blainville et St-Sauveur chez Yoga Etc. En discutant avec France, la propriétaire, nous avons décidé que j’irais aussi y animer des mini-ateliers. Les portes s’ouvrent…

Découvrir une nouvelle région

La semaine passée, je suis allée en visite chez une amie qui a une maison à Drummondville, entre Montréal et Québec. Elle ne l’habite presque pas car elle est plutôt chez son amoureux. Elle m’a proposé de venir y vivre.

Nous sommes allées à la librairie ésotérique, tenue par une charmante dame avec qui nous avons discuté. La boutique, qui a vingt ans, est deux fois plus grande que la boutique de St-Sauveur, un village touristique où j’avais l’habitude d’aller régulièrement, où j’ai vécu il y a un vingtaine d’année et où j’ai habité dans le village voisin ces deux dernières années chez un ami en colocation. La durée de vie et la grandeur de la boutique de Drummondville, ainsi que l’accueil de la dame, m’ont déjà donné de bonnes informations.

En revenant à la maison, j’ai mis un message sur Facebook pour qu’on me parle de cette ville, des gens. Toutes les réponses ont été agréables et positives.

J’ai laissé décanter toutes les informations reçues lors de mon passage dans cette ville pour « voir » si c’est là que je dois aller vivre : elle est « en région » et il y a tout un potentiel de développement d’activités de développement personnel. Elle est entre Montréal et Québec, où j’ai des amis et activités. Mon amie, la propriétaire de la maison, connait plein de gens en ville avec qui elle me met déjà en contact. Une autre amie habite pas loin et m’a déjà invitée à sortir avec elle la semaine prochaine !

J’ai pris 48 heures pour « sentir » toutes ces informations et messages de la vie.

Tout est positif. Aucun point négatif ne vient me faire douter d’une potentielle installation heureuse à Drummondville. J’ai donc appelé mon amie hier et lui ai demandé quand je pouvais aller m’installer. Elle était super contente.

Le seul jour disponible pour elle est lundi… de Pâques. Comme je dois aller chercher des boites à l’entrepôt, je devais savoir s’il sera ouvert lundi de Pâques. Dernier signe à vérifier. Positif. L’entrepôt est ouvert.

Pâques est dimanche. J’emménage lundi de Pâques dans un nouvelle ville, une nouvelle région, de nouvelles personnes. Renouveau. Renaissance… et nouvelles belles aventures jusqu’à mon départ le 12 septembre prochain pour l’Europe, La Réunion, peut-être l’Inde (cure ayurvédique dans le Kerala) et le Sri Lanka avec un nouveau voyage de groupe ! Un autre bel hiver au chaud en vue 🙂

A très bientôt

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Accueillir la richesse de la vie

Je suis arrivée en Suisse du Sri Lanka il y a deux jours. Je rentre au Québec dans 5 dodos pour y passer six mois. Je suis partie du Québec mi-septembre 2017 et je viens de passer presque six mois à bourlinguer. Un tiers en Europe, un tiers à l’ile de la Réunion et un petit tiers au Sri Lanka.

En train de donner à manger au singe au centre de méditation dans la jungle

C’est la quatrième année que je voyage, la troisième où je passe le gros de l’hiver au chaud. C’est aussi la troisième année où je n’ai plus de chez moi. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt en mai 2015, pensant que j’allais me réinstaller à l’automne. Et puis je suis repartie pour un autre hiver au chaud. Depuis, j’ai vécu chez l’un et chez l’autre. Une valise, un sac à dos et mon sac à mains comme seuls compagnons.

Se découvrir en voyage

Au marché, Sri Lanka

J’ai appris beaucoup, durant ces années de nomadisme, notamment que je suis bien plus sociable et vivable avec du monde que je pensais. J’ai réalisé à quel point j’aime être et vivre avec des gens, et que ça se passe super bien, alors que j’ai passé la majeure partie de ma vie à vivre seule. Je croyais que je ne pouvais pas vivre avec des gens car j’avais mauvais caractère (me disait-on) et de peur de me sentir envahie ou coincée dans ma liberté.

C’est en vivant chaque jour de ces voyages auprès de gens différents que cette croyance s’est inversée. Aujourd’hui, je ne me vois plus vivre seule à long terme même si j’aimerai toujours, et aurai toujours besoin, de ma solitude de temps en temps.

J’ai vu combien je suis facile à vivre, à tolérer, à faire des compromis sans me sentir brimée et tout en me respectant. J’ai appris à apprécier chaque instant de vie et à remercier chaque jour d’avoir un toit, de la nourriture, un bon lit, de l’eau à boire et pour me laver. Quand on vit dans notre société, on ne se rend même pas compte que ce sont des cadeaux et que nous en sommes très privilégiés.

A travers ces quatre dernières années, j’ai beaucoup grandi intérieurement. J’ai vu comment tant de choses qui semblaient importantes sont en fait très relatives et même, certaines, tellement pas importantes. J’ai appris à vivre au jour le jour. A créer mon avenir en le projetant sur mon écran de vie tout en vivant chaque instant présent afin que ce futur puisse se réaliser tel que j’en ai envie. Une grande partie de ce futur n’a cependant actuellement aucune forme.

Un avenir inconnu

Je ne sais pas où je vais m’installer. Avec qui ? Quand ? Comment ? Que vais-je faire comme travail au Québec ? Comment vais-je « gagner » ma vie ? Je n’en ai pas d’idée, ou une toute petite. Je suis dans un « no-where » mais cela ne m’angoisse pas car j’ai confiance. La vie ne m’a jamais laissé tomber. Je sais que de belles choses vont se placer et se créer d’elles-mêmes.

Ces dernières années, j’ai appris à vraiment vivre le moment présent et faire confiance que tout va bien aller. Ce qui est sûr, c’est que la première étape que je veux réaliser, c’est me recréer un cocon de vie, un chez-moi. J’ai besoin de me déposer et de faire une sorte de bilan. Voir ce que je veux et ne veux plus pour créer clairement la suite de ma vie.

De belles relations

Au centre de méditation

Ces derniers mois, j’ai vécu des expériences magnifiques dans mes ateliers et puis avec le groupe de huit femmes que j’ai guidé au Sri Lanka durant 18 jours. J’ai l’impression d’être enfin arrivée à vivre ce que je désirais depuis si longtemps. Des relations douces, respectueuses, de beaux échanges et partages, une belle conscience, du non-jugement, de la bienveillance, de l’entraide, de la gratitude les uns envers les autres.

Bien sûr, tout n’a pas plu mais on a toujours su regarder le meilleur plutôt que de se laisser envahir par le moins bon. On a su regarder avec conscience et honnêteté dans le miroir de notre être pourquoi certaines choses nous plaisaient moins et qu’est-ce qu’elles venaient déclencher en nous pour nous permettre de guérir de vieilles croyances et blessures.

