Mon cheminement

monrovia142Née en Afrique de l’ouest, au Libéria, le 4 août 1962, j’ai été mise au monde par un médecin nazi dans une petite clinique ouverte aux blancs (photo). Mon père n’était pas présent à l’accouchement, tel que ça se faisait généralement à cette époque.

Dans les trois jours qui ont suivi ma naissance, alors que j’étais encore à la clinique avec ma mère, un moustique infecté de malaria (ou paludisme) m’a piquée et une infirmière du pays m’a donné un biberon de lait maternisé en poudre mélangé à de l’eau non désinfectée : j’ai attrapé ainsi la dysenterie amibienne (ou amibiase ou tourista), en plus de la malaria. Ces deux maladies sont graves pour un adulte alors que dire d’un nourrisson qui les attrape les deux en même temps ! J’ai probablement passé proche de la mort déjà là.

monrovia111_resize0Après quatre mois de soins intensifs, les médecins ne pouvant plus rien faire pour moi, il a été décidé que ma mère me ramènerait en Suisse où j’ai alors été hospitalisée sous cloche stérile pendant environ un mois, nourrie au jus de carottes. Je m’en suis finalement sortie. Mon père, pendant ce temps, terminait un contrat en ethnologie avec un musée de Monrovia avant de revenir en Suisse.

Mon enfance et deux expériences de mort

A l’âge de deux ans, mes parents se séparent et je vis dorénavant avec ma mère.

Un soir, j’avais alors trois ans, avant de faire ma prière, couchée dans mon lit avec ma mère à ses pieds, celle-ci me donne un gros bonbon, je ne me souviens plus pourquoi, c’était un «spécial» qu’elle faisait. Je me suis étouffée avec le bonbon et ce n’est qu’en me secouant par les pieds que ma mère réussit à me faire cracher celui-ci. Il était «moins une» : ma vie avait déjà commencé à défiler devant mes yeux, première étape vers la mort.

Deux ans plus tard, ma grand-mère me garde et m’amène au bord du lac nous promener. J’en profite pour me baigner un peu, c’est une belle journée d’été. Ma grand-mère reste sur le bord de l’eau à me regarder, je ne suis pas loin, j’ai une bouée et j’ai pied. Un moment donné, je veux montrer à ma grand-mère comment je plonge bien. Je saute alors, les mains jointes, pour plonger mais la bouée reste au niveau de l’eau pendant que moi, je me retrouve la tête sous l’eau et la bouée autour des jambes, incapable de reprendre pied. Je me débats tant que je peux pour revenir mais je n’arrive pas à reprendre pied.

Un moment donné, épuisée de me débattre, je me laisse aller, histoire de reprendre souffle… mais je suis sous l’eau. Ma vie défile alors à nouveau devant mes yeux et je réalise que je suis en train de quitter mon corps. Je vais vers la lumière. Tout est soudainement calme, lumineux et infiniment paisible. Je me rends compte que je suis en train de mourir. Je réalise alors que, si je m’en vais, maman ne s’en remettra pas. Je dois choisir.

Un message intérieur me dit alors de sortir calmement mes jambes de la bouée, ce que je fais et peux ainsi remonter à la surface.

Nouvelle famille

La vie continue… Ma mère se remarie avec un homme très amoureux d’elle mais possessif à en devenir violent autant verbalement que physiquement. Les scènes d’engueulades et de violence se répètent inlassablement.

Je vis cloîtrée dans ma chambre pour avoir la paix et vois ma mère décliner rapidement, sous anti-dépresseurs et autres médicaments. D’enfant joyeuse et vivante, je deviens une enfant renfermée et morte-vivante.

Des jumeaux – une fille et un garçon – arrivent un an plus tard. La vie de famille continue dans l’agressivité et la violence pendant des années. Les seuls moments de paix dans la maison sont quand le mari de ma mère n’est pas là. Ce sont alors des moments relativement heureux avec ma mère où elle m’enseigne de nombreuses techniques de travaux manuels et peinture.

