Le poids que nous portons de nos ancêtres

Quand j’étais jeune, ma mère (qui avait vécu en Afghanistan et était allée en Inde avec mon père avant ma naissance) m’avait parlé de karma et de réincarnation, un concept qui m’avait titillé l’esprit car je le trouvais intéressant. Alors que j’étais en voyage en Inde, en 1982, j’ai vraiment pu voir à quel point les Hindous (pratiquants) considèrent leurs actes en fonction de leur karma et de leur future réincarnation.

Quand je suis arrivée au Québec, il y a plus de trente ans, j’ai rencontré un Amérindien. Dans la discussion que nous avons eu ensemble, il me dit « Tu sais, dans le temps, quand un chef prenait une décision pour son clan, il savait que cette décision allait avoir de l’impact sur les 7 générations à venir« . Ce moment est toujours resté gravé dans ma mémoire.

Il y a quelques années, en discutant avec un homme-médecine amérindien, il m’a expliqué le principe de spirale des « générations« , des cycles de 7 ans et de 7×7 ans que nous vivons et « revivons » jusqu’à ce qu’on se libère de notre passé. Il me dit aussi que nous avions vécu trois générations ensemble, ce qui est beaucoup et rare. C’est vrai que le lien était fort entre nous. On se connaissait depuis des lunes.

En 2006, alors que j’animais mon blog Chemin de Vie, une dame m’a écrit en me parlant des constellations familiales. J’ai été emballée. Je n’ai pas pu faire la formation malheureusement, qui se donnait alors en Europe, mais ce concept qu’on porte des croyances et décisions de nos ancêtres me parlait beaucoup. On y parlait notamment de « loyautés générationnelles ». Cette dame a écrit des articles à ce sujet dans mon blog durant plusieurs années.

En 2015, j’ai rencontré des moines bouddhistes au Sri Lanka. La philosophie de Bouddha porte aussi sur le karma et la réincarnation, un peu différente des Hindous cependant. Les bouddhistes doivent, comme les Hindous, accumuler des « mérites » tout au long de leur vie pour s’assurer une belle prochaine vie. Ils (les pratiquants) sont donc très respectueux, généreux et gentils.

On peut lire de plus en plus d’articles, depuis quelques années, concernant notre chaine d’ADN, de ce qu’elle porte (de nos parents et ancêtres) et comment elle peut se transformer au fur et à mesure qu’on fait un cheminement personnel.

Dans notre société

Dans notre société, qu’on soit catholique ou protestant, par exemple, on apprend à être de bonnes personnes mais sans parler de karma, générations ou réincarnation. Pourtant, le concept de constellations familiales, de karma et de réincarnation émerge, dans ces mots ou d’autres, nous amène à considérer et travailler sur le fait qu’on porte souvent de lourdes croyances de nos ancêtres car on leur accorde encore beaucoup de « loyautés » inconscientes.

Ces croyances et liens avec le passé nous amènent à vivre des choses qui ne nous appartiennent pas, dont nous ne sommes souvent pas conscients et dont on ne sait pas comment se libérer.

Par exemple, dans ma lignée de femmes du côté de ma mère, les femmes n’étaient pas proches de leurs enfants – elles ne savaient pas comment être avec -, étaient dépressives et délaissées (éventuellement trompées) par leur mari. Ma mère est tombée en dépression à l’âge de 33 ans, sans jamais s’en sortir, et a été trompée par mon père puis son second mari.

Croyez-le ou pas, je suis tombée en dépression à l’âge de 18 ans et tous mes conjoints m’ont trompée. Je n’ai pas voulu avoir d’enfants. J’ai cassé la chaîne générationnelle.

Pour être enfin heureuse, je devais aussi me libérer de lourds fardeaux qui ne m’appartenaient pas pour enfin trouver un espace de paix. Un espace où je peux créer pleinement ma vie et être heureuse en étant MOI sans plus avoir d’influences négatives de vies passées et de mes ancêtres. Cela a pris des années de thérapie mais je suis infiniment plus heureuse aujourd’hui, libérée de tous ces poids. J’ai vraiment l’impression que c’est moi qui suis aux commandes de ma vie et de sa création telle que je la veux.

S’en libérer pour être enfin Soi et heureux

On ne sait jamais par quel bout, de quelle façon, avec qui ni quand on va débloquer un lien générationnel ou karmique. C’est par divers exercices et thérapeutes/techniques qu’on avance et qu’on y arrive.

La première étape que je propose dans mes ateliers est de poser notre arbre généalogique sur une grande feuille de papier. En y ajoutant des données précises, on voit alors nos croyances et loyautés émerger, parfois même nous sauter à la figure tellement c’est clair, créant alors quelques émotions et prises de conscience. C’est alors que des déconnexions et libérations de loyautés générationnelles et/ou karmiques peuvent prendre place grâce à des exercices.

Je vous souhaite d’identifier ce que vous portez qui ne vous appartient pas et de vous en libérer pour créer la vie de vos rêves de façon légère et heureuse.

Le stages que j’offre incluant ce travail sont, en France, Mon Nouveau Monde et La Grande Traversée. Au Québec, de petits ateliers à ce sujet sont offert aussi.

De tout coeur,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Trouver l’équilibre alimentaire après 50 ans

Après 50 ans, notre corps ne fonctionne plus comme à 20 ou 30 ou 40 ans, ce que je trouve très injuste, en fait 😉 . On a été très actifs durant toute notre jeunesse tout en vivant beaucoup d’émotions hautes et basses, de questionnements de vie, etc. Peu de répit pour apprécier le bonheur durant toutes ces années !

Arrivés à la cinquantaine, les choses se calment, la sagesse s’installe et on n’a plus envie de jouer au sauveur/se. On a envie de profiter de la vie, de l’apprécier, de vivre le moment présent et tous les petits bonheurs de la vie. On n’a pas encore eu toutes les réponses à nos questions existentielles (on a besoin de bien des vies pour tout comprendre 😉 ) mais on s’en fait moins et on se casse moins la tête. C’est en tout cas mon expérience.

C’est à cette période de vie qu’on devrait avoir un corps en santé pour pouvoir profiter pleinement de la vie, vous ne trouvez pas ?! On l’a cependant bien utilisé, et souvent forcé, durant notre jeunesse.

C’est donc plutôt toutes sortes de petits bobos qui apparaissent : ménopause/andropause et débalancement hormonal, usure des os, fatigue, digestion lente et j’en passe, sans compter les mal-à-dit plus graves. On doit donc encore plus prendre soin de notre corps et, de bonne grâce, en accepter ses limites.

Bien manger pour être en forme

J’avoue que je suis un peu en colère contre mon corps ces temps-ci car il n’aime plus la nourriture « normale » occidentale et réagit de plus en plus désagréablement à un « bon repas ».

Que veut dire un « bon » repas, en fait, dans notre société ? (Je ne parle pas ici de gens qui s’alimentent déjà de façon « santé », crudivores, etc.).

Un « bon » repas, dans cet article, ce sont des mets qui font plaisir à nos yeux et à nos papilles gustatives. Des mets qu’on mange depuis tout jeunes parce que c’était ainsi qu’on mangeait dans nos familles et notre société.

Pourtant, un « bon » repas devrait représenter un repas qui fait aussi, et avant tout, du bien à notre corps. Il devrait donc remplir ces trois conditions :

Un repas qui fait plaisir et du bien :

  1. à nos yeux
  2. à nos papilles gustatives
  3. à notre corps.

Différences de pays, d’aliments et de réactions physiologiques

On a tendance à se laisser tenter par de belles et bonnes choses aux yeux et au goût, bien sûr, parce que ça sent bon, que c’est joli et attrayant. Le système digestif va éventuellement crier ensuite. Gonfler, gargouiller, tirer, brûler, hennir, gronder…

C’est ce qui se passe pour mon corps chaque fois que je reviens du Sri Lanka où j’ai mangé du riz une à trois fois par jour accompagné de légumes, des épices, des herbes, pas de produits laitiers, pas de viande rouge, de l’huile et du lait de coco, peu de choses sucrées. A chaque séjour là-bas, je dégonfle et maigris rapidement… et je regonfle dès mon pied posé en Occident – Europe et Québec. A chaque année, c’est plus évident et plus désagréable et inconfortable.

« Le riz absorbe l’eau dans ton corps et l’aide à l’éliminer. Tu devrais en manger tous les jours », m’a dit mon acupuncteur il y a deux ans. Peu habituée à manger du riz chaque jour, je ne pouvais respecter ce conseil à la lettre… à mon détriment bien sûr.

Riz rouge du Sri Lanka

C’est au Sri Lanka que j’expérimente cette façon plus stricte de manger à chaque fois que j’y vais car on n’a pas vraiment le choix quand on mange comme les gens du pays. Rice & curry matin et midi, parfois même soir. Au souper sinon, un plat léger à base de riz ou des mets à base de farine de riz, rarement de blé.

Je suis revenue au Québec il y a six semaines et je n’en peux plus de me sentir gonflée par ce qu’on a l’habitude de manger ici. Je mange pourtant « bien » – soit quand même pas gras, pas lourd, peu de viande, etc. – mais je me rends compte que le riz doit vraiment être mon aliment de base. A bas le gluten !

Riz complet, c’est important. Pour ma part, je prends du riz rouge, un riz du Sri Lanka que j’achète dans une épicerie srilankaise à Montréal*.

Manger cru ou cuit ? Froid ou chaud ?

J’ai un ami qui est un adepte du crudivorisme. Il se sent tellement bien avec cette alimentation, à laquelle il ajoute le jeûne de temps en temps, qu’il m’en a vanté les bienfaits et m’assurant que ça allait me remettre en forme rapidement.

Je respecte son point de vue mais ce régime ne me convient pas et ne m’attire surtout pas, et pour cause.