Dans un autre groupe de femmes, où je ne pouvais pas être très présente à cause de mes occupations de voyages, certaines ont quitté, laissant place à pouvoir y installer mon énergie qu’elles ne comprenaient pas. Au lieu d’y voir un drame, j’ai remercié la vie qu’elles aient choisi ce chemin, laissant place à d’autres femmes magnifiques et sur la même longueur d’ondes que moi. Ensemble, nous cheminons en coeur et conscience vers nos buts.

Le voyage fait grandir

La boulangerie ambulante

Petit à petit, à travers ces voyages dans le monde et dans mon coeur, j’ai aussi vu grandir la valeur que je me donne à moi-même, consciemment et inconsciemment. De toute petite et qui ne méritait pas grand-chose, je sens de plus en plus que je me permets de m’offrir et de recevoir plus et mieux.

Par exemple, la première année que je suis arrivée au Sri Lanka, j’ai vécu durant trois mois dans une famille de gens très simples avec qui j’ai vraiment vécu de beaux moments. Je me suis habillée dans le style que portaient les femmes de ce village. J’ai vécu très simplement avec elles. Avec beaucoup de bonheur mais très peu en termes de matériel.

Au début, je voyageais en tuktuks, petits taxis à trois roues, ce qui coûte plus cher que de prendre le bus. Les dames m’en ont fait la remarque et m’ont expliqué où et quand prendre les bus plutôt que de dépenser mes sous en tuktuks. Je croyais que c’était la vie là-bas et je m’y suis conformée, n’étant pas riche non plus. Je croyais que c’était aussi mon niveau de vie. C’était, en fait, celui que je me donnais.

Augmenter sa richesse intérieure et, du coup, extérieure

Tuktuks-taxis et tuktuk avec le vendeur de crème glacée

Avec les années, j’ai découvert les extrêmes de ce pays. L’extrême richesse et l’extrême pauvreté.

Alors que j’habitais au village, j’ai fait la rencontre d’une personne qui habite Colombo, le 31 décembre 2015. Petit à petit, son appartement est devenu mon pied-à-terre et elle, ma meilleure amie dans ce pays. Elle habite au 5e étage d’une résidence sécurisée où les loyers coûtent aussi chers qu’au Québec, dans un quartier assez huppé où les gens vivent plus comme nous que comme les gens du village, où les prix sont (très) élevés comparés aux villages du reste du Sri Lanka.

J’ai apprécié retrouver un certain confort, j’avoue, même si je peux vivre très simplement. En accueillant et appréciant ce confort, je me suis donné plus d’abondance. J’ai repris un habillement plus occidental tout en étant adapté aux normes et styles du Sri Lanka. Je suis sortie d’un espace de « pauvrette » dans lequel je croyais que je devais vivre pour être bien avec les gens du pays. Du coup, j’ai commencé à rencontrer d’autres styles de personnes, plus riches tout en étant aussi très simples et de coeur.

Notre minibus

J’ai lu de temps en temps, au fil des années, que, pour devenir riche, on doit se tenir auprès de gens riches pour apprendre d’eux, pour grandir à leurs côtés, pour se donner et pour recevoir. Petit à petit, la vie m’amène à ça. Je le remarque, l’apprécie et commence à me le donner de façon plus consciente.

A ce titre, le fait de voyager en minibus dédié à notre groupe durant 18 jours, plutôt qu’en bus publics, trains et tuktuks, m’a offert une belle façon facile de voyager. Nous sommes aussi descendues dans de beaux hôtels simples mais plus luxueux que ceux que j’avais l’habitude de me permettre. C’est une façon confortable de voyager mais qui est loin des gens du pays, par contre, ce que je préfère quand même beaucoup pour faire de beaux échanges et de belles découvertes.

Le complexe de Cendrillon

Je ne remarquais pas, auparavant, à quel point j’avais toujours vécu comme Cendrillon, la fille du premier mariage qui devient la pauvrette lors du remariage de son père. Pour moi, ça a été le remariage de ma mère et la naissance des deux enfants avec ce deuxième mari, enfants qui ont pris toute la place. Même si je vivais dans une famille bourgeoise et aisée, j’avais imprimé dans mon esprit que « tout ça » n’était pas pour moi.

De tout temps, j’ai donc toujours cru, inconsciemment, que je ne pouvais recevoir que « juste assez », que le bonheur et la richesse étaient pour les autres. Petit à petit, ces croyances se transforment doucement et je me permets de plus en plus de richesse. Par exemple, cette année, à Colombo, je me suis permise de prendre des taxis (voitures confortables) plutôt que des tuktuks et j’ai apprécié me donner ce confort (avec Pickme, ceci dit, le prix de la course est sensiblement le même en auto ou en tuktuk mais je ne le savais pas avant de faire le même trajet deux fois, une fois en auto et l’autre fois en tuktuk).

Je suis allée visiter un jour une maison à Hikkaduwa que j’aimerais peut-être louer l’hiver prochain. Le propriétaire est venu me chercher à la gare de la petite ville dans un gros 4×4 Nissan. C’est très loin d’un tuktuk. Il travaille dans le monde de la finance à Colombo et est manifestement riche. Il m’a amenée visiter la maison dans laquelle il a grandi et dont il a hérité. Une grande maison toute simple avec un petit jardin. Pas de confort. Comme la maison dans laquelle j’ai passé trois mois à l’hiver 2015-2016. Il me resterait à l’aménager à mon goût et à la rendre agréable. On a discuté agréablement de mon projet. Il s’est pris d’amitié pour moi (il est jeune et marié, ne vous faites pas d’idée !) et est resté en contact avec moi afin de m’aider à réaliser un projet que j’ai pour l’hiver prochain.

Cendrillon en moi est en train de préparer sa robe de bal afin d’oser se montrer bientôt sous un autre angle que la « pauvrette ». Oser être vue, reconnue, appréciée… 🙂

Je serai toujours un peu timide et je resterai toujours simple (tapez-moi sur l’épaule si ça me monte à la tête, d’accord ?!) mais j’affirme aujourd’hui que j’ai droit à la richesse financière et matérielle illimitée, laquelle me permettra d’avoir ma maison et de réaliser des rêves qui me tiennent à coeur, pour moi et pour d’autres, notamment de mettre sur pieds/compléter des projets d’aide humanitaire auprès des enfants pauvres/maltraités.

Bon, et si le Prince Charmant se présentait au bal, je l’accueillerais aussi les bras et le coeur grand ouverts 😉 !

Créer sa chance

Beaucoup de personnes pensent que je suis riche car je voyage et que j’ai de la chance de pouvoir le faire. Pas du tout. Je ne suis pas riche. Je vis agréablement mais très simplement. Et ma « chance », je la crée et vous en parle dans cette vidéo tournée à l’Ile de la Réunion :

Petit à petit, on grandit, on comprend, on guérit, on reçoit, on apprécie, on crée, on remercie et on réalise nos rêves…

Je vous laisse avec quelques autres vidéos ci-bas pour vous faire voyager un peu… 🙂

PS : merci de laisser votre commentaire ci-bas plutôt que dans Facebook, qu’il reste avec l’article.