Par-dessus tout ça, il s’avère que je suis une enfant douée, soit avec un QI supérieur à la moyenne. Toutefois, dans ces années-là (1960-70), ce fait n’est pas encore révélé au grand jour. Les symptômes négatifs de la douance (hyperactivité, hypersensibilité et asociabilité notamment) sont pourtant là chez moi mais ce n’est que vers l’âge de 30 ans qu’une thérapeute me fait la remarque et que je comprends alors bien de mes schémas de vie qui me permettent de m’en libérer et de vivre plus heureuse.

Troisième expérience de mort

A l’âge de 14 ans, je vis un très grave accident de la route qui m’emmène directement à faire un voyage dans le tunnel et dans la lumière. Quel découverte incroyable, la paix et l’amour inconditionnels et infinis sont là, autour et en moi, plus rien de négatif n’est là, c’est indescriptible de beauté et de bonheur.

J’ai entendu plusieurs voix de gens sur terre me rappeler, alors que j’étais dans le tunnel puis dans la lumière, mais aucune ne m’a fait décidé de rebrousser chemin, jusqu’à ce que j’entende celle de ma mère. J’ai alors décidé de revenir sur terre et me suis réveillée à l’hôpital.

Je n’avais rien vu, rien entendu ni rien senti de cet accident et me demandais ce que je faisais là.

Je n’ai plus jamais été la même depuis ce jour et ce voyage m’a amenée, inconsciemment d’abord, à être un soleil qui mettait la bonne humeur à la maison, puis à aider toutes les personnes qui en avaient besoin autour de moi. J’ai spontanément et naturellement écouté, consolé et conseillé, des heures et même des nuits ou jours entiers, des gens en souffrances. Depuis cet accident, j’ai aidé psychologiquement et spirituellement de façon spontanée, naturelle et bénévole.

Depuis, j’ai toujours été passionnée par l’âme, l’esprit, la psychologie humaine, la spiritualité, l’ésotérisme et tout ce qui a trait aux «mystères» de la vie.

J’ai fait beaucoup de danse entre 5 et 22 ans, j’ai appris à jouer de la flûte et de la guitare puis des percussions. La musique et la danse sont des espaces de bonheur et de liberté pour moi.

Immigration au Québec

En juillet 1985, alors que je viens d’arriver au Québec et admire la ville de Montréal depuis le belvédère du Mont-Royal, je reçois un message dans un grand faisceau de lumière qui me « tombe dessus » : « C’est ici que tu viens vivre ». En juillet 1986, j’immigre au Québec. Cela fait maintenant plus de 30 ans que j’y vis.

Dons et formations

En arrivant au Québec, j’avais 24 ans, j’ai rencontré des personnes ouvertes et des thérapies. J’ai enfin pu parler de la mort et j’ai accepté d’autres dons que j’avais reçus, notamment dans ce voyage de lumière, comme celui de guérison par les mains, ce qui m’a amenée, afin de l’apprivoiser (car il me faisait alors peur), à faire, notamment, des formations en polarité, massage, Reiki.

En 2002, je vis un choc émotionnel dans la violence psychologique avec un ex et me retrouve en thérapie. Je découvre alors une technique qui regroupe psychologie, physique et émotions, la psychothérapie corporelle intégrée (PCI). J’entame ma formation quelques mois plus tard et la termine en janvier 2006.

Ma quête

A l’âge de 18 ans, j’ai fermé la Bible où je ne trouvais pas les réponses que je cherchais, après avoir pourtant été enseignante en catéchèse (protestante) durant deux ans. Je voulais des réponses…

J’ai alors lu des livres et rencontré des gens…

Dans ma quête de réponses à mes questions existentielles, j’ai, entre autres, parcouru l’Inde, l’Europe et les États-Unis. J’ai lu et étudié de nombreux livres, notamment le Cours en Miracles dont les enseignements font encore partie de ma vie quotidienne, et ai fait beaucoup de thérapie personnelle, notamment du rebirth, de la polarité, du reiki, de la naturopathie, de la psychologie, etc. J’ai aussi travaillé comme préposée aux bénéficiaires dans divers hôpitaux durant mes études, notamment en psychiatrie où j’ai appris énormément sur moi-même et sur les «maladies» mentales.