Il est important, je pense, de suivre ce vers quoi notre corps est attiré et on le sent clairement quand on apprend à l’écouter. On peut écouter les avis des autres mais le plus important est de toujours se référer à notre propre senti et à le respecter.

Instinctivement, depuis des années, je n’aime pas manger (que) cru/froid. J’en mange un peu de temps en temps mais pas tous les jours. J’ai toujours une tasse de tisane chaude/tiède à boire, ou je bois de l’eau à température de la pièce.

Je dévore de belles salades quand il fait chaud et de bonnes soupes quand il fait froid. Les saisons font aussi beaucoup et on se doit de respecter notre physiologie suivant la météo.

Chaque être humain a sa propre physiologie. Même s’il y a des généralités, on ne fonctionne vraiment pas tous de la même façon. Pour ma part, avec les maladies (graves) que j’ai eues, avec les gènes familiaux et un grave accident, je ne dois pas manger cru ni froid. Ce fait a été confirmé par un acupuncteur et deux médecins ayurvédiques.

Pour que je reste en santé, je dois donc toujours « réchauffer le chaudron », comme dit mon acupuncteur, soit boire ou manger chaud avant de manger froid/cru – salade, crème glacée (mon péché mignon), fruits, etc.

A propos du sucre

Je suis une « bibitte à sucre » comme on dit au Québec sauf que le sucre attire le sucre. Avez-vous déjà remarqué ? Une bouchée d’une sucrerie et on a juste envie d’en manger d’autres alors que, si on n’en prend pas, on n’en a pas envie.

Le sucre fatigue beaucoup et amène éventuellement à un état déprimé.

Exemple du jour : j’ai mangé du gâteau au dessert hier soir chez mes amies – ah ! la tentation ! – et je me suis réveillée ce matin avec l’énergie et le moral à « blurp ». Je dois laisser passer quelques heures avant de retrouver de la joie, peut-être même la journée. Je n’aime tellement pas cet état mais le gâteau était trop tentant hier soir ;-). J’assume…

Ma physiologie a besoin de sucre. Je ne suis pas diabétique mais je fais un peu d’hypoglycémie. Mon corps me dit quand il en a besoin. Un peu chaque jour. Un ou deux carrés de chocolat noir, du sirop d’érable, du miel. Ces aliments ne me poussent pas à la tentation d’en prendre d’autres ni au besoin d’en manger plus dans ma journée. Si je mange un Whippet ou une gaufrette, par contre, je ne réponds pas de la boite dans les 24 heures ! Je n’en achète donc pas.

On peut se passer de sucre en le remplaçant par des protéines. Quand on a une « rage de sucre », on prend un morceau de fromage, une poignée de noix, un oeuf ou autre aliment qui contient naturellement des protéines. En Asie (Inde, Sri Lanka…), les végétariens mangent du riz accompagné de dhal, un plat de lentilles. Le mélange riz + lentilles « crée » les protéines nécessaires au corps.

Au Sri Lanka et en Inde, je n’ai jamais envie de manger des sucreries car les repas sont équilibrés et complètent mes besoins.

Cure de riz

Je me demandais, ces derniers jours, comment j’allais entreprendre mon rééquilibrage alimentaire car j’en ai assez de gonfler et me sentir lourde. Les connaissances en hygiène alimentaire ont tellement évolué que je suis loin du temps où je mangeais vraiment santé, dans les années 80-90. Je me suis alors guérie de plusieurs bobos chroniques.

En me réveillant ce matin, l’idée qui m’est venue a été de faire une cure de riz pour dégonfler, retrouver ma forme et mon énergie. Je ne ferai pas de rice & curry chaque jour car on s’en lasse vite mais je veux concocter des mets agréables aux yeux, au goût et au corps.

Alors voici mon premier petit déjeuner :
Riz rouge, poire, cannelle, un oeuf cuit coupé en petits morceaux et 1 c.s. de sirop d’érable.

Si vous avez des idées de plats à base de riz, je serais heureuse de les découvrir car je sens que je vais être à bout d’inspiration rapidement 😉 ! En les partageant dans les commentaires ci-bas, vous en ferez ainsi profiter les lecteurs aussi !

Mille mercis,

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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*Marché Murugan, 7615 boul Saint-Michel, Montréal QC H2A 3A4

S’installer pour créer

Ile d’Orléans – Photo : Dominique Jeanneret

Mon retour au Québec

Comme vous le savez, je suis devenue nomade (SDF en fait, mais pas dans la rue) il y a trois ans. J’ai quitté mon appartement en mai 2015. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt et suis allée vivre près de Montréal. Mon but était de me réinstaller dans cette région en revenant de voyage au printemps 2016 car j’y ai plus de réseau social qu’à Québec. J’avais décidé que je passerais les trois prochains mois d’hiver (2015-2016) au chaud, sans savoir où.

A l’automne 2015, je suis allée en Europe faire une tournée d’ateliers avant d’aller au Sri Lanka en novembre pour accueillir un groupe de femmes pour dix jours. C’est là que j’ai rencontré un moine avec qui j’ai cheminé tout en me baladant dans le pays. J’avais mon pied-à-terre dans une famille (où j’ai créé le livre de recettes de cuisine du Sri Lanka) et sillonnais le pays pour visiter, faire une retraite de méditation, enseigner à des petits moines et découvrir tout simplement le pays.

Pour avoir le droit d’entrer au Sri Lanka, je devais avoir une preuve de sortie. J’avais donc pris un billet d’avion pour Chennai, en Inde, le 18 décembre 2015. Un rêve d’enfant d’aller visiter cette ville qui m’était mythique, qu’on appelait Madras et où de merveilleux tissus colorés sont fabriqués (j’adore les tissus et les couleurs !).

Décembre 2015, des pluies détruisent la région de Chennai et des maladies surgissent. Je décide de rester au Sri Lanka. Je vais alors renouveler mon visa qui n’est valable, quand on entre au pays, que pour un mois.

Je suis finalement restée trois mois au Sri Lanka. J’ai visité beaucoup d’endroits. J’ai rencontré des moines, visité des orphelinats, me suis fait des amis.

Petit à petit, durant ce séjour, et sans m’en rendre compte, un vieux rêve a commencé à prendre forme : j’avais longtemps voulu accompagner des groupes en voyage pour leur faire découvrir des pays.

En février 2017, j’ai accompagné deux belles dames pour un séjour de 17 jours et, en février 2018, j’ai guidé un groupe de huit belles dames. Ce rêve d’accompagner des gens pour leur faire partager mes découvertes d’un pays s’est réalisé !

Six mois au Québec

Au Québec, nous avons une sécurité sociale/assurance maladie gouvernementale que nous perdons si nous vivons plus de six mois à l’extérieur du pays. Je n’ai donc pas le choix que de passer six mois au Québec si je ne veux pas la perdre (on la retrouve quand même après trois mois à notre retour, si on la perd).

Mon idée, en me permettant de passer l’hiver au chaud en 2015, n’était pas de fuir l’hiver mais simplement de vivre autrement un temps et de me réinstaller près de Montréal en revenant au printemps 2016. Ce que j’ai fait mais en colocation, sans sortir mes affaires de l’entrepôt, car je savais que je repartais l’hiver suivant.

J’avais en effet décidé que je passerais les prochains six mois d’hiver (2016-2017) entre l’Europe, l’Inde et le Sri Lanka et je ne pouvais donc pas me réinstaller au Québec pour six mois, à moins de payer très cher un logis au mois, sans compter les dépenses de déménagement.

Idem les six mois 2017-2018 que j’ai passés entre l’Europe, l’Ile de La Réunion et le Sri Lanka.

Mon chez-moi

Je demande à l’univers de me montrer mon lieu de vie depuis un an, sans réponse.

Mars 2018, me voici de retour au Québec avec le profond désir de trouver une façon de me réinstaller, d’avoir un chez-moi, un lieu de vie dans mes affaires. J’en ai besoin. J’ai 55 ans et pas l’énergie de quand j’avais 35 ans. J’ai trouvé la tournée européenne 2017 difficile en termes de devoir bouger chaque semaine durant deux mois.

J’ai déjà des dates placées pour des stages en France et à la Réunion l’automne prochain ainsi que des clients pour mon prochain tour au Sri Lanka en janvier prochain. Je sais que je repars pour quelques mois de 2018 à 2019.

Comment louer un logis à l’année en sachant que je ne serai pas là durant l’hiver et que je n’ai pas les moyens de payer un loyer durant mon absence ? C’est toujours la même question à mon retour au pays et cela fait maintenant trois ans que mes affaires sont en entrepôt.

Avec deux autres amies nomades, nous tentons de trouver toutes les façons possibles de co-louer, louer, acheter… sans solutions, sans résultats.

Développer mes activités au Québec

En Europe, les gens me connaissent comme blogueuse et thérapeute. C’est la raison pour laquelle je vais animer des ateliers en Europe. Au Québec, les gens me connaissent comme organisatrice d’évènements pour des thérapeutes depuis une dizaine d’années et productrice d’un petit bulletin virtuel hebdomadaire d’évènements en développement personnel. Ils ne savent pas que j’accompagne des gens sur le chemin du bonheur depuis bien des années.

Quand j’ai commencé à animer des stages en Europe, en 2014, une petite voix me disait que je n’aurais pas d’ouverture au Québec. Il y a tellement d’intervenants dans ce coin du monde aujourd’hui, c’est fou ! Comment se frayer un chemin et créer une place au milieu de ces centaines de personnes qui coachent, aident, accompagnent, forment, etc…?!

J’ai quand même posé quelques dates au Québec en 2015 mais la réponse a été minuscule comparée à l’Europe et je n’ai plus mis d’énergie dans cette activité. Pourtant, ce que je propose dans mes ateliers est assez unique (travail en profondeur tout en douceur) mais juste pas connu. Comme je ne suis pas une femme d' »exposure », – je suis plutôt timide 😉 – je ne fais pas de vidéos et d’actions marketing-choc pour me faire connaître. Je ne suis donc pas connue au Québec en tant que thérapeute.