De tout coeur,

Dominique

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

Quelques minutes pour découvrir des rues, des gens, des étals, de la nature…

Au centre international de méditation Sri Bodhiraja de Rakwana au Sri Lanka, on a souvent la visite de singes qui viennent dans les arbres autour et même prendre à manger dans notre main sur la terrasse de la salle à manger.

Même si les barrières de sécurité sont baissées, les gens continuent de traverser les rails, notamment les jeunes adolescents en uniformes qui sortent de l’école.

 

Oser regarder la réalité du monde avec bienveillance et sans jugement

Tous les jours depuis des années, je publie sur ma page Facebook de jolies images, des pensées inspirantes et motivantes, des vidéos, des choses positives… et puis, un jour, j’ose passer un message (voir en bas de l’article) où je me questionne sur notre société, sur les milliers de sans-abris dont personne ne parle, que la plupart des gens n’osent même pas regarder quand ils passent devant… alors qu’on a offert des couvertures aux gens qui ont dormi dehors pour être en avant au cortège des funérailles de Johnny Hallyday.

Un message transféré depuis la page de la relève de Coluche. Un message qui appelle à la compassion et à la bienveillance en ces temps où il fait de plus en plus froid.

« Shocking !!! »

Plusieurs personnes ont trouvé ce message désolant, décevant, pas digne de moi (venant de Coluche directement, ça aurait mieux passé ?!), interprétant mon message comme dénigrant « notre Johnny qui a marqué notre jeunesse à tous » (moi y compris)… à tel point qu’elles se sont désabonnées de ma page Facebook.

Jamais je n’aurais dit du mal de Johnny. Il nous a tous fait chanter, danser, penser… Mon message n’avait en fait rien à voir avec lui.

Alors j’ai une question pour vous : pensez-vous que ces personnes qui se sont désabonnées de ma page, offusquées de propos qui ne dénigraient personne mais qui étaient juste là pour faire faire une prise de conscience… pensez-vous que ces personnes osent regarder les sans-abris quand elles passent devant ? Pensez-vous qu’elles aident les personnes dans le besoin à avoir une vie plus heureuse sans aucune attente de retour ? Pensez-vous qu’elles appliquent toutes les choses positives qu’elles trouvaient dans ma page chaque jour dans leur vie quotidienne ?

Tout est toujours question d’interprétation

Il s’agit toujours de voir où les mots viennent nous toucher à l’intérieur, qu’est-ce que ça déclenche en nous qui nous dérange. Ces ré-actions nous appartiennent et proviennent d’interprétations mentales soutenues par des croyances, par des blessures sous-jacentes.

Si des personnes se sentent ainsi dérangées par une ouverture à une prise de conscience, au point de se désabonner de ma page, je leur souhaite un beau voyage.

Je ne suis pas Mme Bisounours même si je publie majoritairement de jolies choses qui ne dérangent pas. J’ai eu ma part de vie difficile et je suis toujours très touchée de voir, notamment, des personnes qui n’ont pas de logis ni de nourriture.

Je fais ce que je peux, goutte par goutte dans l’océan de la misère humaine et j’espère un jour pouvoir faire beaucoup plus. En attendant, je lance (rarement quand même) des bouteilles à la mer pour faire en sorte qu’on arrête de se voiler la face et qu’on ait envie d’aider ceux qui sont dans le besoin.

Ce n’est pas la première fois que je reçois ce genre de commentaires pleins d’arrogance à des messages de coeur et de conscience. Je suis chaque fois tellement déçue et triste de voir ce genre de réactions hautaines, de jugement et de manque de compassion de la part de personnes qui se disent en conscience, de coeur, etc….

Apprécier sans jugement et en tirer l’enseignement

Pour avancer dans la vie, on doit être capable de se regarder en face et apprécier toutes les leçons que la vie nous apporte pour grandir et être plus heureux. On doit être capable de réfléchir à des messages qui peuvent être « shocking » (comme disent les Anglais puritains) sans pour autant juger et vouloir démolir la personne qui a osé s’exprimer.

Au fait, pourquoi vouloir démolir quelqu’un qui vient de nous dire des vérités ?!

Parce que ça nous touche, justement, au bon endroit, à la bonne place, là où ça fait mal, là où ce n’est pas encore réglé en soi. Plus tard, on lui dira merci. En attendant, on peut soit fuir en prenant un air choqué, soit sauter au plafond en gesticulant, soit… juste prendre soin de ce qui se passe en soi, pour comprendre et guérir ce que la vie vient de nous envoyer pour qu’on puisse justement grandir.

J’ai failli supprimer ce « post » de ma page Facebook, à lire les commentaires de ces personnes choquées parce que j’ai osé les faire réfléchir. Je n’aime pas les chicanes, pas du tout.

Et puis non, je l’ai laissé. Et j’ai écrit cet article.

Voici le message qui a créé tant de polémique sur ma page Facebook :

 

De tout coeur,

PS : merci de laisser votre commentaire ci-dessous plutôt que dans Facebook, qu’il reste avec l’article.

Dominique
www.dominiquejeanneret.net

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

 

 

 

Petit tour à Montpellier et nouvelles de La Réunion

Plage de Palavas près de Montpellier, 16 octobre 2017

Accueillir les signes de la vie et les suivre avec confiance pour réaliser ses rêves…

Je reçois de plus en plus de signes et messages clairs, le matin en me levant ou peu après, qui me montrent le chemin pour le parcourir plus facilement, simplement, légèrement et joyeusement.

Hier, le message était de venir à Montpellier aujourd’hui alors que, la veille, j’avais passé pas mal de temps à organiser un voyagement de Toulon à Salon-de-Provence et rien ne marchait. J’ai lâché prise et demandé en Haut de me montrer où aller.

Réponse reçue au réveil le lendemain matin de la demande, comme d’habitude. Montpellier.

Quand je reçois des messages, je ne prends rien pour du cash. Je valide pour voir si c’est bien ça que j’ai à faire. Si ça coule, fluide, facile et rapide, c’est que c’est bien le chemin à prendre. Si c’est forçant et pas fluide, ce n’est pas le chemin.

En l’occurrence, contrairement à la veille, toute l’organisation pour aller à Montpellier (puis Salon demain), s’est placée en 20 minutes ! « Si c’est pas un signe, ça ! » dirait mon ami 😉 .

C’est vrai que ça me manquait un peu de ne pas aller à Montpellier car c’est une ville que j’aime beaucoup et j’y ai un ami que je visite chaque automne dans ma tournée. Il semble donc que je devais y aller, même pour 24 heures, et ce furent de belles retrouvailles. Nous en avons profité pour aller passer un peu de temps au bord de la mer, nous raconter nos dernières aventures et placer un stage en co-animation en mars 2018. Détails à venir.