Curieuse de nature, j’ai fait connaissance avec toutes sortes de groupes religieux et spirituels. Je «grapillais» pour trouver des réponses et me suis intéressée à plusieurs groupes spirituels et/ou religieux. De confession protestante, j’ai été élevée non pas dans le péché et la culpabilité mais dans l’apprentissage de l’amour et du respect et de la compassion pure. Finalement, j’ai fait connaissance avec la spiritualité universelle d’Osho en 1991.

J’ai alors participé pendant plusieurs années à des rencontres et ateliers de croissance personnelle et de méditation avec le Cours en Miracles et les groupes reliés à Osho. J’ai aussi eu la chance, entre autres, de recevoir les enseignements d’un médecin américain marginal qui enseigne une technique de guérison, de participer à un atelier de danse avec Gabrielle Roth ainsi qu’à un atelier de percussions avec Gordy Ryan, de participer à une fin de semaine avec Aigle Bleu et…. tant de choses !

Les Autochtones et le chamanisme

La vie m’amène à vivre à Québec en 1999 et à travailler pour une firme amérindienne en 2000. En 2003, je déménage sur la réserve de Wendake où je vis encore.

De 2009 à 2014, j’ai eu le plaisir de travailler avec un homme-médecine et une femme-médecine autochtones du Québec qui m’ont permise de découvrir le chamanisme amérindien.

Des croyances profondément ancrées

En revenant de mon voyage de lumière à l’âge de 14 ans, j’avais des croyances très claires et bien ancrées mais qui ne correspondaient pas aux croyances de la société dans laquelle je vivais. Je savais déjà, alors, que nous sommes totalement responsables de ce que nous nous faisons vivre et que nous devions donc prendre la totale responsabilité de notre bonheur. Le travail avec les miroirs, les transferts, etc, faisaient déjà partie de ma vision de la vie.

Une autre confirmation que j’ai eue, à l’âge de 20 ans alors que j’étais dans le sud de l’Inde, fut lors d’une visite dans un temple. En y entrant, on pouvait y voir un énorme Bouddha (photo) trônant au milieu du site, autour duquel de petites alcôves construites sur des colonnes contenaient des avatars de deux hindous. Je n’y comprenais rien. «De quelle religion est ce temple ? Boudhiste ou hindou ?», ai-je alors demandé au gardien du temple. Pour seule réponse, j’ai eu une question : «Croyez-vous en Dieu ?» me demanda le gardien. «Oui !» ai-je répondu… et le gardien m’a regardée avec un regard qui disait «La voilà, ta réponse !» : peut importe la forme que l’on donne à Dieu, il est universel…

(J’ai appris plus tard que Bouddha était hindou à l’origine et qu’il est courant de voir des dieux hindous dans une alcôve d’un temple bouddhiste).

Quelques semaines plus tard, à Jaisalmer dans le Rajasthan, j’ai eu la chance de converser avec un brahmane (la plus haute caste des Hindous, les enseignants spirituels notamment) avec qui j’ai eu des échanges qui m’ont permise, encore une fois, de voir que Dieu est partout et n’est qu’Un, quelque soit la langue ou la religion avec laquelle on lui parle et le vénère. Ce brahmane vivait en retrait de sa religion car il n’étais pas d’accord avec tout. Il permettait notamment à sa femme de porter le sari blanc, sari qui n’est porté, normalement, que par les femmes qui sont veuves.

Le retour au pays

De retour en Suisse, tant de questions déboulaient dans ma tête… Tant de réponses et/ou confirmations à mes sentiments profonds que je n’avais pas encore trouvées.

Ces questions partaient, entre autres du commandement «Aime ton prochain comme toi-même». «Aime ton prochain», je n’avais aucune peine avec ça, mais «comme toi-même» était le début de toutes mes questions. Car là est le début de notre bonheur : apprendre à s’aimer.

Simple mortelle que je suis, avec mon passé, mon bagage éducationnel, génétique et karmique, j’ai mis des années à comprendre, découvrir, accueillir, accepter, appliquer et intégrer tout ce que j’ai appris à travers mes guérisons et mes «petites morts» et le chemin n’est jamais terminé.