L’an dernier, j’ai quand même demandé à l’univers où je dois aller pour développer mes activités de thérapeute au Québec car je sais que des personnes ont besoin de ce que je partage. La réponse a été d’aller « en région », c’est-à-dire hors des grandes villes et surtout, loin de Montréal et des Laurentides où il y en a tellement. J’ai donc fait quelques approches pour trouver des organisatrices dans divers endroits du Québec mais sans résultats.

Des portes s’ouvrent

Je suis curieuse. J’aime découvrir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes. Je m’adapte facilement et j’aime les gens. En revenant au Québec cette année, j’ai senti que je veux, et ai vraiment besoin, de créer quelque chose de nouveau dans ma vie tout en restant alignée sur mes activités et l’envie de les partager avec des personnes qui ont envie de cheminer avec moi. Je ne savais juste pas où ni quoi exactement.

Depuis mon retour au Québec le 7 mars dernier, j’ai cherché un logis dans la région de Montréal et Laurentides, là où je suis proche des mes amis et activités (et où j’ai déjà habité), mais je n’ai rien trouvé, évidemment. Ce n’est pas « en région ».

Bhante Dhammika

Parallèlement, j’organise la venue de Bhante Dhammika, un moine du Sri Lanka qui viendra en juin prochain partager ses connaissances, en français, et animer divers activités.

Pensant que j’allais habiter dans les Laurentides – j’avais trouvé un logis qui, finalement, ne me parlait pas -, j’ai organisé des activités pour lui entre Montréal et St-Sauveur, notamment à Blainville et St-Sauveur chez Yoga Etc. En discutant avec France, la propriétaire, nous avons décidé que j’irais aussi y animer des mini-ateliers. Les portes s’ouvrent…

Découvrir une nouvelle région

La semaine passée, je suis allée en visite chez une amie qui a une maison à Drummondville, entre Montréal et Québec. Elle ne l’habite presque pas car elle est plutôt chez son amoureux. Elle m’a proposé de venir y vivre.

Nous sommes allées à la librairie ésotérique, tenue par une charmante dame avec qui nous avons discuté. La boutique, qui a vingt ans, est deux fois plus grande que la boutique de St-Sauveur, un village touristique où j’avais l’habitude d’aller régulièrement, où j’ai vécu il y a un vingtaine d’année et où j’ai habité dans le village voisin ces deux dernières années chez un ami en colocation. La durée de vie et la grandeur de la boutique de Drummondville, ainsi que l’accueil de la dame, m’ont déjà donné de bonnes informations.

En revenant à la maison, j’ai mis un message sur Facebook pour qu’on me parle de cette ville, des gens. Toutes les réponses ont été agréables et positives.

J’ai laissé décanter toutes les informations reçues lors de mon passage dans cette ville pour « voir » si c’est là que je dois aller vivre : elle est « en région » et il y a tout un potentiel de développement d’activités de développement personnel. Elle est entre Montréal et Québec, où j’ai des amis et activités. Mon amie, la propriétaire de la maison, connait plein de gens en ville avec qui elle me met déjà en contact. Une autre amie habite pas loin et m’a déjà invitée à sortir avec elle la semaine prochaine !

J’ai pris 48 heures pour « sentir » toutes ces informations et messages de la vie.

Tout est positif. Aucun point négatif ne vient me faire douter d’une potentielle installation heureuse à Drummondville. J’ai donc appelé mon amie hier et lui ai demandé quand je pouvais aller m’installer. Elle était super contente.

Le seul jour disponible pour elle est lundi… de Pâques. Comme je dois aller chercher des boites à l’entrepôt, je devais savoir s’il sera ouvert lundi de Pâques. Dernier signe à vérifier. Positif. L’entrepôt est ouvert.

Pâques est dimanche. J’emménage lundi de Pâques dans un nouvelle ville, une nouvelle région, de nouvelles personnes. Renouveau. Renaissance… et nouvelles belles aventures jusqu’à mon départ le 12 septembre prochain pour l’Europe, La Réunion, peut-être l’Inde (cure ayurvédique dans le Kerala) et le Sri Lanka avec un nouveau voyage de groupe ! Un autre bel hiver au chaud en vue 🙂

A très bientôt

De tout coeur

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

Accueillir la richesse de la vie

Je suis arrivée en Suisse du Sri Lanka il y a deux jours. Je rentre au Québec dans 5 dodos pour y passer six mois. Je suis partie du Québec mi-septembre 2017 et je viens de passer presque six mois à bourlinguer. Un tiers en Europe, un tiers à l’ile de la Réunion et un petit tiers au Sri Lanka.

En train de donner à manger au singe au centre de méditation dans la jungle

C’est la quatrième année que je voyage, la troisième où je passe le gros de l’hiver au chaud. C’est aussi la troisième année où je n’ai plus de chez moi. J’ai mis toutes mes affaires en entrepôt en mai 2015, pensant que j’allais me réinstaller à l’automne. Et puis je suis repartie pour un autre hiver au chaud. Depuis, j’ai vécu chez l’un et chez l’autre. Une valise, un sac à dos et mon sac à mains comme seuls compagnons.

Se découvrir en voyage

Au marché, Sri Lanka

J’ai appris beaucoup, durant ces années de nomadisme, notamment que je suis bien plus sociable et vivable avec du monde que je pensais. J’ai réalisé à quel point j’aime être et vivre avec des gens, et que ça se passe super bien, alors que j’ai passé la majeure partie de ma vie à vivre seule. Je croyais que je ne pouvais pas vivre avec des gens car j’avais mauvais caractère (me disait-on) et de peur de me sentir envahie ou coincée dans ma liberté.

C’est en vivant chaque jour de ces voyages auprès de gens différents que cette croyance s’est inversée. Aujourd’hui, je ne me vois plus vivre seule à long terme même si j’aimerai toujours, et aurai toujours besoin, de ma solitude de temps en temps.

J’ai vu combien je suis facile à vivre, à tolérer, à faire des compromis sans me sentir brimée et tout en me respectant. J’ai appris à apprécier chaque instant de vie et à remercier chaque jour d’avoir un toit, de la nourriture, un bon lit, de l’eau à boire et pour me laver. Quand on vit dans notre société, on ne se rend même pas compte que ce sont des cadeaux et que nous en sommes très privilégiés.

A travers ces quatre dernières années, j’ai beaucoup grandi intérieurement. J’ai vu comment tant de choses qui semblaient importantes sont en fait très relatives et même, certaines, tellement pas importantes. J’ai appris à vivre au jour le jour. A créer mon avenir en le projetant sur mon écran de vie tout en vivant chaque instant présent afin que ce futur puisse se réaliser tel que j’en ai envie. Une grande partie de ce futur n’a cependant actuellement aucune forme.

Un avenir inconnu

Je ne sais pas où je vais m’installer. Avec qui ? Quand ? Comment ? Que vais-je faire comme travail au Québec ? Comment vais-je « gagner » ma vie ? Je n’en ai pas d’idée, ou une toute petite. Je suis dans un « no-where » mais cela ne m’angoisse pas car j’ai confiance. La vie ne m’a jamais laissé tomber. Je sais que de belles choses vont se placer et se créer d’elles-mêmes.

Ces dernières années, j’ai appris à vraiment vivre le moment présent et faire confiance que tout va bien aller. Ce qui est sûr, c’est que la première étape que je veux réaliser, c’est me recréer un cocon de vie, un chez-moi. J’ai besoin de me déposer et de faire une sorte de bilan. Voir ce que je veux et ne veux plus pour créer clairement la suite de ma vie.

De belles relations

Au centre de méditation

Ces derniers mois, j’ai vécu des expériences magnifiques dans mes ateliers et puis avec le groupe de huit femmes que j’ai guidé au Sri Lanka durant 18 jours. J’ai l’impression d’être enfin arrivée à vivre ce que je désirais depuis si longtemps. Des relations douces, respectueuses, de beaux échanges et partages, une belle conscience, du non-jugement, de la bienveillance, de l’entraide, de la gratitude les uns envers les autres.

Bien sûr, tout n’a pas plu mais on a toujours su regarder le meilleur plutôt que de se laisser envahir par le moins bon. On a su regarder avec conscience et honnêteté dans le miroir de notre être pourquoi certaines choses nous plaisaient moins et qu’est-ce qu’elles venaient déclencher en nous pour nous permettre de guérir de vieilles croyances et blessures.

Dans un autre groupe de femmes, où je ne pouvais pas être très présente à cause de mes occupations de voyages, certaines ont quitté, laissant place à pouvoir y installer mon énergie qu’elles ne comprenaient pas. Au lieu d’y voir un drame, j’ai remercié la vie qu’elles aient choisi ce chemin, laissant place à d’autres femmes magnifiques et sur la même longueur d’ondes que moi. Ensemble, nous cheminons en coeur et conscience vers nos buts.

Le voyage fait grandir

La boulangerie ambulante

Petit à petit, à travers ces voyages dans le monde et dans mon coeur, j’ai aussi vu grandir la valeur que je me donne à moi-même, consciemment et inconsciemment. De toute petite et qui ne méritait pas grand-chose, je sens de plus en plus que je me permets de m’offrir et de recevoir plus et mieux.

Par exemple, la première année que je suis arrivée au Sri Lanka, j’ai vécu durant trois mois dans une famille de gens très simples avec qui j’ai vraiment vécu de beaux moments. Je me suis habillée dans le style que portaient les femmes de ce village. J’ai vécu très simplement avec elles. Avec beaucoup de bonheur mais très peu en termes de matériel.

Au début, je voyageais en tuktuks, petits taxis à trois roues, ce qui coûte plus cher que de prendre le bus. Les dames m’en ont fait la remarque et m’ont expliqué où et quand prendre les bus plutôt que de dépenser mes sous en tuktuks. Je croyais que c’était la vie là-bas et je m’y suis conformée, n’étant pas riche non plus. Je croyais que c’était aussi mon niveau de vie. C’était, en fait, celui que je me donnais.