Un autre beau cadeau inattendu

Il était 7h (9h là-bas) ce matin quand l’organisatrice de l’île de la Réunion m’a contactée. Il était déjà entendu depuis quelques temps que je vais aller y animer des activités en octobre 2018. Je l’avais avertie de mon arrivée le 23 novembre prochain et lui avais demandé si elle avait envie d’organiser peut-être quelques activités lors de ce premier séjour.

Ce matin, elle m’a confirmé son désir d’organiser des stages en décembre prochain. Tant qu’à y aller en vacances, pourquoi effectivement ne pas allier voyages-vacances avec un peu de travail, histoire d’apprivoiser ce beau coin du monde et ses habitants ?!

En deux heures, tout était organisé ! J’ai halluciné ! Quels cadeaux ! Je me sentais comme une petite fille toute énervée !!! Que de joie dans mon cœur quand je peux allier voyages, vacances et travail !

J’ai alors lancé l’annonce sur Facebook. A la fin de la journée, la page présentant les activités avait été partagée 48 fois sur ce réseau social et j’avais déjà trois invitations à des rencontres à La Réunion. J’ai halluciné encore une fois…

Je sens vraiment un appel vers ce bout du monde, c’est inexplicable, viscéral, un papillon dans le ventre quand j’y pense. Je saurai pourquoi cette île me fait cet effet une fois là-bas. Des cadeaux m’attendent. Je me réjouis beaucoup et ça ne m’était pas arrivé de me réjouir autant depuis un bon bout de temps…

Alors, si vous êtes à à l’Ile de la Réunion ou à l’Ile Maurice, ou si vous connaissez du monde dans ces iles, voici le programme (pas tout à fait complet, d’autres activités à venir bientôt).

D’ici là, il reste encore des places pour mes stages en France et Belgique. Tous les détails à ce lien.

Les vidéos

A part ça, je pense chaque jour à vous faire des vidéos. J’ai des idées mais je procrastine tout le temps. Je suis vraiment timide et pas à l’aise devant la caméra. J’aime tellement mieux les mots sur la page blanche… Je vais tenter de vous en faire d’autres bientôt. Si vous avez envie que je parle de quelque chose en particulier, juste me le mettre en commentaire ci-bas.

Merci de mettre tous vos commentaires ci-bas et non dans Facebook ou ailleurs, qu’ils restent avec l’article.

De tout coeur

Dominique Jeanneret

 

 

Une petite gorgée qui explique bien des choses

J’étais un peu triste en me levant ce matin à cause d’une situation désagréable montée sur des malentendus et que je ne savais plus comment dénouer avec une personne qui, pensais-je, était une vraie amie. La distance et nos occupations rendaient la communication difficile et je n’arrivais pas à ce qu’on se parle.

Je suis allée prendre une petite marche et faire une méditation dans la forêt avant le petit déjeuner pour me ressourcer, remettre de la joie dans mon coeur.

 

 

 

 

 

En terminant ma méditation, j’avais non seulement retrouvé la joie et la paix mais j’avais aussi le cœur et les yeux remplis de gratitude à la vue de cette nature merveilleuse, des gens que je croise dans ma vie avec bonheur et pour tous les merveilleux cadeaux que la vie m’offre depuis que je suis en voyage… et même avant ! La méditation a vraiment le pouvoir de nous permettre de retrouver notre centre, « le point où rien ne bouge », comme je l’appelle, le point où se trouve la joie, aussi.

J’ai alors envoyé un petit message à mon « amie » afin de lui proposer de se parler de la situation, comme des adultes, pour mettre les choses à plat, se comprendre et éventuellement rester amies.

Elle a refusé, alléguant ci et ça. Réponse très décevante.

J’étais déçue et un peu mal. Je ne savais pas quoi faire d’autre que prier et envoyer de la belle énergie dans cette situation pour que je puisse me libérer de ces énergies désagréables.

Dans une relation, on est toujours deux. J’avais ma part et elle la sienne. Je ne comprends cependant pas vraiment ce qu’elle me reproche et c’est pour ça que je voulais qu’on se parle. Comme elle ne veut pas, j’ai alors demandé à l’Univers de m’aider à couper les liens négatifs de cette relation pour retrouver la paix, reprendre mon pouvoir et redonner à cette personne ce qui lui appartient.

Un p’tit schlouk (une petite gorgée) qui explique bien des choses

J’étais invitée à souper avec mes amis chez une voisine. On est à la campagne, dans un petit hameau dans la Montagne Noire au nord de Carcassonne. Des gens adorables, bons vivants. On était attendus et on a été bien reçus :

– Apéro de vin de noix avec cacahuètes.
– Entrée de pâté de chevreuil avec un fond de rosé.
– Plat de chevreuil délicieux avec un autre fond de rosé.
– Fromage avec une petite goulée d’Armagnac (juste pour goûter).
– Une petite gorgée de Chartreuse, une plante de la région marinée dans de l’alcool à 40 degrés et de l’eau (juste pour goûter aussi). Délicieux !

Moi qui ne boit à peu près jamais et n’ai jamais été saoûle de ma vie, disons que j’étais un peu plus « tiède » que d’habitude après ce repas même si je n’ai pris que quelques goulées.

Comme j’avais du travail à terminer, j’ai laissé la compagnie à 21h et suis rentrée.

Sur le canapé à travailler, un message m’est monté spontanément concernant cette situation désagréable avec cette personne : « Tanpis, je passe à autre chose. Je n’ai que faire de ce genre de personne dans ma vie. J’ai fait mon possible et elle refuse d’en parler, tanpis. J’ai fait ma part. Je veux des relations paisibles et dans la communication vraie avec les gens ».

J’ai alors réalisé que l’alcool m’avait donné une nouvelle « force » intérieure, si je peux dire, que je n’avais pas avant le souper. Une sensation très agréable d’un pouvoir retrouvé sur cette situation, sur moi.

Moi qui pensait toujours aux autres avant moi, l’alcool m’avait ramenée à moi et m’avait redonné une forme de puissance et de solidité.

On dit que, quand on boit trop, on le fait pour noyer sa peine.
L’alcool a aussi pour effet de se désinhiber et de retrouver la confiance en soi.

J’ai senti ce soir qu’il suffit donc de boire un peu pour que ça nous redonne de la force là où on sent qu’on en manque. C’est plus que juste retrouver la confiance en soi. Ça m’a permise de dépasser un état désagréable pour, non seulement retrouver un bien-être mais aussi sentir que j’avais juste envie d’envoyer de l’amour à la personne au lieu de m’en sentir encore trahie et rejetée.