En Suisse, on me prenait pour une «dérangée», marginale, avec mes questions sur la vie, la mort, la psychologie et la spiritualité. Au Québec, j’ai découvert une ouverture d’esprit qui, enfin, m’a permise de m’exprimer, d’échanger et de partager avec des personnes sur la même longueur d’onde que moi.

Le cheminement

Quand on commence à cheminer, on ne peut plus s’arrêter, on sent toujours le besoin d’aller plus loin et c’est ce que je fais chaque jour. Les questions trouvent cependant, aujourd’hui, toujours une réponse grâce aux études que j’ai faites, aux réflexions et réponses que j’ai eues et aux gens qui m’entourent.

J’ai eu quelques années d’allergies à Dieu, dans mes jeunes années dans la violence familiale. Quand j’ai commencé le Cours en Miracles aussi, qui parle de Dieu et de la Trinité, j’ai freiné sec. L’enseignante qui me le partageait m’a alors simplement dit : remplace Dieu, Jésus ou autre par «Amour» ou «Univers»… et ça a marché ! Les résultats de mon travail avec le Cours ont été semblables que si j’avais mis les mots Dieu ou autres… et ont fini par me réconcilier avec Dieu !

Peu importe comment on appelle Dieu, comment on «travaille» avec ou comment on le représente, il est partout, en nous et autour de nous. C’est ça tout simplement, la spiritualité, sans dogmes ni religion. Comme le dit la devise de ma famille : «Crois seulement», alors on grandit…

J’ai passé ma vie à chercher des réponses et à guérir mes propres blessures pour pouvoir être plus heureuse et, ainsi, aider d’autres à être plus heureux.

Changement de cap

Depuis 2009, j’ai été l’organisatrice des conférences et ateliers pour plusieurs thérapeutes du Québec et d’Europe, tout en travaillant à d’autres activités. Mon âme d’organisatrice a toujours aimé, depuis toute jeune, aider ainsi à promouvoir de belles personnes et de beaux enseignements.

En janvier 2014, j’ai demandé clairement à Dieu de changer de vie après avoir passé des années à travailler avec un ordinateur, la plupart du temps seule chez moi comme travailleuse autonome. J’avais des rêves et je voulais les réaliser.

En août 2014, je partais pour trois mois en Europe : voyager, écrire des articles, prendre des photos et animer des stages de développement personnel étaient quatre rêves qui se sont mis ensemble grâce à mon âme, suite à ma demande claire, et j’allais commencer à les réaliser.

En 2015, j’ai continué à faire des stages et ai décidé d’aller passer trois mois d’hiver en Asie. Je les ai passés au Sri Lanka où j’ai rencontré des moines bouddhistes, dont un avec qui j’ai cheminé plus particulièrement.

J’ai alors fermé la boucle ouverte à l’âge de 20 ans lorsque j’ai découvert un petit livre, L’enseignement du Bouddha de Walpola Rahula, qui avait alors confirmé que ce que mes croyances correspondaient à une philosophie : le bouddhisme. Je n’avais jamais alors été attirée à en savoir plus ni à m’intégrer dans aucun groupe.

Nouvelles étapes

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Aujourd’hui, 10 novembre 2016, je repars dans quelques jours pour le Sri Lanka puis l’Inde où je passerai quelques temps pour me reposer et réaligner ma vie, encore une fois. Je ne suis pas allée en Inde depuis ma première visite en 1982. Des moines et amis m’attendent dans ces deux pays avec qui je continuerai mon chemin.

Le but ultime de ma vie ? Retrouver sur terre ce que j’ai connu dans la lumière, ce qui revient à laisser émerger cette lumière de mon coeur pour la vivre pleinement.

Ma mission ? Aider toutes les personnes qui le désirent à trouver cette lumière en eux et être heureux.

Pas à pas, ça s’appelle le Bonheur et il commence par Soi.

Pour découvrir de nombreux articles sur la santé, la psychologie, la spiritualité, consultez Chemin de Vie et Inspirations pour réussir sa vie, deux blogs où des articles sont publiés très régulièrement.

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Avec Amour,

Dominique

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