Augmenter sa richesse intérieure et, du coup, extérieure

Tuktuks-taxis et tuktuk avec le vendeur de crème glacée

Avec les années, j’ai découvert les extrêmes de ce pays. L’extrême richesse et l’extrême pauvreté.

Alors que j’habitais au village, j’ai fait la rencontre d’une personne qui habite Colombo, le 31 décembre 2015. Petit à petit, son appartement est devenu mon pied-à-terre et elle, ma meilleure amie dans ce pays. Elle habite au 5e étage d’une résidence sécurisée où les loyers coûtent aussi chers qu’au Québec, dans un quartier assez huppé où les gens vivent plus comme nous que comme les gens du village, où les prix sont (très) élevés comparés aux villages du reste du Sri Lanka.

J’ai apprécié retrouver un certain confort, j’avoue, même si je peux vivre très simplement. En accueillant et appréciant ce confort, je me suis donné plus d’abondance. J’ai repris un habillement plus occidental tout en étant adapté aux normes et styles du Sri Lanka. Je suis sortie d’un espace de « pauvrette » dans lequel je croyais que je devais vivre pour être bien avec les gens du pays. Du coup, j’ai commencé à rencontrer d’autres styles de personnes, plus riches tout en étant aussi très simples et de coeur.

Notre minibus

J’ai lu de temps en temps, au fil des années, que, pour devenir riche, on doit se tenir auprès de gens riches pour apprendre d’eux, pour grandir à leurs côtés, pour se donner et pour recevoir. Petit à petit, la vie m’amène à ça. Je le remarque, l’apprécie et commence à me le donner de façon plus consciente.

A ce titre, le fait de voyager en minibus dédié à notre groupe durant 18 jours, plutôt qu’en bus publics, trains et tuktuks, m’a offert une belle façon facile de voyager. Nous sommes aussi descendues dans de beaux hôtels simples mais plus luxueux que ceux que j’avais l’habitude de me permettre. C’est une façon confortable de voyager mais qui est loin des gens du pays, par contre, ce que je préfère quand même beaucoup pour faire de beaux échanges et de belles découvertes.

Le complexe de Cendrillon

Je ne remarquais pas, auparavant, à quel point j’avais toujours vécu comme Cendrillon, la fille du premier mariage qui devient la pauvrette lors du remariage de son père. Pour moi, ça a été le remariage de ma mère et la naissance des deux enfants avec ce deuxième mari, enfants qui ont pris toute la place. Même si je vivais dans une famille bourgeoise et aisée, j’avais imprimé dans mon esprit que « tout ça » n’était pas pour moi.

De tout temps, j’ai donc toujours cru, inconsciemment, que je ne pouvais recevoir que « juste assez », que le bonheur et la richesse étaient pour les autres. Petit à petit, ces croyances se transforment doucement et je me permets de plus en plus de richesse. Par exemple, cette année, à Colombo, je me suis permise de prendre des taxis (voitures confortables) plutôt que des tuktuks et j’ai apprécié me donner ce confort (avec Pickme, ceci dit, le prix de la course est sensiblement le même en auto ou en tuktuk mais je ne le savais pas avant de faire le même trajet deux fois, une fois en auto et l’autre fois en tuktuk).

Je suis allée visiter un jour une maison à Hikkaduwa que j’aimerais peut-être louer l’hiver prochain. Le propriétaire est venu me chercher à la gare de la petite ville dans un gros 4×4 Nissan. C’est très loin d’un tuktuk. Il travaille dans le monde de la finance à Colombo et est manifestement riche. Il m’a amenée visiter la maison dans laquelle il a grandi et dont il a hérité. Une grande maison toute simple avec un petit jardin. Pas de confort. Comme la maison dans laquelle j’ai passé trois mois à l’hiver 2015-2016. Il me resterait à l’aménager à mon goût et à la rendre agréable. On a discuté agréablement de mon projet. Il s’est pris d’amitié pour moi (il est jeune et marié, ne vous faites pas d’idée !) et est resté en contact avec moi afin de m’aider à réaliser un projet que j’ai pour l’hiver prochain.

Cendrillon en moi est en train de préparer sa robe de bal afin d’oser se montrer bientôt sous un autre angle que la « pauvrette ». Oser être vue, reconnue, appréciée… 🙂

Je serai toujours un peu timide et je resterai toujours simple (tapez-moi sur l’épaule si ça me monte à la tête, d’accord ?!) mais j’affirme aujourd’hui que j’ai droit à la richesse financière et matérielle illimitée, laquelle me permettra d’avoir ma maison et de réaliser des rêves qui me tiennent à coeur, pour moi et pour d’autres, notamment de mettre sur pieds/compléter des projets d’aide humanitaire auprès des enfants pauvres/maltraités.

Bon, et si le Prince Charmant se présentait au bal, je l’accueillerais aussi les bras et le coeur grand ouverts 😉 !

Créer sa chance

Beaucoup de personnes pensent que je suis riche car je voyage et que j’ai de la chance de pouvoir le faire. Pas du tout. Je ne suis pas riche. Je vis agréablement mais très simplement. Et ma « chance », je la crée et vous en parle dans cette vidéo tournée à l’Ile de la Réunion :

Petit à petit, on grandit, on comprend, on guérit, on reçoit, on apprécie, on crée, on remercie et on réalise nos rêves…

Je vous laisse avec quelques autres vidéos ci-bas pour vous faire voyager un peu… 🙂

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De tout coeur,

Dominique

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

Quelques minutes pour découvrir des rues, des gens, des étals, de la nature…

Au centre international de méditation Sri Bodhiraja de Rakwana au Sri Lanka, on a souvent la visite de singes qui viennent dans les arbres autour et même prendre à manger dans notre main sur la terrasse de la salle à manger.

Même si les barrières de sécurité sont baissées, les gens continuent de traverser les rails, notamment les jeunes adolescents en uniformes qui sortent de l’école.

 

Renouvellement de visa de touriste au Sri Lanka

Légende en bas de l’article

Quand on arrive au Sri Lanka en tant que touriste, on ne peut recevoir qu’un visa d’un mois, l’ETA. Si on désire rester plus longtemps, c’est relativement facile en autant qu’on prenne une journée pour aller à Colombo au bureau d’immigration situé à Battaramulla, un quartier dans l’est de la ville.

Aujourd’hui était la troisième fois, pour la troisième année, que je suis allée renouveler mon visa de touriste. En voici les étapes, juste pour le plaisir (quand on attend, on a le temps d’écrire !).

6:30 – Départ de la maison dans le sud de Colombo. Je dois prendre 2 autobus. Arrivée à 7:30 à Bataramulla dans le nord-est de la ville, à quelques pas du bureau d’immigration. On me dit que le bureau des visas ouvre à 8h30 mais j’ai un feeling….

Je m’engouffre dans l’échoppe d’un des trois photographes sur le chemin vers le bureau d’immigration, celle où les rabatteurs sont le moins insistants et où le sourire est honnête. 250 LKR (roupies = env. 2 $CA) et 10 minutes plus tard, j’ai mes 4 photos.

Petit déjeuner dans un petit troquet sur le chemin. Un thé et un « bun » (petit pain de mie blanc) avec une saucisse et une rondelle d’oignon. Rien de sucré le matin au Sri Lanka.

Pour se rendre au bureau d’immigration, on doit entrer par la porte principale, à gauche, aller au fond de cette salle, traverser la cour, monter les escaliers et entrer dans le bureau d’immigration comme tel. On monte au 4e étage avec les ascenseurs de droite. Ceux de gauche vont du 9 au 18e.

8:00 – Mon feeling était bon : le bureau des visas est déjà ouvert même si les personnes à qui j’ai demandé m’ont dit 8:30.

Je demande le formulaire à la réception dans le couloir en entrant, là où tout le monde fait la queue pour avoir son numéro de dossier. Je remplis le formulaire sur un petit comptoir au mur et fais ensuite la queue pour avoir mon numéro.

8:15 – La réceptionniste regarde mon formulaire qu’elle me redonne avec mon passeport ainsi qu’un ticket avec mon numéro. Elle me dit de me rendre à la salle d’attente à côté. C’est l’étape de la section A.

8:19 – Je colle ma photo sur le formulaire avec un bâton trempé dans une colle vert fluo, installé en haut des armoires à dossiers à côté de la réception de la section A avant de m’asseoir dans la salle d’attente. La dame derrière le comptoir semble attendre 8:30.

8:31 – Message de bienvenue en trois langues au haut-parleur. Tout le monde se lève, le temps de l’hymne national.

8:35 – La cloche annonçant les numéros commence à sonner toutes les 20-30 secondes… puis silence pendant 5 minutes. Les gens se pressent au comptoir. La réceptionniste écrit qqch sur le formulaire puis le redonne.

8:42 – La cloche sonne et mon numéro s’affiche à l’écran. C’est mon tour. La dame passe mon ticket devant le petit écran lumineux qui fait biiiiiip, comme quand on passe les produits à la caisse du supermarché, et me dit de me rendre à la section B.

8:47 – Je m’assieds à la salle d’attente. C’est l’étape de la rencontre avec l’agent d’immigration.

9:12 – La cloche sonne et mon numéro apparait à l’écran. Je me rends devant la porte derrière laquelle l’agent décidera de mon avenir, enfin d’une certaine façon 😉. Une personne est encore avec lui.

9:15 – J’entre dans le cubicule. Comme d’habitude, l’agent est sans sourire. On dirait que tous les fonctionnaires d’immigration sont drillés pour ne pas avoir d’émotions. Il ne lit même pas mon formulaire. Il se contente de regarder le nombre de mois d’extension que je demande, signe à côté, met le formulaire dans mon passeport puis place les deux sur la chaise à côté de lui.