Je ne sais pas quel alcool m’a fait cet effet – à moins que ce soit le mélange – car je n’en ai vraiment pas bu beaucoup mais juste assez pour avoir ce feeling de puissance retrouvée sur ma vie et mes choix : vin de noix, rosé, Armagnac ou Chartreuse ? Je ne le saurai probablement jamais mais je suis heureuse que l’Univers m’ait aidée à retrouver la paix dans cette situation.

En tout cas, ce repas est une belle expérience de vie, un beau senti et une belle compréhension. Cela me permet d’arrêter de m’en faire alors que l’autre a décidé de ne plus s’en faire non plus, et m’a permise de comprendre l’utilité que certaines personnes ont de boire de temps en temps… 😉

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

 

Vivre en société tout en restant Soi

Je ne fonctionne pas comme tout le monde. Je me suis toujours sentie différente.

Depuis l’âge de 5 ans, je me suis toujours tenue à l’écart pour éviter les coups, n’importe lesquels. Les mots, les mains, les pieds. Je me suis tue la moitié de ma vie jusqu’à ce que je décide de reprendre vie. De réapparaître. D’oser être. Il y a à peine quelques années. De l’âge de 5 ans à 50 ans, je me suis cachée derrière un patron, un client, un dossier, un ordinateur et j’ai vécu une vie de deuxième, derrière…

Pas facile d’avoir été la paria mal aimée de celui qui aurait dû faire office de père. Il n’était pas beau, celui qu’on appelait le beau-père. Il était manipulateur, contrôlant, violent, tyrannique. Il tapait ma mère avec les mots, avec les mains et les pieds. Ma mère, dépressive, tapait sur nous, souvent à fleur de peau et peu de patience. Pourtant, avant, nous étions heureuses les deux.

Je n’osais pas m’exprimer. Pas crier à l’injustice, à la paix, à ma place. Je frôlais les murs quand « il » était là. Je vivais dans ma chambre, mon refuge, dès mon retour de l’école après, souvent, en plus, avoir été brutalisée par deux voisins qui me prenaient pour le bouc émissaire sur le chemin des classes au primaire. Je vivais à l’école ce que ma mère vivait à la maison avec son mari. On attire ce qu’on connaît.

Je ne savais pas me défendre. Je ne savais pas prendre ma place puisqu’on m’avait fait comprendre que j’étais de trop. « On » étant le beau-père. Je me sentais profondément seule et me demandais ce que j’étais venue faire dans ce monde.

Oser m’exprimer

Lionne rugissante, j’avais appris à refouler mon amertume, ma colère et ma haine par en-dedans car je savais que, le jour où je m’exprimerais, je ne serais pas accueillie. Je l’avais déjà expérimenté plusieurs fois.

Pour y arriver, pour qu’on considère un tout petit peu que j’existais et que j’avais un avis, même si j’étais une enfant, j’explosais. Le couvercle de ma marmite sautait malgré moi. Je criais en pleurant pour me faire entendre. C’était la nouvelle façon de faire que j’avais apprise spontanément après que ma mère ait épousé cet homme. Avant, j’avais vécu mes cinq premières années somme toute dans la douceur et la joie même si maman était parfois impatiente. J’étais plutôt « vivante » comme enfant 😉

Dans cette nouvelle vie avec le beau-père, l’expérience m’avait montré que je ne pouvais pas parler calmement pour nommer mes choses puisque tout le monde s’engueulait à la maison. Pour se faire entendre, il fallait lever le ton. Alors je faisais comme eux.

Une claque et un « Va dans ta chambre tout de suite ! Ce n’est pas comme ça que tu nous parles ! » avaient retenti chaque fois que j’avais explosé. Penaude, la rage au coeur, les larmes roulant sur mes joues, j’étais allée me réfugier dans ma chambre.

Croyances perpétuées

Personne pour me consoler. Personne pour m’expliquer ce que j’avais fait de mal. Personne pour m’encourager à devenir une enfant solide et confiante en soi et en la vie.

J’avais imprimé dans mon mode d’emploi de la vie que je n’osais pas exister, que devais juste avoir honte de ce que je venais de faire, me tenir à carreau et me taire. J’ai fini par croire que j’étais un monstre sans savoir comment être autrement. Impasse, moi qui croyait en l’Amour, en la Paix et la Joie, dans les relations agréables…

Toute ma vie durant, et particulièrement jusque dans la vingtaine, je ne savais pas parler gentiment, doucement, même si je sentais toute la douceur en moi que je voulais vivre. Je suis devenue transparente. J’ai opté pour rester dans mon trou de souris tant que je ne saurais pas comment être gentille et accueillie avec gentillesse par les gens.

Immigrer c’est s’adapter tout en restant soi-même

Arrivée au Québec à l’âge de 24 ans, la mentalité étant différente des européens, les québécois m’ont vite fait fermer le clapet encore plus, incapables d’accepter mon attitude : on m’accusait d’arrogance, d’agressivité, « comme ces Français qui s’engueulent tout le temps au lieu de se parler ! », etc.

En Europe, on est clairs et directs. Une fois le sujet terminé, on passe à autre chose sans aucune rancune ni crotte sur le coeur. Au Québec, c’est différent. On doit ajouter gants blancs et marcher sur des oeufs et on laisse souvent trainer des crottes. Les Québécois sont plus susceptibles. Ils sont  différents et on doit s’adapter.

Je voulais juste être gentille « comme tout le monde » mais je n’y arrivais pas. Je ne savais pas comment être pour « devenir québécoise » et me faire accepter. Alors je me suis tue et je suis restée dans mon trou.

L’écriture est devenu mon medium d’expression. Au moins, à travers mes mots, je ne transmettais pas mon « agressivité » et mon « arrogance ». Quoique, même là…

25 ans plus tard, à force de faire des thérapies et du chemin sur moi, j’ai fini par me dire que j’étais devenue quand même pas si mal et que j’avais droit à ma place comme tout le monde. J’ai recommencé à oser m’exprimer. Maladroitement, un peu « raide » encore parfois mais sans aucune méchanceté jamais.

Il restait cependant encore une colère profonde (et peut-être même cette haine que j’avais contre mon beau-père) qui ressortait dans le ton de mes propos parfois et qui m’attristait car je m’entendais parler sans savoir comment faire autrement. Ça va mieux mais c’est encore en voie de guérison…

De la solitude au retour au clan

Depuis trois ans, j’ai commencé à voyager, à rencontrer du monde et vivre quotidiennement avec des gens qui m’hébergent ou avec qui je suis « coloc » alors que je vivais seule depuis tant d’années. J’étais sûre auparavant – j’avais imprimé cette croyance bien claire depuis toutes jeune –  que j’étais incapable de vivre avec du monde, que j’étais invivable. En fait, je ne supportais pas qu’on veuille me dire quoi et comment faire et j’avais, surtout, besoin de mon espace et de ma liberté d’être après avoir été enfermée dans ma chambre durant tant d’années de jeunesse.