J’en profite pour lui demander où je peux avoir les renseignements pour avoir un visa de résidence au Sri Lanka. Il lève les yeux sur moi et semble enfin vouloir entrer en contact avec moi. J’en suis presque honorée. Il me demande ce que je veux venir faire au pays puis me dit gentiment que je dois aller à l’ambassade dans mon pays pour faire application. Il me dit d’aller à la section C pour la suite des opérations.

Je me rends à la section C, là où on paie. Il n’y a personne derrière le comptoir.

Chaque pays a un prix différent, ou presque. Pour les Canadiens, c’est encore 50 $US, comme les années précédentes.

9:25 – Je vais me chercher un thé au petit comptoir dans la salle.

9:51 – L’agente à la caisse arrive avec un premier paquet de papiers. Les numéros commencent à s’afficher sur l’écran et la cloche à sonner.

10:02 – Mon numéro s’affiche. Je me mets dans la queue.

10:08 – Je paie 50$US en roupies et reçoit mon reçu. Elle me dit de me rendre à la section D.

10:11 – Je m’assieds à la salle d’attente de la section D, la dernière, celle où on reçoit son passeport. C’est là qu’on va attendre le plus longtemps. J’espère avoir mon passeport d’ici midi car les fonctionnaires vont probablement manger. L’an dernier, tout s’était arrêté entre midi et 13h.

Même si j’étais dans les premiers à donner mon formulaire ce matin tôt, cela ne veut pas dire que je serai dans les premières à recevoir mon passeport.

Tous les quarts d’heure environ, un agent arrive avec une pile de passeports et papiers et appelle les numéros de dossiers.

11:15 – J’ai un creux. Je vais me chercher un petit pain et un thé.

12:12 – Ah ben, suis heureuse de comprendre que les fonctionnaires sont là sur l’heure du lunch, contrairement à l’an dernier. Nouveaux appels de numéros. Je n’y suis pas encore… Je commence à m’impatienter un peu. Je n’aime pas m’énerver. A quoi ça sert, de toute façon ?! Je lâche prise et me remets à mon petit jeu sur mon téléphone.

12:28 – C’est enfin mon tour. L’agent me donne mon passeport étampé d’un nouveau visa jusqu’au 16 mars en me disant « It took long time » avec un gentil sourire un peu désolé. Il n’y peut rien mais a quand même de la compassion. Il avait remarqué que j’attendais depuis longtemps. Enfin un fonctionnaire avec un sourire et une émotion 😉

En conclusion : il est bien mentionné, sur une feuille A4 collée au mur, que le temps pour obtenir son visa est d’environ 4 heures. Plus on arrive tôt le matin, plus on a de chances de l’avoir dans ce délai. L’an dernier, j’étais arrivée vers 9:30 et j’étais sortie de là vers 15:00…

En sortant du bâtiment, je prends l’autobus pour rentrer. Un jeune homme monte dans le bus et explique très gentiment, en cinghalais, la raison pour laquelle il va nous jouer de la flûte. Sa musique met une jolie ambiance dans cette journée d’une profonde platitude… mais j’ai eu mon visa !

Je suis maintenant prête à vivre mon séjour au Sri Lanka en toute légalité jusqu’à mon départ… et à savourer chaque instant !

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De tout coeur,

Dominique

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Légende de la photo :
Un moine et des nonnes en train de coller leur photo sur le formulaire de demande de visa.
Table/chaises et lavabo pour se laver les mains au bistrot du petit déjeuner.
Le comptoir de la section C, là où on paie, encore vide.
La vitrine des « buns », petits pains, au comptoir dans la salle.
La salle d’attente de la section D, là où on reçoit son passeport et visa.
Mon passeport
La joueur de flûte dans le bus.

Que veut réellement dire MERCI ?

Depuis tout petit, on nous apprend à dire MERCI quand on nous fait/offre quelque chose. Qu’on aime ou pas le « cadeau », qu’on l’ait demandé ou pas, on doit dire MERCI.

Quand j’étais petite, je réfléchissais beaucoup à la raison et valeur des choses et situations. Cela occupait mes longs moments de solitude d’enfant HP et hypersensible. Par ailleurs, j’ai toujours été fascinée par les agissements des membres de notre humanité. Je questionnais et discutais facilement ses croyances, dogmes et actions.

– Tu veux ceci ?
– Oui…
– Tu me dis le « mot magique » pour l’avoir alors ?
– …. (sentez de la colère…) mmmmmmerci…..

En tant qu’enfant, et même encore aujourd’hui, je bouillonnais quand j’entendais les gens me faire ce genre de chantage.

Vers l’âge de 5 ans, je pense, j’ai commencé à ne plus dire MERCI juste « parce qu’il faut dire MERCI ». Je pense que j’avais décidé, comme cela m’arrivait parfois, de ne plus agir comme un robot qui fait ce qu’on lui dit mais que je commence à réfléchir et à agir par moi-même, provoquant quelques attitudes que certains auraient pu considérer comme « rebelles ». Je ne voulais pas être un mouton et certains dogmes éducationnels me semblaient inadéquats ou pas juste en rapport avec mes valeurs.

Je ne voulais donc pas suivre ces règles sans pour autant créer de chicanes. Je voulais qu’on me laisse réfléchir à ce qui serait le mieux pour moi, d’après moi et non d’après mes « éducateurs » qui n’avaient pas forcément les mêmes valeurs que moi. Déjà à 5 ans, un enfant a sa façon de penser et d’être.

Il me semblait tout d’abord que, si quelqu’un voulait me donner quelque chose, c’était SA décision. En lui disant MERCI, j’avais littéralement l’impression de lui redonner son cadeau. Je ne sentais pas que ce cadeau était vraiment pour moi puisque l’offrant attendait un cadeau en retour : une reconnaissance, de la gratitude. Son « cadeau » n’était somme toute pas gratuit.

Comme cela ne sonnait pas juste pour moi, j’ai décidé de faire une « expérience » : j’ai arrêté de dire MERCI quand on me donnait ou faisait quelque chose que je n’avais pas demandé. Certains auraient pu interpréter cette attitude comme « si tout m’était dû », ce qui n’était pas le cas du tout. Je me sentais tout simplement plus honnête et moins hypocrite.

Une de mes grand-mères m’a cependant dit un jour, d’un air sévère, quelque chose comme « Tu ne dis jamais merci. Ce serait bien que tu le fasses. C’est la politesse et le respect ! ».

Par politesse et respect, j’ai donc recommencé à sagement dire MERCI.

Par mon « expérience », j’avais cependant pu ressentir la différence entre dire MERCI par plaisir de recevoir et reconnaître la gentillesse de la personne qui offre, et dire MERCI par robotisation et devoir. Sacrée différence de feeling…

Bien plus tard…

Plus de 20 ans plus tard, alors que j’étudiais le Cours en Miracles en groupe tous les lundis soirs à Montréal, nous avons abordé le sujet du MERCI.

J’avais parfois cette impression d’hypocrisie quand je disais MERCI tandis que l’autre attendait que je le lui dise alors que moi, personnellement, ça ne me disait pas de lui dire. Je me sentais donc toujours un peu hypocrite dans ces situations mais je suivais ainsi les règles de politesse et de respect et ne créais donc pas de conflits.

Donc, l’animateur a conclu sa dissertation orale, ce soir-là, avec le fait que dire MERCI revenait à redonner ce qu’on venait de recevoir. Que, logiquement, on ne devait donc pas dire MERCI ! Wow, il venait de confirmer mon impression de quand j’étais toute petite !!!

Je me suis ensuite amusée à refaire quelques « expériences » pour voir à quel point les gens s’offusquent qu’on ne réponde pas à leurs demandes conscientes ou inconscientes de gratitude.

Avez-vous remarqué que les gens donnent majoritairement pour recevoir ? Consciemment ou inconsciemment, on attend toujours le MERCI. Pas si altruistes que ça, les humains !!! 😉

Donner pour donner, sans rien attendre en retour, est difficile et pourtant si magique et beau à vivre. J’adore donner à quelqu’un comme si je lançais de l’amour dans l’univers, à l’infini, et tant mieux si quelqu’un l’attrape au passage et que ça le/la rend heureux/se.

Après la remarque de ma grand-mère, j’avais accepté qu’on doit dire MERCI, tout simplement, quand quelqu’un nous donne quelque chose. C’est devenu un réflexe, bien évidemment, comme tout le monde dans notre société. Dire MERCI fait partie de nos conventions occidentales, du respect, de la politesse et d’une bonne éducation.

La gratitude au Sri Lanka

Là où j’ai été bluffée, c’est quand j’ai vécu quelques mois au Sri Lanka. Pas de formules de politesse genre « Bonjour, comment vas-tu ? Tu vas bien, et tes enfants, et ton mari, etc…? et blablabla…. ». Les Srilankais ne s’enfargent pas dans les fleurs du tapis et vont droit au but en toute simplicité. Combien de fois j’ai été surprise de décrocher le téléphone et d’entendre mon amie au bout du fil, sans même me dire bonjour, démarrer la conversation comme si on continuait celle qu’on avait laissée quand on s’était parlées la dernière fois. Pas évident, quand on ne s’y attend pas, de prendre une conversation au vol sans introduction !

Avec mon éducation polie, je dis « Bonjour, comment vas-tu, etc… » mais cela ennuie les Srilankais et je le sens à chaque fois. Ils ont appris à le faire avec les occidentaux mais ce n’est pas dans leur culture et on sent leur maladresse à le faire pour nous faire plaisir.

Le plus bluffant, c’est l’absence quasi totale de MERCI entre eux (mais pas de gratitude !). Là encore, les Srilankais apprennent à dire THANK YOU à l’école au cours d’anglais, parfois à la maison quand ils côtoient des touristes, mais ce n’est pas dans leur culture. Ils ont un mot pour dire merci, istutiyi, mais on l’entend rarement. Ils se reconnaissent et se remercient d’une autre façon.