À travers mes voyages et mes rencontres, je me suis cependant rendue compte à quel point je suis parfaitement vivable et même agréable. A tel point qu’aujourd’hui, je n’ai plus envie d’habiter seule. Après près de 30 ans à vivre seule (ça ne veut pas dire célibataire), je rattrape le temps perdu et apprécie chaque instant quand je partage un logis avec quelqu’un. J’apprécie ma solitude mais une présence amicale dans la maison est un cadeau précieux pour moi aujourd’hui.

Retour au clan

En mars dernier, à mon retour au Québec, j’ai reçu une belle invitation pour faire partie d’un cercle de femmes. Je l’avais demandé à l’univers. Je voulais, au départ, créer un groupe de femmes pour partager ensemble un cheminement de vie quand cette offre m’a été proposée. Ce cercle avait ce même objectif et bien plus. J’ai accepté avec joie. Je savais que c’était un grand engagement envers moi mais aussi envers le groupe.

Suite à diverses expériences désagréables depuis toute jeune, j’avais toujours évité de faire partie de groupes parce que les chicanes finissaient toujours par se produire, les jalousies, etc., et ça ne me tentait pas de revivre de tels moments. Je me suis cependant dit que, avec ce cercle de belles femmes de coeur et de conscience, on allait pouvoir se parler advenant des frottements qui seraient sûrement inévitables. Nous sommes humaines.

J’ai, dès lors, fait de grands pas, pour ne pas dire de grands bonds, vers toutes sortes de choses en moi, certaines auxquelles je ne m’attendais pas du tout. Un cheminement magnifique pour me retrouver, apprendre à m’exprimer, à m’affirmer, à ne plus toujours être en deuxième place mais oser prendre la place de première, oser recevoir, « faire partie » d’un groupe, oser sentir et apprécier l’appartenance (très nouveau pour moi qui n’ai jamais senti que j’avais une famille), se soutenir les unes les autres, s’encourager, ne pas se juger, etc.

Et puis, un jour, alors que j’étais fatiguée, j’ai osé exprimer quelque chose de façon plus directe que d’habitude en rapport avec le fonctionnement du groupe. Expression à « l’européenne ». Oupsss….

La moité des femmes du cercle l’ont accueilli tandis que l’autre a explosé et j’ai reçu une « volée de bois vert », comme on dit au Québec. L’ampleur de la décharge m’a semblé totalement exagérée mais je l’ai accueillie. Ce que j’avais dit avait touché quelques-unes exactement là où elles étaient plus fragiles. Malgré moi et sans aucune intention négative, je les avais déclenchées dans leur blessure. J’en étais désolée mais c’était trop tard. Le « mal » était fait.

Je me suis sentie redevenir le « monstre », comme quand j’étais petite et je suis partie me réfugier dans ma chambre, dans mon trou de souris. J’ai cependant empêché la honte et la culpabilité me taper sur la tête car je savais que je revivais une scène de vie connue qui n’avait plus lieu d’être.

Un mal pour un bien

Pour moi, ce « mal » est en fait toujours un bien car chaque chose qu’on reçoit qui nous touche et nous déstabilise est en fait l’occasion de guérir une blessure que nous portons. Dans la situation, je me disais donc que chacune prendrait ses responsabilités et irait voir ce que ça lui faisait vivre, moi y compris bien sûr.

Elles l’ont toutes fait avec courage et authenticité mais, avant, certaines se sont quand même défoulées sur moi de façon très agressive, écrasante et humiliante. J’étais pourtant ouverte à toutes les accueillir pour en parler. Aucune n’est venue.

Je me suis retirée. Me faire engueuler là où j’avais osé m’exprimer, me faire sommer de me taire et m’humilier résonnaient comme du connu en moi et j’avais besoin d’aller voir pourquoi je me faisais revivre cette situation.

Prouver les croyances inconscientes

Heureusement, le cercle est une petite pointe parmi tous mes amis, connaissances, clients et lecteurs qui eux, sans le savoir, m’apportent chaque jour de petits bonheurs, comme ce email que je viens justement de recevoir d’une lectrice d’un blog :

« Je vous lis tous les jours.
Vous Êtes un soleil dans mes journées.
Francine« .

Cela fait des années que je ne vis plus de situations négatives dans ma vie mais je devais en revivre une pour prouver à mon inconscient qui croit encore des choses incongrues (autrefois vraies mais plus aujourd’hui), en l’occurrence que faire partie d’un groupe, d’une famille veut dire vivre des chicanes, me faire rejeter, écraser et humilier.

Le bon chemin

Un moment donné, à travers la tourmente, j’avais l’impression d’être sur un fil entre cette partie du cercle de femmes qui avaient ré-agi fortement à mes mots (et mon passé avec mon beau-père où je recevais des claques et où on m’envoyait dans ma chambre en me disant de me taire quand j’osais m’exprimer), et ma vie remplie de belles personnes et de beaux moments où je m’épanouis chaque jour de plus en plus dans la simplicité, la douceur, la joie et l’amour.

Je me suis vue sur ce fil et j’ai alors réalisé que je suis maintenant du bon côté du fil. Que ces personnes m’en ont voulu car elles n’avaient pas encore regardé leurs blessures et avaient préféré mettre la faute de leurs souffrances sur mon attitude. De déclencheur, j’avais passé à souffre-douleur, un autre rôle que je connaissais bien.

Être Soi, accueillir et rester Soi

J’avais été le déclencheur d’une « bombe » m’a-t-on dit. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et je l’assume entièrement. Quand j’étais petite et que j’ai commencé à vivre de telles situations, je ne comprenais tellement pas ce que j’avais dit ou fait comme étant mal que j’avais l’impression que le ciel me tombait sur la tête sans ne rien comprendre…. jusqu’à ce qu’on me l’explique. L’enfant doit recevoir des explications pour comprendre la vie.

Quand j’étais jeune et que je déclenchais ces situations, plus tard, j’avais appris à faire en sorte que les retours me coulent sur la tête comme sur le dos d’un canard en me coupant de mes émotions. Comme je ne savais pas comment être autrement, et que je trouvais que je ne méritais pas tous ces coups en retour, je n’avais pas trouvé d’autre issue que me blinder émotionnellement. Ce blindage est devenu, pas la suite, une prison de laquelle j’ai émergé avec grand peine il y a quelques années mais il m’est encore facile d’y retourner et je dois faire attention car je me coupe alors de mon ressenti et des relations.

Aujourd’hui, je vois à quel point le chemin parcouru et tous mes efforts pour devenir une « bonne personne » m’a permise de ne pas retomber dans l’état dépressif que j’ai vécu entre 18 et 52 ans quand j’ai reçu cette « volée de bois vert » de la part des femmes du cercle. J’aurais pu. La décharge en retour a été violente pour moi. C’est là que j’ai vu toute la résilience et la solidité que j’ai acquises avec les années et j’en suis très heureuse. Je ne me laisse plus écraser. J’ai une valeur et personne ne pourra plus jamais me l’enlever.

Accueillir et ne pas jouer le jeu de l’autre

Je ne réponds pas aux expressions d’agressivité et de culpabilisation.

On dit que la violence attire la violence. Moi je crois que l’amour attire l’amour aussi je préfère répondre avec amour, même si c’est juste dans l’énergie car, parfois, il est impossible de l’exprimer à l’autre quand il/elle est trop pris/e dans ses émotions.

Les ré-actions dues à un déclenchement ne m’appartiennent pas. Je suis là pour accueillir si la personne a envie qu’on s’en parle avec conscience mais je n’entre pas dans le jeu de la confrontation au cas où une discussion est impossible.

Il est plus sage, à mon sens, de laisser décanter la poussière afin que chacun puisse réaliser ce qui se passe, chacun pour soi. Le partage peut ensuite permettre de finaliser la relation dans la paix, ce que je souhaite toujours de tout coeur. J’ai cependant appris que ce n’est pas toujours possible. La seule chose à faire alors est d’envoyer de l’amour.

Avoir le courage de regarder et remercier

Chaque situation de vie qui nous brasse, qui nous déclenche, nous amène à la guérison de fausses croyances, de blessures de cette vie ou de vies passées. Ce qui compte, c’est d’avoir le courage de regarder en soi ce qui a été déclenché et d’en prendre la responsabilité afin ne pas tenter de culpabiliser la personne déclencheuse qui ne le mérite pas ce qui, de toute façon, ne réglera rien.

Dans l’ouverture de la blessure, on trouve le choc, la souffrance. S’accueillir avec bienveillance et sans jugement, oser regarder, observer, accueillir avec douceur, laisser les émotions être vécues, laisser la guérison prendre place… avec amour.

Je peux dire aujourd’hui un grand merci à toutes les belles femmes de coeur de ce cercle de me permettre de guérir cette vieille et profonde blessure. Cela a passé par quelques ouragans* mais le calme est revenu avec un beau soleil sur mon chemin vers l’avenir… Gratitude 🙂

PS : Merci de laisser votre commentaire ci-dessous plutôt que dans Facebook qu’il reste avec l’article.

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

* Cette situation s’est passée en même temps que les ouragans Irma, José, Katia et Maria sur l’Amérique centrale ainsi que les tremblements de terre à Mexico…

 

Quand de vieux rêves permettent la réalisation d’un rêve

Dans moins d’une semaine, je serai dans l’avion. Mardi prochain, pour être exacte. Je serai dans les airs à traverser l’Atlantique jusqu’à Genève, mon port d’attache sur ce continent. De là, je ferai le tour de la France par la Bretagne puis le sud, l’est (Savoie) et le nord (la Belgique et la Normandie).

Pour la quatrième année, j’entreprendrai une tournée de stages de développement personnel en Europe.

Quand je suis partie pour ma première tournée, en août 2014, je ne m’attendais même pas à en faire une 2e. Aujourd’hui, je m’apprête à entamer ma sixième tournée car j’en ai animé deux petites aux printemps aussi. Tant de cadeaux et de moments magnifiques, d’émotions, de coeur, d’authenticité, d’amour…

Pour la troisième année, j’irai ensuite au Sri Lanka en passant, pour la deuxième année, par l’Inde. 😉

Retour en arrière

J’avais un rêve, depuis des années, qui était d’accompagner des groupes en voyage. Je n’aurais jamais pensé un jour en organiser pour d’autres, d’abord, puis pour moi-même ensuite, pour amener les gens à découvrir ce que j’aurais découvert dans mes voyages et que j’aurais envie de partager.

Pourtant, c’est par l’organisation d’un premier voyage pour une cliente, (en 2013-2014, réalisé en 2015), que je suis arrivée au Sri Lanka en tant qu’organisatrice-accompagnante-animatrice, puis à y organiser (et guider) mes propres voyages. Au départ, je ne devais être que l’organisatrice à distance. Ce n’est que trois mois avant de partir que la cliente m’a demandé de l’accompagner. Nous avons ensuite décidé de co-animer.

Organisation. Accompagnement. Animation. Trois étapes que j’aime pour réaliser UN plus grand rêve, celui de voyager en travaillant dans quelque chose que j’aime profondément.

Si on regarde bien, le premier rêve était l’accompagnement. Pour y arriver, j’ai cependant dû passer par l’organisation qui fut donc la première étape afin que le rêve d’accompagner se réalise. C’était comme le cadeau qui allait avec, la condition pour qu’il se réalise, en fait car, malgré mes recherches, je n’avais jamais pu obtenir (juste) un poste d’accompagnante. Finalement, l’animation thérapeutique est venue s’ajouter spontanément…

De même, en janvier 2014, quand j’ai décidé que je voulais changer ma vie, que je voulais voyager + écrire + prendre des photos (janvier 2014), je ne savais pas qu’un 4e rêve allait être la condition de réalisation des trois autres : animer des ateliers de développement personnel, un rêve vieux de 25 ans.

Ainsi, depuis septembre 2014, je voyage + j’écris + je prends des photos + j’anime des ateliers, quatre activités que j’aime vraiment beaucoup !

Voici l’histoire qui m’y a amenée, si vous ne l’avez pas déjà vue (date de 2015 mais toujours d’actualité !) :

Alors, si vous avec un ou plusieurs rêves que vous avez envie de réaliser, je vous invite à laisser la porte grande ouverte à ce qu’il(s) réalise(nt) de la meilleure façon qui soit pour que vous soyez heureux/se et ce, sans aucune attente. C’est alors qu’un autre rêve risque de se réaliser en complément !!! Deux pour un ou même 4 pour un ! Il n’y a pas de limites à la manifestation des rêves !

Mes stages en Europe cet automne : cliquez ici

De tout coeur,

Dominique

 

Les Amérindiens et moi & petit tour à Wendake

Contrairement à bien des Européens, je n’avais aucune attirance envers les Amérindiens quand je suis arrivée au Québec en 1986. Pour moi, c’était vers les Indiens d’Inde, avec qui j’avais vécu de beaux moments en 1982, que je me sentais attirée.

La vie allait me montrer pourquoi j’avais à rencontrer, partager, travailler avec et pour des Amérindiens et même vivre sur une réserve indienne.

Dans des vies passées, j’avais été amérindienne mais j’avais été bannie des clans pour diverses raisons.

Dans cette vie-ci, je n’avais pas retrouvé de clan, je ne savais pas ce que veut dire ressentir et vivre le lien familial.