Avec eux, on a l’impression que la vie et les relations ne s’arrêtent pas. On se parle, on donne et on reçoit et la roue de la vie tourne. C’est comme s’il n’y a pas de fermeture/ouverture dans les relations, les discussions, comme si elles restent toujours ouvertes.

C’est un sentiment assez spécial de ne pas entendre de mots de gratitude au Sri Lanka. La gratitude se passe dans les gestes. On se le montre, on se donne, on échange, on partage, on se regarde dans les yeux quand on donne/reçoit et tout passe là. Surtout, on n’attend pas de remerciement quand on donne et ça fait tellement de bien de vivre ça.

Par ailleurs, et cela explique peut-être ceci, comme le principe de base du Bouddhisme est de faire le bien en tout temps pour gagner des bons points pour son prochain karma, tout le monde* fait en sorte de faire du bien. Quand on leur dit THANK YOU, ils sont tout émus et touchés, comme si on leur renvoyait leur cadeau comme un autre cadeau. Le hic, c’est que, comme ils viennent de faire un cadeau qui leur donne un bon point pour leur prochain karma, le leur renvoyer leur enlève ce bon point.

Un bel exemple qui montre l’importance de bien comprendre une culture différente de la nôtre avant de juger et d’agir.

Le MERCI du coeur

J’observe toujours en moi ce qui se passe quand je dis MERCI ou qu’on me le dit. J’ai besoin que ça résonne juste en moi quand je le dis pour me sentir authentique.

Le dire ou pas ? Politesse, respect, devoir, plaisir, véritable gratitude ? Je suis arrivée un jour à un point de « réconciliation » avec ce mot.

J’ai fait une petite expérience autour du Jour de l’An, là où tout le monde s’offre des bons voeux. On reçoit « Bonne et heureuse Année ! » (je résume) et on répond spontanément « Toi aussi ! ». On oublie parfois de dire MERCI et on renvoie alors le cadeau à l’expéditeur sans le recevoir, sans se l’approprier.

J’ai alors délibérément fait attention de toujours répondre « MERCI ! A toi aussi ! ». Ça fait toute une différence dans le coeur.

En disant MERCI avec mon coeur et avec sincérité, je me permets de RECEVOIR le cadeau dans mon coeur, je me l’approprie et cela fait chaud au coeur. Je ME fais le cadeau qu’on m’offre.

Réciproquement, mon MERCI fait chaud au coeur de la personne qui m’a donné. Même si c’était peut-être dans les attentes, peu importe. Ce côté-là de la relation lui appartient. Ce qui compte, c’est que, en lui témoignant ma gratitude, j’ai agi avec mon coeur, dans le respect et la politesse mais, surtout, avec intégrité et authenticité. La roue de la vie tourne dans la paix et l’amour.

Pour que la roue de la gratitude tourne

Avez-vous remarqué que, quand on dit MERCI de tout notre coeur, sincèrement et profondément, quand on témoigne notre gratitude avec intégrité et authenticité, la vie nous apporte ensuite d’autres cadeaux ?

On ne peut pas donner sans avoir reçu. On ne peut pas aimer sans avoir reçu de l’amour, sans s’être senti aimé/e.

C’est ainsi qu’en accueillant la gratitude, en se laissant toucher par les cadeaux des MERCI qu’on donne autant que par ceux qu’on reçoit, en se permettant de les recevoir et de les intégrer avec amour pour soi, on peut ensuite faire en sorte que la roue de la gratitude et de l’amour tourne, laissant ainsi circuler de beaux cadeaux dans toute l’humanité.

Dorénavant, je vous invite à observer comment vous dites MERCI…

De tout coeur

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Dominique Jeanneret

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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* je parle ici des bouddhistes car je ne connais pas assez les autres religions du Sri Lanka pour en parler.

Retour au clan, retour à Soi

Vue de St-Pierre (bord de mer) depuis La Plaine des Cafres (1600 m. d’altitude)

Je suis à La Réunion depuis un mois (photos à la fin de l’article). J’y découvre chaque jour, notamment, la gentillesse des gens et une grande tolérance interraciale à voir le nombre de métissages entre les blancs, les noirs et les jaunes. C’est juste magnifique de voir ces personnes aux origines si lointaines toutes réunies sur cette île. D’où son nom, d’ailleurs, La Réunion. Indiens, européens, malgaches, africains et chinois s’y mélangent et s’y métissent depuis plusieurs siècles.

En résumé, on peut dire que l’île a été colonisée par les Français qui y ont importé des esclaves et des travailleurs d’Afrique et de Madagascar ainsi que de l’Inde et du nord du Sri Lanka, les Tamouls (hindous). La Réunion a aussi accueilli les Chinois qui s’y sont installés avec leurs petits commerces où on trouve de tout, les « boutik chinois » malheureusement de plus en plus largement détrônés par les géants commerciaux de la « métropole », la France.

Il n’est pas rare de voir, parmi les membres d’une même famille, des cheveux lisses, bouclés ou crépus, entre châtains et noirs, entourant des visages européens ou africains avec des yeux chinois, et des peaux de plusieurs couleurs.

L’unique cause de la souffrance

Depuis l’âge de cinq ans, au remariage de ma mère, je me suis sentie exclue de la famille, ayant alors imprimé dans mon inconscient que je n’en faisais plus partie, que je n’y avais plus ma place. De même, à l’école, j’étais toujours toute seule. J’avais de grandes difficultés à créer des liens avec les autres enfants.

Au fil des ans, j’ai compris que je devais éviter tout lien d’attachement avec qui que ce soit pour éviter de souffrir. Je ne m’attachais plus à personne. Les rares fois où mon coeur a dépassé ma raison et où j’ai osé m’attacher, l’élastique du lien m’a sauté à la figure et a déchiré mon coeur. A chaque fois, je me disais « Je ne veux plus jamais laisser mon coeur souffrir ainsi. Ça fait trop mal ».

Pour remédier à cette « tare », je me suis mise à consulter des thérapeutes dès ma jeune vingtaine, après être tombée en dépression à l’âge de 18 ans puis avoir été trompée et laissée par mon premier amoureux, l’amour de ma vie, alors que j’avais 22 ans. Quatre ans plus tard, j’immigrais au Québec où je vis toujours.

Je voulais comprendre pourquoi je me faisais vivre ces souffrances si profondes. Le premier livre qui est alors arrivé dans ma vie a été « Ces femmes qui aiment trop« . J’ai vite compris ma dépendance affective due à mon manque d’amour, de lien avec mes parents et mes proches. J’ai alors travaillé durant des années sur cet enjeu profond qui m’empêchait d’être heureuse en relations, même amicales, puisque je n’osais plus m’attacher à personne.

Bouddha a dit :
« La seule cause de la souffrance est l’attachement« .

C’est vrai si on regarde toutes les raisons pour lesquelles on souffre.

Faire partie d’une famille d’âmes

De même, je n’ai plus jamais senti que je pouvais faire partie intégrante, acceptée et appréciée, d’un groupe que ce soit amical, travail, famille, etc… Au fond de moi, je me sentais bannie et seule et je ne comprenais pas pourquoi. J’avais vu, en régressions dans les vies passées, plusieurs vies où j’ai été bannie et les raisons de ce bannissement. Cela me permettait de comprendre mais pas de déconnecter/guérir les causes.

Au fond de moi aussi, une colère sourdait depuis toute jeune sans savoir comment m’en débarrasser, créant, du coup, des relations difficiles avec quasi tout le monde puisque cette colère faisait énergétiquement partie intégrante de la plupart de mes propos. Même si je n’étais absolument pas fâchée, l’énergie contenue dans mes expressions amenait souvent mes interlocuteurs à se sentir agressés voire blessés. Je ne savais plus comment leur parler.

Je me suis alors tue longtemps et j’ai fait du cheminement thérapeutique. J’ai beaucoup souffert, toute ma vie durant, de cette situation qui s’est finalement déconnectée l’été passé, un peu comme par miracle sans que je comprenne exactement ce qui se passe. Un jour, j’ai senti que ma colère avait complètement disparu. Depuis, ma vie est tellement plus douce…

Certains diraient ici que j’avais un karma à payer. Je sais aujourd’hui que j’ai terminé de le payer. Je vois chaque jour de ma vie se créer maintenant avec plus de bonheur et de paix. J’apprivoise cette douceur de vivre et toutes les belles personnes qui en font partie de près et de loin avec une infinie gratitude.

Retour au clan

L’histoire de ce cheminement est longue mais, en résumé, en mars dernier, j’ai été invitée à faire partie d’un groupe de belles femmes de coeur et de conscience. Le miroir du vécu de chacune nous a toutes permises de guérir de gros enjeux et c’est grâce à elles que ma colère s’est finalement complètement déconnectée, laissant alors place enfin à une vie plus douce et des liens relationnels beaucoup plus agréables. J’ai aussi beaucoup appris avec elles à refaire confiance à des femmes, à un groupe, au soutien possible, au fait que je n’étais plus un électron libre dans l’univers mais que je pouvais faire partie d’un groupe avec confiance.

En juillet dernier, lors d’un « gathering » amérindien (un week-end de groupe où on a reçu des enseignements), la « grand-mère » amérindienne qui enseignait m’a adoptée dans sa tribu. J’ai beaucoup pleuré quand j’ai senti son accueil si chaleureux dans sa « famille ». Après plusieurs vies de bannissement, j’ai réintégré le clan.

Les mois qui ont suivi ont confirmé encore plus les belles guérisons que j’ai faites concernant les liens humains et relationnels, ma capacité à en avoir de vrais, profonds et durables, de plus en plus, et sans souffrance. Gratitude infinie pour tout le chemin parcouru. J’ose m’attacher – mais pas être dépendante ! – à nouveau à des gens que j’aime, sans danger d’être rejetée ou trompée. Faire confiance en ces liens me remplit le coeur d’amour et de paix.