Avec les années, des régressions et voyages chamaniques, j’ai fini par comprendre pourquoi j’avais été bannie des clans/famille, pourquoi j’ai vécu une vie en solitaire pendant 50 ans, pourquoi j’avais vécu des relations difficiles avec deux hommes-médecine dans cette vie-ci, sans compter toutes mes relations avec des hommes qui avaient foiré.

C’est finalement en juillet 2017 que j’ai été adoptée par une grand-mère d’un clan amérindien de Gaspésie et que j’ai enfin pu ressentir une appartenance, un lien avec un clan, à une des 11 nations autochtones du Québec.

C’est mon histoire que je vous raconte ici tout en vous présentant quelques vues de Wendake, la réserve amérindienne de la nation huronne-wendat près de la ville de Québec.


De tout coeur,

Dominique Jeanneret

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Quand l’éclipse me ramène sur mon chemin

Chères toutes et tous,

l’éclipse d’hier a éclipsé un projet qui n’avançait pas, celui d’un voyage de groupe au Maroc en novembre. Cela faisait un bout de temps que j’en avais assez – cela fait 6 mois qu’on travaille dessus ! – mais ma collègue y tenait aussi je respectais son désir de s’accrocher au projet et de faire en sorte qu’il débouche. Ce matin, j’étais complètement ailleurs.

Hier, une vidéo m’a accrochée sur Facebook, où Morgan Freeman est en Inde, à Bodhgaya, et parle avec des moines à propos de Dieu et du bouddhisme. Ce n’est pas tant ce qui se dit que les images du lieu qui m’aimantent littéralement sans savoir pourquoi.

Les images me rappellent ce que j’y ai vécu quand j’y étais en décembre dernier. Je suis en effet allée dans le nord de l’Inde avec un groupe de professeurs srilankais durant deux semaines sur le chemin de la vie de Bouddha. Notre arrêt à Bodhgaya m’a marquée et je m’étais dit que je voulais y retourner un jour.

Les moments passés sous le « Bodhi Tree », l’arbre sous lequel Bouddha a eu son illumination, ont été forts, amplifiés par le festival de chants qui se tenait juste de l’autre côté de la barrière où des centaines de moines chantaient.

Le festival de chants par les moines sous le Bodhi Tree

Éclipse

Je me suis réveillée matin avec une idée bien claire pour une toute autre destination que le Maroc, sans savoir exactement pourquoi je veux/dois aller là, juste un feeling tenace depuis un certain temps. Toute la journée, une force invisible me poussait intérieurement. J’ai été comme figée à ma chaise, devant mon ordi, tant que je n’aurais pas terminé. Je savais qu’il ne servait à rien de tenter de combattre ce qui se passait…

En fait, au départ, après ma tournée en Europe et le voyage au Maroc, je devais aller de Genève à Trivandrum puis Varkala, dans le Kerala, au sud de l’Inde, pour ma cure ayurvédique avec le Dr. Joshi comme j’ai fait l’an dernier.

Le Dr. Joshi avec les deux massothérapeutes

Depuis quelques semaines, je regardais les prix des billets d’avion Genève – Trivandrum (Kerala) et je les trouvais chers. Je n’arrivais pas à me décider. Quelque chose coinçait. Les dates aussi. Je trouvais que le temps entre ma tournée en Europe, le voyage de groupe au Maroc puis le séjour à Casablanca chez mon amie, la cure ayurvédique à Varkala et finalement le Sri Lanka autour du 1er janvier 2018 était trop serré.

Quand ce n’est pas fluide, je lâche prise jusqu’à ce que j’aie l’élan. C’est alors que tout devient clair et fluide et facile. Si on doit forcer, si ça n’avance pas, c’est qu’il y a autre chose de prévu pour nous.

Poussée par cet élan arrivé ce matin, qui me disait justement d’aller ailleurs, j’ai fini par laisser le travail que j’étais en train de faire et ai commencé à aller voir les prix des billets d’avion et d’hôtels.

Tout était moins cher que je pensais. Signe après signe. Tout était tellement clair, fluide, facile. Tellement l’inverse des 6 derniers mois à vouloir monter le voyage au Maroc.

En fait, au lieu de chercher un billet d’avion Genève – Trivandrum, je regardais les billets d’avion pour Genève – Delhi, puis Delhi – Bodhgaya (séjour d’une semaine. Pas 3 ou 5 jours : 7 !), retour à Delhi puis Delhi – Trivandrum. En tout, à peine 200 $ de plus que Genève – Trivandrum. J’avais le coeur qui battait fort !

J’ai pris une pause. Je devais rejoindre Evelyne, ma collègue au Maroc, pour lui dire. Elle a été déçue mais reconnait que ça coince trop et on a donc annulé l’idée d’organiser ce voyage de groupe cette année. On remet à 2018.

Figée sur ma chaise

D’habitude, l’après-midi, je sors pour aller faire une commission ou voir quelqu’un. Je commence souvent mes journées à 6h du matin et, à 14h, je sors du bureau. Il a commencé à pleuvoir à gros sauts d’eau à 15h alors que je m’apprêtais à sortir pour aller manger une glace. Je suis retournée sur ma chaise. Je n’avais pas encore terminé ce que je devais faire.

J’ai fini par peser sur les pitons d’achat des billets d’avion vers 17h, l’un après l’autre, puis les imprimer. Oufff…. j’en ai encore le coeur qui bat fort !!!

Le temple devant le Bodhi Tree

En l’espace de 24 heures, un tournant clair, des signes évidents, le corps figé sur ma chaise tant que je n’avais pas terminé. C’est quand même fort !

Je connais cependant ce feeling et il est aussi rempli d’enthousiasme. C’est comme si quelque chose de plus grand que moi me pousse exactement là où je dois aller, sans équivoque, sans possibilité d’ailleurs. Si je veux aller ailleurs – j’ai toujours le « choix » bien sûr -, tout coince, force, n’est pas agréable.

A quoi bon combattre ? Autant se laisser envahir par cette joie enthousiaste de sentir qu’on est sur le bon chemin et suivre tous les signes et synchronicités pour faire en sorte que ça se réalise.

Ces derniers jours, je commençais à m’ennuyer, presque à déprimer. J’avais besoin que quelque chose « se réveille » mais je ne savais pas quoi. J’ai juste demandé à être heureuse hier soir, comme tous les soirs, juste avant de m’endormir.

Aujourd’hui, je me réjouis beaucoup et j’ai vraiment hâte de repartir en voyage, d’animer tous les stages en Europe, de rencontrer de belles personnes et de partager avec elles, puis d’aller en Inde et au Sri Lanka.

Ce que je vais faire à Bodhgaya une semaine ?

Je n’en ai aucune idée. A part méditer sous le Bodhi Tree.

Je suis cependant sûre que Dieu ou l’Univers, on l’appelle comme on veut, à un magnifique cadeau pour moi là-bas. Je vous le dirai quand je l’aurai découvert ! 😉

De tout coeur,

Dominique

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

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