Changement de cap

Alors que j’avais préparé mon hiver entre l’Inde et le Sri Lanka (tous les billets d’avion étaient déjà achetés), je me suis levée un matin de l’automne dernier avec le feeling que je ne devais pas y aller. C’était un séjour en solitaire dans des endroits connus et je n’en avais pas envie.

Mon coeur était plutôt attiré à découvrir une autre partie du monde, notamment La Réunion où j’avais fait une belle rencontre amicale via Internet. Quand j’ai parlé, ce matin-là, à cette amie du fait que je ne sentais plus d’aller en Inde, elle m’a juste dit « Ben viens ici !!! ».

Le temps de faire une recherche de billet d’avion, j’en ai trouvé un beaucoup moins cher que normal. Un autre signe que ma prochaine destination après l’Europe ne serait pas l’Inde mais La Réunion que je ne connaissais pas encore.

Arrivée sur l’île, le 22 novembre 2017, mon amie m’attendait avec bouteilles d’eau et climatisation dans l’auto. Il faisait plus de 30oC. De l’aéroport à la Plaine des Cafres, où elle habite, on passe de 0 à 1400 mètres d’altitude et environ 10-12oC de moins. On est bien ici !

Sur le chemin entre l’aéroport et la maison, j’ai découvert une nature magnifique et des décors presque connus : la flore, la façon dont les routes, les chemins et les maisons sont construits ainsi que les petits magasins et restaurants installés le long des routes en lacets m’ont ramenée… au Sri Lanka ! Les seules choses qui ne sont pas au Sri Lanka sont les géants magasins qui abîment le décor enchanteur de cette île de l’océan indien.

Anecdote

Traduction : La Dodo, elle est à nous

La bière réunionnaise s’appelle la Dodo. Comme l’oiseau, le Dodo. C’est aussi mon surnom en Europe.

Le fait de « me » retrouver sur les murs des bars et des épiceries de quartier me fait chaud au coeur chaque fois. Une bizarre impression d’appartenance, surtout quand le panneau dit « La Dodo, lé a Nou »… 😉

Joyeux Noël en famille

Après une réunion dans la famille de mon amie après mon arrivée, j’ai été invitée à participer à la fête de Noël de deux familles réunies, celle de mon amie et celle de la belle-famille de son neveu. Des gens charmants, aimants et très accueillants.

J’ai hésité à y participer. Noël est à la fois une fête que j’aime mais elle est aussi remplie des souvenirs d’enfance de chaque veillée que maman préparait avec soin et amour qui se terminait invariablement par des engueulades et des coups du beau-père sur maman.

Arrivée au Québec en 1986, sans famille, j’ai accepté deux ou trois fois l’invitation d’amis qui ne voulaient pas me laisser seule à cette fête. J’ai terminé chaque fois dans un coin du salon à observer tous les membres de la famille se faire des cadeaux et des bisous. Je me sentais bien plus seule ainsi que seule chez moi. Je me suis jurée que je n’y retournerais plus. J’ai même apprécié être en Inde ou au Sri Lanka, ces derniers hivers, car les hindous et les bouddhistes ne fêtent pas Noël.

Cette année, j’ai finalement accepté l’invitation de cette famille si gentille. Je me suis dis que cela faisait longtemps que je n’avais pas fêté avec du monde, que je ne serais pas seule, que je serais avec mon amie, etc. Nous avons mangé et le Père Noël est ensuite arrivé chargé de dizaines de cadeaux. On m’avait dit que c’était juste pour les enfants. En fait, il y avait des cadeaux pour tout le monde. Plein de cadeaux. Tout le monde s’est regroupé avec effervescence et rires autour du Père Noël. Une personne a commencé à nommer les noms écrits sur les étiquettes des paquets et la distribution a commencé.

Au bout de quelques minutes, je suis allée au salon, seule, pour respirer profondément afin d’éviter de tomber dans la victimite, cette souffrance bien connue de ce moment où la solitude vous saute à la figure. Je savais qu’il n’y aurait pas de cadeau pour moi et je n’arrivais pas à prendre part au bonheur de ceux qui en recevraient. C’était plus fort que moi. Je ne fais pas partie de cette famille et c’était normal qu’il n’y en ait pas pour moi.

Un homme jouait au piano à côté de moi. Nous étions deux à nous réfugier là. Les douces notes de musique ont allégé ma peine.

J’avais dû m’endormir un peu quand j’ai eu l’impression que quelqu’un appelait mon nom pour me donner un cadeau. Comme je n’allais pas le chercher, j’ai entendu la voix dire à l’amie qui m’avait invitée de me prendre le cadeau pour me le donner plus tard. Puis plus rien. Je suis retournée à mes songes quand j’ai senti un doigt me tapoter le genou. J’ai ouvert les yeux. Sasha était devant moi, petit bonhomme de cinq ans, qui m’a regardée dans les yeux et m’a dit « Il y a un cadeau pour toi. Ils ont appelé ton nom ». J’ai dit merci avec un sourire pour le petit bonhomme. J’étais très surprise. Sasha est parti et j’ai refermé les yeux. Je n’allais pas aller quémander un cadeau. Des fois que tout ça n’était qu’un rêve. S’il y en avait vraiment un pour moi, quelqu’un me le donnerait un moment donné…

Même si ça n’a été qu’en rêve, ils avaient pensé à moi. Je n’avais pas été laissée de côté.

Aujourd’hui, je me sens réunifiée. À moi, d’abord, et aux autres, à toutes les belles personnes qui m’entourent. J’ai une gratitude infinie pour tout le chemin parcouru toutes ces années, pour les guérisons et les cadeaux.

J’ai la profonde conviction aujourd’hui, et de plus en plus, que ma vie sera dorénavant des plus agréables et heureuses et que tout ira bien.

Je vous en souhaite autant et même mieux !

Joyeuses fêtes !

De tout coeur

PS : merci de laisser votre commentaire ci-dessous plutôt que dans Facebook pour qu’il reste avec l’article.

Dominique

© Dominique Jeanneret, toute reproduction de ce texte, en tout ou partie, permise à condition de ne rien y changer et d’ajouter ma signature ainsi que ces lignes et un lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci pour votre collaboration.

Marché couvert au Tampon
Tracteur tirant un chargement de cannes à sucre. Menu de restaurant. Autoroute le long de la mer. Bord de mer, danger : requins…
Vue de St-Pierre depuis la Plaine des Cafres. Cultures de tomates et salade à côté de la maison. Les cultures sont toutes dans des pentes
Marché de St-Paul
Bord de mer, falaises en basalte, la pierre formée de lave du volcan

Oser regarder la réalité du monde avec bienveillance et sans jugement

Tous les jours depuis des années, je publie sur ma page Facebook de jolies images, des pensées inspirantes et motivantes, des vidéos, des choses positives… et puis, un jour, j’ose passer un message (voir en bas de l’article) où je me questionne sur notre société, sur les milliers de sans-abris dont personne ne parle, que la plupart des gens n’osent même pas regarder quand ils passent devant… alors qu’on a offert des couvertures aux gens qui ont dormi dehors pour être en avant au cortège des funérailles de Johnny Hallyday.

Un message transféré depuis la page de la relève de Coluche. Un message qui appelle à la compassion et à la bienveillance en ces temps où il fait de plus en plus froid.

« Shocking !!! »

Plusieurs personnes ont trouvé ce message désolant, décevant, pas digne de moi (venant de Coluche directement, ça aurait mieux passé ?!), interprétant mon message comme dénigrant « notre Johnny qui a marqué notre jeunesse à tous » (moi y compris)… à tel point qu’elles se sont désabonnées de ma page Facebook.

Jamais je n’aurais dit du mal de Johnny. Il nous a tous fait chanter, danser, penser… Mon message n’avait en fait rien à voir avec lui.

Alors j’ai une question pour vous : pensez-vous que ces personnes qui se sont désabonnées de ma page, offusquées de propos qui ne dénigraient personne mais qui étaient juste là pour faire faire une prise de conscience… pensez-vous que ces personnes osent regarder les sans-abris quand elles passent devant ? Pensez-vous qu’elles aident les personnes dans le besoin à avoir une vie plus heureuse sans aucune attente de retour ? Pensez-vous qu’elles appliquent toutes les choses positives qu’elles trouvaient dans ma page chaque jour dans leur vie quotidienne ?

Tout est toujours question d’interprétation

Il s’agit toujours de voir où les mots viennent nous toucher à l’intérieur, qu’est-ce que ça déclenche en nous qui nous dérange. Ces ré-actions nous appartiennent et proviennent d’interprétations mentales soutenues par des croyances, par des blessures sous-jacentes.

Si des personnes se sentent ainsi dérangées par une ouverture à une prise de conscience, au point de se désabonner de ma page, je leur souhaite un beau voyage.

Je ne suis pas Mme Bisounours même si je publie majoritairement de jolies choses qui ne dérangent pas. J’ai eu ma part de vie difficile et je suis toujours très touchée de voir, notamment, des personnes qui n’ont pas de logis ni de nourriture.

Je fais ce que je peux, goutte par goutte dans l’océan de la misère humaine et j’espère un jour pouvoir faire beaucoup plus. En attendant, je lance (rarement quand même) des bouteilles à la mer pour faire en sorte qu’on arrête de se voiler la face et qu’on ait envie d’aider ceux qui sont dans le besoin.

Ce n’est pas la première fois que je reçois ce genre de commentaires pleins d’arrogance à des messages de coeur et de conscience. Je suis chaque fois tellement déçue et triste de voir ce genre de réactions hautaines, de jugement et de manque de compassion de la part de personnes qui se disent en conscience, de coeur, etc….

Apprécier sans jugement et en tirer l’enseignement

Pour avancer dans la vie, on doit être capable de se regarder en face et apprécier toutes les leçons que la vie nous apporte pour grandir et être plus heureux. On doit être capable de réfléchir à des messages qui peuvent être « shocking » (comme disent les Anglais puritains) sans pour autant juger et vouloir démolir la personne qui a osé s’exprimer.

Au fait, pourquoi vouloir démolir quelqu’un qui vient de nous dire des vérités ?!

Parce que ça nous touche, justement, au bon endroit, à la bonne place, là où ça fait mal, là où ce n’est pas encore réglé en soi. Plus tard, on lui dira merci. En attendant, on peut soit fuir en prenant un air choqué, soit sauter au plafond en gesticulant, soit… juste prendre soin de ce qui se passe en soi, pour comprendre et guérir ce que la vie vient de nous envoyer pour qu’on puisse justement grandir.

J’ai failli supprimer ce « post » de ma page Facebook, à lire les commentaires de ces personnes choquées parce que j’ai osé les faire réfléchir. Je n’aime pas les chicanes, pas du tout.

Et puis non, je l’ai laissé. Et j’ai écrit cet article.

Voici le message qui a créé tant de polémique sur ma page Facebook :

 

De tout coeur,

PS : merci de laisser votre commentaire ci-dessous plutôt que dans Facebook, qu’il reste avec l’article.

Dominique
www.dominiquejeanneret.net

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer, de mettre ma signature et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.dominiquejeanneret.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

 

 

 

Découverte de l’Ile de la Réunion

LA RÉUNION, novembre. L’été commence et le temps des pluies aussi. Nous sommes au sud de l’Équateur, là où les saisons sont inversées et où l’eau tourne « à l’envers » dans l’évier.

Première journée à La Réunion. La vue sur la mer depuis la maison, à 1400 m d’altitude. En 20 minutes d’auto, on arrive au bord de la mer et on peut avoir environ 10oC d’augmentation. Il y fait nettement plus chaud

Les fleurs un peu partout, de toutes les couleurs. Des arbres rouges, mauves, des bougainvillées le long des routes… La flore est tellement riche et de toute beauté à l’année !

Au petit déjeuner, confitures locales « Royal Bourbon » de letchi, ananas et goyavier. Jus de mangue, goyavier et ananas avec un titre tellement charmant : « Caresse créole »

Pour le lunch, un tour au Tinto, la crêperie du village où j’ai mangé la meilleure crêpe de sarrasin de toute ma vie, meilleure qu’en Bretagne ! Le menu est dans un grand cahier dont la couverture est faite de feuilles de bananiers et autres pièces de nature locale…

Il reste juste au soleil à venir faire coucou pour de vrai. On arrive dans la saison des pluies et c’est plus nuageux ces jours mais la chaleur y est

Je me sens vraiment gâtée par mon amie et je sens que je vais passer un temps magnifique ici. Merci la vie ! Merci Mabeille !

Trois jours plus tard

J’y suis arrivée il y a à peine trois jours et deux choses m’ont frappée dans les heures suivant mon arrivée :

1. Au fil des routes empruntées entre St-Denis au nord et St-Pierre au sud, puis à monter dans la montagne chez mon amie, j’étais toute mêlée. Je ne savais plus où j’étais.

La Réunion est un département français dans l’Océan indien, à quelques encablures de Madagascar, à « droite » (Est) de l’Afrique. On y trouve toutes les enseignes de magasins qu’on trouve en « métropole », la France comme l’appelle les Réunionnais. Pourtant, la façon dont les maisons (cases) sont construites, les échoppes sur le bord des chemins et la végétation tropicale luxuriante me font tellement penser au Sri Lanka !

2. Alors que, en Amérique ou en Europe, on différencie assez facilement les races humaines entre Noirs,  Blancs, Jaunes et Rouges, sans compter les diverses religions bien différenciées – et avec le racisme qui va avec souvent -, à la Réunion, on a tellement de métissages de toutes les races qu’on ne sait plus vraiment l’origine de chacun. C’est impressionnant de voir toutes ces personnes provenant chacune de plusieurs métissages, toutes typées différemment. De voir même, dans une même famille, les membres être assez différents comme s’ils ne venaient pas des mêmes parents.

A la Réunion, il existe une tolérance raciale qu’on ne connaît pas et qui est un exemple d’accueil et de non-jugement à ce niveau…

Une journée au soleil

Comme j’habite chez une amie à 1400 m. d’altitude, je me lève avec le soleil mais le brouillard se pointe vers l’heure du midi, se permettant même d’entrer dans la maison ! Je n’avais jamais vu ça…

Nous avons donc décidé d’aller « en bas », vers le soleil et la chaleur (nous avons env. 10oC de moins qu’en bas), à Cap-Méchant, pour déguster une « salade de palmistes » = une salade de coeur de palmiers, des vrais, pas en boites ! Un goût délicat et très fin, délicieux, rien à voir avec ceux en boîtes !


Roche volcanique (basalte) – Salade de palmistes (coeurs de palmiers),
gousses de vanille fraiche, bougainvillées rouges et hibiscus rose.

Mon amie m’a ensuite amenée me balader le long de la falaise qui surplombe la mer. La roche est entièrement volcanique, du basalte de différentes densités, formes et teintes. Nous ne sommes pas loin du volcan qui se réveille chaque année, le Piton de la Fournaise. L’eau de la mer a de magnifiques teintes de bleus 🙂


Falaises en roche volcanique

Le long de la promenade en haut de la falaise, la roche est recouverte d’une petit gazon appelé « herbe pique-fesses » et qui est pourtant assez doux aux pieds.

Des « vacoas« , arbres aux troncs multiples portent des fruits, des « pinpin », qui ressemblent à de grosses pommes de pin dont on cuisine les fruits comme un légume :

Vers 16h, retour à la maison dans la montagne, et dans le brouillard et environ 18oC. Il a plu en haut alors que nous étions au soleil à 28oC en bas, à 20 minutes de voiture.

Sur l’autoroute, les flamboyants (oranges) et les jacarandas (mauves, en fin de floraison) illuminent la route de leurs couleurs tandis que les palmiers nous montrent le chemin…

 

Petit tour à Montpellier et nouvelles de La Réunion

Plage de Palavas près de Montpellier, 16 octobre 2017

Accueillir les signes de la vie et les suivre avec confiance pour réaliser ses rêves…

Je reçois de plus en plus de signes et messages clairs, le matin en me levant ou peu après, qui me montrent le chemin pour le parcourir plus facilement, simplement, légèrement et joyeusement.

Hier, le message était de venir à Montpellier aujourd’hui alors que, la veille, j’avais passé pas mal de temps à organiser un voyagement de Toulon à Salon-de-Provence et rien ne marchait. J’ai lâché prise et demandé en Haut de me montrer où aller.

Réponse reçue au réveil le lendemain matin de la demande, comme d’habitude. Montpellier.

Quand je reçois des messages, je ne prends rien pour du cash. Je valide pour voir si c’est bien ça que j’ai à faire. Si ça coule, fluide, facile et rapide, c’est que c’est bien le chemin à prendre. Si c’est forçant et pas fluide, ce n’est pas le chemin.

En l’occurrence, contrairement à la veille, toute l’organisation pour aller à Montpellier (puis Salon demain), s’est placée en 20 minutes ! « Si c’est pas un signe, ça ! » dirait mon ami 😉 .

C’est vrai que ça me manquait un peu de ne pas aller à Montpellier car c’est une ville que j’aime beaucoup et j’y ai un ami que je visite chaque automne dans ma tournée. Il semble donc que je devais y aller, même pour 24 heures, et ce furent de belles retrouvailles. Nous en avons profité pour aller passer un peu de temps au bord de la mer, nous raconter nos dernières aventures et placer un stage en co-animation en mars 2018. Détails à venir.

Un autre beau cadeau inattendu

Il était 7h (9h là-bas) ce matin quand l’organisatrice de l’île de la Réunion m’a contactée. Il était déjà entendu depuis quelques temps que je vais aller y animer des activités en octobre 2018. Je l’avais avertie de mon arrivée le 23 novembre prochain et lui avais demandé si elle avait envie d’organiser peut-être quelques activités lors de ce premier séjour.

Ce matin, elle m’a confirmé son désir d’organiser des stages en décembre prochain. Tant qu’à y aller en vacances, pourquoi effectivement ne pas allier voyages-vacances avec un peu de travail, histoire d’apprivoiser ce beau coin du monde et ses habitants ?!

En deux heures, tout était organisé ! J’ai halluciné ! Quels cadeaux ! Je me sentais comme une petite fille toute énervée !!! Que de joie dans mon cœur quand je peux allier voyages, vacances et travail !

J’ai alors lancé l’annonce sur Facebook. A la fin de la journée, la page présentant les activités avait été partagée 48 fois sur ce réseau social et j’avais déjà trois invitations à des rencontres à La Réunion. J’ai halluciné encore une fois…

Je sens vraiment un appel vers ce bout du monde, c’est inexplicable, viscéral, un papillon dans le ventre quand j’y pense. Je saurai pourquoi cette île me fait cet effet une fois là-bas. Des cadeaux m’attendent. Je me réjouis beaucoup et ça ne m’était pas arrivé de me réjouir autant depuis un bon bout de temps…

Alors, si vous êtes à à l’Ile de la Réunion ou à l’Ile Maurice, ou si vous connaissez du monde dans ces iles, voici le programme (pas tout à fait complet, d’autres activités à venir bientôt).

D’ici là, il reste encore des places pour mes stages en France et Belgique. Tous les détails à ce lien.

Les vidéos

A part ça, je pense chaque jour à vous faire des vidéos. J’ai des idées mais je procrastine tout le temps. Je suis vraiment timide et pas à l’aise devant la caméra. J’aime tellement mieux les mots sur la page blanche… Je vais tenter de vous en faire d’autres bientôt. Si vous avez envie que je parle de quelque chose en particulier, juste me le mettre en commentaire ci-bas.

Merci de mettre tous vos commentaires ci-bas et non dans Facebook ou ailleurs, qu’ils restent avec l’article.

De tout coeur

Dominique Jeanneret